Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde :

Selon l’Observatoire Volcanologique de Goma (OVG), relayé par l’Agence Afrique, le Nyiamuragira (République Démocratique du Congo) est de nouveau entré en éruption le 12 octobre 2024. Le volcan était toujours en activité le 14 octobre au moment de la diffusion de l’information. La dernière éruption de ce volcan remonte au 14 mars 2023.

Selon l’OVG, les images satellite montrent un débordement de lave qui, depuis le cratère, se déverse en trois coulées sur les flancs nord, ouest et sud-ouest du volcan. La coulée la plus avancée a parcouru environ sept kilomètres. Une forte lueur est visible au niveau du sommet du volcan depuis la ville de Goma.

Crédit photo : OVG

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Dans une mise à jour publiée le 16 octobre 2024, l’AVO confirme l’augmentation progressive de l’activité volcanique au cours des derniers mois sur le Mont Spurr (Alaska). [Voir ma note de ce même jour.] Les capteurs GNSS ont enregistré une déformation verticale et latérale du sol depuis mars 2024. Un soulèvement atteignant jusqu’à 4 cm a été enregistré. Une augmentation de l’activité sismique a également été constatée depuis avril. D’autres indications d’une hausse d’activité incluent l’apparition d’un petit lac de fonte d’environ 3800 m2 dans le cratère sommital au début de l’été 2024.
Suite à la hausse notable de la sismicité, l’AVO a élevé la couleur de l’alerte aérienne au JAUNE et le niveau d’alerte volcanique à ADVISORY (surveillance conseillée). Cependant, l’Observatoire précise qu’il n’y a aucune indication qu’une éruption soit imminente. Souvent, ce type de sismicité et de déformation du sol diminue sans que survienne une éruption.

Vue du lac de cratère le 18 septembre 2024 (Source: AVO)

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Des événements éruptifs phréatiques se poursuivent périodiquement sur le Taal (Philippines). On observe toujours une remontée de fluides chauds dans le lac. Des émissions de vapeur et de gaz s’élèvent quotidiennement jusqu’à 3 km au-dessus du cratère. La sismicité reste significative. Les émissions de SO2 restent également à des niveaux élevés. Le niveau d’alerte volcanique reste à 1 (sur une échelle de 0 à 5) et le PHIVOLCS rappelle au public que l’ensemble de Volcano Island est une zone de danger permanent (PDZ) interdite d’accès.

 

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Toujours aux Philippines, l’activité éruptive se poursuit sur le Kanlaon. Elle se caractérise par une sismicité élevée et des émissions de dioxyde de soufre. Les émissions de gaz et de vapeur s’élèvent de 400 à 750 m au-dessus du sommet. Les émissions de SO2 sont en moyenne de 1 919 à 6 011 tonnes/jour. Le niveau d’alerte reste à 2 (sur une échelle de 0 à 5) et le PHIVOLCS rappelle au public de rester en dehors de la zone de danger permanent d’un rayon de 4 km.

 

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L’Instituto Geofísico del Perú (IGP) indique que l’éruption du Sabancaya se poursuit avec une moyenne quotidienne de 11 explosions qui génèrent des panaches de gaz et de cendres s’élevant jusqu’à 1,5 km au-dessus du sommet. Des anomalies thermiques au niveau du dôme de lave dans le cratère sommital sont observées dans les images satellite. Le niveau d’alerte reste à Orange (niveau 3 sur une échelle de quatre couleurs) et le public est prié de rester à l’extérieur d’un rayon de 12 km autour du volcan.

Crédit photo : IGP

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L’activité éruptive se poursuit sur le Stromboli (Sicile). Les images de la webcam montrent une activité strombolienne au niveau de deux bouches dans la zone Nord de la partie supérieure de la Sciara del Fuoco et d’au moins deux bouches dans la zone C-S (cratère centre-sud) sur la terrasse cratèrique. Les bouches éruptives de la zone N produisent des explosions de faible intensité à raison de 7 à 14 événements par heure. L’activité de spattering est parfois intense pendant de longues périodes. Les 8 et 9 octobre 2024, cette activité a donné naissance à une coulée de lave qui a descendu la Sciara del Fuoco et s’est arrêtée juste avant le littoral. Les explosions dans les bouches de la zone C-S éjectent des téphras à plus de 250 m de hauteur. Le niveau d’alerte reste au Jaune (niveau 2 sur une échelle à quatre niveaux).
Source : INGV.

Source: INGV

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En Islande, le soulèvement du sol se poursuit dans la région de Svartsengi, mais il n’y a actuellement aucun signe d’éruption imminente. Dans le même temps, l’accès à Grindavík sera de nouveau libre le 21 octobre 2024, mais les habitants et les visiteurs doivent rester conscients des risques toujours présents et des évacuations potentielles.
Depuis le 11 novembre 2023, l’accès à Grindavík est interdit, sauf aux services d’urgence, aux habitants, aux employés de la ville, aux entrepreneurs et aux personnes venant en aide à la population. La ville restera accessible sauf si une situation d’urgence est à nouveau décrétée en raison d’une éruption volcanique ou d’activité sismique.
La circulation à destination et en provenance de Grindavík continuera d’être surveillée électroniquement par mesure de sécurité, au cas où une évacuation deviendrait nécessaire. Les habitants et les visiteurs resteront dans la ville à leurs propres risques. Le but de la réouverture est de protéger Grindavik et ses activités économiques, bien qu’il soit trop tôt pour prévoir ce que deviendra la ville sur le long terme.
Conformément aux mesures de sécurité en vigueur, il est conseillé aux habitants de Grindavik de rester dans les rues et d’éviter les espaces ouverts et les propriétés privées. Il n’est pas prévu de rouvrir les écoles, les crèches ou les activités récréatives à Grindavík.
Source : Médias d’information islandais.

Malgré cette réouverture, Grindavik reste sous la menace d’une activicité sismique et éruptive (Source: presse islandaise)

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L’activité reste globalement stable sur les autres volcans mentionnés dans les bulletins précédents « Volcans du monde ». .
Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous pourrez en obtenir d’autres en lisant le rapport hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news about volcanic activity in the world:

According to the Goma Volcanological Observatory (OVG), relayed by Agence Afrique, Nyiamuragira (Democratic Republic of Congo) erupted again on October 12th, 2024. The volcano was still active on October 14th at the time the information was released. The last eruption of this volcano dates back to March 14th, 2023.
According to the OVG, satellite images show an overflow of lava which, from the crater, gives birth to three flows on the northern, western and southwestern flanks of the volcano. The most advanced flow traveled about seven kilometers. A strong glow can be seen from Goma at the summit of the volcano.

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In an update released on October 16th, 2024, AVO confirms the gradual increase in volcanic unrest over the past months at Mount Spurr (Alaska). See my post of October 16th. GNSS receivers have detected sustained upward and outward ground deformation since March 2024. A total of 4 cm of uplift was recorded by the stations closest to the source of deformation. An increase in seismic activity has also been noted since April. Other indications of elevated activity include the development of a small melt lake about 3,800 square meters in area in the summit crater in early summer of 2024.

Because this is a notable increase in seismicity, AVO has raised the Aviation Color Code to YELLOW and the Volcano Alert Level to ADVISORY. However, the Observatory specifies that there are no indications that an eruption is imminent. Often this type of seismicity and ground deformation will decline without producing an eruption.

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Phreatic eruptive events periodically continue at Taal (Philippines). The upwelling of hot fluids in the lake is permanently observed, and daily steam-and-gas emissions rise as high as 3 km above the crater rim. Seismicity is still significant. SO2 emissions remain at elevated levels. The Alert Level remains at 1 (on a scale of 0-5), and PHIVOLCS reminds the public that the entire Taal Volcano Island is a Permanent Danger Zone (PDZ) that should remain prohibited.

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Still in the Philippines, eruptive activity continues at Kanlaon Volcano. It is characterized by elevated seismicity and sulfur dioxide emissions. Gas-and-steam emissions rise 400-750 m above the summit. SO2 emissions average 1,919-6,011 tonnes/day. The Alert Level remains at 2 (on a scale of 0-5) and PHIVOLCS reminds the public to remain outside the 4-km-radius Permanent Danger Zone.

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The Instituto Geofísico del Perú (IGP) indicates that the eruption at Sabancaya continues with a daily average of 11 explosions that generate gas-and-ash plumes rising as high as 1.5 km above the summit. Thermal anomalies over the lava dome in the summit crater are identified in satellite data. The Alert Level remains at Orange (level 3 on a four-color scale) and the public is asked to stay outside a 12 km radius from the volcano.

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Eruptive activity continues at Stromboli (Sicily). Webcam images show Strombolian activity at two vents in Area N within the upper part of the Sciara del Fuoco and from at least two vents in Area C-S (South-Central Crater) on the crater terrace. The vents in Area N produce low-intensity explosions at a rate of 7-14 events per hour. Spattering activity is sometimes intense for long periods of time. On 8 and 9 October 2024, this activity was followed by the formation of a lava flow that descended the Sciara del Fuoco, stopping before the coastline. Explosions at the vents in Area C-S eject tephra over 250 m above the vent. The Alert Level remains at Yellow (level 2 on a four-level scale).

Source : INGV.

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In Iceland, ground uplift is continuing in the Svartsengi area but there are currently no signs of an impending eruption. Meantime, Grindavík will reopen to all visitors on October 21st, 2024, though people should remain aware of ongoing risks and potential evacuations.

Since 11 November 2023, Grindavík has remained closed to all except emergency responders, residents, town employees, businesses, contractors, and those assisting residents. The town will remain open unless an emergency phase is declared again due to volcanic eruptions or seismic activity.

Traffic to and from Grindavík will continue to be monitored electronically as a safety precaution, in case evacuation becomes necessary. Residents and visitors will remain in the risk zone at their own risk. The purpose of reopening is to protect the town and its valuable economic activities, though it is too early to predict the town’s long-term future.

According to safety measures in place in Grindavík, people are advised to stay on the town’s streets and avoid open spaces and private properties. There are no plans to reopen schools, kindergartens, or recreational activities in Grindavík.

Source : Icelandic news media.

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Activity remains globally stable on other volcanoes mentioned in the previous bulletins « Volcanoes of the world ».

This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Hausse de la sismicité sur le Mont Spurr (Alaska) // Increase in seismicity at Mount Spurr (Alaska)

L’Alaska Volcano Observatory (AVO) indique que l’activité sismique reste élevée sur le mont Spurr (Alaska) avec une vingtaine d’événements par semaine et plus de 900 secousses détectées jusqu’à présent en 2024. Cette hausse de la sismicité est observée depuis avril de cette année. L’événement le plus significatif avait une magnitude de M 2,3 le 6 octobre 2024.
Les essaims sont enregistrés dans deux zones : l’une à une profondeur allant jusqu’à 10 km sous le volcan, et l’autre à 20-35 km au sud-est de la bouche éruptive dans le cratère sommital.
La déformation du sol enregistrée par le Global Navigation Satellite System (GNSS) près des flancs du volcan a commencé en mars et est à mettre en parallèle avec l’inflation continue du volcan. L’AVO a mesuré 4 cm de mouvement horizontal depuis mars.
L’Observatoire précise que l’augmentation actuelle de l’activité sismique présente des similitudes avec les épisodes déjà observés sur le mont Spurr, notamment d’août 1991 à juin 1992 ; ils ont précédé les éruptions de 1992, et de 2004 à 2006, lorsque la hausse de l’activité sismique a accompagné une élévation de la température au sommet, avec la fonte d’une partie importante de la calotte glaciaire. Les modélisations montrent que la pressurisation due à l’afflux de magma ou de fluides, ou à l’exsolution de gaz, se produit actuellement à une profondeur de 3 à 5 km et à environ 3 à 4 km à l’ouest du mont Spurr.
Un petit lac s’est formé à l’intérieur du cratère sommital du mont Spurr au début de l’été 2024 ; il est apparu pour la première fois entre le 15 mai et le 15 juin. Lors d’un survol de la zone le 23 juin, le lac avait à peu près la taille d’un terrain de football. Il a légèrement grossi au cours de l’été en raison d’effondrements mineurs et de la fonte de la glace à l’intérieur du cratère. Le lac est partiellement recouvert de glace et montre une belle couleur bleu-vert. Des fumerolles sont visibles le long de la rive nord-est du lac et de la paroi du cratère, ainsi que dans une cavité creusée dans la glace sur la lèvre nord-est du cratère. Aucune coulée de boue d’origine volcanique n’a été observée sur le volcan.
Le niveau d’alerte volcanique est actuellement Normal et la couleur de l’alerte aérienne est Verte.

Source : AVO, Smithsonian Institution.

Crédit photo: Wikipedia

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Le mont Spurr est un volcan actif situé près de l’extrémité nord-est de l’arc volcanique des Aléoutiennes, qui comprend également les monts Iliamna et Redoubt un peu plus au sud de la chaîne. La dernière phase éruptive du mont Spurr s’est produite dans la zone sommitale du 27 juin au 17 septembre 1992, avec un indice d’explosivité volcanique (VEI) estimé à 4.
La dernière éruption sommitale connue du mont Spurr remonte à plus de 5 000 ans. Le volcan est situé à environ 130 km à l’ouest d’Anchorage. Son sommet comporte un grand dôme de lave qui trône au centre d’un amphithéâtre d’environ 5 km de large, ouvert au sud. Il a été façonné par une avalanche de débris de la fin du Pléistocène ou du début de l’Holocène et des coulées pyroclastiques qui ont détruit une structure volcanique plus ancienne. La zone active la plus récente, Crater Peak, s’est formée à l’extrémité sud de cet amphithéâtre. Les éruptions de Crater Peak en 1953 et 1992 ont provoqué des retombées de cendres jusqu’à Anchorage.
Si de nouvelles éruptions se produisaient, les risques comprendraient des nuages ​​et des retombées de cendres, des coulées pyroclastiques et des lahars qui pourraient parcourir des ravines sur tous les flancs du volcan.
Source : AVO, Smithsonian Institution.

Source: AVO

Vue d’une partie de l’arc aléoutien avec le Mt Redoubt (Phorto: C. Grandpey)

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The Alaska Volcano Observatory (AVO) indicates that seismic activity at Mount Spurr (Alaska) remains elevated at a rate of 20 or so events per week, with over 900 earthquakes detected so far in 2024. The increase has been observed since April this year. The largest quake had a magnitude M2.3 on October 6th, 2024.

The swarms are located in two areas: one at a depth of up to 10 km beneath the volcano, and the other 20 – 35 km southeast of the crater peak vent.

Ground deformation measured by Global Navigation Satellite System (GNSS) near the flanks of the volcano began in March and has been consistent with the ongoing inflation of the volcano. AVO has measured 4 cm of horizontal movement since March.

The Observatory specifies that the current increase in seismic activity has similarities to past episodes at Mount Spurr, including August 1991 to June 1992, which preceded the 1992 eruptions, and 2004 to 2006, when increased seismic activity accompanied temperature increase at the summit that melted a substantial portion of the ice cap. Preliminary modeling suggests that pressurization due to magma or fluid inflow, or gas exsolution, is occurring at a depth of 3 – 5 km and about 3 – 4 km west of Mount Spurr.

A small lake formed over the summit crater of Mount Spurr early in the summer 2024, first appearing between May 15th and June 15th. During an overflight of the area on June 23rd, the lake was roughly the size of a football field. It grew slightly over the summer due to minor collapses and melting of glacial ice inside the crater. According to the latest updates, the lake is partially covered by ice and remains blue-green. Active steaming from summit-area fumaroles is visible along and above the northeastern lake shore and crater wall, as well as from a pit in the ice on the northeast crater rim. No volcanic mudflows have been observed on the volcano.

The current Volcano Alert Level is Normal and the Aviation Color Code is Green.

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Mount Spurr is an active volcano located near the northeastern end of the Aleutian volcanic arc which also Includes mounts Iliamna and Redoubt a bit more to the south of the mountain range. The last eruptive phase of Mount Spurr occurred at the Crater Peak from June 27 to September 17, 1992, with a Volcanic Explosivity Index estimated at 4.

The last known eruption from the summit of Mount Spurr was more than 5 000 years ago. The volcano is located about 130 km west of Anchorage. Its summit features a large lava dome situated at the center of an amphitheater approximately 5 km wide, open to the south. It was shaped by a late-Pleistocene or early Holocene debris avalanche and pyroclastic flows that destroyed an older volcanic structure. The youngest vent, Crater Peak, formed at the southern end of this amphitheater. Eruptions from Crater Peak in 1953 and 1992 sent ashfall as far as Anchorage.

Should future eruptions occur, the hazards would include ash clouds and ashfall, pyroclastic flows, and lahars that could inundate drainages all sides of the volcano.

Source : AVO, Smithsonian Institution.

Combat mortel d’ours dans le Katmai (Alaska) // Deadly fight of bears in Katmai (Alaska)

La Fat Bear Week (Semaine de l’Ours Gras) est une compétition qui se déroule chaque année à l’automne dans le Parc national du Katmai en Alaska. Elle demande au public de voter en ligne afin de déterminer lequel des ours bruns qui résident dans le Parc, et qui mangent autant de saumons que possible à cette période de l’année pour se préparer à l’hibernation, mérite le titre de « Fat Bear » de l’année.
Cette année, la Fat Bear Week a dû être décalée à la suite d’une bagarre entre deux grizzlis et qui s’est soldée par la mort d’un des protagonistes. Selon les rangers, l’affrontement a eu lieu entre un ours mâle, appelé 469, et une femelle plus âgée, appelée 402, et a entraîné la mort de cette dernière. La scène a été filmée en direct par l’une des webcams du Parc:

https://www.youtube.com/watch?v=b5FDOlp3eWk&t=131s

Les ours se chamaillaient dans le lac Naknek près de la rivière Brooks lorsque la querelle a dégénéré. L’ours 469 a finalement vaincu l’ourse 402, qui a fini noyée. L’ourse 402 n’avait jamais remporté la Fat Bear Week mais était connue pour avoir  donné naissance à huit portées d’oursons au cours de sa vie dans le Katmai National Park.

J’ai visité le Katmai National Park il y a quelques années. Outre les ours, le but de mon voyage était de me rendre dans la Vallée des 10 000 fumées, résultat de l’éruption cataclysmale du Novarupa en 1912.

Les ours sont les premiers animaux que les visiteurs aperçoivent lorsque l’hydravion se pose sur le lac Naknek, près de la rivière Brooks. La vue des ours en train de se gaver de saumons qu’ils attrapent depuis le haut de la cascade est un véritable spectacle. Bien que les ours semblent inoffensifs lorsqu’ils sont dans la rivière, il ne faut pas oublier que ce sont des animaux sauvages et que vous pouvez être confronté à l’un d’eux en vous promenant sur le site. Dès votre arrivée à Brooks, les rangers vous indiquent ce qu’il faut faire – et ne pas faire – si vous rencontrez un ours pendant votre séjour.

Si vous voulez en savoir plus sur les différentes sortes d’ours dans le monde, il vous suffit de lire le livre « Dans les Pas de l’Ours » (Ed. Sequoïa) que j’ai écrit avec Jacques Drouin il y a quelques années.

Photos: C. Grandpey

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Fat Bear Week is an annual competition, which takes place at Katmai National Park in Alaska. It asks the public to vote in order to determine which of the park’s resident brown bears, who are eating as much salmon as possible this time of year to prepare hibernation, deserves Fat Bear Week’s top title.

This year, the Fat Bear Week had to be delayed following a fatal fight between two Alaskan grizzlies. According to the Park’s rangers, a clash between a male bear, referred to as 469 and an older female bear, referred to as 402, led to one of the bears dying. The incident was caught on one of the park’s livestreams :

https://www.youtube.com/watch?v=b5FDOlp3eWk&t=131s

The bears were biting and thrashing at each other in Naknek Lake close to the Brooks River when Bear 469 ultimately overtook 402, who sank and got drowned into the water. Bear 402 had never won Fat Bear Week but was known for having given birth to eight litters of cubs during her life at Katmai National Park.

I visited Katmai National Park a few years ago. Beside the bears, the aim of my trip was to visit the Valley of the 10,000 Smokes, the result of Novarupa’s major eruption in 1912.

Bears are the first animals visitors ee when the float plane lands on Naknek Lake, close to Brooks River. The sight of the bears feeding on salmon and catching the fish from the top of the waterfall is a real show. Although the bears look inoffensive while they are in the river, one should not forget they are wild animals and you may be confronted with one of them while walking around the site. As soos as you arrive at Brooks, the rangers tell you what to do if you happen to encounter a bear during your stay.

If you want to know more about the different sorts of bears in the world, just read the book « Dans les Pas de l’Ours » (Ed. Sequoïa) I wrote with Jacques Drouin a few years ago.

Réchauffement climatique : délocalisation d’un village en Alaska // Global warming : relocation of a village in Alaska

À cause du réchauffement climatique qui provoque la fonte des glaces dans l’Arctique, notamment en Alaska, les côtes ne sont plus protégées contre les vagues lors des tempêtes. En hiver, au lieu d’être arrêtées par l’habituel rempart de glace, elles viennent s’écraser sur le rivage, accélérant ainsi l’érosion et devenant une menace pour les villages côtiers.
C’est ce qui est arrivé à Newtok, un village côtier d’Alaska dont les habitants n’ont d’autre solution que de partir et de recommencer à zéro sur un nouveau site. L’érosion et le dégel du pergélisol ont presque détruit le village en grignotant une vingtaine de mètres de terre chaque année. Les 71 derniers habitants ont fait leurs bagages et vont les charger sur des bateaux pour se rendre à Mertarvik, sur le sol volcanique beaucoup plus stable de l’île Nelson dans le détroit de Béring. Ils rejoindront 230 habitants qui ont déménagé en 2019. Newtok devient l’un des premiers villages autochtones d’Alaska à effectuer une relocalisation à grande échelle en raison du réchauffement climatique.
Les dirigeants du village de Newtok ont ​​commencé à chercher un nouveau site d’implantation il y a plus de vingt ans. Ils ont finalement échangé des terres avec le gouvernement fédéral et obtenu l’autorisation de s’installer sur l’île Nelson, à une quinzaine de kilomètres de là.
Cependant, le déménagement a été lent et a fait de Newtok un village divisé. En effet, après l’installation de la plus grande partie des habitants à Mertarvik, l’épicerie et l’école sont restées à Newtok, laissant certains enseignants et élèves séparés de leurs familles pendant l’année scolaire.
Les dernières tempêtes ont causé de nouveaux dégâts au village et il faut que les habitants qui y vivent encore partent sans tarder. L’érosion fait pencher les poteaux électriques de manière inquiétante, et une tempête pourrait couper définitivement l’électricité. Pour l’instant, le plus urgent est de mettre sur pied avant l’hiver les 18 maisons temporaires arrivées sur une barge à Mertarvik.
Comme tout l’Arctique, l’Alaska se réchauffe deux à trois fois plus vite que le reste du monde. Certains villages de la province de North Slope, le principal champ pétrolier de l’Alaska, ont connu les températures les plus chaudes jamais enregistrées en août. Certaines personnes ont même enfilé des maillots de bain pour aller se baigner sur les plages de l’océan Arctique.
C’est la même histoire dans tout l’Arctique où la dégradation du pergélisol endommage les routes, les voies ferrées, les canalisations et les bâtiments où vivent 4 millions de personnes dans la région. Dans l’Arctique russe, les populations autochtones sont déplacées vers les villes au lieu de voir leurs villages relocalisés comme cela se fait en Alaska. Dans toute la Scandinavie, les éleveurs de rennes constatent que le territoire se modifie constamment, avec l’apparition de plus en plus fréquente de nouvelles zones humides.
Environ 85 % de la superficie de l’Alaska repose sur du pergélisol. Lorsque celui-ci dégèle ou que des eaux côtières plus chaudes viennent le frapper, son dégel provoque une érosion supplémentaire. C’est ce qui s’est produit à Newtok en s’ajoutant à la disparition de la glace de mer.
Selon un rapport du Alaska Native Health Tribal Consortium, 114 communautés autochtones d’Alaska sont confrontées à des dégâts plus ou moins importants aux infrastructures dus à l’érosion, aux inondations ou au dégel du pergélisol. Six d’entre elles ont été jugées menacées de façon imminente dans un rapport gouvernemental il y a plus de deux décennies.
Après cinq ans de séparation et de vies séparées, les habitants de Newtok et Mertarvik ne feront plus qu’un. L’école de Newtok a fermée et les cours ont commencé en août pour la première fois dans un local temporaire à Mertarvik. Un nouveau bâtiment scolaire devrait être prêt en 2026. L’épicerie de Newtok a récemment déménagé à Mertarvik, et il existe des projets pour une deuxième épicerie et une église.
Le nouveau site du village présente d’énormes avantages, notamment au niveau sanitaire. Les nouvelles maisons de Mertarvik n’ont plus la moisissure noire qui envahissait certaines maisons de Newtok. On parle de renommer un jour la ville relocalisée Newtok. Quel que soit le nom, le déménagement offre l’assurance que la culture et les traditions de l’ancien lieu perdureront. Un groupe de bélugas passe chaque automne au large de Mertarvik et devrait bientôt arriver; cette chasse aidera les habitants à remplir leurs congélateurs pour l’hiver à venir.
Source : Associated Press via Yahoo Actualités.

 

Source ; city-data.com

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Because of global warming that causes the melting of sea ice in the Arctic, especially in Alaska, the coasts are no longer protected angainst the waves during the storms. In winter, instead of being stopped by the ice, they come crashing on the seashore, accelarating erosion and becoming a threat to coastal villages.

This is what happened to Newtok, an Alaskan coastal village whose residents have no other solution than going away and starting over on a new site. Erosion and melting permafrost have just about destroyed the village, eating about 21 meters of land every year. The last 71 residents have packed their belongings and will load them onto boats to move to Mertarvik, on the stable volcanic underpinnings of Nelson Island in the Bering Strait. They will rejoin 230 residents who began moving away in 2019. Newtok will become one of the first Alaska Native villages to complete a large-scale relocation because of global warming.

Newtok village leaders began searching for a new townsite more than twenty years ago, ultimately swapping land with the federal government for a place about 15 kilometers away on Nelson Island.

However, the move has been slow, leaving Newtok a split village. Even after most residents shifted to Mertarvik, the grocery store and school remained in Newtok, leaving some teachers and students separated from their families for the school year.

Recent storms have caused more damage to the village and the remaining residents need to leave rapidly. Erosion has tilted power poles precariously, and a single good storm might knock out power for good. For now, the rush is on to get 18 temporary homes that arrived in Mertarvik on a barge set up before winter sets in.

Like all the Arctic, Alaska is warming two to three times faster than the global average. Some villages of North Slope, Alaska’s major oil field, had their warmest temperatures on record in August, prompting some people living there to don swimsuits and head to Arctic Ocean beaches.

It’s the same story across the Arctic, with permafrost degradation damaging roads, railroad tracks, pipes and buildings for 4 million people living in the region. In the Russian Arctic, Indigenous people are being moved to cities instead of having their eroding villages relocated and across Scandinavia, reindeer herders are finding the land constantly shifting and new bodies of water appearing.

About 85% of Alaska’s land area lies atop permafrost. When it thaws or when warmer coastal water hits it, its melting causes further erosion. This is what happened at Newtok together with the melting of the sea ice.

There are 114 Alaska Native communities that face some degree of infrastructure damage from erosion, flooding or permafrost thawing, according to a report from the Alaska Native Health Tribal Consortium. Six of them were deemed imminently threatened in a governmeny report more than two decades ago.

After five years of separation and split lives, the residents of Newtok and Mertarvik will be one again. The school in Newtok closed and classes started in August for the first time in a temporary location in Mertarvik. A new school building should be ready in 2026. The Newtok grocery recently moved to Mertarvik, and there are plans for a second grocery and a church.

The new village site has huge benefits, including better health. The new homes in Mertarvik are free of black mold that crept into some Newtok homes. There’s talk of someday renaming the relocated town Newtok. Whatever the name, the relocation offers assurance that culture and traditions from the old place will continue. A pod of belugas that comes by every fall should arrive soon, and that hunt will help residents fill their freezers for the winter ahead.

Source : Associated Press via Yahoo News.