Le HVO sur l’île d’Oahu (Hawaii)? // HVO on Oahu Island (Hawaii)?

Des rumeurs circulent depuis quelque temps sur un possible transfert de l’Observatoire Volcanologique des Volcans d’Hawaii (le célèbre HVO) de Big Island vers l’île d’Oahu. Pour ceux qui, comme moi, connaissent et ont visité le HVO, une telle décision semble une erreur. L’Observatoire domine la caldeira du Kilauea depuis plus d’un siècle et offre une vue imprenable sur le cratère de l’Halema’uma’u. Grâce à cette position privilégiée, les scientifiques ont pu, au cours des dernières années, observer le comportement du lac de lave dans l’Overlook Crater.
Le HVO a confirmé la semaine dernière qu’Oahu était l’une des options envisagées pour implanter une nouvelle structure Cette relocalisation aurait lieu en raison des lourds dégâts subis par l’Observatoire lors de la dernière éruption du Kilauea. L’intense activité sismique a rendu le bâtiment inhabitable.
Une autre option que l’île d’Oahu consisterait à installer l’Observatoire à l’intérieur du Parc National des Volcans d’Hawaii, ou bien sur le campus de l’Université d’Hawaï à Hilo. Il est bien évident que la première solution serait la plus adaptée.
Le responsable de la Protection Civile du comté d’Hawaï pense, lui aussi, que l’Observatoire doit rester sur la Grande Ile pour « contrôler toute activité liée à la lave ». Janet Babb, porte-parole du HVO, a déclaré qu’elle ne pouvait commenter l’éventualité d’un déménagement, car des discussions sont en cours à Washington, DC. Le HVO est géré par l’USGS, qui dépend du Département de l’Intérieur aux États-Unis.
Le transfert du HVO à Oahu serait justifié par le fait qu’il existe déjà des installations fédérales sur cette île. OK, mais ce serait vraiment très loin de toute activité volcanique sur la Grande Ile. Affaire à suivre. Je tiendrai au courant de l’évolution de la situation.
Source: Journaux américains.

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There have been rumours for some time about a possible relocation of the Hawaiian Volcano Observatory (HVO) from Hawaii Big Island to Oahu. For those who, like me, have visited HVO, such a decision would be a mistake. The Observatory has been located at the Kilauea caldera rim for more than a century and offers a great view on Halema’uma’u Crater. For several years, scientists could observe the behaviour of the lava lake in the Overlook Crater. .

The Observatory confirmed last week that Oahu is one option under consideration for a new home. The reason for the relocation is the heavy damage undergone by HVO during Kilauea’s last eruption. The intense seismic activity has made the structure uninhabitable.

Other options than Oahu include a new site within the National Park or on the University of Hawaii at Hilo campus.

The head of Hawaii County Civil Defence thinks that the Observatory needs to stay on the island “to help with the response to any lava activity”. I do think he is perfectly right. Observatory spokeswoman Janet Babb said she can’t comment on the likelihood of a move because discussions are ongoing in Washington, D.C. The observatory falls under the U.S. Geological Survey, which is part of the U.S. Department of Interior.

A potential move to Oahu as a preferred option would be justified by the fact there are existing federal facilities. OK, but it would be very far from any volcanic activity on the Big Island. I will keep informed about the evolution of the situation.

Source: U.S. newspapers.

Le bâtiment du HVO offrait une vue imprenable sur la caldeira d Kilauea (Photos: C. Grandpey)

Kilauea (Hawaii) : Délocalisation du Jaggar Museum et du HVO // Relocation of the Jaggar Museum and HVO

Dans une note diffusée le 7 septembre, j’écrivais que le Jaggar Museum ne pourrait pas rouvrir ses portes le 21 septembre comme le Parc National des Volcans d’Hawaii, à cause des dégâts subis lors de la dernière éruption du Kilauea. Le bâtiment a été endommagé par des dizaines de milliers de séismes et les autorités du parc ont annoncé qu’elles prévoyaient de transférer le Jaggar Museum vers un bureau de tourisme situé dans le centre de Paoha.  Il faudra probablement des années et des fonds supplémentaires pour rouvrir le musée sur un nouveau site.
D’autre part, le bâtiment du Hawaiian Volcano Observatory (HVO) sur la lèvre du cratère de l’Halema’uma’u est actuellement vide de ses occupants. Les secousses sismiques ont – comme pour le Jaggar museum – trop endommagé le bâtiment et la sécurité des scientifiques qui y travaillent serait menacée. Dans un premier temps, le personnel (une trentaine de personnes) a été transféré dans les bâtiments de l’Université d’Hawaii à Hilo. Le problème, c’est que l’année universitaire a repris et les locaux (en particulier les laboratoires) ne sont plus disponibles. En conséquence, le personnel du HVO va devoir passer les six prochains mois dans les locaux des douanes (Customs and Border Protection) à proximité du port de Hilo. Il n’est pas du tout certain que l’Observatoire au sommet du Kilauea soit réutilisé car les réparations sont coûteuses et l’argent manque. Les scientifiques continuent à surveiller le volcan, mais depuis Hilo. Ils ont certes les instruments mais pas la vue sur le volcan!

Source : Presse hawaiienne.

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In a post released on September 7th, 2018, I wrote that the Jaggar Museum would not reopen with the rest of the Hawaiian Volcanoes National park because of the damage it sustained during Kilauea’s last eruption, especially the tens of thousands earthquake that shook the volcano’s summit area. Park authorities have announced that they plan to relocate the Jaggar Museum to a proposed visitor center in downtown Pahoa. It will probably take years, plus additional funding, to reopen at a new site.

On the other hand, the Hawaiian Volcano Observatory (HVO) building on the rim of Halema’uma’u Crater is currently empty of its occupants. Earthquakes have – like the Jaggar Museum – damaged the building and the safety of the scientists was threatened. At first, the staff (about thirty people) was transferred to the buildings of the University of Hawaii in Hilo. The problem is that the academic year has resumed and the premises (especially laboratories) are no longer available. As a result, HVO staff will have to spend the next six months in the premises of the Customs and Border Protection near the port of Hilo. It is not at all certain that the Observatory at the summit of Kilauea will be operational again because repairs are expensive and money is missing. Scientists continue to monitor the volcano, but from Hilo. They have the instruments but not the view of the volcano!
Source: Hawaiian Press.

(Photo: C. Grandpey)

Ambae (Vanuatu): Le transfert vers Maewo approche // The relocation to Maewo is coming nearer

Le Conseil des Ministres (CdM) du Vanuatu a décidé que Maewo sera le nouveau lieu de vie pour les habitants d’Ambae. La relocalisation débutera le 1er juin et se terminera le 30 juillet 2018.
L’évacuation ne sera pas obligatoire, mais le gouvernement facilitera le déménagement des personnes d’Ambae qui accepteront de déménager pendant la période de deux mois.
La CdM a décidé qu’il ne serait pas fait obstacle aux personnes d’Ambae qui ont décidé d’aller vivre ailleurs qu’à Maewo mais ce sera à leurs frais.
Une aide alimentaire sera apportée pendant six mois maximum à la population d’Ambae une fois arrivée à Maewo. Ce soutien prendra ensuite fin car les cultures vivrières qui ont été plantées le premier jour de l’évacuation seront prêtes à être récoltées.
Le CdM a également décidé que le siège provincial de Penama sera transféré sur l’île de Pentecôte ou à Maewo. La construction de nouvelles installations gouvernementales et l’extension des services gouvernementaux à Maewo (y compris les écoles et les centres de santé) permettront d’accueillir les personnes déplacées d’Ambae.
Sur Maewo, entre 19 et 23 villages – 13 dans le nord et 10 dans le sud – sont prêts à prendre en charge 3 000 personnes de manière temporaire avant leur transfert vers des sites définitifs. Les gens seront temporairement hébergés par les habitants des villages pendant que le gouvernement préparera les quatre sites identifiés pour des installations permanentes. Immédiatement après l’installation des habitants d’Ambae dans leurs villages d’accueil, les habitants de ces villages les aideront à cultiver dans les jardins pour leur permettre de vivre en attendant la préparation des sites d’installation définitifs.
La superficie totale des quatre sites proposés pour l’installation permanente des habitants d’Ambae est estimée à plus de 1000 hectares.
Source: Vanuatu Daily Post.

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The Vanuatu Council of Ministers (CoM) has decided that Maewo will be the second home for the people of Ambae. The relocation will start on June 1st and will end by July 30th 2018.

There will be no compulsory evacuation out of Ambae but Government will facilitate movement of people of Ambae who are willing to relocate within the two months period.

The CoM decided too that there will be no restriction on people of Ambae who are making their own arrangements to live elsewhere other than Maewo but it will be at their own costs.

Food support will be provided to the displaced population of Ambae on Maewo for a maximum of six months before withdrawing its support in terms of food support as food crops which have been planted on day one of evacuation are now ready for harvest.

The CoM decided too that Penama Provincial Headquarter is to be relocated to either Pentecost or Maewo. Construction of new Government facilities and expansion of Government services on Maewo including Schools and Health Centres will be done to accommodate the displaced population from Ambae.

On Maewo, 19 to 23 villages – 13 in the North and 10 in the South areas – are ready to take over 3,000 people from Ambae on temporary relocation before transfer to permanent locations. The people will be temporarily hosted by the people in the villages while government prepares the four sites identified for permanent locations. Immediately after the people from Ambae settle into their host villages, communities of the villages will help them plant gardens of crops for them to live on while awaiting preparation of the permanent settlement sites.

The total land area from the four sites offered for permanent settlement of the people of Ambae is believed to be over 1,000 hectares.

Source: Vanuatu Daily Post.

Source: Google Maps

Réchauffement climatique : Lacanau (France) en danger // Global warming : Lacanau (France) in danger

Avec le réchauffement climatique et la hausse du niveau des océans qui s’ensuit, les côtes françaises sont de plus en plus exposées à l’assaut des vagues, en particulier au moment des tempêtes avec des marées de forts coefficients. Aujourd’hui, plusieurs municipalités de la côte atlantique s’inquiètent de voir leur littoral mangé par l’océan et craignent de voir des habitations disparaître dans la mer

Le problème est particulièrement visible à Lacanau, le paradis des surfeurs, mais un paradis fragile menacé par l’érosion. Selon les prévisions, la côte pourrait reculer de 65 mètres d’ici 2040 et 165 mètres d’ici 2100. Les grandes tempêtes de 2013-2014 ont causé de gros dégâts et il a fallu renforcer l’enrochement de la plage. Cette parade revient à mettre un emplâtre sur une jambe de bois car on sait que l’océan a le potentiel de détruire cet ouvrage en moins de temps qu’il faut pour le construire.

À l’horizon 2050, la municipalité de Lacanau envisage deux solutions. La première consisterait à construire une énorme digue, un ouvrage coûteux qu’il faudra entretenir. L’autre projet, beaucoup plus radical, consisterait à détruire une partie du front de mer et le reconstruire dans les terres. Cela concernerait 1200 logements et une centaine de commerces. Ce sont de belles paroles, mais il faudra trouver le financement pour un tel projet et la loi française ne prévoit rien dans le cadre d’une relocalisation à grande échelle à cause du changement climatique. Personnellement, je ne serais par surpris de voir un jour l’accès à Lacanau devenir payant pour aider à financer la reconstruction, de la même façon que l’on fait payer pour emprunter le pont de l’île de Ré…

Il y a quelques jours, en contemplant la majesté et la puissance des vagues de l’Atlantique à proximité de Lacanau, je me disais que nos côtes ont bien du souci à se faire. Au bord de la mer comme sur les volcans, c’est la Nature qui commande et nous devons lui obéir…

Source : France Info.

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With global warming and the subsequent rise in the level of the oceans, the French coast is increasingly exposed to the constant pounding of the waves, especially during storms with tides of high coefficients. Today, many municipalities on the Atlantic coast are worried when they see their shoreline eaten away by the ocean and afraid of seeing homes disappear into the sea
The problem is particularly visible in Lacanau, a surfer’s paradise, but a fragile paradise threatened by erosion. According to forecasts, the coast could retreat by 65 metres by 2040 and 165 metres by 2100. The major storms of 2013-2014 caused great damage and it was necessary to reinforce the riprap of the beach. This protection amounts to putting a plaster on a wooden leg because we know that the ocean has the potential to destroy this work in less time than it takes to build it.
By 2050, the municipality of Lacanau is considering two solutions. The first would be to build a huge dyke, an expensive work that will need to be maintained. The other, much more radical project would be to destroy part of the waterfront and rebuild it on the land. This would involve 1200 homes and a hundred shops. These are fine words, but it will be necessary to find the money to finance such a project and the French law does not foresee anything in the context of a relocation on a large scale because of climate change. Personally, I would not be surprised to see one day a paying access to Lacanau to help finance the reconstruction, in the same way that we have to pay to drive on the bridge of the Ile de Ré. ..
A few days ago, contemplating the majesty and power of the waves of the Atlantic near Lacanau, I told myself that our coasts have much to worry about. At the seaside as on the volcanoes, Nature has all the powers and we must obey …
Source: France Info.

La plage de Lacanau-Océan après la tempête de 2013-2014 (Crédit photo: Wikipedia)

Une côte où les dunes subissent les assauts de l’océan (Photo: C. Grandpey)

Mayon (Philippines): Toujours pas d’éruption ! // No eruption yet !

drapeau francaisPrès de 2900 familles vivant dans la zone de danger de six kilomètres autour du Mayon, seront réinstallées de façon permanente dans des endroits plus sûrs. Le coût de la relocalisation a été estimé à 600 millions de pesos philippins (environ 11 millions d’euros). Cependant, les autorités n’ont pas été en mesure de dire quand commencerait ce déplacement de population.
Il y a actuellement 12 500 familles (55 000 personnes) hébergées dans 48 centres d’évacuation de la province d’Albay depuis que le niveau d’alerte 3 a été décrété le mois dernier. En plus de l’évacuation humaine, les animaux de ferme et de compagnie ont également été évacués vers des sites plus sûrs afin que leurs propriétaires n’aient pas un alibi pour regagner leurs domiciles. Une coulée de lave d’environ 350 mètres de longueur avance en ce moment le long de la bordure orientale de la ravine Bonga depuis le sommet du Mayon. Le PHILVOCS pense que cette coulée visqueuse et de faible longueur pourrait être un reliquat de l’éruption de 2009.

Source : Manila Bulletin.

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drapeau anglaisClose to 2,900 families living within the six-kilometre danger zone around Mayon Volcano will be relocated permanently in safe locations. The cost of the relocation has been estimated at P600 million (about 11 million euros). However, the authorities could not give a timeline when the relocation would start.

There are currently 12,500 families (55,000 persons) in 48 evacuation centres in Albay province since Alert Level 3 was raised last month. Aside from human evacuation, farm animals and pets were also evacuated to safer sites to deny residents an alibi for them to go back home.

Lava is currently flowing over 350 meters along the eastern side of the Bonga Gully from the summit of Mayon. PHILVOCS said this short and viscous flow of lava could be remnants of the 2009 eruption.

Source : Manila Bulletin

Mayon-03

La coulée de lave au sommet du Mayon  (Crédit photo:  Manila Bulletin)