Volcans du monde // Volcanoes of the world

Plusieurs événements ont été signalés depuis ma dernière note sur l’activité volcanique dans le monde.

En raison des mauvaises conditions météorologiques, le site de l’éruption dans la Meradalir (Islande) a été fermé ces derniers jours et a rouvert le 10 août 2022. L’éruption se déroule de manière assez stable. La sismicité est faible sur la péninsule de Reykjanes et le tremor éruptif semble également stable. Le Met Office islandais indique qu’il pourrait s’agir d’une éruption de longue durée.

Le débit était d’environ 32 mètres cubes par seconde pendant les premières heures de l’éruption, puis il a diminué à une moyenne de 18 mètres cubes par seconde le 4 août 2022, date à laquelle environ 1,6 million de mètres cubes de lave avaient recouvert une zone de 0,14 kilomètres carrés. L’épaisseur moyenne de la coulée était d’environ 11 m.

Selon un volcanologue islandais, la lave émise par l’éruption a presque atteint le col qui se trouve dans la partie orientale de la Meradalir et il n’est pas impossible qu’elle se mette à couler en direction de la Suðurstrandarvegur (Rte 427). Cette route se trouve le long de la côte sud de la péninsule de Reykjanes, entre Grindavík et Ölfus. The distance. Il y a environ quatre kilomètres entre le col et la route. Selon le volcanologue, il manque à la lave environ un mètre de heuteur pour qu’elle prenne la direction de la route. Si c’est le cas, la lave pourrait mettre de deux à trois semaines – voire seulement quelques jours – pour atteindre la route si l’éruption continue au rythme actuel où elle couvre 15 mètres carrés par seconde. La lave peut également couler traverser un sentier dans les collines de Fagradalsfjall. Elle peut également couvrir une zone où un câble à fibre optique a été installé dans le sol. Affaire à suivre.

Source: Iceland Review.

Image webcam

++++++++++

Le Met Office islandais (IMO) indique que la sismicité sur le Grímsvötn a retrouvé un niveau normal au cours des derniers jours. Aucune fluctuation significative n’a été observée dans les données géochimiques ou de déformation. En conséquence, la couleur de l’alerte aérienne a été abaissée au Vert le 9 août 2022.

Source: IMO

++++++++++

L’Agence météorologique japonaise (JMA) indique que pour la première fois en 1 000 ans, des épisodes éruptifs auraient eu lieu au large de la côte sud du volcan Ioto, également connu sous le nom d’Iwoto, Iwojima et Iojima. Situé dans la partie centrale des îles volcaniques de l’arc Izu-Marianas, Ioto se trouve à l’intérieur d’une caldeira sous-marine de 9 km de large.
De petites séquences éruptives ont commencé le 11 juillet 2022, à quelque 900 m de la côte. Du 12 au 15 juillet, elles se sont produites toutes les 5 minutes et se sont poursuivies tout le reste du mois, avec des colonnes d’eau atteignant 30 m de hauteur.
L’analyse des roches qui se sont échouées sur l’île a montré de petites cavités. les scientifiques pensent qu’il s’agit probablement de la lave refroidie, d’autant plus que la température à l’intérieur de certaines roches atteignait 120 °C.
Les derniers épisodes éruptifs sont probablement les premiers depuis ceux survenus il y a environ 1 300 ans. Une éruption majeure s’est produite il y a environ 100 000 ans, laissant derrière elle une caldeira de 10 km de large.
Source : JMA, Smithsonian Institution.

 

 

Le Ioto le 9 août 2022 (Source: Copernicus EU/Sentinel-2, The Watchers)

++++++++++

Une incandescence est encore observée la nuit au niveau du cratère Minamidake du Sakurajima (Japon). Les panaches de cendres s’élèvent jusqu’à 2,8 km au-dessus du cratère et des matériaux sont éjectés jusqu’à 1,3 km au-dessus du sommet. Le niveau d’alerte reste à 3
Source : JMA.

++++++++++

On enregistre 3 à 10 explosions par heure sur le Fuego (Guatemala). Elles éjectent des matériaux incandescents à 100-300 m au-dessus du sommet. Elles génèrent également des panaches de cendres qui s’élèvent jusqu’à 1,1 km au-dessus du cratère. Des retombées de cendres sont toujours signalées dans les zones sous le vent. Des ondes de choc secouent chaque jour les structures dans les localités autour du volcan. Des avalanches de blocs descendent plusieurs ravines sur les flancs du Fuego.
Source : INSIVUMEH.

++++++++++

L’éruption de l’Anak Krakatau (Indonésie) se poursuit. Les événements éruptifs génèrent des panaches de cendres denses qui s’élèvent jusqu’à 1,5 km au-dessus du sommet. L’incandescence au niveau ou à proximité de la bouche active est visible de nuit la plupart du temps. Le niveau d’alerte reste à 3 (sur une échelle de 1 à 4).
Source : CVGHM.

++++++++++

L’activité du Sabancaya (Pérou)se caractérise par une moyenne quotidienne de 19 explosions qui génèrent. des panaches de gaz et de cendres atteignant 2,7 km au-dessus du sommet. Le niveau d’alerte reste à Orange.
Source : IGP.

 

++++++++++

Au Kamtchatka, la couleur de l’alerte aérienne reste à Orange pour le Karymsky, le Sheveluch et l’Ebeko, et Jaune pour le Bezymianny.
Source : KVERT.

++++++++++

A l’attention de ceux qui visiteront le Stromboli (Sicile), le volcan produit des explosions à partir de deux bouches dans la zone du cratère nord et de deux autres dans la zone du cratère centre-sud. Les explosions de faible intensité de la zone nord éjectent principalement de la cendre, ainsi que des matériaux à une hauteur de 80 à 150 m, à raison de 2 à 6 explosions par heure. Les explosions de faible intensité au niveau des deux bouches de la zone sud se produisent à un rythme de 3 à 4 événements par heure.
Source : INGV.

°°°°°°°°°°

Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous en trouverez d’autres (en anglais) en lisant le bulletin hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

——————————————–

Several events have been reported since my previous post about volcanic activity around the world.

Due to poor weather conditions, the eruption site in Meradalir (Iceland) was closed in the past days and reopened on August 10th, 2022. The eruption is going on in a fairly stable way. Seismicity is low on the Reykjanes Peninsula and the eruptive tremor looks stable too. The Icelandic Met Office warns that it could be a long-term eruption.

The flow rate was about 32 cubic meters per second during the initial hours of the eruption, then decreased to an average of 18 cubic meters per second on August 4th, 2022, by which time about 1.6 million cubic meters of lava had covered an area of 0.14 square kilometers. The average flow thickness was around 11 m.

According to an Icelandic volcanologist, lava from the eruption at Fagradalsfjall has almost reached the pass in the eastern part of Meradalir and it looks like it would flow in the direction of  Suðurstrandarvegur Rte 427). This road runs along the south coast of the Reykjanes peninsula between the villages of Grindavík and Ölfus. The distance is approximately four kilometers from the pass to the road. According to the volcanologist, it will only take maybe a metre or so for it to overflow. If it does, it will take the lava anywhere from two to three weeks – or even just a few days – to flow to the road, if the volcanic eruption maintains the same output. The production of the eruption is now 15 square meters per second. Lava may also flow over a walking path which is in the hills of Fagradalsfjall and it could also cover an area where a fiber optic cable has been installed in the ground.

Source: Iceland Review.

++++++++++

The Icelandic Met Office (IMO) indicates that seismicity at Grímsvötn has declined to normal levels during the past few days, and no significant fluctuations were observed in geochemical or deformation data. As a consequence, the Aviation Color Code was lowered to Green on August 9th, 2022.

++++++++++

The Japan Meteorological Agency (JMA) reports that for the first time in 1 000 years, volcanic eruptions are believed to have taken place just off the southern coast of Ioto volcano, also known as Iwoto, Iwojima and Iojima. Located in the central Volcano Islands portion of the Izu-Marianas arc, Ioto lies within a 9-km-wide submarine caldera.

Small eruptions started on July 11th, 2022, some 900 m from the coast. From July 12th to 15th, they occurred every 5 minutes, and continued through the rest of the month, creating water columns up to 30 m high.

Analysis of the rocks that washed ashore on the island showed small cavities inside the rocks, which are believed to be cooled lava. In addition, the temperature inside some of the rocks was as high as 120 °C.

The most recent magma eruptions were probably the first since those that occurred about 1 300 years ago. A large-scale eruption of the volcano occurred about 100 000 years ago, leaving a 10-km- wide caldera in its center.

Source: JMA, Smithsonian Institution.

++++++++++

Nighttime incandescence is still observed at Sakurajima‘s Minamidake Crater (Japan).Volcanic plumes rise as high as 2.8 km above the crater and material is ejected as high as 1.3 km above the summit. The Alert Level remains at 3

Source: JMA.

++++++++++

3-10 explosions per hour are recorded at Fuego (Guatemala), ejecting incandescent material 100-300 m above the summit. They generate ash plumes that rise as high as 1.1 km above the crater. Ashfall is still reported in areas downwind. Daily shock waves rattle structures in communities around the volcano. Block avalanches descend several drainages.

Source: INSIVUMEH.

++++++++++

The eruption at Anak Krakatau (Indonesia) continues. Eruptive events produce dense ash plumes that rise as high as 1.5 km above the summit Incandescence at or near the active vent can be seen at night on most days.The Alert Level remains at 3 (on a scale of 1-4).

Source: CVGHM.

++++++++++

Activity at Sabancaya (Peru) is characterized by a daily average of 19 explosions that generate. gas-and-ash plumes as high as 2.7 km above the summit. The Alert Level remains at Orange.

Source: IGP.

++++++++++

In Kamchatka, the aviation colour codes remain at Orange for Karymsky, Sheveluch and Ebeko, and Yellow for Bezymianny.

Source: KVERT.

++++++++++

To the attention of those who will visit Stromboli (Sicily), activity is characterized by ongoing explosions from two vents in the North Crater area and two vents in the South-Central Crater area. Low-intensity explosions from Area N eject mostly ash, with some course material, 80-150 m high at a rate of 2-6 explosions per hour. Low-intensity explosions at two South vents occur at a rate of 3-4 events per hour.

Source: INGV.

°°°°°°°°°°

This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

La banquise antarctique à son minimum // The Antarctic sea ice at its minimum

Le service européen sur le changement climatique Copernicus nous apprend que la banquise de l’Antarctique a atteint au mois de juillet 2022 sa plus petite surface jamais enregistrée pour un mois de juillet en 44 ans de relevés satellitaires. Cette information ne fait que confirmer une année déjà alarmante

Grâce aux satellites, les scientifiques disposent depuis 1979 de mesures très précises des étendues des banquises des pôles nord et sud grâce. La banquise est la glace qui flotte à la surface de l’océan; sa fonte ne fait donc pas monter le niveau de la mer, mais elle contribue indirectement au réchauffement climatique, car l’océan découvert absorbe plus de chaleur par absence de l’albédo. .

En Arctique comme en Antarctique, la banquise fond l’été et se reforme l’hiver. A long terme, la fonte est rapide au Groenland et dans l’Arctique, mais à l’inverse, dans l’Antarctique, la tendance était jusqu’à présent modestement à la hausse, malgré des variations annuelles et régionales importantes.

La banquise antarctique ne s’est reformée en juillet, qui est l’hiver dans l’hémisphère sud, que sur 15,3 millions de kilomètres carrés en moyenne, soit 1,1 million de km2 de moins (soit 7%) que la moyenne pour ce mois entre 1991 et 2020,.

A la fin de l’été austral, en février, la banquise avait rétréci à son plus bas historique, ce qui avait affolé les scientifiques. Elle était 30% plus petite que la moyenne sur trois décennies entre 1981 et 2010. Depuis février, elle est restée inférieure aux moyennes de saison. En juin déjà, elle avait atteint son plus bas historique pour le mois. D’après Copernicus, ces variations brutales montrent que la compréhension du phénomène de réchauffement climatique dans cette région du monde est aujourd’hui encore imparfaite.

Dans l’Arctique, la situation n’est pas meilleure puisque la banquise y affiche une superficie inférieure de 4% à la moyenne en juillet. Il s’agit de la 12ème plus faible étendue jamais enregistrée pour ce mois. Comme en Antarctique, la fonte de cette glace ne fait pas monter le niveau de la mer, mais elle contribue indirectement au réchauffement climatique, car l’océan découvert absorbe plus de chaleur.

L’année 2022 est en train d’enregistrer de tristes records climatiques. Selon l’Organisation météorologique mondiale (OMM), le mois de juillet a notamment été l’un des trois plus chauds jamais enregistrés dans le monde.

Source: médias d’information internationaux.

——————————————-

The European climate change service Copernicus informs us that the Antarctic sea ice reached in July 2022 its smallest area ever recorded for a month of July in 44 years of satellite data
Thanks to satellites, scientists have collected very precise measurements since 1979 of the extent of the sea ice at the North and South Poles. Sea ice is the ice that floats on the surface of the ocean; its melting therefore does not raise the sea level, but it contributes indirectly to global warming, because the open ocean absorbs more heat due to the absence of albedo. .
In the Arctic as in Antarctica, sea ice melts in summer and re-forms in winter. In the long term, melting is rapid in Greenland and the Arctic, but conversely, in Antarctica, the trend has so far been modestly increasing, despite significant annual and regional variations.
The Antarctic sea ice reformed in July, which is winter in the southern hemisphere, only over 15.3 million square kilometers on average, or 1.1 million km2 (or 7%) less than the average for this month between 1991 and 2020,.
At the end of the austral summer, in February, the ice sheet had shrunk to its historic low, which had panicked scientists. It was 30% smaller than the three-decade average between 1981 and 2010. Since February, it has remained below seasonal averages. Already in June, it had reached its all-time low for the month. According to Copernicus, these brutal variations show that the understanding of the phenomenon of global warming in this region of the world is still imperfect today.

In the Arctic, the situation is no better since the sea ice shows an area 4% lower than the average in July. This is the 12th lowest extent on record for this month. As in Antarctica, the melting of this ice does not raise sea levels, but it indirectly contributes to global warming, as the open ocean absorbs more heat.

The year 2022 is setting sad climatic records. According to the World Meteorological Organization (WMO), the month of July was notably one of the three hottest on record in the world.
Source: international news media.

 

Anomalie de la température de l’air en surface pour le mois de juillet 2022

Le réchauffement climatique menace sérieusement l’Antarctique // Climate change poses greatest threat to Antarctica

Selon le dernier Rapport sur l’Etat de l’Environnement publié fin juillet 2022 par le gouvernement australien, le réchauffement climatique constitue la plus grande menace pour les écosystèmes de l’Antarctique et de l’océan Austral. Le rapport révèle que le réchauffement climatique est un facteur clé de changement en Antarctique, dans la région subantarctique et dans l’océan Austral. La pollution, le tourisme, la pêche commerciale et une présence humaine croissante affectent également l’Antarctique. Bien que l’environnement de l’Antarctique soit encore relativement en bon état, les pressions exercées sur le continent et l’océan qui l’entoure augmentent régulièrement. Par exemple, les plates-formes de glace fondent plus rapidement en raison du réchauffement de la partie supérieure de l’océan et de la basse atmosphère; l’empreinte humaine dans la région s’accentue et les captures de krill atteignent des niveaux jamais vus dans les années 1980.
Plus important encore, les auteurs du rapport ont trouvé des preuves sans équivoque des processus du réchauffement climatique en cours; ils sont susceptibles de modifier l’environnement physique de l’Antarctique au cours des prochaines décennies, voire des prochains siècles. Ces changements sont susceptibles de devenir irréversibles sans interventions politiques et avancées technologiques.
Entre 1992 et 2017, le réchauffement climatique a entraîné la perte de près de 2700 gigatonnes (2700 milliards de tonnes) de glace de la calotte glaciaire de l’Antarctique – avec l’effondrement de grandes plates-formes glaciaires – ce qui a contribué à faire s’élever le niveau moyen de la mer d’environ 8 mm. La vitesse de cette perte de glace a quadruplé depuis la fin du 20ème siècle.
Alors que la péninsule antarctique et l’ouest de l’Antarctique ont connu jusqu’à présent le plus de changements, des événements récents montrent que le territoire antarctique australien dans l’est de l’Antarctique, là où se trouvent les bases australiennes, est également en proie à des changements.
En 2019-2020, par exemple, certaines parties de la côte antarctique ont connu une vague de chaleur de trois jours, avec des records de température minimale et maximale. Le maximum de 9,2° C à la station australienne de Casey était supérieur de 6,9° C à la température maximale moyenne de la station au cours des 31 dernières années. Ces températures extrêmes sont préoccupantes car ces régions sont des oasis essentielles de biodiversité, où les plantes et les animaux se sont adaptés au fil des millénaires à une gamme étroite de conditions physiques.
L’étendue de la banquise autour du continent antarctique a également connu des fluctuations extrêmes récemment. Entre 1979 et 2018, les données satellitaires ont montré que l’étendue globale de la banquise antarctique avait augmenté d’environ 11 300 kilomètres carrés par an, bien qu’il y ait eu de fortes fluctuations régionales et saisonnières dans cette tendance. Depuis 2015, l’étendue de la banquise s’est inversée, avec un record de minimum d’étendue en 2016 et un autre en 2022.
Le rapport explique que le réchauffement climatique peut profiter à court terme à certaines espèces antarctiques, en agrandissant la taille des zones libres de glace pour la reproduction, ou avec des eaux plus chaudes qui augmentent la productivité biologique dans l’océan. Cependant, ce gain pour certaines espèces aura un coût pour d’autres, avec en plus la menace que des espèces non indigènes s’établissent et concurrencent les espèces indigènes. La vitesse à laquelle l’environnement physique change semble plus rapide que la vitesse à laquelle les organismes antarctiques peuvent s’adapter. Cela met en danger d’extinction certaines espèces emblématiques de l’Antarctique, telles que les manchots empereurs.
Cependant, il existe des réussites en Antarctique, notamment le Protocole de Montréal de 1989 visant à réduire les gaz qui appauvrissent la couche d’ozone et créent le fameux trou au-dessus du continent chaque printemps. Un retour de la concentration d’ozone aux niveaux de 1980 est prévu entre le milieu et la fin du 21ème siècle.
Il y a aussi le Protocole de 1991 sur la protection de l’environnement, lié au Traité sur l’Antarctique, qui fournit un cadre pour la protection de l’environnement en Antarctique, avec en particulier une interdiction de l’exploitation minière et de l’exploration minérale.
Dans sa conclusion, le rapport insiste sur le fait que les risques associés au réchauffement climatique sont « clairs et substantiels » en Antarctique. « Les processus qui modifient l’environnement de l’Antarctique sont bien engagés et devraient se poursuivre pendant au moins plusieurs vies humaines. »
Source : Australian Antarctic Program.

———————————————

According to the latest State of the Environment report released at the end of July 2022 by the Australian government, climate change poses the greatest threat to Antarctic and Southern Ocean ecosystems. The report found that climate change is a key driver of change in Antarctica, the sub-Antarctic and the Southern Ocean. Pollution, tourism, commercial fishing, and an expanding human presence, also affect the Antarctic region. Although the Antarctic environment is still in comparatively good condition, the pressures on the continent and the surrounding ocean are increasing. For example, ice shelves are melting faster due to warming of the upper ocean and lower atmosphere, the human footprint in the region is expanding, and the krill fishery is increasing catches to levels last seen in the 1980s.

Most importantly, the authors of the report found unequivocal evidence of climate change processes occurring now, which are likely to alter the physical Antarctic environment over the next decades to centuries. These changes are likely to become irreversible without policy interventions and technological advances.

Between 1992 and 2017, global warming caused the loss of almost 2700 gigatonnes (2700 billion tonnes) of ice from the Antarctic ice sheet – including the collapse of large ice shelves – contributing about 8 mm to mean sea level rise. The speed of this ice loss has quadrupled since the end of the 20th century.

While the Antarctic Peninsula and West Antarctica have experienced the most change, recent events suggest that climate change signals are now surfacing in the Australian Antarctic Territory, in East Antarctica where Australia’s Antarctic stations are located and Australian research efforts are focussed.

In 2019-20, for example, parts of coastal Antarctica experienced a three-day heatwave, breaking minimum and maximum temperature records. The highest maximum of 9.2°C at Australia’s Casey research station was 6.9°C higher than the mean maximum temperature for the station over the past 31 years. Such extreme temperatures are concerning as these regions are key oases of biodiversity, where plants and animals have adapted over millennia to a specific narrow range of physical conditions.

Sea ice extent around the Antarctic continent has also seen extreme swings recently. Between 1979 and 2018, satellite records showed overall Antarctic sea ice extent increased by about 11,300 square kilometres per year, although there was strong regional and seasonal variation within this trend. But since 2015 sea ice extent has gone into reverse, with a record low in 2016 and another in 2022.

The report explains that climate change may benefit some Antarctic species in the short-term, by expanding the size of ice-free areas available for breeding, or with warmer waters increasing biological productivity in the ocean. However this gain for some will come at a cost for others, made worse by the threat of non-native species establishing and outcompeting native species. The rate at which the physical environment is changing appears to be faster than the rate at which Antarctic organisms can adapt, placing some iconic species, such as emperor penguins, at risk of extinction.

However, there are success stories, including the 1989 Montreal Protocol agreement to reduce ozone-depleting gases that create the ozone hole over Antarctica every spring, and contribute to climate change. A full recovery of ozone to 1980 levels is expected by the mid to late 21st century.

Theere is also the 1991 Protocol on Environmental Protection to the Antarctic Treaty that provides a framework for protection of the Antarctic environment, including a ban on mining and mineral exploration.

In its conclusion, the reports insists that the risks associated with climate change are “clear and substantial” in Antarctica. “The processes that are changing the Antarctic environment are well under way and likely to continue for at least several human lifetimes.”

Source: Australian Antarctic Program.

 Perte de glace en Antarctique entre 1992 et 2017 (Source: Australian Antarctic Program)

Islande: éruption interdite au moins de 12 ans // Iceland no children under 12 at the eruption site

Contrairement à ce qu’annonçait la presse islandaise ce matin, le site de l’éruption est à nouveau ouvert au public. Cependant, comme je l’ai écrit précédemment, les parents avec des enfants de moins de 12 ans ne seront pas acceptés. La police explique avoir eu des problèmes avec des personnes accompagnées de jeunes enfants sur le site de l’éruption. La plupart du temps, ce sont des touristes étrangers et ils ne tiennent pas compte de toutes les informations indiquant que l’endroit est dangereux pour les jeunes enfants. La police ajoute que les enfants et leurs parents sont souvent très mal préparés pour cette randonnée. Il semble que les gens n’aient aucune idée de l’endroit où ils se trouvent et de ce qui les attend pour atteindre le site de l’éruption.
L’éruption est à nouveau visible sur les webcams. Elle semble se dérouler de manière assez stable. La sismicité est très faible sur la péninsule de Reykjanes.
Source : médias d’information islandais.

——————————————-

Contrary to what one could read on the Icelandic news media this morning, the eruption site is again open to visitors. However, as I put it previously, parents with children under 12 will not be accepted. The police says they have had problems with people who bring their young children to the eruption site. Most of the time they are foreign tourists and they do it regardless of all the information out there about the place not being safe for young children. The police add that children and their parents have often been very badly prepared for this hike and it looks like people have no idea where they are and what awaits them on a long and heavy hike to the eruption site.
The eruption can again be seen on the webcams. It seems to be going on in a fairly stable way. seismicity is very low on the Reykjanes Peninsula.
Source: Icelandic news media.

Image webcam