Etna (Sicile) : la Faille de Tremestieri rappelle qu’elle est active // Mount Etna (Sicily) : The Tremestieri Fault reminds us that it is active

Une étude de l’INGV et de l’Université de Catane, publiée en juillet 2025, a analysé la structure profonde de l’Etna et le lien entre l’activité sismique et la remontée du magma, révélant de nouveaux détails sur la dynamique interne du volcan. En analysant plus de 15 000 séismes sur une période d’une vingtaine d’années, les chercheurs ont retracé les structures qui entraînent la déformation de la croûte et leur interaction avec les mouvements du magma. Lors des événements éruptifs, la pression exercée par le magma dans les couches de la croûte peut activer des failles même à des distances et des profondeurs considérables des cratères sommitaux.

On peut lire dans l’étude que la dynamique du flanc oriental de l’Etna, connu pour son glissement lent et régulier vers la mer Ionienne, est particulièrement intéressante. Les recherches montrent que ce mouvement n’est pas uniforme, mais se produit le long de structures diverses, déclenchées par une combinaison de failles anciennes, de pressions magmatiques et d’affaissements de surface.

Cette étude trouve sa confirmation avec la Faille de Tremestieri, qui traverse le flanc sud du volcan de Nicolosi à Tremestieri Etneo, et présente de nouveaux signes de « fluage asismique » expression qui fait référence au déplacement de surface, mesurable le long d’une faille en l’absence de séismes notables. Des mouvements de sol lents et constants, connus depuis des années par les scientifiques, se manifestent par de nouvelles fissures dans des zones densément peuplées. Ces mouvements, liés à l’interaction entre l’activité magmatique et la collision des plaques africaine et eurasienne, deviennent préoccupants lorsqu’ils affectent le tissu urbain, déformant rues, places et même réseaux d’alimentation en eau.

Des géologues de l’INGV ont mené une inspection à Tremestieri Etneo suite aux signalements des habitants. Les microséismes des 17 et 18 novembre 2025 ont suscité l’inquiétude. Neuf secousses ont été enregistrées, d’une magnitude comprise entre M1,5 et M2,5, localisées entre Pedara et Mascalucia. Les plus fortes ont été ressenties à Pedara, Mascalucia, Tremestieri Etneo, Sant’Agata li Battiati et Gravina di Catania ; elles ont fait trembler les maisons et réveillé plusieurs familles.

Source: INGV

Des relevés de terrain ont confirmé la réactivation du système de failles au cœur de Tremestieri. Sur la place du centre éducatif « Teresa di Calcutta », d’anciennes fissures se sont déplacées latéralement de 1,5 cm. Dans d’autres secteurs de la localité, un réseau de fissures étagées a déplacé le sol d’environ 1 cm, entraînant la rupture d’une canalisation d’eau, signe évident des contraintes sous-jacentes. La déformation sur la petite place de la Via Etnea est encore plus significative avec des affaissements verticaux allant jusqu’à 0,5 cm et horizontaux de 1 cm, accompagnés de compressions qui font onduler le revêtement. Plus en amont, le long de la route SP 3/II Tremestieri–Mascalucia, une autre fracture ancienne s’est réactivée, provoquant une nouvelle fuite d’eau et des mouvements d’extension d’environ 1 cm.
Les géologues expliquent que ce ne sont pas des événements inattendus, mais ils nous rappellent que même les failles silencieuses déforment le sol, affectant les bâtiments et les infrastructures. La déformation s’atténue progressivement en amont, où des irrégularités du plan de faille ralentissent le glissement.

Dans la conclusion du rapport des experts de l’INGV, on peut lire que pour les zones habitées de l’arrière-pays etnéen, le message est clair : « une surveillance continue et des évaluations sur le terrain sont indispensables à une planification urbaine éclairée et résiliente. Dans une région où volcanisme et tectonique sont intimement liés, chaque fissure devient un signal précieux pour atténuer les risques et prévenir des dommages plus importants. »

Source : La Sicilia, INGV.

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A study by the INGV and the University of Catania, published in July 2025, analyzed the deep structure of Mount Etna and the link between seismic activity and magma upwelling, revealing new details about the volcano’s internal dynamics. By analyzing more than 15,000 earthquakes over a period of about twenty years, the researchers traced the structures that cause crustal deformation and their interaction with magma movements. During eruptive events, the pressure exerted by magma in the crustal layers can activate faults even at considerable distances and depths from the summit craters.
The study notes that the dynamics of Mt Etna’s eastern flank, known for its slow and steady slide towards the Ionian Sea, is of particular interest. Research shows that this movement is not uniform, but occurs along various structures, triggered by a combination of ancient faults, magma pressures, and surface subsidence.
This study is confirmed by the Tremestieri Fault, which runs along the southern flank of the volcano, from Nicolosi to Tremestieri, and exhibits new signs of « aseismic creep, » a term that refers to surface displacement measurable along a fault in the absence of significant earthquakes. Slow, constant ground movements, known to scientists for years, are appearing as new fissures in densely populated areas. These movements, linked to the interaction between magmatic activity and the collision of the African and Eurasian plates, become a concern when they affect the urban fabric, deforming streets, squares, and even water supply networks.
INGV geologists conducted an inspection in Tremestieri Etneo following reports from residents. The micro-earthquakes of November 17 and 18, 2025, caused concern. Nine tremors were recorded, ranging in magnitude from M1.5 to M2.5, located between Pedara and Mascalucia. The strongest were felt in Pedara, Mascalucia, Tremestieri Etneo, Sant’Agata li Battiati, and Gravina di Catania; they shook houses and woke several families. Field surveys confirmed the reactivation of the fault system in the heart of Tremestieri. In the square of the “Teresa di Calcutta” educational center, old fissures had shifted laterally by 1.5 cm. In other parts of the town, a network of stepped cracks has displaced the ground by about 1 cm, causing a water pipe to burst—a clear sign of the underlying stresses. The deformation in the small square on Via Etnea is even more significant, with vertical subsidence of up to 0.5 cm and horizontal subsidence of 1 cm, accompanied by compression that is causing the pavement to undulate. Further upslope, along the SP 3/II Tremestieri–Mascalucia road, another old fracture has reactivated, causing a new water leak and extensional movements of about 1 cm. Geologists explain that these are not unexpected events, but they remind us that even silent faults deform the ground, affecting buildings and infrastructure. The deformation gradually diminishes upstream, where irregularities in the fault plane slow the sliding.

The conclusion of the INGV experts’ report states that for inhabited areas of the Etna hinterland, the message is clear: « Continuous monitoring and on-the-ground assessments are essential for well-informed and resilient urban planning. In a region where volcanism and tectonics are closely linked, every fissure becomes a valuable signal for mitigating risks and preventing more significant damage. »
Source: La Sicilia, INGV.

Réchauffement climatique : Vers une disparition rapide des glaciers

Je ne serai plus là pour le voir, mais mes petits-enfants auront probablement un bien triste spectacle devant les yeux s’ils se rendent à Chamonix à la fin de ce 21ème siècle. Selon une nouvelle étude parue dans le journal Nature Climate Change, si les émissions de gaz à effet de serre continuent à suivre la même trajectoire – au vu de la situation actuelle, je ne vois pas comment elles ne le feraient pas – nous allons perdre de 2 000 à 4 000 glaciers autour de 2050.

Si l’on se fie aux dernières mesures satellites, il reste 211 490 glaciers sur Terre. Or, chaque année, nous en perdons environ un millier. Cela paraît déjà énorme, mais ce chiffre va doubler, si ce n’est quadrupler, d’ici le milieu du siècle, selon des scientifiques suisses, anglais et américains qui ont publié la nouvelle étude.

Photo: C. Grandpey

Selon les chercheurs, c’est entre 2041 et 2055 que le rythme de disparition des glaciers va connaître son apogée. Si notre monde stabilise son niveau de réchauffement climatique à +1,5 °C, nous perdrons environ 2 000 glaciers par an à la fin du siècle. Or, nous savons pertinemment – c’est un secret de polichinelle – que ce seuil de 1,5°C est déjà dépassé et qu’un retour en arrière est inenvisageable. Nous nous dirigeons donc vers un réchauffement à plus de 2 °C d’ici le milieu du siècle, ce qui entraînerait la perte d’environ 3 000 glaciers par an.

La nouvelle étude prévient que si nous continuons d’augmenter nos émissions de gaz à effet de serre, ou que nos prévisions climatiques s’avèrent sous-estimées, un niveau de réchauffement à +4 °C entrainera la disparition de 4 000 glaciers chaque année d’ici le milieu du siècle.

Photo: C. Grandpey

Dans ces conditions, combien de glaciers restera-t-il dans le monde d’ici la fin du siècle ? Voici ce que l’on peut lire dans l’étude :

  • si notre niveau de réchauffement se limite à +1,5 °C (scénario peu probable au vu de la situation actuelle) : il devrait rester 95 957 glaciers ;
  • si notre niveau de réchauffement atteint +2,7 °C (la trajectoire actuelle) : il devrait rester 43 852 glaciers ;
  • si notre niveau de réchauffement atteint +4 °C (la trajectoire pessimiste) : il devrait rester 18 288 glaciers.

Ainsi, il ne subsisterait aucun glacier dans les Alpes d’ici la fin du siècle.

J’aimerais rappeler ici un discours de Michel Barnier, alors Premier Ministre, le 25 octobre 2024 dans le Rhône. Monsieur Barnier a déclaré que « la France doit anticiper une vie avec +2,7°C en 2050. Le précédent plan d’adaptation (2018-2022) prévoyait un réchauffement de 1,5°C à +2°C d’ici 2100 par rapport à l’ère pré-industrielle. Toutefois, au vu de l’accélération de la hausse des températures, les prévisions ont dû être corrigées. La France hexagonale se prépare désormais, d’ici à la fin du siècle, à un réchauffement de +4°C, à côté de +3°C en moyenne à l’échelle mondiale. Le calendrier de hausse de la température prévoit +2°C en 2030, et +2,7°C en 2050. Selon cette trajectoire de réchauffement climatique, les glaciers alpins situés en France auront disparu d’ici 2100. Le risque de sécheresse sera multiplié par trois à l’horizon 2030 par rapport aux années 1960, et multiplié par 4 d’ici 2100. »

L’étude publiée dans Nature Climate Change explique que certaines régions du monde vont perdre leurs glaciers plus rapidement que d’autres. C’est le cas des zones où subsistent encore des « petits glaciers. » Les Alpes figurent parmi ces régions les plus défavorisées. Leurs glaciers sont ceux qui disparaissent actuellement le plus vite dans le monde, suivis par les glaciers des Andes tropicales entre la forêt amazonienne et la cordillère des Andes.

Photo: C. Grandpey

Si les glaciers des Alpes sont menacés de disparition, il existe des zones où leur immensité leur permettra de résister plus longtemps, et ce seront probablement les derniers de notre planète. Il s’agit des glaciers du Groenland et des glaciers d’Antarctique, qui ne devraient pas disparaître avant la fin du siècle.

Photo: C. Grandpey

Comme je l’ai déjà souligné à plusieurs reprises, la disparition des glaciers aura deux conséquences principales :

  • 70 % de l’eau douce disponible sur Terre provient des glaciers. Plus de deux milliards de personnes dépendent actuellement de leur eau. La civilisation humaine, en pleine expansion démographique, va donc devoir vivre avec moins de la moitié des réserves d’eau douce. Je n’ai de cesse de rappeler que les glaciers himalayens représentent un château d’eau pour l’Asie. Leur disparition serait une catastrophe à l’échelle mondiale.
  • La stabilité des terrains va être affectée. La fonte du pergélisol provoque déjà un affaissement, voire un effondrement des villes et des routes dans les zones concernées, en Alaska et en Sibérie, en particulier. Des éboulements en montagne seront inévitables et affecteront les habitations, les entreprises et les transports.

Si la totalité des glaciers du monde fondait dans le futur, y compris ceux du Groenland et de l’Antarctique, la face de la Terre changerait alors complètement. La hausse du niveau des océans engloutirait de nombreuses terres. Une partie de l’humanité parviendrait à survivre, mais au prix d’un futur chaotique.

Il faut garder en permanence à l’esprit que l’eau douce est à la base de la vie terrestre, et celle-ci dépend en grande partie des glaciers.

Source: Nature Climate Change, Futura Sciences.

 

Photo: C. Grandpey

Milan-Cortina, des Jeux écologiques ? Tu parles !

Tous les quatre ans, c’est la même musique : on nous promet des Jeux d’hiver écologiques et durables, mais au final ils ne le sont jamais ! Les trois dernières éditions avaient été critiquées pour avoir été organisées sur des sites non adaptés au ski : Sotchi en Russie (2014), Pyeongchang en Corée du Sud (2018), et Pékin en Chine (2022).

Cette fois-ci, les Jeux reviennent dans les Alpes, sur des sites à 1200 ou à 1800 mètres d’altitude. C’était oublier que le réchauffement climatique fait disparaître la neige à basse et moyenne altitude. Le recours à la neige artificielle est donc obligatoire pour garantir des conditions de glisse stables et optimales.

Recouvrir une piste de ski de neige de culture coûte une petite fortune. Il faut compter entre 30 000 et 40 000 euros pour un kilomètre. Pour rappel, cette neige est fabriquée à partir d’eau, d’électricité et d’air comprimé, puis pulvérisée à grand renfort de canons. En Italie, près de 90 % des stations de ski dépendent aujourd’hui de cet enneigement artificiel. Près de 2,5 millions de mètres cubes de neige artificielle devraient être nécessaires rien que pour les compétitions à venir.

Soixante-dix ans après l’édition de 1956 à Cortina, les compétitions seront réparties entre cette station et Milan, mais aussi Bormio, Livigno, Anterselva, Predazzo, Lago di Tesero. On nous avait promis que ces Jeux 2026 seraient les premiers Jeux d’hiver véritablement “durables”, en cohérence avec l’Agenda olympique 2020 du CIO. De belles paroles, car sur le terrain, ce n’est pas vraiment le cas !

Dans les Alpes, le réchauffement climatique est bel et bien une réalité et une expérience quotidienne. Les hivers raccourcissent, les épisodes de redoux se multiplient, la limite pluie-neige remonte inexorablement. À basse et moyenne altitude, la neige naturelle devient incertaine, parfois absente. À Cortina, il a commencé à vraiment neiger une dizaine de jours avant le début des Jeux. Les organisateurs commençaient à se gratter sérieusement la tête.

D’un point de vue environnemental, le choix de la neige de culture n’est pas neutre. Produire de la neige artificielle exige d’importants volumes d’eau, souvent stockés à l’automne dans des retenues collinaires, et une consommation électrique croissante à mesure que les températures augmentent. Plus il fait chaud, plus il faut d’énergie pour produire une neige conforme aux exigences sportives.

À Cortina, cette dépendance de la neige de culture est renforcée par la nature des disciplines accueillies. Certaines épreuves exigent une qualité de neige constante, une stabilité du manteau neigeux et des conditions de sécurité strictes. Là où la montagne ne les fournit plus, la technologie prend le relais, et ceci à n’importe quel coût, y compris dans un contexte de stress hydrique croissant et de tensions sur l’accès à l’eau.

Par ailleurs, le CIO promettait pour les Jeux d’hiver de Milan-Cortina 2026 un nouveau modèle plus sobre, plus respectueux des territoires. En réalité, il n’en est rien : la dispersion géographique des sites a nécessité la création ou la modernisation de routes, de lignes ferroviaires et d’équipements sportifs. Ces Jeux, répartis sur 22 000 km², multiplient les flux, les routes, les réseaux d’eau…

S’agissant du coût de ces Jeux d’hiver, les investissements publics se chiffrent en milliards d’euros, dont une part importante pour des infrastructures qui ne seront pleinement utilisées que durant quelques semaines. Le budget initialement affiché en 2019 a été triplé pour atteindre 5,2 milliards d’euros à ce jour.

Source : presse française et transalpine.

En 2030, ce sera au tour des Alpes françaises d’accueillir les Jeux d’hiver. Il y a de fortes chances pour que l’on parle à nouveau de neige et de budget…

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques informations sur l’activité volcanique dans le monde, fournies par les observatoires et par le Global Volcanism Network de la Smithsonian Institution.

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À Hawaï, on attend le 42ème épisode éruptif du Kilauea. Selon les derniers bulletins du HVO, il devrait se produire entre le 11 et le 16 février 2026.

Le 41ème épisode éruptif a été particulièrement puissant (image webcam)

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Au Pérou, l’IGP indique que des explosions sont toujours enregistrées sur le Sabancaya. Elles génèrent des panaches de cendres qui montent jusqu’à 3400 mètres au-dessus du sommet. La couleur di niveau d’alerte reste Orange.

Crédit photo: IGP

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Au Kamtchatka, la couleur de l’alerte aérienne reste Orange pour le Sheveluch et le Krasheninnikov.

Le KVERT précise que l’éruption explosive-extrusive du Sheveluch se poursuit. Une séquence d’explosions a débuté le 29 janvier, avec des panaches de cendres s’élevant à 11 km d’altitude le 2 février 2026. La couleur de l’alerte aérienne est passée au Rouge. Quelques heures plus tard, des explosions ont généré des panaches de cendres s’élevant à 7,5 km d’altitude. La couleur de l’alerte aérienne a alors été ramenée à l’Orange. Une explosion survenue le 3 février a généré un nuage de cendres atteignant 11,5 km d’altitude. L’alerte aérienne est à nouveau passée au Rouge, avant d’être ramenée à l’Orange quelques heures plus tard. Cette activité est susceptible de perturber le trafic aérien international et à basse altitude.

Crédit photo: KVERT

L’activité effusive se poursuit sur le Krasheninnikov avec des coulées de lave sur les pentes orientales du cône nord du volcan.

Crédit photo: KVERT

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Aux Philippines, l’éruption effusive du Mayon se poursuit, avec des coulées de lave, des coulées pyroclastiques et des éboulements. Le 1er février 2026, les coulées de lave atteignaient environ 3,7 kilomètres dans la ravine de Basud (est), 1,6 kilomètre dans celle de Bonga (sud-est) et 1,3 kilomètre dans celle de Mi-isi (sud). Une lueur intense est également visible à l’œil nu au niveau du cratère. Des articles de presse indiquent que des retombées de cendres ont été observées le 2 février 2026 dans au moins cinq villages. Les cendres, accompagnées de pluie, ont réduit la visibilité sur les routes et affecté les terres agricoles.

Le Mayon demeure en alerte de niveau 3. Le Phivolcs rappelle au public que l’accès à la zone de danger permanent de six kilomètres est strictement interdit.

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En Islande, à force de nous dire qu’une éruption va se produire le long de la chaîne de cratères de Sundhnúkur, elle va bien finir par arriver!

D’après les calculs de modélisation du Met Office, près de 21 millions de mètres cubes de magma se sont accumulés sous Svartsengi depuis la dernière éruption de juillet 2025. Depuis le début de la série éruptive en décembre 2023, la quantité de magma sous Svartsengi n’a été supérieure qu’une seule fois à ce qu’elle est maintenant, à savoir 22,6 millions de mètres cubes.
Depuis décembre 2023, on a dénombré neuf éruptions, et la période de calme actuelle est la plus longue observée depuis le début de cette série éruptive. Le 3 février 2026, date de publication du rapport du Met Office, 183 jours s’étaient écoulés depuis la fin de la dernière éruption, le 5 août 2025.
On peut lire dans le rapport : « Alors que l’accumulation de magma se poursuit et que la pression au sein du système augmente, le scénario le plus probable dans les semaines à venir est une intrusion magmatique entre Svartsengi et la chaîne de cratères de Sundhnúkur, qui pourrait aboutir à une éruption. Si une éruption se produit, elle sera très probablement semblable aux éruptions précédentes survenues le long de la chaîne de cratères de Sundhnúkur.» Aucun signe d’accumulation de magma n’est observé ailleurs sur la péninsule de Reykjanes.

Source: Met Office

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L’Agence météorologique japonaise (JMA) a relevé le niveau d’alerte du Yakedake à 2 (sur une échelle de 1 à 5) le 25 janvier 2026 en raison d’une déformation de l’édifice volcanique et une hausse de la sismicité. Une inflation près du sommet a été détectée par les données GNSS et le nombre de petits séismes volcaniques dont les épicentres se situaient à proximité du sommet a commencé à augmenter le matin du 25 janvier. Les sismomètres ont enregistré 75 séismes volcaniques le 25 janvier, 37 le 26 janvier et 22 le 27 janvier. Aucun tremor volcanique n’a été détecté. La population est invitée à la prudence dans un rayon d’un kilomètre autour du cratère.

Crédit photo: GVN

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L’activité éruptive se poursuit sur le Lewotolok (Indonésie). Des panaches de vapeur et de gaz s’élèvent encore parfois jusqu’à 50 à 100 mètres au-dessus du sommet. Le PVMBG explique que les autres jours, aucune émission n’a été constatée ou n’a pas été observée visuellement. Le niveau d’alerte reste à 3 (sur une échelle de 1 à 4) et le public est prié de se tenir à au moins 3 km du sommet.

Source : PVMBG.

Crédit photo: Wikipedia

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L’activité reste globalement stable sur les autres volcans mentionnés dans les bulletins précédents « Volcans du monde ».
Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous pourrez en obtenir d’autres en lisant le rapport hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some information about eruptive activity in the worls, provided by observatories and the Smithsonian Institution’s Global Volcanism Network.

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In Hawaii, Kilauea‘s 42nd eruptive episode is expected between February 11 and 16, 2026, accorfing to the HVO forecast.

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In Peru, the IGP reports that explosions are still being recorded at Sabancaya. These are generating ash plumes that rise up to 3,400 meters above the summit. The alert level remains at Orange.

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In Kamchatka, the aviation color code remains at Orange for Sheveluch and Krasheninnikov.
KVERT specifies that the explosive-extrusive eruption of Sheveluch continues. An explosive period that began on 29 January produced ash plumes that rose 11 km a.s.l. on 2 February 2026; the ash plume drifted as far as 50 km NNE. The Aviation Color Code was raised to Red. Explosions a few hours later produced ash plumes that rose 7.5 km a.s.l. The Aviation Color Code was lowered to Orange. An explosion on 3 February generated an ash cloud that rose to 11.5 km a.s.l. The Aviation Color Code was again raised to Red, but then lowered back to Orange a few hours later. This activity may disrupt international and low-altitude air traffic.
Effusive activity continues at Krasheninnikov with lava flows on the eastern slopes of the volcano’s northern cone.

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In the Philippines, Mayon Volcano’s effusive eruption continues, with the generation of incandescent lava flows, pyroclastic flows and rockfalls. As of Feb.ruary 1, 2026, lava flows reached approximately 3.7 kilometers in Basud (east) gully, 1.6 kilometers in Bonga (southeast), and 1.3 kilometers in Mi-isi (south). A fair crater glow is also visible to the naked eye. According to a news report ashfall was reported on 2 February 2026 in at least five villages. Ash fell with rain causing reduced road visibility and affecting local farmlands.

Mayon remains under Alert Level 3. Phivolcs reminded the public that entry into the six-kilometer permanent danger zone is strictly prohibited.

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In Iceland, if they keep telling us that an eruption is going to happen along the Sundhnúkur crater row, it’s bound to happen some day!

According to the Met Office’s modeling calculations, just under 21 million cubic meters of magma have now accumulated beneath Svartsengi since the most recent eruption in July 2025. Only once since the eruptive episode began there in December 2023 has the amount of magma beneath Svartsengi been greater than it is now, namely 22.6 million cubic meters.

Since December 2023, there have been nine eruptions, and the current pause in activity is the longest since the eruption sequence began. On February 3rd, 2026), when the Met Office’s report was issued, 183 days had passed since the last eruption ended on August 5th, 2025.

One can read in the report : “As magma accumulation continues and pressure within the system increases, the most likely scenario in the coming weeks is a magma intrusion from Svartsengi toward the Sundhnúkur crater row, which could culminate in an eruption. If an eruption occurs, it is most likely to be similar in character to previous events along the Sundhnúkur crater row.” No signs of magma accumulation have been observed elsewhere on the Reykjanes Peninsula.

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The Japan Meteorological Agency (JMA) raised the alert level for Yakedake to 2 (on a scale of 1-5) on 25 January 2026 because of increased deformation and seismicity. Inflation near the summit was detected in GNSS data and the number of small volcanic earthquakes with epicenters near the summit began increasing in morning of that same day. The seismic network recorded a preliminary total of 75 volcanic earthquakes on 25 January, 37 on 26 January, and 22 on 27 January. No volcanic tremors were recorded. The public has been asked to be cautious within 1 km of the crater.

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Eruptive activity continues at Lewotolok (Indonesia). Steam ad gas plumesstill rise as high as 50-100 meters some days above the summit. PVMBG explains that emissions either did not occur or were not visually observed on the other days. The Alert Level remains at 3 (on a scale of 1-4) and the public is asked to stay at least 3 km away from the summit.

Source : PVMBG.

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Activity remains globally stable on other volcanoes mentioned in the previous bulletins « Volcanoes of the world ».

This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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