Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde :

L’éruption se poursuit sur la péninsule de Reykjanes (Islande) avec trois bouches actives le long de la fissure éruptive, mais l’activité diminue lentement, ainsi que le tremor volcanique. La lave a continué à s’écouler dans la carrière Melhólsnáma et l’a maintenant remplie. Elle s’épaissit également près des bouches actives.
Les mesures GPS de ces derniers jours indiquent un soulèvement continu du sol dans le secteur de Svartsengi, mais à un rythme plus lent qu’auparavant. Cela laisse supposer que le magma continue de s’accumuler dans le réservoir sous Svartsengi malgré l’éruption en cours.
Des niveaux élevés de SO2 ont été mesurés à Hafnir et Grindavík ces derniers jours. Cette concentration est considérée comme très malsaine et la population est susceptible de ressentir des gênes respiratoires en cas d’exposition. Il est important de rester à l’intérieur, de fermer les fenêtres et d’arrêter la climatisation.

A cause de la pollution par les gaz, le Blue Lagoon restera fermé au moins jusqu’au 1er avril 2024.
Source : Met Office.

Image webcam montrant les bouches actives le 27 mars 2024 au matin

 

Les zones hachurées sont celles où des changements se sont produits sur le champ de lave entre le 20 et le 26 mars 2024. La partie rayée en rouge est celle où la lave n’avait pas coulé auparavant lors de cette éruption. Les zones en violet clair sont celles envahies par la lave lors des éruptions de février et janvier. (Source : Met Office)

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Une brève activité explosive a été détectée sur le complexe volcanique de l’Atka (Aléoutiennes / Alaska) le 27 mars 2024. L’explosion a pour origine le cratère sommital Korovin, l’un des nombreux édifices appartenant à ce complexe. La couleur de l’alerte aérienne a été relevée au Jaune et le niveau d’alerte volcanique à Advisory (surveillance conseillée).
La dernière éruption de ce volcan a duré de novembre 2006 à mars 2007.
Source : AVO.

L’AVO indique également que la lente émission de lave se poursuit dans le cratère sommital du Great Sitkin (Aléoutiennes / Alaska). Une image satellite montre une coulée de lave active sur le flanc nord-ouest du volcan. Le niveau d’alerte volcanique reste à Watch (Vigilance) et la couleur de l’alerte aérienne est maintenue à Orange.

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Une activité éruptive modérée se poursuit sur l’île Fernandina (Galapagos). Des anomalies thermiques sont détectées quotidiennement sur les images satellite. Les émissions de SO2 atteignaient 158 tonnes le 20 mars, 720 tonnes le 24 mars et 790 tonnes les 25 et 26 mars.
Source : Instituto Geofisico.

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En Indonésie, l’éruption du Dukono (Halmahera) se poursuit avec des nuages de vapeur et de cendres qui s’élèvent jusqu’à 450 m au-dessus du sommet. Le niveau d’alerte reste à 2 et le public est prié de rester en dehors de la zone d’exclusion de 3 km.

L’éruption du Merapi (île de Java) se poursuit. La sismicité reste à des niveaux élevés. Le dôme de lave SO génère de nombreuses avalanches qui dévalent le flanc SO jusqu’à 1,8 km de distance. Le niveau d’alerte reste à 3 (sur une échelle de 1 à 4) et le public est prié de rester à une distance de 3 à 7 km du sommet, en fonction des secteurs.

L’activité éruptive continue sur le Semeru (île de Java). Les explosions génèrent des panaches de cendres qui s’élèvent de 500 à 1 200 m au-dessus du sommet. Le niveau d’alerte reste à 3 (sur une échelle de 1 à 4). Le public est prié de rester à au moins 5 km du sommet dans toutes les directions, à 13 km du sommet au SE, à 500 m de la ravine de la Kobokan jusqu’à 17 km du sommet, et d’éviter les autres ravines en raison des risques de lahar, d’avalanche de matériaux et de coulée pyroclastique.
Source : PVMBG.

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L’INSIVUMEH indique que l’activité éruptive se poursuit sur le Fuego (Guatemala) avec les explosions habituelles qui envoient des matériaux incandescents à 100-300 m au-dessus du sommet. Elles génèrent des panaches de cendres qui s’élèvent jusqu’à 1 km au-dessus du cratère. De fréquentes avalanches de blocs sont également observées dans plusieurs ravines. Elles atteignent parfois la végétation. Des retombées de cendres sont signalées dans les zones sous le vent.

L’INSIVUMEH indique également que l’activité éruptive se poursuit sur le complexe de dômes du Santiaguito avec une extrusion de lave et des avalanches au niveau du dôme Caliente. Les explosions génèrent des panaches de cendres, de gaz et de vapeur qui s’élèvent jusqu’à 900 m au-dessus du sommet. Des retombées de cendres sont signalées dans plusieurs localités.

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L’activité reste globalement stable sur les autres volcans mentionnés dans les bulletins précédents « Volcans du monde ». .
Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous pourrez en obtenir d’autres en lisant le rapport hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news of volcanic activity around the world :

The eruption is going on on the Reykjanes Peninsula (Iceland) with three active vents along the eruptive fissure, but activity is slowly declining, as well as the volcanic tremor. Lava has continued to flow into Melhólsnáma and has now filled it. It is also thickening near the active vents.

GPS measurements in recent days indicate ongoing land rise in Svartsengi, with a slower rate than before. This suggests that magma continues to accumulate in the reservoir beneath Svartsengi despite the ongoing eruption.

High levels of SO2 have been measured in Hafnir and Grindavík the past few days. This concentration is considered very unhealthy, and people are likely to experience respiratory symptoms if exposed. It is important to stay indoors, close windows, and turn off air conditioning.

Because of gas pollution, the Blue Lagoon will remain closed at least until April 1st, 2024

Source : Met Office.

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A small explosion was detected at the Atka volcanic complex (Central Aleutians / Alaska) on March 27th, 2024. The explosion originated from the summit crater of Korovin, one of several volcanoes within the Atka volcanic complex. The Aviation Color Code was raised to Yellow and the Volcano Alert Level to Advisory.

The last eruptive period at this volcano lasted from November 2006 to March 2007.

Source : AVO.

AVO also indicates that slow lava effusion continues in Great Sitkin’s summit crater (Aleutians / Alaska). A satellite image showed an active lava flow on the NW flank of the volcano. The Volcano Alert Level remains at Watch and the Aviation Color Code at Orange.

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Moderate eruptive activity continues at Fernandina (Galapagos). Daily thermal anomalies are detected in satellite images. SO2 emissions were measured at 158 tons on 20 March, 720 tons on 24 March, and 790 tons during 25-26 March.

Source : Instituto Geofisico.

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In Indonesia, the eruption of Dukono (Halmahera) continues with steam and ash clouds that rise as high as 450 m above the summit. The Alert Level remains at 2, and the public is asked to remain outside of the 3-km exclusion zone.

The eruption at Merapi (on Java) continues. Seismicity remains at high levels. The SW lava dome produces numerous avalanches that descend the SW flank as far as 1.8 km. The Alert Level remains at 3 (on a scale of 1-4), and the public is asked to stay 3-7 km away from the summit, based on location.

Eruptive activity continues at Semeru (on Java). Explosions generate ash plumes that rise 500-1,200 m above the summit. The Alert Level remains at 3 (on a scale of 1-4). The public is asked to stay at least 5 km away from the summit in all directions, 13 km from the summit to the SE, 500 m from the banks of the Kobokan drainage as far as 17 km from the summit, and to avoid other drainages due to lahar, avalanche, and pyroclastic flow hazards.

Source : PVMBG.

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INSIVUMEH rindicates that eruptive activity continues at Fuego (Guatemala) with the usual explosions that send incandescent material 100-300 m above the summit. They generate ash plumes rising as high as 1 km above the crater. Frequent block avalanches are also observed in various drainages. They sometimes reach the vegetation. Ashfall is reported in downwind areas.

INSIVUMEH also indicates that eruptive activity continues at the Santiaguito lava dome complex with a lava extrusion and avalanches at the Caliente dome. Explosions generate ash, gas, and steam plumes that rise as high as 900 m above the summit Ashfall has been reported in several communities.

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Activity remains globally stable on other volcanoes mentioned in the previous bulletins « Volcanoes of the world ». .

This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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La planète va mal ; il y a de quoi s’inquiéter (2ème partie) // The planet is in bad shape ; there is something to worry about (Part 2)

La situation n’est pas meilleure dans les océans. Chaque jour, au cours des 12 derniers mois, la température à la surface de la mer dans le monde a battu des records. Les océanographes sont de plus en plus inquiets.
La température moyenne à la surface de la mer est aujourd’hui d’environ 0,70 °C plus élevée qu’elle ne l’était entre 1982 et 2011. Il s’agit d’une énorme anomalie qui pourrait avoir des conséquences importantes sur la météo et les écosystèmes.
Le réchauffement climatique d’origine humaine joue probablement un rôle, mais ce n’est certainement pas le seul facteur. Les modèles climatiques prévoient une augmentation constante des températures à la surface de la mer, mais pas aussi rapidement qu’en ce moment, et les températures à la surface des océans peuvent être affectées par la variabilité naturelle du climat, notamment par des phénomènes tels qu’El Niño et La Niña.
Si les températures des océans continuent de battre des records, cela pourrait blanchir les coraux, générer des ouragans plus intenses et à développement plus rapide, faire monter les températures côtières et rendre plus probables les précipitations extrêmes, des événements que les scientifiques ont déjà observés en 2023.
Les températures ont atteint des niveaux record pour la première fois à la mi-mars 2023. La température moyenne de l’air est aujourd’hui d’environ 1,0 °C plus élevée qu’elle ne l’était entre 1979 et 2000, mais l’eau a une plus grande capacité à absorber et à stocker la chaleur ; l’océan a absorbé environ 90 % de la chaleur générée par le réchauffement climatique. On ne s’attendait donc pas à ce que les mers se réchauffent autant.
En 2023, certains scientifiques ont accusé El Niño, qui affecte les eaux chaudes de l’océan Pacifique tropical, de faire augmenter la température moyenne de la surface de la mer. Maintenant qu’El Niño se dissipe, ils pensent que quelque chose d’autre est en jeu. En effet, les températures à la surface de la mer sont très élevées dans des endroits très éloignés de la zone El Niño.
D’autres dynamiques pourraient jouer un petit rôle, notamment l’affaiblissement des alizés dans l’Atlantique Nord, ce qui réduit la quantité de poussière en provenance du Sahara vers l’Amérique du Nord. La poussière absorbe l’énergie du soleil au-dessus de l’océan Atlantique ; il est donc possible qu’une plus grande quantité de rayonnement soit absorbée par l’océan. Certains chercheurs pensent également que les modifications apportées aux réglementations sur le transport maritime pourraient avoir réduit la pollution par le soufre présent dans les gaz d’échappement des navires,. Cela réduirait la couverture nuageuse et permettrait aux océans d’absorber davantage d’énergie. Quelle qu’en soit la raison, la hausse de la température à la surface de la mer peut devenir une grave menace. Une eau plus chaude fournit plus d’énergie aux tempêtes, de sorte que celles qui se forment deviennent souvent plus violentes. Les eaux plus chaudes augmentent également le risque d’intensification rapide des ouragans.
Certaines des plus grandes anomalies thermiques à la surface de la mer se trouvent dans l’Atlantique et au large de la Corne de l’Afrique, là où naissent souvent les ouragans qui secouent la côte Est des États-Unis. De plus, le Centre de prévision climatique du Service météorologique national affirme qu’il y a 62 % de chances qu’un épisode La Niña – associé à des saisons d’ouragans actives et dévastatrices – se développe à la fin du printemps.
Source : NBC Actualités.

Anomalies thermiques à la surface des océans en 2023 (Source: NASA)

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The situation is by no means better on the oceans. 12 months of record ocean heat has scientists puzzled and concerned. Every day for the last 12 months, the world’s sea surface temperatures have broken records. Ocean scientists are growing increasingly concerned. Average sea surface temperatures today are roughly 0.70 degrees Celsius higher than they were from 1982-2011. It’s a huge anomaly that could have significant effects on weather and ecosystems.

Human-caused global warming is likely playing a role, but is probably not the only factor. Climate models predict a steady rise in sea surface temperatures, but not this quickly, and ocean surface temperatures also fluctuate and can be affected by natural climate variability, including patterns such as El Niño and La Niña.

If ocean temperatures continue to break records, that could bleach corals, generate more intense and fast-developing hurricanes, drive coastal temperatures up and make extreme precipitation more likely — events scientists already observed in 2023.

Temperatures first soared to record levels in mid-March 2023. Average air temperatures are roughly 1.0 °C higher today than they were from 1979-2000, but water has a greater capacity to absorb and store heat ; the ocean has absorbed about 90% of the heat created by global warming. So, seas were not expected to warm this much already.

In 2023, some scientists pointed to El Niño which involves warm ocean water in the tropical Pacific Ocean, as a factor driving average sea surface temperatures up. But now El Niño is dissipating, so they suspect something else is at play. Sea surface temperatures are higher elsewhere and very far from El Niño locations.

Other dynamics may play a small role, including the weakening of trade winds in the North Atlantic, which has reduced the amount of dust blowing from Africa’s Sahara Desert toward North America. Dust absorbs the sun’s energy over the Atlantic Ocean, so it’s possible that more radiation is being absorbed into the ocean. Some researchers have also suggested that changes to maritime shipping regulations may have reduced sulfur pollution in ship exhaust, ultimately reducing cloud cover and allowing the oceans to absorb more energy. Whatever the reason, higher sea surface temperatures can pose dire threats. Warmer water provides more energy for storms to feed on, so the ones that form often become stronger,. Warmer waters also increase the risk of rapid intensification of hurricanes.

Some of the largest sea surface temperature anomalies are in the Atlantic and off the Horn of Africa, where the hurricanes that rattle the East Coast of the United States often start. What’s more, the National Weather Service’s Climate Prediction Center says that there is a 62% chance of a La Niña — which is associated with active and damaging hurricane seasons — developing in late spring.

Source : NBC News.

La planète va mal ; il y a de quoi s’inquiéter (1ère partie) // The planet is in bad shape ; there is something to worry about (Part 1)

Notre planète va mal, que ce soit sur terre ou dans les océans. C’est ce que rappellent plusieurs articles parus ces derniers jours dans la presse scientifique.

Sur terre, les températures hivernales, beaucoup trop chaudes, ont battu des records. De fortes pluies ont inondé et déplacé des populations. On a enregistré une faible couverture neigeuse en Amérique du Nord et une faiblesse record de la banquise antarctique. Février 2024 a été le mois de février le plus chaud jamais enregistré sur la planète. C’est aussi le neuvième mois consécutif où un record mensuel a été battu.

Afin d’illustrer cette situation inquiétante, la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) a publié une carte qui montre toutes les conséquences de la chaleur extrême dans le monde. La carte ci-dessous montre les « anomalies climatiques » les plus importantes, autrement dit les événements météorologiques anormaux à cette période de l’année.
En Antarctique, l’un des endroits les plus froids de la planète, la surface de la glace de mer a été la deuxième plus basse jamais enregistrée, à égalité avec 2022. Les scientifiques craignent que la crise climatique ait un impact encore plus fort sur cette région isolée du monde.
L’hémisphère Nord a également connu un hiver exceptionnellement chaud. Non seulement la couverture de glace des Grands Lacs a atteint un minimum historique en février (voir ma note du 21 février 2024), mais ce fut également le mois de février le plus chaud jamais enregistré en Amérique du Nord et en Europe, ce qui a perturbé les économies locales qui dépendent des activités hivernales, comme le ski.
Dans le même temps, certaines parties de la planète ont également connu des catastrophes liées à l’eau aux deux extrémités du spectre : sécheresse et humidité. Alors que l’Équateur et Madagascar étaient confrontés à de fortes pluies et à des inondations destructrices, certaines parties de l’Afrique australe ont connu l’un des mois de février les plus secs depuis 40 ans.

Source: NBC Actualités.

Vous obtiendrez une image plus grande en cliquant sur ce lien :
https://s.yimg.com/ny/api/res/1.2/e4TTjQosG0Rqqojp3DkHKA–/YXBwaWQ9aGlnaGxhbmRlcjt3PTE5MjA7aD0xMDgwO2NmPXdlYnA-/https://media.zenfs.com/en/cnn_articles_875/24fd9d8857b918957da14e3bd1f89a31

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On land : Soaring winter temperatures. Heavy rainfall drenching and displacing communities. Low snow cover in North America and record low levels of Antarctic sea ice. February 2024 was the planet’s hottest February, the ninth month in a row that a monthly record tumbled. In order to illustrate this worrying situation, the National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) has relaeased a map (see above) that shows all the ways the extreme warmth translated to impacts around the world. It shows the world’s most significant “climate anomalies,” or weather events that were unexpected for this time of year.

In Antarctica, one of the coldest places on Earth, sea ice was second-lowest on record, tied for 2022, as scientists worry the climate crisis is having a stronger impact on this isolated region.

The Northern Hemisphere also experienced an unusually warm winter. Not only did Great Lakes ice cover reach historic lows in February, it was also the warmest February on record for North America and Europe, disrupting local economies that rely on winter recreational activities such as skiing.

Meanwhile, parts of the planet also saw water-related disasters on both ends of the spectrum — dry and wet. As Ecuador and Madagascar faced heavy rainfall and destructive flooding, parts of southern Africa saw one of the driest Februarys in 40 years.

Source: NBC News.

Islande : suite de l’éruption et essaim sismique sur l’Askja // Iceland : the eruption continues ; seismic swarm at Askja

Alors que l’éruption se poursuit de manière assez stable sur la péninsule de Reykjanes, bien qu’en lent et régulier déclin de jour en jour, le Met Office indique que le 25 mars 2024 un essaim sismique comprenant une trentaine d’événements a été enregistré dans la partie nord-ouest de la caldeira de l’Askja.

Sur la Péninsule de Reykjanes, les mesures GPS de ces derniers jours montrent un soulèvement continu du sol dans le secteur de Svartsengi, mais à un rythme plus lent qu’auparavant. Cela laisse supposer que le magma continue de s’accumuler dans le réservoir malgré son évacuation par l’éruption en cours.

Image webcam de l’éruption sur la péninsule de Reykjanes au cours de l’après-midi du 26 mars 2024

Le séisme le plus significatif sur l’Askja avait une magnitude de M3,5 à une profondeur d’environ 5 km. Dans l’ensemble, l’activité sismique sur l’Askja est restée assez stable d’un mois à l’autre et inchangée jusqu’au 25 mars 2024. Auparavant, des séismes d’une magnitude supérieure à M3 avaient été détectés en janvier 2022 et octobre 2021.
La déformation sur l’Askja s’est poursuivie de manière stable pendant deux ans à partir de la fin de l’été 2021. À l’automne 2023, une accélération de la déformation du sol a été enregistré par les instruments. Les mesures les plus récentes montrent que la déformation du sol a de nouveau augmenté, même si elle reste à un niveau inférieur à celui d’avant l’automne 2023.
Une image satellite acquise le 19 mars 2024 montre une vue classique du lac de l’Askja (Oskjuvatn) pendant l’hiver, avec la majeure partie du lac recouverte de glace à l’exception des deux zones bien connues où se produit une activité géothermique permanente.
Source : Met Office islandais.

Caldeira de l’Askja en été (Photo: C. Grandpey)

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While the eruption is going on in a fairly stable way on the Reykjanes Peninsula, although slowly declining day after day, the Met Office indicates that on March 25th, 2024 a seismic swarm including about 30 events occurred in the NW part of the Askja caldera.

On the Reykjanes Peninsule, GPS measurements in recent days indicate ongoing land rise in Svartsengi, but it exhibits a slower rate than before. This suggests that magma continues to accumulate in the reservoir despite the ongoing eruption.

The largest earthquake recorded in the Askja area had a magnitude M3,5 at a depth of about 5 km. Overall, seismic activity in the Askja had been quite stable between months and unchanged until March 25th. Looking back, earthquakes with magnitude above M3 were detected in January 2022 and October 2021.

Deformation at Askja continued in a stable way during two years starting at the end of summer 2021. In autumn 2023, a change in velocity was recorded bt the instruments. However, the most recent ground deformation measurements suggest that the rate has increased again, even though it remains at lower rates than before autumn 2023.

A satellite image acquired on March 19th, 2024 shows a typical winter view of Askja lake, where most of the lake is covered by ice except for the two well-known areas characterized by persistent geothermal activity.

Source : Icelandic Met Office.