Les risques liés aux intrusions magmatiques sur la Péninsule de Reykjanes (Islande) // The hazards of magma intrusions on the Reykjanes Peninsula (Iceland)

Dans une interview accordée aux médias locaux, le géologue islandais Páll Einarson a expliqué que les intrusions magmatiques sous forme de dykes sur la Péninsule de Reykjanes sont susceptibles d’endommager d’importantes infrastructures, tant sur la péninsule que dans la région de Reykjavik, la capitale. Le scientifique a ajouté que ces intrusions, qu’elles débouchent ou non sur une éruption volcanique, pourraient avoir un impact sur les systèmes géothermiques qui alimentent les réseaux d’eau et de chauffage, ainsi que sur les centrales géothermiques. L’une de ces intrusions a été observée en décembre 2021 et on craignait qu’une nouvelle éruption se produise sur la Péninsule de Reykjanes. Cependant, un tel événement ne s’est jamais produit. La sismicité qui a accompagné l’intrusion a considérablement diminué, et on pense que le magma s’est solidifié sous terre.

Selon la définition la plus répandue, un dyke – aussi orthographié dike – est une forme d’intrusion magmatique, « un filon de roche ignée vertical ou à fort pendage » qui se forme « lorsque le magma se fraye un chemin vers la surface en utilisant des fractures dans la roche ».
Páll Einarson a expliqué aux journalistes qui l’interviewaient qu’il y a eu des intrusions magmatiques à trois ou quatre endroits dans la région de la Péninsule de Reykjanes, sans toutefois causer des problèmes sérieux. Cependant, une intrusion au mauvais endroit pourrait provoquer des dommages permanents aux infrastructures. Actuellement, rien n’indique qu’un tel événement soit imminent, mais Páll Einarson explique que la récente éruption de Fagradalsfjall fait partie d’une chaîne complexe d’événements sur la péninsule.
Divers scénarios sont possibles à l’avenir, notamment une activité volcanique sur terre ou en mer, ou l’apparition d’une d’intrusion magmatique autour des sites géothermiques de Krýsuvík et Svartsengi, de la zone de conservation de Heiðmörk à la périphérie de Reykjavík ou des montagnes de Bláfjöll.
Les éruptions sur la Péninsule de Reykjanes ont tendance à être de type fissural, de faible ou moyenne importance, mais la capitale peut connaître des séismes intenses liés à cette activité sur la péninsule. Le problème est qu’il n’y a aucun moyen de prévoir quand de tels événements peuvent se produire.
Source : Iceland Review.

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In an interview with the locan news media, Icelandic geologist Páll Einarson said that dike intrusions on the Reykjanes peninsula could potentially damage important infrastructure, both on the peninsula and in the capital area. The scientist explained that regardless of whether they lead to a volcanic eruption or not, such intrusions could impact the geothermal systems that feed water and heating utilities, as well as geothermal power plants. One of these intrusions was observed in December 2021 and there were fears that a new eruption might occur on the Reykjanes Peninsula. However, such an event never occurred. The seismicity that accompanied the intrusion decreased significantly, and it is believed that the magma solidified underground.

According to the usual definition, a dike (also spelled dyke) is a kind of magma intrusion, a “vertical or steeply-dipping sheet of igneous rock” that forms “as magma pushes up towards the surface through cracks in the rock.”

Páll Einarson told interviewers that there have been magma intrusions in three or four places in the area of the Reykjanes Peninsula that have not caused any serious problems. However, one intrusion in the wrong place could do permanent infrastructural damage. Currently, there is no sign that such an event is imminent but Páll explains the recent eruption of Fagradalsfjall is part of a complex chain of events on the Peninsula.

A variety of scenarios are possible in the future, including volcanic activity on land or at sea, or intrusion activity around the Krýsuvík and Svartsengi geothermal areas, the Heiðmörk conservation area on the outskirts of Reykjavík, or the Bláfjöll mountains.

Eruptions on the Reykjanes Peninsula tend to be small to medium fissure eruptions, and the capital may yet experience intense earthquakes as part of this ongoing activity on the Peninsula. The problem is that there is no way to say when these might occur.

Source: Iceland Review.

 

Différents types d’intrusion magmatique (Source : USGS)

 

Exemple de dyke à Tenerife (Iles Canaries)

Un atlas mondial pour estimer le volume d’eau des glaciers // A world atlas to estimate glacier water volumes

Comme je l’ai indiqué à plusieurs reprises sur ce blog, l’évolution des glaciers de montagne est un enjeu majeur : ils servent dans de nombreux pays de réservoir d’eau potable, ont un impact économique, via le tourisme notamment, et participent à la montée du niveau des mers. Dans les pays comme le Pérou, le long de la Cordillère des Andes, ils jouent un rôle essentiel pour l’approvisionnement en eau potable, pour la production d’électricité et pour l’irrigation des cultures. Sans les glaciers, la vie deviendra impossible dans les campagnes et les populations rurales devront migrer vers les villes, Lima en particulier, dont l’alimentation en eau dépend, elle aussi des glaciers andins.

Afin de mieux connaître les réserves en eau représentées par les glaciers, des scientifiques de l’Institut des Géosciences de l’Environnement de Grenoble et du Dartmouth College (USA) ont réalisé un atlas mondial mesurant la vitesse d’écoulement et l’épaisseur de plus de 200 000 glaciers. Ils ont aussi publié un article dans la revue Nature Geoscience.

Malgré leur taille réduite (727 000 km²) face à celle cumulée des deux grandes calottes de l’Antarctique (14 millions de km²) et du Groenland (1,7 millions de km²), la fonte des glaciers de montagne a contribué à 30% de l’élévation du niveau des mers depuis les années 1960.

Même si l’impact des glaciers n’est pas décisif, leur évolution est primordiale au niveau local et leur devenir est une source de préoccupation grandissante pour les zones de montagne et les régions en aval.

Jusqu’à présent, on n’avait qu’une idée très limitée du volume de glace stocké dans les glaciers. Ceci vient notamment du fait que les glaciers sont répartis sous toutes les latitudes, dans des régions souvent difficiles d’accès. Travailler directement sur le terrain est donc très complexe. En conséquence, les mesures d’ épaisseur de la glace n’existent actuellement que sur à peine plus d’1% des glaciers à la surface de la Terre.

À cause de ce manque de données, les scientifiques ont développé des méthodes indirectes pour estimer les quantités de glace sur Terre. Ces méthodes ont d’abord été basées sur l’aire des glaciers, obtenue à partir de photos aériennes ou d’images satellites.

À partir des années 2000, des méthodes basées sur la pente en surface du glacier ont vu le jour, Au-delà de la pente, la vitesse à laquelle s’écoule le glacier constitue une information encore plus pertinente pour estimer la distribution des épaisseurs de glace. En effet, les glaciers s’écoulent sous l’effet de leur propre poids. Par conséquent, cartographier la vitesse à laquelle s’écoule le glacier est essentiel pour mieux estimer la distribution de l’épaisseur de glace et donc le volume des glaciers.

Cependant, les observations sur le terrain de ces vitesses d’écoulement sont, elles aussi, très limitées, mais les innombrables clichés fournis par les satellites ont ouvert de nouvelles perspectives pour mesurer l’écoulement de tous les glaciers de la Terre.

Pour quantifier la vitesse d’écoulement de l’ensemble des glaciers du monde, les chercheurs ont utilisé plus de 800 000 images satellites acquises entre 2017 et 2018 par les satellites Landsat-8 de la NASA et les satellites Sentinel-1 et Sentinel-2 de l’Agence spatiale européenne (ESA). Cette nouvelle génération de satellites constitue une révolution pour l’observation des glaciers, avec des images de l’ensemble des terres émergées acquises à des intervalles de temps réguliers (de 5 à 16 jours).

Plusieurs millions d’heures de calculs sur les serveurs de l’Université Grenoble Alpes ont été nécessaires pour permettre d’assembler un atlas unique de l’écoulement de plus de 200,000 glaciers autour de la Terre.

L’un des principaux apports de cet atlas est la couverture d’une très grande diversité de glaciers, allant de petits glaciers Andins jusqu’à des calottes de l’Arctique canadien ou des champs de glace en Patagonie qui couvrent plusieurs milliers de kilomètres carrés. Ces cartographies permettent ainsi de mieux connaître la manière dont s’écoulent les glaciers. Elles illustrent aussi la grande variété de comportements, avec des glaciers qui s’écoulent à quelques dizaines de mètres par an (comme certains glaciers des Alpes), et d’autres dont la vitesse d’écoulement atteint plusieurs kilomètres en une seule année (comme certains glaciers de Patagonie).

Par ailleurs, cet atlas exhaustif des vitesses d’écoulement glaciaire a permis de redessiner la cartographie de la distribution des épaisseurs de glace et donc du volume des glaciers. En effet, en combinant les informations sur la vitesse d’écoulement en surface des glaciers avec celle de la pente de surface, dans un modèle numérique simulant la manière avec laquelle la glace glisse et se déforme, les chercheurs ont proposé une nouvelle représentation de la géométrie des glaciers.

En de multiples régions, les résultats de ce travail viennent apporter des estimations significativement différentes des précédentes, avec des conséquences importantes sur la disponibilité en eau potable pour la consommation, mais aussi pour l’agriculture ou la production hydro-électrique. Ainsi, dans les Andes que je mentionnais au début de cette note, les nouvelles estimations sont plus alarmantes que précédemment, avec des stocks d’eau glaciaire près d’un quart plus faibles, augmentant ainsi la pression sur les ressources en eau dans ces régions.

Au-delà d’un nouvel inventaire du volume des glaciers, cette étude est cruciale pour mieux simuler leur évolution future et, en particulier, identifier quels sont les secteurs où les glaciers vont disparaître et ceux où ils devraient persister.

Source: The Conversation.

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As I have indicated several times on this blog, the evolution of mountain glaciers is a major issue: in many countries: they serve as reservoirs of drinking water, have an economic impact through tourism and participate in sea level rise. In countries like Peru, along the Andes, they play an essential role in the supply of drinking water, the production of electricity and the irrigation of crops. Without glaciers, life will become impossible in the countryside and rural populations will have to migrate to cities, Lima in particular, whose water supply also depends on Andean glaciers.
In order to better understand the water reserves represented by glaciers, scientists from the Institute of Environmental Geosciences in Grenoble and Dartmouth College (USA) have produced a world atlas measuring the flow speeds and thicknesses of more of 200,000 glaciers. They also published an article in the journal Nature Geoscience.
Despite their reduced size (727,000 km²) compared to that of the two large ice caps of Antarctica (14 million km²) and Greenland (1.7 million km²), the melting of mountain glaciers has contributed 30% sea level rise since the 1960s.
Even if the impact of glaciers is not decisive, their evolution is essential at the local level and their future is a source of growing concern for mountain areas and downslope regions.
Until now, we had only a very limited idea of the volumes of ice stored in glaciers. This is due in particular to the fact that glaciers are distributed at all latitudes, in regions that are often difficult to access. Working directly in the field is therefore very complex. As a result, ice thickness measurements currently exist on just over 1% of glaciers on the Earth’s surface.
Because of this lack of data, scientists have developed indirect methods to estimate the amounts of ice on Earth. These methods were first based on the area of glaciers, obtained from aerial photos or satellite images.
From the 2000s, methods based on the surface slope of the glacier have emerged. Beyond the slope, the speed at which the glacier is flowing provides even more relevant information for estimating the distribution of the thickness of glacier. ice. Indeed, glaciers flow under the effect of their own weight. Therefore, mapping the speed at which the glacier is flowing is essential to better estimate the distribution of ice thickness and therefore the volume of glaciers.
However, field observations of these flow velocities are also very limited, but the countless images provided by satellites have opened up new possibilities for measuring the flow of all the Earth’s glaciers.
To quantify the flow velocity of all of the world’s glaciers, the researchers used more than 800,000 satellite images acquired between 2017 and 2018 by NASA’s Landsat-8 satellites and the Sentinel-1 and Sentinel-2 satellites of the European Space Agency (ESA). This new generation of satellites constitutes a revolution for the observation of glaciers, with images of all emerged land acquired at regular time intervals (from 5 to 16 days).
Several million hours of calculations on the servers of the University of Grenoble Alpes were needed to assemble a unique atlas of the flow of more than 200,000 glaciers around the Earth.
One of the main contributions of this atlas is the coverage of a very great diversity of glaciers, ranging from small Andean glaciers to ice caps in the Canadian Arctic or ice fields in Patagonia which cover several thousand square kilometers. . These maps thus make it possible to better understand the way in which glaciers flow. They also illustrate the wide variety of behaviours, with glaciers flowing at a few tens of meters per year (like some glaciers in the Alps), and others whose flow speeds reach several kilometers in a single year (like some Patagonian glaciers).
In addition, this exhaustive atlas of ice flow velocities has made it possible to re-estimate the mapping of the distribution of ice thickness and therefore the volume of glaciers. Indeed, by combining information on the surface flow velocity of glaciers with that of the surface slope, in a digital model simulating the way in which the ice slides and deforms, the researchers have proposed a new representation of the glacier geometry.

In many regions, the results of this work provide estimates that are significantly different from previous ones, with major consequences on the availability of drinking water for consumption, but also for agriculture or hydroelectric production. Thus, in the Andes that I mentioned at the beginning of this post, the new estimates are more alarming than previously, with glacial water stocks almost a quarter lower, thus increasing the pressure on water resources in these regions. .
Beyond a new inventory of the volume of glaciers, this study is crucial to better simulate the future evolution of glaciers and, in particular, to identify the regions where the glaciers will disappear and those where they are likely to persist.
Source: The Conversation.

La fonte des glaciers alpins, comme ici le glacier Aletsch en Suisse, risque de poser des problèmes d’alimentation en eau dans les vallées (Photo: C. Grandpey)

Inflation islandaise // Icelandic inflation

Le Met Office islandais indique que l’inflation se poursuit sur la péninsule de Reykjanes. Les scientifiques continuent également à surveiller étroitement l’inflation dans d’autres parties du pays, notamment dans les régions de l’Askja et du Grímsvön.
Sur la péninsule de Reykjanes, une inflation avait été enregistrée avant l’éruption du 19 mars au 18 septembre 2021, ainsi que dans les mois qui ont suivi, au cours de la fin de l’année 2021. L’inflation a repris récemment. Elle est centrée dans la zone du Fagradalsfjall, mais il est difficile de le localiser précisément. Les scientifiques pensent, malgré tout, que le magma s’accumule à une profondeur d’environ 12 à 16 km.

Suite à l’accumulation de neige, la connexion a été perdue avec la plupart des stations de mesure que le Met Office avait installées sur l’Askja. Pourtant, des signaux sont toujours émis par une station située sur un versant du volcan. Ils montrent que l’inflation observée précédemment n’a pas ralenti. D’autres relevés seront nécessaires pour confirmer ce processus d’inflation qui est probablement causé par l’accumulation de magma à une profondeur d’environ 3 km. Aucune prévision ne peut être faite sur le risque d’une éventuelle éruption.

Même si la couleur de l’alerte aérienne pour le Grímsvötn est revenue au Vert, les géologues du Met Office expliquent qu’une éruption peut avoir lieu à tout moment. Ils enregistrent toujours une inflation et une hausse de l’activité sismique. Une éruption du Grímsvötn se produit généralement très vite, suite à une augmentation de l’activité volcanique et de l’activité sismique. Elle est généralement détectée par les instruments peu de temps avant que le magma n’atteigne la surface,.
Source : Icelandic Met Office, Iceland Review.

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The Icelandic Met Office indicates that inflation continues on the Reykjanes peninsula. Scientists keep monitoring inflation closely in other parts of the country as well, including in the Askja, and Grímsvön areas.

On the Reykjanes peninsula, land inflated prior to the March 19th -September 18th, 2021 eruption and in its wake until a new magma intrusion occurred before the end of the year. Since then, inflation has resumed. It is centere in the area under Fagradalsfjall, but it is difficult to locate precisely. However, it is likely that magma is accumulating at a depth of approximately 12-16 km.

Because of the amount of snow, connection has been lost to most monitoring devices of the Icelandic Met Office located on Askja volcano. Still, signals are still being received from one station located in the slope of the volcano, showing signs of inflation, which does not appear to be slowing down. More stations should be needed to confirm the inflation process which is probably caused by magma accumulating at a depth of about 3 km. No prediction can be made about the risk of a possible eruption.

Even though the aviation color code for Grímsvötn is back to Green, Met Office geologists warn that an eruption can take place anytime. They are still noting inflation, and seismic activity is increasing. An eruption in Grímsvötn usually occurs at short notice, following increased volcanic unrest and seismic activity. It is usually detected before magma reaches the surface, but only a few hours in advance.

Source: Icelandic Met Office, Iceland Review.

Vue de la caldeira de l’Askja avec l’Oskjuvatn et le Viti (Photo: C. Grandpey)

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde:

Alors que l’Etna s’est bien calmé depuis la crise éruptive du 10 février 2022, le Stromboli (Sicile) montre son habituelle activité strombolienne. Lorsque j’ai observé les images de l’excellente webcam Skyline le 13 février au soir, cette activité se concentrait essentiellement dans la partie nord de la terrasse cratèrique qui émettait de l’incandescence par impulsions. On avait l’impression de voir battre le coeur du volcan. De temps à autre, une explosion strombolienne animait la partie centrale de la terrasse. Autrement dit, le volcan présentait une activité normale, mais qui justifie les mesures de sécurité et les restrictions d’accès au sommet. Le Stromboli n’est pas suffisamment stable pour séjourner sur le Pizzo et mettre en péril la vie des touristes.

Capture d’écran de la webcam Skyline le 13 février 2022

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Aux Philippines, le PHIVOLCS indique que le Taal continue à montrer des signes d’activité, avec des épisodes de tremor correspondant à la circulation de fluides volcaniques haute température dans le lac de cratère. Des panaches de gaz et de vapeur s’élèvent jusqu’à 3 km au-dessus du lac. Les émissions de SO2 restent élevées et atteignent en moyenne 8 686 à 10 270 tonnes/jour. Une brève éruption phréatomagmatique le 10 février 2022 a généré un panache qui s’est élevé à 300 m au-dessus du lac. Le niveau d’alerte volcanique reste à 2 (sur une échelle de 0 à 5).

Le PHIVOLCS a publié un bulletin spécial pour le Kanlaon le 9 février 2022, indiquant une activité sismique sur la partie inférieure du flanc nord-ouest. Les données de déformation du sol révèlent une légère inflation du milieu et de la partie supérieure des flancs du volcan depuis la mi-octobre 2021. Le niveau d’alerte reste à 1 (sur une échelle de 0 à 5). Le PHIVOLCS demande au public de rester en dehors des 4 km de la zone de danger permanent.

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Dans un bulletin spécial, l’INSIVUMEH a indiqué qu’une période d’activité effusive avait commencé sur le Fuego (Guatemala) le 9 février 2022, avec des coulées de lave dans la ravine Ceniza sur le flanc SSO. On enregistrait 2 à 9 explosions par heure à la mi-février, avec des panaches de cendres qui s’élevaient jusqu’à 1,1 km au-dessus du cratère. Comme d’habitude, des retombées étaient observées dans les zones sous le vent. Des ondes de choc secouent périodiquement les structures dans les localités autour du volcan. L’activité effusive s’est intensifiée le 14 février avec des émissions de lave pouvant durer des minutes ou des heures. Les explosions stromboliennes ont également augmenté en fréquence et en intensité. De nuit, l’incandescence était visible au niveau du cratère. Les coulées de lave ont parcouru jusqu’à 200 m dans la ravine Ceniza, avec des avalanches de blocs se détachant du front de coulée.

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L’éruption du Wolf (Galapagos) se poursuit, avec des coulées de lave actives qui avancent sur le flanc SE.
Source : Instituto Geofisico.

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La situation est stable au Kamtchatka (Russie). La couleur de l’alerte aérienne reste Orange pourle Karymsky et le Sheveluch. Elle est maintenue au Jaune pour le Bezymianny.
Source : KVERT.

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Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous en trouverez d’autres (en anglais) en lisant le bulletin hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news of volcanic activity around the world :

While Mt Etna has calmed down since the eruptive crisis of February 10th, 2022, Stromboli (Sicily) is showing its usual Strombolian activity. When I observed the images from the excellent Skyline webcam on the evening of February 13th, this activity was mainly concentrated in the northern part of the crater terrace which emitted incandescence in pulses. I had the impression of seeing the heart of the volcano beating. From time to time, a Strombolian explosion occurred in the central part of the terrace. In short, the volcano presented a normal activity, but which justifies the security measures and the access restrictions to the summit. Stromboli is not stable enough to stay on the Pizzo and endanger tourists’ lives.

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In the Philippines, PHIVOLCS indicates that unrest at Taal continues, with persistent low-level tremor, hot volcanic fluids circulating in the crater lake, and daily gas-and-steam plumes that rise as high as 3 km above the lake. SO2 emissions are still elevated, averaging 8,686-10,270 tonnes/day. One short-lived phreatomagmatic eruption on February 10th, 2022 February produced a plume that rose 300 m above the lake. The volcano alert level remains at a 2 (on a scale of 0-5).

PHIVOLCS issued a special notice for Kanlaon on February 9th, 2022, noting localized earthquake activity on the lower NW flank. Ground deformation data indicated slight inflation of the middle and upper flanks of the volcano since mid-October 2021. The alert level remains at 1 (on a scale of 0-5) and PHIVOLCS reminds the public to remain outside of the 4-km-radius Permanent Danger Zone.

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In a special bulletin, INSIVUMEH reported that an effusive period at Fuego (Guatemala) began on February 9th, 2022, producing lava flows than descended the Ceniza drainage on the SSW flank. There were 2-9 explosions per hour recorded by mid-February, generating ash plumes that rose as high as 1.1 km above the crater rim. They caused ashfall in downwind areas. Periodic shock waves still rattle structures in communities around the volcano. The effusive activity intensified by February 14th with periods of elevated activity lasting minutes to hours. Strombolian explosions increased in frequency and intensity, gas emissions increased, and incandescence from the crater was visible at night. Lava flows traveled as far as 200 m down the Ceniza drainage and produced block avalanches from the flow front.

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The eruption at Wolf (Galapagos) continues, with active and advancing lava flows on the SE flank.

Source: Instituto Geofisico.

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The situation is stable in Kamchatka (Russia). The aviation color code for Karymsky and Sheveluch remains Orange. It is kept at Yellow for Bezymianny.
Source: KVERT.

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This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm