Un essaim sismique en Islande n’annonce pas toujours une éruption! // A seismic swarm in Iceland does not always herald an eruption!

Un essaim sismique en Islande n’est pas toujours le signe d’une éruption imminente ! La sismicité peut également avoir une origine tectonique car l’île se situe à la frontière entre les plaques nord-américaine et eurasienne.
Cependant, il semble que l’événement de magnitude M 3.7 enregistré dans la région de Húsafell, dans l’ouest de l’Islande, à 00h05 le 1er février 2022 n’appartienne à aucune des deux catégories.
La source du séisme a été localisée à 18,5 km au sud-ouest de Húsafell, à une profondeur de 3 km. Plus d’une douzaine de répliques ont suivi, avec un événement atteignant M 3.0.
Un essaim sismique est observé dans la région depuis le début de 2022 et les événements les plus significatifs avaient des magnitudes de M 3,3 et M 3,1. Le dernier séisme de M3.7 a été ressenti à Borgarfjörður, ainsi que dans la région de la capitale et à Akranes.
Le Met Office islandais explique qu’il s’agit du plus puissant séisme à avoir frappé cette région depuis des décennies et du plus grand essaim sismique dans la région depuis que le Met Office a commencé ses observations dans les années 1990. L’activité sismique est principalement concentrée à l’ouest d’Ok, le glacier qui a perdu sa classification en tant que tel en 2019. Le nombre de séisme dans cette zone a environ doublé chaque semaine depuis la fin décembre, pour atteindre 171 événements entre le 17 et le 23 janvier.
Les géologues islandais confirment que la zone n’est pas une zone d’activité volcanique et « il n’y a aucune raison de croire que l’activité sismique est liée à des mouvements de magma ». Ils pensent qu’il s’agit probablement « d’un de ces essaims sismiques intraplaques qui se produisent de temps en temps. Ils se produisent à l’intérieur d’une plaque tectonique, pas à la limite de plaques, ni dans la zone volcanique de la péninsule de Snæfellsnes. Donc, ceux qui voient des éruptions partout en Islande doivent se calmer !
Source : Iceland Monitor.

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An earthquake qwarm in Iceland is not always the sign of an impending eruption! Seismicity can also have a tectonic origin as the island lies at the border between the North American and Eurasian plates.

However, it looks as if the M 3.7 event that was recorded in the Húsafell area, West Iceland, five minutes past midnight on February 1st did not belong to any of the two categories.

The source of the quake was 18.5 km southwest of Húsafell, at a depth of 3 km. More than a dozen aftershocks followed, with one event reaching M 3.0.

A seismic swarm has been observed in the area since the beginning of 2022 and the most significant events measured 3.3 and 3.1. The latest M3.7 quake was felt in Borgarfjörður, as well as in the capital area and in Akranes.

The Icelandic Met Office says it is the largest earthquake to hit this area in decades and the largest seismic swarm in the area since the Met Office started monitoring in the 1990s. Seismic activity was mainly concentrated west of Ok, the former glacier which lost its classification as such in 2019. The earthquake rate in this area has approximately doubled every week since late December, with 171 events between January 17th and 23rd.

Icelandic geologists confirm that the area is not one of volcanic activity and « there is no reason to believe that this is connected to magma movements.” They think it is likely « one of those occasional intraplate earthquake swarms. This is occurring inside a tectonic plate, not at a tectonic plate boundary, nor is it in the volcanic zone of the Snæfellsnes peninsula. So, those who see eruptions everywhere in Iceland should calm down!

Source: Iceland Monitor.

Source: IMO

 

Les risques de la neige de culture pour le ski de fond // The hazards of artificial snow for cross country skiing

Avec le réchauffement climatique, la saison de ski raccourcit et il tombe moins de neige sur les montagnes. Les stations de ski doivent donc recourir à la neige artificielle pour tenter de sauver leur saison. Cependant, il semble que la neige artificielle soit loin d’être parfaite et les skieurs de fond expliquent qu’ils doivent faire face à de nouveaux dangers.
Il y a l’exemple d’un skieur britannique qui a percuté une clôture en bois dans un virage en descente et a fini sa course contre un poteau, avec une fracture de la jambe. Un Américain a glissé sur une plaque de glace au bas d’une descente et s’est écrasé contre une clôture. Un ski s’est brisé, l’autre s’est tordu et le skieur s’est cassé une jambe. De telles scènes ne se sont pas déroulées pendant des épreuves de ski alpin. Elles se sont produites sur des pistes de ski de fond et de biathlon en neige artificielle.
De nombreux skieurs nordiques et biathlètes de haut niveau affirment que de tels accidents sont de plus en plus fréquents, car le changement climatique réduit la présence de neige naturelle, obligeant les coureurs à se lancer sur des pistes recouvertes de la version artificielle. Les organisateurs de courses olympiques et de Coupe du monde sont souvent contraints de recourir aux enneigeurs pour éviter l’annulation des compétitions.
Les skieurs professionnels expliquent que courir sur de la neige artificielle comporte des risques. Elle une teneur en humidité plus élevée; elle gèle donc plus facilement; elle est aussi plus rapide et donc plus dangereuse. Les chutes sont également plus douloureuses car il n’y a pas de bas-côtés pour amortir les chocs, seulement un sol rocheux et boueux.
Certaines stations comme Le Grand Bornand et Bessans en France fabriquent de la neige puis la stockent sous de la sciure pendant l’été, et l’étalent sur les pistes lorsqu’il fait froid. Le problème est que la neige artificielle ne s’améliore pas avec l’âge. Les organisateurs de courses devraient en tenir compte lors de la conception des parcours.
Contrairement aux équipements alpins, les skis de fond n’ont pas de carres métalliques. Ils sont conçus pour être minces et légers pour grimper des collines et glisser sur des plats. Les chaussures sont souples et se connectent au ski avec une seule barre métallique sous la pointe. Les skieurs nordiques n’utilisent pas la carre du ski pour prendre les virages. Au lieu de cela, ils font des petits pas pour contourner la courbe. Tout cela est plus difficile sur la neige artificielle.
La Fédération internationale de ski, qui supervise le ski de compétition dans le monde entier, fait le suivi des blessures depuis 2006. Les rapports portent sur le ski alpin, le ski acrobatique, le snowboard et le saut à ski. Mais il n’y a pas de données sur les blessures dans les épreuves nordiques qui comprennent le ski de fond, le biathlon et le combiné nordique.
D’autres facteurs entrent en jeu. La conception des pistes de ski devrait être revue car aujourd’hui tout va plus vite Un professeur de sciences de l’atmosphère à l’Université de l’Utah explique que la neige artificielle est très différente de la neige naturelle : « Ce n’est que de l’eau qui est propulsée à travers des buses qui la brisent en gouttelettes extrêmement fines qui gèlent ensuite. La structure de la neige naturelle est fondamentalement différente. » La neige artificielle a une teneur en eau plus élevée, elle a donc une densité élevée et a tendance à être vraiment durable; cela la rend parfaite pour le ski alpin de compétition, beaucoup moins pour le ski de fond.
Le changement climatique a bouleversé le ski de fond, mais ce n’est pas la seule raison pour laquelle ce sport est devenu plus dangereux. Les circuits de compétition sont plus courts, en partie à cause du manque de neige, mais aussi pour que les skieurs passent plus souvent devant les spectateurs et les caméras de télévision. Des boucles plus courtes signifient plus de virages, et donc plus de chutes.
Source : Yahoo News.

J’aime beaucoup l’expression « fake snow » utilisée parfois par les Anglo-Saxons pour faire référence à la neige de culture. Elle est pleine se sens!

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With global warming, the ski season is getting shorter and less snow is falling on the mountains, so ski resorts have to resort to articicial snow to try and save their season. However, it looks as if artificial snow is far from perfect and cross country competitors explain they have to face new dangers.

There is the example of a British skier who crashed through wooden fencing on a downhill corner and slammed into a pole, breaking his leg. An American hit an icy patch at the bottom of a hill and crashed into a fence, breaking one ski and twisting the other, also breaking his leg. These scenes are not from high speed Alpine ski events. They happened on cross country ski and biathlon tracks made with artificial snow.

Many top Nordic skiers and biathletes say crashes like these are becoming more common as climate change reduces the availability of natural snow, forcing racers to compete on tracks with the manmade version. Olympic and World Cup race organizers have come to rely on snow-making equipment to avoid the cancellation of competitions.

Professional skiers explain that racing on manmade snow comes with risks. It has a higher moisture content, so it is icier, therefore faster and more dangerous. It also hurts more if you fall outside of the course when there is no fluffy snowbank, but a rocky and muddy hard ground.

Some resorts like Le Grand Bornand and Bessans in France make snow and then store it under wood chips through the summer and spread it around a track when it gets cold. The problem is that artificial snow does not get better with age. Race organizers should take that into consideration when designing courses.

Unlike Alpine equipment, cross county skis don’t have metal edges. They are designed to be thin and lightweight for climbing hills and gliding over flats. The boots are flexible and connect to the ski with a single metal bar under the toe. Nordic skiers don’t use the edge of the ski to navigate around a corner. Instead, they take fast baby steps to get around the curve. All of that is more difficult on manmade snow.

The International Ski Federation, which oversees ski racing around the world, keeps track of injuries going back to 2006. The reports track Alpine skiing, freestyle skiing, snowboarding and ski jumping. But there is no data for injures in the Nordic events, which include cross country skiing, biathlon and Nordic combined.

There are other factors in play. The way ski trails were designed for natural snow should be modified now because everything is faster. A professor of atmospheric sciences at the University of Utah explained that artificial snow is very different from natural snow : “What it is is water that’s blown through nozzles that break up the water into extremely small and tiny droplets that then freeze. While the structure of natural snow is fundamentally different. » Manmade snow has a higher water content so it has a high density and tends to be really durable, making it good for ski racing, at least for Alpine ski racing.

Climate change has definitely changed cross country skiing, but it is not the only reason the sport is more dangerous. Racecourses are shorter partly due to limited snow, but also to bring the skiers through the arena more often for the spectators and television cameras. Shorter loops mean more corners, which means more crashes.

Source: Yahoo News.

l like very much the expression « fake snow » sometimes used to refer to articicial snow ! It means a lot!

Les enneigeurs permettent de compenser le manque de poudreuse, mais pour combien de temps? (Photo: C. Grandpey)

Les Jeux Olympiques d’hiver sous la menace du réchauffement climatique // Winter Olympics under the threat of global warming

Alors que le changement climatique se propage rapidement à travers la planète, on peut se demander si la hausse des températures ne menace pas l’avenir des Jeux olympiques d’hiver. En effet, le nombre de sites susceptibles d’accueillir l’événement dans le monde diminue. C’est ce que l’on peut lire dans un rapport publié avant les Jeux de Pékin.

Les Jeux olympiques en Chine, qui débuteront le 4 février 2022, seront les premiers Jeux d’hiver à dépendre à près de 100 % de la neige artificielle. Le rapport indique que plus de 100 générateurs de neige et 300 canons sont à l’œuvre pour recouvrir de neige de culture les pistes de ski des Jeux olympiques d’hiver de 2022.

Les auteurs du rapport expliquent que la fabrication de neige artificielle est un processus gourmand en énergie et en eau qui utilise fréquemment des produits chimiques pour ralentir la fonte, mais cette neige de culture présente également une surface qui, selon de nombreux concurrents, est imprévisible et potentiellement dangereuse.

On peut lire dans le rapport que les Jeux olympiques d’hiver de 2022 seront sans aucun doute un spectacle regardé par des millions de personnes dans le monde, mais l’événement devrait également provoquer un débat sur l’avenir des sports de neige et les limites de modification artificielle des environnements naturels. Sur les 21 sites prévus pour les Jeux d’hiver depuis ceux de Chamonix en 1924, les scientifiques pensent que d’ici 2050, seuls 10 auront un niveau d’enneigement acceptable et des chutes de neige naturelle suffisantes pour accueillir un tel événement. Chamonix est désormais classée « à haut risque » comme d’autres sites en Norvège, en France et en Autriche, tandis que Vancouver, Sotchi et Squaw Valley aux États-Unis sont jugés « peu fiables ».

Plusieurs skieurs mettent en garde dans le rapport sur les dangers pour les athlètes dont certains sont morts au cours d’accidents. Un skieur canadien s’est dit préoccupé par l’augmentation du nombre de blessures causées par le manque d’entraînement sur la neige artificielle et a exprimé des craintes pour l’environnement.

Source : Yahoo Actualités.

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With climate change spreading rapidly over the planet, one may wonder whether increasing temperatures are not threatening the future of the Winter Olympics. Indeed, the number of suitable sites likely to welcome the event around the globe is decreasing. This is one one can read in a report published ahead of the Beijing Games.

The Olympics in China, which start on February 4th, 2022 will be the first Winter Games to rely almost 100 percent on artificial snow. The report says more than 100 snow generators and 300 snow-making guns are working flat out to cover the ski slopes of the 2022 Winter Olympics in artificial snow.

The authors say artificial snow making is an energy and water-intensive process frequently using chemicals to slow melt, but also delivers a surface that many competitors say is unpredictable and potentially dangerous.

One can rfead in the report that the 2022 Winter Olympics will, no doubt, be a spectacle watched and enjoyed by millions worldwide, but it should also provoke a debate about the future of snow sports, and the limits of engineering artificial natural environments.

Of the 21 venues used for the Winter Games since Chamonix 1924, scientists believe that by 2050 only 10 will have the « climate suitability » and natural snowfall levels to host an event.

Chamonix is now rated « high risk » along with venues in Norway, France and Austria, while Vancouver, Sochi and Squaw Valley in the United States are deemed « unreliable ».

Several skiers warn in the report of the dangers to athletes among whom some have died during accidents. A Canadian Olympian raised concerns about the increase in injuries caused by the lack of practice on snow and voiced environmental fears.

Source : Yahoo News .

Les enneigeurs, une solution à court terme pour sauver la saison de ski (Photo: C. Grandpey)