Quelques nouvelles volcaniques supplémentaires // Some more volcanic news

Bonne nouvelle pour les touristes qui ont prévu de se rendre sur l’île éolienne de Stromboli. A partir du 7 avril 2023, les excursions sur le volcan sont à nouveau autorisées jusqu’à 400 mètres d’altitude avec l’accompagnement obligatoire des guides locaux. Les mêmes conditions s’appliquent aussi sur le côté Ginostra. L’accès au sommet du Stromboli reste strictement interdit. Depuis l’épisode éruptif du 4 décembre 2022, les excursions se limitaient à l’altitude 290 mètres.
La réouverture de l’ascension jusqu’à 400 mètres d’altitude – même si rien ne vaut le spectacle depuis le sommet – était très attendue par les centaines de randonneurs, principalement étrangers, qui visitent les îles Éoliennes pendant les vacances de Pâques.
A noter que juste après la signature de l’ordonnance par la maire de Lipari, une forte explosion, qualifiée de majeure par l’INGV, s’est produite à 13h04 sur le Stromboli. Deux autres explosions, de moindre intensité ont également été enregistrées. Les trois explosions ont été ressenties par la population, même du côté de Ginostra. Il y a eu des retombées de cendres et autres matériaux sur la zone sommitale. Aucun dommage n’a été signalé.

Si l’accès au Stromboli est moins restrictif, il n’en va pas de même de Vulcano où l’accès au cratère de la Fossa reste interdit. Il se pourrait qu’un accès alternatif soit bientôt proposé, mais aucune date n’a été communiquée.

Loin de là, au Kamchatka, le Bezymianny a connu, le 7 avril 2023 à 5h38 (UTC), une nouvelle crise éruptive qui a incité le KVERT à faire passer l’alerte aérienne au Rouge. Le panache de cendre est monté jusqu’à 12 km d’altitude.

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Good news for tourists who have planned to visit the Aeolian island of Stromboli. From April 7th, 2023, excursions to the volcano are again authorized up to 400 meters above sea level with the compulsory accompaniment of local guides. The same conditions also apply on the Ginostra side. Access to the summit of Stromboli remains strictly prohibited. Since the eruptive episode of December 4th, 2022, excursions had been limited to 290 meters a.s.l.
The reopening of the ascent up to 400 meters above sea level – even if nothing beats the show from the Pizzo – was eagerly awaited by the hundreds of hikers, mainly foreigners, who visit the Aeolian Islands during the Easter vacation.
It should be noted that just after the signing of the ordinance by the mayor of Lipari, a strong explosion, qualified as major by INGV, occurred at 1:04 p.m. on Stromboli. Two other explosions, of less intensity were also recorded. The three explosions were felt by the population, even on the side of Ginostra. There was ashfall on the summit area. No damage was reported.

If access to Stromboli is less restrictive, the same does not apply to Vulcano where access to the Fossa crater remains prohibited. An alternative access might soon be suggested, but no date has been revealed.

Far from there, in Kamchatka, Bezymianny went through a new eruptive crisis on April 7, 2023 at 5:38 (UTC), which incited KVERT to raise the Aviation Color Code to Red. The ash plume rose to 12 km above sea level.

Exemple d’épisode éruptif sur le Bezymianny (Crédit photo: KVERT)

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques informations sur l’activité volcanique dans le monde.

Selon un rapport de pilote, une nouvelle éruption a peut-être commencé sur le Yasur (Vanuatu) le 4 avril 2023. Les dernières données du système de surveillance montrent des explosions modérées à faibles, des émissions de vapeur, de gaz et de cendres, avec des bombes qui retombent à l’intérieur du cratère. Cependant, certaines explosions sont plus violentes et des bombes retombent dans et autour du cratère.
Pour le moment, la zone de danger reste inchangée : zone A (cercle rouge) sur la carte ci-dessous.
Le niveau d’alerte volcanique est à 2 depuis le 28 octobre 2016.

Le site web du GeoHazards Department nr mentionne pas cette possible éruption.

Source : The Watchers.

Dans le même temps, le cône du lac Voui sur l’île d’Ambae continue d’émettre de la vapeur et des gaz avec parfois de la cendre. Le niveau d’alerte reste à 2 et le public est invité à rester en dehors de la zone de danger de 2 km de rayon autour des bouches actives dans le lac Voui.
Source : GeoHazards.

Crédit photo: Geo Hazards

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Le maire de Lipari a prorogé jusqu’à la fin du mois d’avril 2023 l’ordonnance qui définit les restrictions sur l’île de Vulcano (Iles Eoliennes / Sicile). L’accès au cratère de La Fossa reste donc interdit. On attend de possibles allégements des restrictions. Il est question d’un circuit alternatif, sévèrement contrôlé par des caméras, qui permettrait la visite du cratère. Affaire à suivre.

Photo: C. Grandpey

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Comme je l’ai indiqué précédemment, une quarantaine de familles ont été évacuées sur les pentes du Nevado del Ruiz (Colombie) suite à une forte intensification de l’activité sismique.

On enregistrait encore 10 400 secousses le 1er avril 2023. L’événement le plus significatif avait une magnitude de M 3,1. Le 2 avril, 5 400 événements de terre ont encore été enregistrés. Les émissions de cendres et de gaz sont toujours présentent, jusqu’à 1,2 km au-dessus du sommet. Des retombées de cendres ont été signalées dans plusieurs localités.
Source : SGC.

Le gouvernement colombien tente d’accélérer l’évacuation de quelque 2 500 familles vivant au plus près du Nevado del Ruiz. Les autorités ne veulent pas d’une réplique de la catastrophe qui a tué 25 000 personnes en 1985. Le bétail – essentiel pour de nombreuses familles dans la zone rurale – peut être déplacé lui aussi ; sinon, les fermiers seront autorisés à revenir pendant la journée pour s’occuper des animaux.
Quelque 57 000 personnes vivent dans la zone à risque du volcan. Cependant, selon plusieurs agences de presse, certains habitants, dont des familles qui ont échappé à l’éruption dévastatrice de 1985, disent qu’ils ne partiront pas.
Les autorités expliquent que les évacuations préventives sont nécessaires car le mauvais réseau de communication peut empêcher d’entrer en contact avec des personnes vivant le plus près du volcan en cas d’éruption imminente.

Crédit photo: Wikipedia

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À la frontière entre le Chili et l’Argentine, mais surtout située du côté chilien, la caldeira de Laguna del Maule contient un groupe de petits stratovolcans, des dômes de lave et des cônes pyroclastiques du Pléistocène à l’Holocène.
Une hausse de la sismicité est détectée depuis le 30 mars 2023, ce qui a poussé les autorités chiliennes à relever le niveau d’alerte du Vert au Jaune le 3 avril 2023. La sismicité inclut des événements volcano-tectoniques, généralement associés au mouvement du magma sous le volcan. Les événements ont des magnitudes de M 2,5, M 2,8 et M 2,9, à des profondeurs comprises entre 4,5 et 8 km, dans le secteur de Nieblas.
La dernière éruption de ce volcan a eu lieu en 50 avant notre ère.
Source : SERNAGEOMIN.

Crédit photo: Wikipedia

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Persistance de l’inflation sur le flanc ouest de l’Asama (Japon). Le nombre de séismes volcaniques peu profonds continue d’augmenter. Les émissions de SO2 sont également en hausse.
Le niveau d’alerte reste à 2 (sur une échelle de 1 à 5). Le public doit être conscient du risque de chute de gros blocs volcaniques et de coulées pyroclastiques à moins de 2 km du cratère.
Source : JMA.

Crédit photo: Wikipedia

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L’éruption du Lewotolok (Indonésie) se poursuit. Les panaches de gaz s’élèvent jusqu’à 700 m au-dessus du sommet. Une image de webcam a montré de l’incandescence du sommet le 4 avril 2023. Le niveau d’alerte reste à 2 (sur une échelle de 1 à 4) et le public doit rester à au moins 2 km du cratère sommital.
Source : PVMBG.

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En Equateur, une forte activité est observée sur le Sangay avec des explosions quotidiennes, des périodes de tremor, et des émissions de gaz, de vapeur, de cendres. On peut voir de l’incandescence au niveau du cratère. Le niveau d’alerte est maintenu au Jaune (le deuxième niveau sur une échelle de quatre couleurs).

Toujours en Equateur, l’éruption du Reventador est actuellement modérée. La sismicité se caractérise par des explosions, des séismes longue période, des périodes de tremor harmonique et des signaux indiquant des émissions. Le nombre d’explosions quotidiennes varie de 24 à 45. Les panaches s’élèvent jusqu’à 1,3 km au-dessus du sommet. Des blocs incandescents roulent encore jusqu’à 700 m sur les flancs du volcan. Le niveau d’alerte est maintenu à Orange (le deuxième niveau sur une échelle de quatre couleurs).
Source : Instituto Geofisico.

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L’activité reste globalement stable sur les autres volcans.

Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous en trouverez d’autres (en anglais) en lisant le bulletin hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news about volcanic activity around the world.

According to a pilot’s report, a new eruption may have started at Yasur (Vanuatu) on April 4th, 2023. Latest data analysis from the monitoring system shows moderate to low explosions, emissions of steam, gas and ash including bombs that fall inside the crater. However, some explosions are more intense and volcanic bombs fall in and around the summit crater.

For the time being, the danger zone remains unchanged : zone A (red circle) in the map below.

The Volcanic Alert Level has been at 2 since October 28th, 2016.

No mention of a possible eruption is made on the website of the GeoHazards Department.

Source : The Watchers.

Meantime, the cone in Ambae’s Lake Voui continues to produce steam and gas emissions with occasional ash. The Alert Level remains at 2 and the public is askedto stay outside the 2-kmradius Danger Zone around the active vents in Lake Voui.

Source: Geo-Hazards.

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The mayor of Lipari has extended until the end of April 2023 the ordinance that defines the restrictions on the island of Vulcano (Aeolian Islands / Sicily). Access to the crater of La Fossa therefore remains prohibited. Possible easing of restrictions is expected. There is talk of an alternative circuit, strictly controlled by cameras, which would allow the visit of the crater. Wait and see.

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As I indicated previously, about forty families were evacuated on the slopes of Nevado del Ruiz (Colombia) following a strong increase in seismic activity.

A total of 10,400 earthquakes were still recorded on April 1st, 2023, with the largest event reaching M 3.1. On April 2nd, a total of 5,400 earthquakes were recorded. Ash-and-gas emissions persisted and rose 1.2 km above the summit. Ashfall was reported in several municipalities.

Source : SGC.

Colombia’s government is trying to speed up the evacuation of some 2,500 families living closest to the Nevado del Ruiz volcano. Authorities do not want a replica of the disaster that killed 25,000 people in 1985. The livestock – critical to many livelihoods in the rural area – may be moved as well, or farmers will be allowed to return during the day to care for the animals.

However, according to several press agencies, some residents, including families who survived the devastating 1985 eruption, say they will not go. Some 57,000 people live in the volcano’s hazard zone.

Authorities say that the preventative evacuations are necessary because poor communication infrastructure may make it difficult to contact those living closest to the volcano in the event of an imminent eruption.

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On the border between Chile and Argentina, but mostly on the Chilean side, the Laguna del Maule caldera contains a cluster of small stratovolcanoes, lava domes, and pyroclastic cones of Pleistocene-to-Holocene age.

An increase in seismicity has been detected since March 30th, 2023, prompting Chilean authorities to raise the Alert Level from Green to Yellow on April 3rd, 2023. The seismicity is characterized by volcano-tectonic events, commonly associated with magma movement below the volcano. The events have magnitudes of M 2.5, M 2.8 and M 2.9, at depths between 4.5 and 8 km, located in the Nieblas sector.

The last eruption at this volcano took place in 50 BCE.

Source : SERNAGEOMIN.

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Inflation is persisting on Asamayama‘s W flank (Japan) and the number of shallow volcanic earthquakes continues to increase. SO2 emissions are increasing too.

The Alert Level remains at a 2 (on a scale of 1-5). The public should be aware of the risk of large volcanic blocks and pyroclastic flows within 2 km of the crater.

Source : JMA.

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The eruption at Lewotolok (Indonesia) continues. Gas plumes rise as high as 700 m above the summit. A webcam image showed summit incandescence on April 4th, 2023. The Alert Level remains at 2 (on a scale of 1-4) and the publicshould stay at least 2 km away from the summit crater.

Source : PVMBG.

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In Ecuador, a high level of activity is observed at Sangay with daily explosions, periods of tremor, and gas, steam, ash emissions. Incandescence can be seen at the crater. The Alert Level is kept at Yellow (the second lowest level on a four-color scale).

Still in Ecuador, the eruption of Reventador is currently moderate. Seismicity is characterized by explosions, long-period earthquakes, periods of harmonic tremor, and signals that indicate emissions. The number of daily explosions ranges from 24 to 45. The plumes rise as high as 1.3 km above the summit. Incandescent blocks are still rolling as far as 700 m down the flanks in all directions. The Alert Level is kept at Orange (the second highest level on a four-color scale).

Source : Instituto Geofisico.

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Activity remains globally stable on other volcanoes.

This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

Les volcans de Vénus // Venus volcanoes

On découvre ces jours-ci dans la presse scientifique internationale « la carte la plus détaillée des volcans de Vénus. » C’est aussi la cartevolcanique la plus complète de toutes les planètes du système solaire.
La carte fait apparaître l’emplacement et la taille des 85 000 reliefs volcaniques découverts sur Vénus à ce jour. Pendant des années, les scientifiques ont pensé que les volcans de Vénus étaient éteints depuis longtemps. Cependant, la récente découverte d’un volcan actif sur Vénus au début de l’année 2023 a changé la donne et ravivé l’intérêt des planétologues pour cette planète.
La carte, publiée le 29 mars 2023, représente le catalogue le plus complet du volcanisme planétaire, y compris sur Terre. La plupart des volcans de notre planète n’ont pas encore été découverts car ils sont cachés sous l’eau, au fond de l’océan. La différence, c’est que Vénus a tous ses volcans en surface, ce qui permet de repérer et d’étudier la plupart d’entre eux. Les chercheurs espèrent que le nouveau catalogue permettra de mieux comprendre comment les volcans de différentes tailles se forment, se répartissent et évoluent à la surface de Vénus.
Les seules informations dont disposent actuellement les astronomes sur le volcanisme de Vénus proviennent d’images envoyées par le vaisseau spatial Magellan de la NASA au début des années 1990. L’équipe scientifique qui a confectionné la carte a utilisé ces données vieilles de 30 ans pour dresser l’inventaire complet des volcans vénusiens. Les chercheurs ont classé les volcans de la base de données en trois groupes en fonction de leur taille : les petits reliefs (moins de 5 kilomètres) de diamètre, les volcans de taille intermédiaire (entre 5 et 100 km) et les grands volcans (plus de 100 km de large).
La carte a révélé que de nombreux petits volcans, oubliés auparavant, constituent une grande partie du catalogue. Ils représentent environ 99 % de l’ensemble des données. À l’autre extrémité du spectre des tailles, les scientifiques ont découvert que les grands volcans sont peu nombreux et se regroupent près de l’équateur vénusien. Les chercheurs ont également remarqué que les volcans de Vénus ont tendance à être ou très petits, ou assez grands, avec peu de tailles intermédiaires. On trouve ces formes de relief de taille moyenne essentiellement dans l’hémisphère oriental de la planète. Fait intéressant, l’équipe n’a trouvé aucun volcan autour du pôle sud de la planète, ce qui reste un mystère.
Les scientifiques expliquent que ces découvertes permettent de mieux comprendre les processus qui se produisent à l’intérieur de Vénus. Le nombre de volcans et leur taille pourraient s’expliquer par des quantités spécifiques de magma actif sous la surface de la planète, ou par le rythme des éruptions sur Vénus.
Bien que le dernier catalogue dévoile 50 fois plus de volcans que précédemment, l’équipe scientifique pense qu’il y en a d’autres à découvrir. Par exemple, des volcans extrêmement petits avec seulement 1 km de diamètre étaient trop insignifiants pour être visibles dans les anciennes données de Magellan.
Les scientifiques espèrent que de tels petits volcans seront découverts par la mission Vénus VERITAS de la NASA, qui est conçue pour percer l’atmosphère épaisse de la planète et aura la capacité de remarquer des changements centimétriques à sa surface. Cependant, en raison de problèmes financiers, la NASA a dû reporter indéfiniment cette mission.
Source : space.com et d’autres médias internationaux.

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One can find these days in the international scientific press « the most detailed map of volcanoes on Venus. » It is also the most complete volcano map of all planets in the solar system.

The map reveals the locations and sizes of all 85,000 volcanic landforms discovered on Venus to date. For years, scientists thought that Venus’ volcanism had long been extinct. However, the discovery of a recently active volcano on Venus in early 2023 renewed interest among planetary scientists who looked for more live volcanoes on the planet’s surface.

The map, released on March 29th, 2023, is the most complete catalog of volcanism on any world, including Earth. Most of Earth’s volcanoes are yet to be found because they are hidden underwater on the planet’s ocean floor. Venus, however, displays all volcanoes on its surface, allowing scientists to spot and study most of them. The researchers hope the new catalog will provide better understanding about how volcanoes of various sizes form, spread and evolve across the surface of Venus.

The only information astronomers currently have about volcanism on Venus is from images sent by NASA’s Magellan spacecraft in the early 1990s. The scientific team behind the latest study used that 30-year-old data to put together the comprehensive inventory of Venusian volcanoes. Researchers categorized all volcanoes in the database into three groups based on their sizes: small landforms (less than 5 kilometers) in diameter, intermediate sizes (between 5 and 100 km) and large volcanoes (more than 100 km wide.)

The map revealed that numerous small volcanoes, which were previously overlooked, make up much of the catalog. They represent about 99% of the dataset. On the other end of the spectrum of volcanic sizes, the scientists found that large volcanoes are few in number, and are clustered near the Venusian equator. The team also noticed that volcanoes on Venus have a tendency to be either very small or quite large, with few volcanic landforms of intermediate sizes. Such moderately sized landforms were found to be huddled on the planet’s eastern hemisphere. Interestingly, the team did not find any volcanoes around the planet’s south pole, which is still a mystery.

Scientists say these findings shed more light on the processes occurring in the interior of Venus. The number of volcanoes and their sizes could be explained by specific amounts of magma swirling underneath the planet’s surface, or by the rates at which volcanoes erupt on Venus.

Although the latest catalog unveils 50 times more volcanoes than what researchers thought existed on the planet’s surface, the scientific team thinks there are more waiting to be discovered. For example, extremely small volcanoes spanning just1 km in diameter are too tiny to be spotted in the old Magellan data.

Scientists hope such small volcanoes will be found by NASA’s Venus mission VERITAS, which is designed to see through the planet’s thick atmosphere and has the ability to notice centimeter-sized changes on its surface. However, because of financial problems, NASA had to postopone the VERITAS mission indefinitely.

Source :  space.com and other international news media.

Source : Rebecca Hahn, Washington University in St. Louis

Source : sonde Magellan de la NASA

Mauvaises nouvelles de l’Antarctique // Bad news from Antarctica

Pour la deuxième année consécutive, la surface occupée par la glace de mer autour de l’Antarctique a atteint son plus bas niveau depuis le début des relevés.
Contrairement à la calotte glaciaire, la glace de mer est de l’eau de mer gelée qui flotte à la surface de l’océan autour des régions polaires sur Terre. Elle se forme à des températures beaucoup plus basses que la glace d’eau douce, à environ – 1,8°C. La glace de mer se forme pendant l’hiver et finit par atteindre son étendue maximale. Elle fond ensuite au printemps et en été pour atteindre son étendue minimale.
En Antarctique, où les saisons sont inversées par rapport à l’hémisphère nord, la glace de mer atteint son étendue maximale en septembre ; elle couvre alors environ 18,5 millions de kilomètres carrés. Le NSIDC explique qu’au moment de l’étendue minimale, fin février, la glace de mer ne couvre plus qu’environ 2,5 millions de kilomètres carrés.
En 2022, l’étendue minimale de la glace de mer était inférieure à 2 millions de kilomètres carrés, la surface la plus faible depuis que les scientifiques ont commencé à mesurer l’étendue de la glace de mer avec les satellites en 1979. Le 21 février 2023, la surface occupée par la glace de mer était de seulement 1,8 million de kilomètres carrés, ce qui est environ 40 % de moins que la moyenne observée entre 1981 et 2010,.
Le minimum était prévu après un mois de janvier extraordinairement chaud, le septième plus chaud depuis le début des relevés il y a 174 ans. L’étendue minimale de la glace de mer en Antarctique continuera probablement de diminuer au cours des prochaines décennies, aidée en cela par la hausse des températures en raison du réchauffementt climatique d’origine anthropique.
La fonte de la glace de mer est un réel problème.Elle est indispensable à la faune polaire, comme les manchots en Antarctique et les ours polaires dans l’Arctique qui utilisent la glace comme plate-forme de chasse.
Plus important encore, la glace de mer permet de stabiliser la glace de l’Antarctique. La diminution de la glace de mer signifie que les vagues viennent de plus en plus souvent percuter la côte le long de la calotte glaciaire, minant les plates-formes autour de l’Antarctique. L’instabilité des plates-formes glaciaires pourrait, à son tour, menacer des grands glaciers, tels que le Pine Island et le Thwaites. Sans les plates-formes pour les protéger, ces glaciers avanceraient dans l’océan où leur fonte contribuerait à l’élévation du niveau de la mer dans le monde. La fonte de la glace de mer n’a pas d’eefet sur le niveau de la mer car elle flotte à sa surface comme un glaçon dans un verre.
Source : Yahoo News, National Snow and Ice Data Center (NSIDC).

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For the second year in a row, the amount of sea ice surrounding Antarctica has reached its lowest level since modern records began.

Differently from the ice sheet, sea ice is frozen seawater that floats on the ocean’s surface around the Earth’s polar regions. It forms at much lower sustained temperatures than freshwater ice does, at around minus 1.8 degrees Celsius. Sea ice builds up during the winter until it reaches its maximum extent, and then melts away in the spring and summer until it reaches its minimum extent.

In Antarctica, where sseasons are inverted relative to the Northern Hemisphere, sea ice normally reaches its maximum extent in September, when sea ice covers around 18.5 million square kilometers. NSIDC explains that at its minimum extent, at the end of February, historically only around 2.5 million square kilometers remain.

In 2022, the minimum sea ice extent was less than 2 million square kilometers, the lowest total since scientists began recording sea ice extent with satellites in 1979. On February 21st, 2023, that number had shrunk to just 1.8 million square kilometers, which is roughly 40%  less than the average between 1981 and 2010,.

The record-breaking minimum was expected after an extraordinarily hot January, which was the seventh warmest since records began 174 years ago. Antarctica’s minimum sea ice extent will likely continue to decrease in the coming decades as global temperatures rise as a result of human-caused climate change.

The melting of sea ice is a real problem. Sea ice is crucial for polar predators, such as penguins in Antarctica and polar bears in the Arctic, which use the ice as a platform for hunting.

More importantly, sea ice also helps stabilize ice on Antarctica. Lower sea ice extent means that ocean waves will pound the coast of the ice sheet, further reducing ice shelves around Antarctica. Ice shelf instability could, in turn, threaten massive glaciers, such as the Pine Island and Thwaites glaciers. Without the ice shelf as a buttress, these glaciers will travel into the ocean where their melting will contribute to the rise of sea level in the world. Melting sea ice has no effect on sea level because it floats on the surface like an ice cube in a glass.

Source : Yahoo News, National Snow and Ice Data Center (NSIDC).

Diagramme montrant la couverture de glace de mer en Antarctique grâce aux données satellitaires le 21 février 2023. La ligne jaune représente la lisière moyenne de la glace de mer entre 1981 et 2010. (Source : NSIDC)