Verdissement et rebond isostatique en Antarctique // Greening and isostatic rebound in Antarctica

La nouvelle n’est pas vraiment une surprise. Avec le réchauffement climatique, l’Antarctique verdit à un rythme effréné. C’est ce que confirme une étude récente réalisée pa des scientifiques britanniques et publiée dans la revue Nature Geoscience. Elle montre que la couverture végétale sur la Péninsule Antarctique a plus que décuplé au cours des quatre dernières décennies. La surface occupée par la végétation sur la péninsule est passée de 28 kilomètres carrés en 1986 à près de 370 kilomètres carrés en 2021.
L’étude rappelle que « l’Antarctique a connu des hausses de température importantes au cours des 60 dernières années, avec un niveau de réchauffement plus élevé en Antarctique occidental et sur la Péninsule Antarctique et beaucoup plus rapide que le réchauffement global de la planète ».
Les températures sur la péninsule ont augmenté de plus de 2,7°C depuis 1950, une hausse bien plus importante que celle observée ailleurs dans le monde. Les épisodes de chaleur extrême deviennent de plus en plus fréquents dans la région.
L’étude explique que le verdissement de l’Antarctique va se poursuivre, avec le risque d’arrivée d’espèces non indigènes et invasives, souvent introduites par des touristes, des scientifiques ou d’autres visiteurs du continent.
La nouvelle étude a utilisé des images satellites pour prouver qu’une tendance au verdissement à travers la péninsule Antarctique se produit et s’intensifie.
Source : USA Today via Yahoo News.

Image satellite de Robert Island montrant le développement de la végétation sur la Péninsule Antarctique

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Parallèlement au verdissement, les glaciers et les calottes glaciaires fondent et de nombreux scientifiques se demandent si le rebond isostatique pourrait contribuer à déclencher une activité volcanique. Une nouvelle étude révèle que le réchauffement climatique pourrait accélérer le volcanisme en Antarctique Une ‘étude identique a été réalisée en Islande il y a quelques années, mais nous ne disposons pas de suffisamment de recul géologique pour confirmer cette hypothèse.
En étudiant l’interaction entre le volcanisme et la glaciation au cours des 150 000 dernières années, des scientifiques américains et allemands ont déterminé que le rebond isostatique pourrait augmenter la fréquence et l’intensité de l’activité volcanique dans le système de rift antarctique occidental (West Antarctic Rift System – WARS). Les résultats de l’étude ont été publiés dans la revue Geochemistry, Geophysics, Geosystems.
L’une des zones volcaniques les plus actives au monde, la région de WARS abrite plus de 130 volcans, dont beaucoup sont situés le long de la côte ouest de l’Antarctique. Si certains de ces volcans, comme le mont Erebus, sont visibles, beaucoup d’autres se cachent sous une épaisse couche de glace, une couche qui s’amincit et recule lentement.
Les auteurs de l’étude ont analysé la « dynamique interne » du système d’alimentation magmatique dans la région en concevant un modèle de chambre magmatique thermomécanique et en simulant diverses baisses de pression causées par la déglaciation. L’étude a également examiné comment ce changement de pression faisait augmener la taille de la chambre magmatique tout en impactant l’émission des substances volatiles. Après avoir effectué plus de 4 000 simulations, ils ont découvert que plus la chambre magmatique était grande, plus elle était impactée par le retrait des glaciers qui la surmontent.
Pour tester leurs conclusions, les chercheurs ont également exploré l’impact de la déglaciation dans les Andes, qui s’est produite il y a environ 18 000 à 35 000 ans. Ils ont trouvé des preuves d’une augmentation du volcanisme pendant la déglaciation au cours du dernier maximum glaciaire.
On peut lire dans l’étude que « à mesure que la glace fond, la réduction de poids sur le volcan permet au magma de se dilater et d’exercer une pression sur la roche environnante, ce qui peut faciliter les éruptions. La réduction de poids due à la fonte de la glace au-dessus permet également à l’eau dissoute et au dioxyde de carbone de former des bulles de gaz, ce qui provoque une accumulation de pression dans la chambre magmatique et peut éventuellement déclencher une éruption. »
Source : Populatr Mechanics via Yahoo News.

Sommet de l’Erebus (Crédit photo: Wikipedia)

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The piece of news does not really come as a surprise. With global warming, Antarctica is « greening » at a dramatic rate. It was confirmed by a recent study by British scientists, published in the journal Nature Geoscience, which showed that vegetation cover across the Antarctic Peninsula has increased more than tenfold over the last four decades. Greening on the Antarctic Peninsula increased from 28 square kilometers in 1986 to nearly 370 square kilometers in 2021.

The study reminds us that « Antarctica has experienced significant increases in temperature over the past 60 years, with rates of warming highest in the West Antarctic and Antarctic Peninsula regions and occurring much faster than global average warming. »

Temperatures on the peninsula have risen by more than 2.7°C since 1950, a much bigger increase than seen elsewhere in the world, with extreme heat events becoming increasingly frequent in the region.

The research suggests the of greening in Antarctica will continue to increase, with the risk of non-native and invasive species arriving, possibly carried by tourists, scientists or other visitors to the continent.

The new research used satellite images to determine that a greening trend across the Antarctic Peninsula is occuring and increasing.

Source : USA Today via Yahoo News.

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Together with the greening, glaciers and icecaps are melting and many scientists wonder whether the isostatic rebound might trigger volcanic activity. A new study suggests that global warming could accelerate volcanism in Antarctica This kind of study aw made in Iceland a few years ago, but w’ell need more geological observations to confirm this hypothesis.

Studying the interplay between volcanism and glaciation over the past 150 thousand years, scientists from the U.S. and Germany determined that the isostatic rebound could increase the frequency and intensity of volcanoes in the West Antarctic Rift System (WARS). The results of the study were published in the journal Geochemistry, Geophysics, Geosystems.

One of the most volcanically active areas of the world, WARS is home to more than an estimated 130 volcanoes, many of which are located along Antarctica’s western coast. While some of these volcanoes, such as Mount Erebus, are visible, many more are hidden away beneath a deep sheet of ice, a sheet that is slowly thinning and retreating.

The authors of the study analyzed the“internal dynamics” of the magma plumbing system in the region by designing a thermomechanical magma chamber model and simulated various pressure decreases caused by deglaciation. The study also investigated how this change in pressure increased the size of the magma chamber while also impacting the expulsion of volatiles. After running more than 4,000 simulations, they found that the larger the magma chamber, the more impacted it was by retreating glaciers overhead.

To test their findings, the researchers also explored the impact of deglaciation in the Andes Mountains, which occurred around 18,000 to 35,000 years ago. They found evidence of increased volcanism during deglaciation during the Last Glacial Maximum.

One can read in the study that “as the ice melts away, the reduced weight on the volcano allows the magma to expand, applying pressure upon the surrounding rock that may facilitate eruptions. The reduced weight from the melting ice above also allows dissolved water and carbon dioxide to form gas bubbles, which causes pressure to build up in the magma chamber and may eventually trigger an eruption.”

Source : Populatr Mechanics via Yahoo News.

Impact du réchauffement climatique sur les parcs nationaux aux États Unis // Impact of global warming on U.S. national parks

Un article publié sur le site Internet Business Insider examine l’impact du réchauffement climatique sur les parcs nationaux aux États-Unis.
Chaque année, plus de 300 millions de visiteurs explorent les parcs nationaux américains qui profitent de paysages incomparables absents de leur vie quotidienne. Aujourd’hui, à cause du réchauffement climatique, ces parcs sont en difficulté. Entre temps plus chaud et plus sec et espèces invasives, en passant par des tempêtes plus puissantes, de nombreux parcs doivent faire face à des changements spectaculaires. De l’Alaska à la Floride, voici six exemples de l’impact de la crise climatique sur les parcs nationaux.

Dans le Montana, le parc national des Glaciers s’étend sur 2 400 kilomètres, avec des paysages de montagnes, de vallées et des lac glaciaires. Avec la hausse rapide des températures, les glaciers fondent et le parc est en train de perdre son nom. Il hébergeait autrefois 80 glaciers. En 2015, le National Park Service (NPS) a estimé qu’il n’en restait que 26. Les satellites ont montré les derniers en train de continuer de rétrécir. La disparition des glaciers aura un impact sur la flore et la faune. Par exemple, les chèvres de montagne ont besoin de plaques de neige pour rester au frais pendant l’été. En hiver, la neige permet aux pikas, de minuscules rongeurs ressemblant à des souris, de se protéger du froid glacial.

Photo: C. Grandpey

Le parc national du Denali s’étend sur près de 24 600 kilomètres carrés en Alaska. Les journées d’hiver y sont courtes et froides, avec des températures pouvant descendre jusqu’à -40 degrés Celsius. Des milliers d’animaux vivent dans le parc, des ours aux renards roux. Une partie de la route du Denali est impraticable depuis plusieurs années. En effet, dans les années 1960, un premier glissement de terrain a commencé à entraver la route conduisant à l’intérieur du parc. En 2014, le glissement de terrain se déplaçait de quelques dizaines de centimètres chaque année. En 2021, il se déplaçait de quelques dizaines de centimètres par heure. La route est désormais fermée à peu près à mi-chemin, interdisant l’accès des véhicules à des sites magnifiques comme Wonder Lake.
Alors que la température moyenne annuelle du parc était autrefois largement négative, elle est désormais proche de 0 °C. Le temps plus chaud et la fonte du pergélisol accélèrent le glissement de terrain. La route est creusée dans un glacier rocheux qui s’effondre lentement.

Photo: C. Grandpey

Dans le parc national des Séquoias, les visiteurs peuvent admirer les bosquets de grands séquoias qui dominent le paysage. Un incendie en 2021 a ravagé des pans entiers du parc. La foudre avait frappé plusieurs zones, déclenchant ce qui est devenu le KNP Complex Fire . Un an plus tôt, le Castle Fire avait également ravagé le parc national des Séquoias. Ces deux incendies ont détruit entre 8 400 et 12 000 séquoias. Certains de ces arbres étaient vieux de plusieurs milliers d’années. Les incendies de forêt ne sont pas rares, mais les séquoias étaient déjà vulnérables après une longue sécheresse. La combinaison de faible humidité et de températures élevées peut devenir problématique lorsque des incendies éclatent.

Photo: C. Grandpey

Yellowstone est devenu le premier parc national des États-Unis en 1872. Il abrite le Vieux Fidèle ainsi que de nombreux autres geysers et sources chaudes. Les visiteurs doivent parfois arrêter leurs véhicules pour permettre aux bisons de traverser la route. Des élans et les nombreuses autres espèces vivent dans le parc.

Les températures de plus en plus chaudes accélèrent la fonte des neiges, modifient la végétation et entraînent une diminution des réserves d’eau dans certaines zones. Tout cela obligera probablement certains animaux à se déplacer. Chaque année, les antilopes d’Amérique (pronghorns) migrent à travers le parc. Le voyage est déjà risqué car elles traversent des routes et des clôtures. Un manque d’eau et de nourriture pourrait modifier leur parcours.
Yellowstone a subi d’importants dégâts lors d’une crue brutale en 2022. Un mélange d’eau de pluie et de fonte des neiges a provoqué de graves inondations au mois de  juin. L’eau qui se précipitait a endommagé des routes, des structures et des sentiers. Bien que ce type de catastrophe soit rare, avec les températures plus chaudes, la fonte des neiges plus rapide et la pluie qui remplace la neige, les inondations pourraient devenir plus fréquentes.

Photo: C. Grandpey

Le long de la limite entre la Californie et le Nevada, la Vallée de la Mort attire les visiteurs désireux de voir les salines, les dunes de sable et les cratères. C’est l’un des plus grands parcs nationaux des États Unis. La nuit, son éloignement de tout et son aridité le rendent idéal pour observer les étoiles.
La Vallée de la Mort devient de plus en plus chaude d’année en année. La chaleur extrême n’est pas une nouveauté, mais ces dernières années, les températures ont dépassé régulièrement les 51 degrés Celsius en juillet. Ces températures extrêmes peuvent se prolonger jusqu’en octobre et les nuits ne sont plus aussi fraîches.
La chaleur torride peut être dangereuse pour les visiteurs; les plantes et les animaux ont également du mal à y faire face. Certains animaux ont tendance à migrer vers des climats plus frais, mais certaines espèces peuvent ne pas survivre. Par exemple, la population extrêmement rare de poissons-chiots Devils Hole (Cyprinodon diabolis), que l’on trouve uniquement dans le Nevada, à proximité immédiate de la Vallée de la Mort, est en déclin depuis les années 1990.

Photo: C. Grandpey

Situé dans le sud de la Floride, le parc national des Everglades est un patchwork d’écosystèmes uniques, avec des mangroves et des pinèdes où cohabitent des dizaines d’espèces de lézards et de serpents, ainsi que des alligators et des oiseaux. Les loutres de rivière et les lamantins nagent également dans différentes parties du parc.
Les températures plus élevées, les ouragans plus intenses et la montée du niveau de la mer font partie des défis auxquels les Everglades sont confrontés. Lorsque l’eau salée s’infiltre dans les zones littorales du parc, elle peut nuire aux orchidées tropicales rares et à d’autres végétaux qui ne peuvent pas faire face à une salinité accrue.
Le Cape Sable se trouve à la pointe sud-ouest de la Floride. Le niveau de la mer a augmenté à un rythme accéléré au cours des 100 dernières années. Les ouragans et les tempêtes tropicales ont poussé l’eau de mer dans ce qui était autrefois des marais et des lacs d’eau douce. Cette incursion menace non seulement les forêts de mangroves, mais aussi la faune comme le bruant maritime du cap Sable, une espèce de moineau que l’on ne trouve que dans cet habitat unique.

Photo: C. Grandpey

Source : Business Insider via Yahoo News.

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An article released on the Business Insider website examines the impact of global warming on national parks in the United States.

Each year, over 300 million visitors explore the US national parks which offer unparalleled landscapes that are often missing from their everyday lives. Today, because of global warming, these parks are in trouble. From hotter, drier weather to invasive species to more powerful storms, many of the country’s parks are experiencing dramatic changes. From Alaska to Florida, here are six examples of how the climate crisis is changing national parks.

Montana’s Glacier National Park sprawls over 2,400 kilometers, encompassing mountains, valleys, and glacial lakes. With rapidly increasing temperatures, the glaciers are melting and the park is losing its name. It once held 80 glaciers. In 2015, the National park Service (NPS) estimated only 26 were left. Satellites have captured the remaining few as they continue to shrink. The glaciers’ disappearance will impact the plants and animals. For example, mountain goats rely on snow patches to stay cool during the summer. In the winter, the snow helps keep pikas, tiny mouse-like rodents, insulated from the bitter cold.

The Denali National Park and Preserve stretches nearly 24,600 square kilometers of Alaskan terrain. Winter days there are short and cold, with temperatures as low as -40 degrees Celsius. Thousands of animals live in the park, from bears to red foxes. Part of Denali’s road has been impassable for years. In the 1960s, a first landslide began cracking the road leading to the park. In 2014, the landslide was moving a few tens of centimeters every year. By 2021, it was moving a few tens of centimeters per hour. The road is now closed at about its halfway point, cutting off vehicle access to sites like Wonder Lake.

While the annual average temperature of the park was once well below freezing, it’s now close to 0°C. The warmer weather and melting permafrost is making the landslide move more quickly. The road is cut into a rock glacier and it is slowly falling off the cliff.

At Sequoia National Park, visitors can enjoy groves of tall sequoia trees that dominate the landscape. A 2021 fire ravaged swaths of the Park. Lightning struck several areas, igniting what became the KNP Complex Fire. A year earlier, the Castle Fire also ravaged Sequoia National Park. Fires over those two years killed between 8,400 to 12,000 sequoias. Some of the trees were thousands of years old. Forest fires are not uncommon, but the sequoias were already vulnerable after a lengthy drought. A combination of low humidity and high temperatures can be a dangerous combination when fires erupt.

Yellowstone became the US’s first national park in 1872. It’s home to Old Faithful, as well as many more geysers and hot springs. Visitors sometimes have to halt their vehicles for bison crossing the road, and moose, and the many other species that live in the park.

However, warmer temperatures are speeding up snowmelt, changing vegetation, and leading to less water in some areas. All of this will likely force some wildlife to relocate. Every year, pronghorn antelope migrate through the park, a journey that is already risky as they cross over roads and fences. A lack of water and food could alter their path.

Yellowstone experienced extensive damage during a flood in 2022. A mix of rain and snowmelt caused severe flooding in June 2022. The rushing water damaged roads, structures, and trails. While the disaster was rare, warmer temperatures are increasing snowmelt and rain is falling instead of snow. Floods could become more common as the climate continues to change.

Along the California-Nevada border, Death Valley draws visitors keen to see the salt flats, sand dunes, and craters. It’s one of the largest national parks in the country. At night, its remote location and aridity make it ideal for stargazing.

Death Valley is getting hotter by the year. Extreme heat is nothing new for Death Valley, but in recent years, temperatures regularly soar past 51 degrees Celsius in July. These extreme temperatures can extend into October, and the nights don’t get as cool.

The sizzling weather can be dangerous for visitors and residents, and plants and animals have difficulty coping, too. Some animals may start migrating to cooler climates, but some species may not survive. For example, the extremely rare Devils Hole pupfish population, found only in Nevada, close to Death Valley, has been in decline since the 1990s.

Located in Southern Florida, the Everglades National Park is a patchwork of unique ecosystems, from mangroves to pinelands where dozens of species of lizards and snakes, as well as alligators and birds live together. River otters and manatees also swim through different parts of the park.

Elevated temperatures, more-intense hurricanes, and rising sea levels are among the challenges the Everglades face. When salty seawater seeps into the park’s coastal landscape, it can harm rare tropical orchids and other vegetation that can’t cope with increased salinity.

Cape Sable lies at Florida’s southwestern tip. Sea levels have risen at an accelerated pace over the last 100 years. Hurricanes and tropical storms have washed seawater into what was once freshwater marshes and lakes. The incursion threatens not only mangrove forests but wildlife like the Cape Sable seaside sparrow, which is only found in this unique habitat.

Source : Business Insider via Yahoo News.

La formation de la faille de Denali (Amérique du Nord) // Formation of the Denali Fault (North America)

Impossible de le rater – sauf si le temps est bouché – lorsque l’on voyage en Alaska. Le Denali, autrefois appelé mont McKinley, est la plus haute montagne du continent nord-américain. Il culmine à 6 190 m d’altitude.

 

Photos: C. Grandpey

Ces dernières années, de nombreuses questions se sont posées sur la formation de la montagne. Il semble qu’une nouvelle étude apporte une réponse définitive. Nous savons enfin comment s’est formée la faille qui a donné naissance au Denali.
Baptisée faille de Denali, elle s’étire dans la moitié sud de l’Alaska, dans la Chaîne de l’Alaska. Elle mesure plus de 2 000 kilomètres de long et traverse le sud de l’Alaska, le sud-ouest du Yukon et revient vers le sud-est de l’Alaska. La face nord du Denali, connue sous le nom de Wickersham Wall, s’élève à 4 500 mètres de sa base et est le résultat d’un mouvement vertical relativement récent le long de la faille.

Source : USGS

Selon une nouvelle étude publiée en octobre 2024 dans la revue Geology, la faille de Denali est en fait une ancienne suture où deux masses terrestres se sont autrefois jointes (En géologie, une suture désigne la zone de contact consécutive à la fermeture d’un domaine océanique entre deux domaines tectoniques). Il y a 72 à 56 millions d’années, une plaque océanique appelée Terrane Composite de Wrangellia est entré en contact avec la bordure occidentale de l’Amérique du Nord et s’y est amarrée.
Selon l’auteur principal de l’étude, « notre compréhension de la croissance lithosphérique, ou croissance des plaques, le long de la marge occidentale de l’Amérique du Nord devient plus claire ».
La faille de Denali est une faille décrochante – ou coulissante – un endroit où deux morceaux de croûte continentale glissent l’un sur l’autre. Le 3 novembre 2002, la faille a bougé et déclenché un séisme de magnitude M7,9 qui a fait rompre les amarres d’embarcations à Seattle, à plus de 2 400 kilomètres de là.

 La conception de l’oléoduc trans-Alaska qui a tenu compte de la faille de Denali a permis d’éviter la rupture de la structure lors du séisme de M7,9 du 3 novembre 2002 (Source : USGS)

Les chercheurs ont étudié trois sections de la faille : les Clearwater Mountains du sud-est de l’Alaska, le lac Kluane dans le territoire canadien du Yukon et les montagnes côtières près de Juneau. Ces sites sont distants de plusieurs centaines de kilomètres le long de la ligne de faille. Les sites sont répartis sur environ 1 000 kilomètres.
Des recherches menées dans les années 1990 avaient laissé entendre que, malgré cette distance, ces trois sections de faille se sont formées au même moment et au même endroit, pour ensuite se séparer plus tard lorsque les deux côtés de la faille ont glissé l’un contre l’autre. Toutefois, personne n’avait confirmé cette hypothèse.
Pour avoir la confirmation de cette hypothèse, l’auteur principal de l’étude a analysé un minéral appelé monazite dans les trois sections de la faille. Ce minéral, qui est composé d’éléments de terres rares, se modifie lorsque la roche qui l’héberge se transforme sous une pression ou une température élevée, ce qui permet de comprendre l’histoire de la roche.
Les auteurs de l’étude ont montré que chacune de ces trois ceintures métamorphiques inversées indépendantes s’est formée en même temps, dans des conditions similaires. De plus, toutes occupent un cadre structural très similaire. Non seulement elles ont le même âge, mais elles se sont toutes comportées de manière similaire. Leur âge diminue, structurellement.
Cette diminution d’âge est la conséquence d’un phénomène appelé métamorphisme inversé, par lequel les roches formées sous des températures et des pressions élevées se trouvent au-dessus des roches formées sous des températures et des pressions plus basses. C’est le contraire du schéma habituel, étant donné que plus on descend dans la croûte terrestre, plus la température et la pression sont élevées. Le métamorphisme inversé se rencontre dans les endroits où les forces tectoniques ont déformé la croûte et repoussé des roches plus profondes sur des roches moins profondes.
L’étude révèle que ces trois régions se sont formées au même endroit et au même moment. Cet endroit est la zone de suture terminale entre la plaque nord-américaine et la sous-plaque de Wrangell, une mini-plaque tectonique qui fait partie du puzzle complexe de la côte nord du Pacifique.
Source : Live Science via Yahoo News.

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You can’t miss it when travelling across Alaska. Denali – formerly called Mount Mc Kinley – is the highest mountain of the North American continent. It culminayes 6,190 m above sea level.

In the past years, many questions were asked about the formation of the mountain. It looks as if a new study is providing an answer. We finally know how a fault that gave rise to Denali first formed.

Called the Denali Fault, it is located in the southern half of Alaska in the Alaska Range. It is more than 2,000 kilometers long, arcing through southern Alaska, southwestern Yukon, and back into southeastern Alaska. The steep north face of Denali, known as the Wickersham Wall, rises 4,500 meters from its base, and is a result of relatively recent vertical movement along the fault

According to a new study published in October 2024 in the journal Geology, the Denali Fault is actually an ancient suture mark where two land masses once joined together. Between 72 million and 56 million years ago, an oceanic plate called the Wrangellia Composite Terrane bumped into the western edge of North America and stuck there.

According to the lead author of the research, « our understanding of lithospheric growth, or plate growth, along the western margin in North America is becoming clearer. »

The Denali Fault is a strike-slip fault, a place where two chunks of continental crust slide past each other. On November 3rd,, 2002, the fault jolted, triggering an M7.9 earthquake that knocked houseboats off their moorings more than 2,400 kilometers away in Seattle.

The researchers studied three sections of the fault: The Clearwater Mountains of southeastern Alaska, Kluane Lake in Canada’s Yukon Territory, and the Coast Mountains near Juneau. These sites are hundreds of kilometers apart along the faultline. The sites are spread across about 1,000 kilometers.

Research in the 1990s had suggested that despite this distance, these three fault sections were formed at the same time and place, only to be torn apart later as the two sides of the fault slid against one another. But no one had confirmed that finding.

In an attempt to do so, the lead author of the study analysed a mineral called monazite at all three locations. This mineral, which is made of rare-Earth elements, changes as the rock hosting it is transformed under pressure or high temperature, giving a way to understand the rock’s history.

The authors of the study showed that each of these three independent inverted metamorphic belts all formed at the same time under similar conditions. Moreover, all occupy a very similar structural setting. Not only are they the same age, they all behaved in a similar fashion. They decrease in age, structurally, downward.

This decrease in age is an effect of a phenomenon called inverted metamorphism, whereby rocks formed under high temperatures and pressures are found above rocks formed under lower temperatures and pressures. This is the opposite of the usual pattern, given that the deeper you go in the Earth’s crust, the hotter and more pressurized it is. Inverted metamorphism is found in places where tectonic forces have warped the crust and pushed deeper rocks over shallower ones.

The study reveals that these three regions formed at the same place and time. That place was the terminal suture zone between the North American plate and the Wrangell subplate, a mini tectonic plate that makes up part of the complex jigsaw of the northern Pacific coast.

Source : Live Science via Yahoo News.