Réchauffement climatique: l’altimétrie radar pour observer les glaciers // Global warming: radar altimetry to observe glaciers

Grâce aux nouvelles technologies, les scientifiques sont mieux à même de mesurer l’impact du réchauffement climatique sur les glaciers. Par exemple, les progrès de la technologie satellitaire révèlent aujourd’hui que les glaciers en Alaska et en Asie ont perdu 4 % de leur volume entre 2011 et 2019.
Les chercheurs ont utilisé la technologie d’altimétrie radar à bord d’un satellite de l’Agence Spatiale Européenne (ESA). Selon eux, c’est la première étape vers l’observation en continu, en haute résolution et.pendant toute l’année, de tous les glaciers de la Terre depuis l’espace.
La fonte de l’ensemble des glaciers a représenté près d’un tiers de l’élévation du niveau de la mer au cours de ce siècle, même s’ils représentent moins de 1 % de la glace terrestre. Le recul des glaciers déstabilise les pentes des montagnes, entraînant des glissements de terrain et des inondations, tandis que la diminution de la glace a déjà causé et continuera d’avoir un impact sur l’agriculture, l’hydroélectricité et la qualité de l’eau dans certaines régions.
Mesurer exactement combien et à quelle vitesse les glaciers fondent n’est pas chose aisée. La méthode traditionnelle consiste à les observer sur place, ce qui est valable pour les glaciers accessibles à plus basse altitude comme la Mer de Glace en France, l’une des masses de glace les plus étudiées au monde.
Le problème est que les techniques traditionnelles sont difficiles à mettre en place dans les zones reculées de l’Himalaya ou des montagnes de l’Alaska. Les progrès de la technologie satellitaire au cours de la dernière décennie ont permis aux scientifiques de commencer à effectuer une certaine surveillance depuis l’espace.
L’altimétrie radar avait été utilisée dans le passé pour mesurer les calottes glaciaires et les terrains très plats. C’est une méthode simple : le satellite émet une onde radar vers un point particulier de la Terre. Lorsque ce signal rebondit sur la surface et revient vers le satellite, il est possible de calculer la hauteur de la surface qu’il a percutée.
Ces dernières années, les améliorations technologiques ont permis d’obtenir des mesures avec une résolution beaucoup plus élevée, ce qui a permis d’utiliser l’altimétrie radar sur les glaciers de Patagonie et d’Islande. Les résultats étant positifs dans ces régions, les chercheurs ont appliqué la nouvelle technologie aux glaciers de l’Alaska et de l’Asie qui constituaient le centre de leur étude. Le travail de recherche consistait à effectuer des relevés mensuels d’un peu plus de la moitié des glaciers du Golfe d’Alaska et d’environ un tiers des glaciers asiatiques. Les scientifiques sont arrivés à la conclusion que la diminution de la masse de glace a entraîné jusqu’à 0,016 millimètre par an d’élévation du niveau de la mer, soit 0,16 millimètre par décennie en moyenne.
Les chercheurs ont découvert que les glaciers à basse altitude et à proximité des océans sont très sensibles aux événements climatiques saisonniers et pluriannuels. L’oscillation décennale du Pacifique, un modèle récurrent de hausse et de baisse des températures de surface des océans, a contribué à une augmentation substantielle des températures en Alaska à partir de 2014 et à une accélération de la fonte des glaciers. Les glaciers continentaux du plateau tibétain n’ont montré pratiquement aucun changement saisonnier, et les variations d’une année à l’autre étaient plus progressives.
Le type de données recueillies par le satellite de l’ESA est essentiel pour alimenter les modèles complexes qui permettent aux scientifiques d’estimer ce qui se passera dans le climat du futur. Il y a dix ans, on avait une idée plus ou moins précise de l’évolution d’une zone entière. Aujourd’hui, avec les données satellitaires, les glaciologues peuvent dire avec précision comment chaque glacier a évolué au cours des années passées; ils peuvent ensuite calibrer leur modèle pour savoir ce qui se passera dans le futur.
Les scientifiques s’accordent à dire que dans presque toutes les régions du monde, les glaciers continueront de reculer au cours des prochaines décennies au fur et à mesure que la planète se réchauffera. Beaucoup disparaîtront, même si l’humanité réussit à freiner les émissions de gaz à effet de serre. Même si nous parvenons à maintenir le réchauffement climatique en dessous de 2° Celsius par rapport à l’époque préindustrielle – l’objectif de l’Accord de Paris en 2015 – il ne restera qu’entre 724 et 1 484 des quelque 4 000 glaciers qui existent dans les Alpes aujourd’hui.
Source : Bloomberg Green.

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Thanks to newtechnologies, scientits are better able to measure the impact of global warming on the glaciers. For instance, advances in satellite technology reveal that ice masses in Alaska and Asia have lost 4% of their volume between 2011 and 2019.

Researchers used radar altimetry technology on board a European Space Agency satellite,. They say it is the first step toward year-round observation of all of the Earth’s glaciers from space in high resolution.

Glacier melting as a whole accounted for almost a third of the sea level rise this century, even as they represent less than 1% of land ice. The shrinking of glaciers is making mountain slopes less stable, resulting in landslides and floods, while the decrease in ice is already and will continue to impact agriculture, hydropower and water quality in some regions.

Measuring exactly how much and how fast glaciers are melting has been a challenge. The traditional methodconsists in observing them on site, which is OK for accessible glaciers at lower altitudes like France’s Mer de Glace, one of the most thoroughly-studied ice masses in human history.

The problem is that traditional techniques are hard to deploy in remote areas high up in the Himalayas or deep in the Alaskan mountains. Advances in satellite technology over the past decade have allowed scientists to conduct some monitoring from space.

Radar altimetry had been used in the past to measure ice sheets and very flat terrain. It’s a simple method: the satellite emits a radar wave to a particular point on Earth. As that signal bounces off the surface and back to the satellite, it is possible to calculate the height of the surface it first struck.

In recent years, improvements in technology have led to readings with much higher resolution,which allowed to use the technology on glaciers in South America’s Patagonia region and in Iceland. As the results were positive, the researchers moved on to the two glacier systems – Alaska and Asia – in their current study. The research involved monthly readings of just over half the glaciers in the Gulf of Alaska, and about a third in Asia. It concluded that the decrease in ice mass contributed as much as 0.016 millimetres per year to sea level rise, or 0.16 millimetres per decade on average.

Researchers found that glaciers at low altitudes and close to the oceans are highly sensitive to seasonal and multi-annual climatic events. The Pacific decadal oscillation, a recurring pattern of rising and falling ocean surface temperatures, has contributed to a substantial increase in temperatures in Alaska since 2014, and to an acceleration of glacial melting. Continental glaciers in the Tibetan Plateau showed almost no seasonal changes, and year-to-year changes were more gradual.

The sort of data being gathered by ESA satellite is essential to feed the complex models that allow scientists to estimate what will happen in the climate of the future. Ten years ago there was more or less an idea of how an entire area evolved, Today with satellite data glaciologists can really say how each glacier evolved in past years, and then they can calibrate their model to know what will happen in the future.

Scientists agree that in almost all parts of the world, glaciers will continue retreating in coming decades as the planet warms. Many will disappear regardless of how humanity reins in emissions. If we manage to keep global warming below 2º Celsius compared to pre-industrial times—the target of the Paris Agreement in 2015—only between 724 and 1,484 of the roughly 4,000 glaciers in the Alps today will remain.

Source: Bloomberg Green.

Que ce soit en Alaska (Columbia), en Islande (Vatnajökull) ou dans les Alpes (Mer de Glace), les glaciers sont une espèce en voie de disparition.

Photos: C. Grandpey

 

Eruption de Fagradalsfjall (Islande) // Fagradalsfjall eruption (Iceland)

En cliquant sur le lien ci-dessous, vous verrez une vidéo très intéressante réalisée le 26 août 2021. Elle montre la situation sur le volcan en éruption sur la péninsule de Reykjanes (Islande). Au cours des derniers jours, le mauvais temps et le brouillard ont empêché de voir ce qui se passait, mais le tremor éruptif conservait son comportement en dents de scie.

Au vu de la vidéo, on se rend compte que la lave a recommencé à couler vers le sud. La pente étant forte, elle avance bien canalisée à une vitesse impressionnante. Le chenal d’écoulement favorise cette vitesse. On peut voir de très nombreux touristes le long de la rivière de lave. Ils ne risquent rien, sauf si la lave décide en amont d’adopter une autre trajectoire. Il faudra alors effectuer un repli rapide sur la colline, mais cela ne devrait pas poser de problème

Lorsqu’elle arrive vers le bas de la vallée de Natthagi, la lave s’étale et sa progression ralentit. L’éruption marque sa pause habituelle au moment où j’écris ces lignes. Cela freine donc fortement la progression de la lave. Reste à savoir si le débit effusif sera suffisant pour lui permettre de progresser en direction de l’océan.

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By clicking on the link below, you will see a very interesting video shot on August 26th, 2021. It shows the situation on the erupting volcano on the Reykjanes Peninsula (Iceland). Over the past few days, poor weather conditions with fog made it impossible to see what was going on, but the eruptive tremor maintained its ups and downs.

Looking at the video, one realizes that lava has started to flow again towards the south. The slope being steep, it advances in a channel at an impressive speed. The channel favours this speed. Many tourists can be seen along the lava river. They are not in danger, unless lava decides upslope to adopt another path. It will then be necessary to climb rapidly on the hill, but that should not be a problem.

When it arrives at the bottom of the Natthagi Valley, lava spreads out and its progress slows down. The eruption is taking its usual pause as of this writing. This therefore strongly slows down the progression of the lava. It remains to be seen whether the effusive flow will be sufficient to allow it to progress towards the ocean.

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde:

Un séisme significatif, d’origine volcanique, a été enregistré à White Island (Nouvelle-Zélande) dans la matinée du 18 août 2021. Il a duré une dizaine de minutes, mais il n’a pas été accompagné d’activité éruptive.
Une période d’émission de cendres d’environ deux minutes s’est produite sur l’île le 21 août 2021,
Aucun lien n’a été établi entre les deux événements.
Les images de la webcam continuent de montrer une incandescence nocturne. On peut en déduire que la température dans la zone de la bouche active atteint, comme précédemment, 500 à 600 °C.
Les données satellitaires continuent de montrer une légère déformation du sol autour de la bouche active et dans le secteur du lac.
Le niveau d’alerte volcanique reste à 2 et lla couleur de l’alerte aérienne est maintenue au Jaune.
Source : GeoNet.

Photo: C. Grandpey

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Comme précédemment, l’éruption de Fagradalsfjall (Islande) continue avec une alternance de phases actives et de pauses parfaitement apparentes sur le tracé du tremor éruptif. Le hornito qui s’était édifié sur la lèvre du cratère principal a vite cessé d’être actif. Il y a quelques jours, une brèche s’est ouverte dans la paroi sud du cratère. La lave a alors pris la direction de la vallée de Natthagi, mais l’événement a été de courte durée. La météo défavorable des dernières heures n’a pas permis d’observer l’activité.

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Dans sa mise à jour du 25 août 2021, le HVO indiquait que la forte sismicité qui a commencé le 23 août 2021, s’est poursuivie sous la partie sud de la caldeira sommitale du Kilauea (Hawaii). Au cours des dernières 24 heures, plus de 275 événements ont été détectés. Cependant, leur nombre a diminué au cours des 12 dernières heures, avec environ 75 secousses détectées. La plupart des séismes ont des magnitudes comprises entre M 1,0 et M 2,0 et se produisent à environ 1 à 2 km sous la surface.
Au cours des dernières 24 heures, les inclinomètres au sommet ont continué à enregistrer des modifications de déformation du sol dans la région sommitale, avec toutefois une légère diminution au cours des dernières heures.
Ces observations laissent supposer qu’il se produit une ascension du magma sous la surface dans la partie sud de la caldeira sommitale du Kilauea, même si la situation s’est calmée au cours des 12 dernières heures.
Les émissions de SO2 restent à des niveaux très bas qui persistent depuis mai 2021, date de la fin de la dernière éruption sommitale du Kilauea.
Source : HVO.

Crédit photo: HVO

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L’activité du Sabancaya (Pérou) reste stable et modérée avec une trentaine d’explosions quotidiennes qui génèrent des panaches de cendre d’environ 3 km de hauteur.

Source : IGP.

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Une activité éruptive modérée se poursuit sur le Chirinkotan (îles Kouriles) avec des explosions et des panaches de cendres qui s’élèvent à 2,5-4,5 km au-dessus du niveau de la mer. La couleur de l’alerte aérienne reste à Orange.
Source : KVERT.

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L’éruption se poursuit à Fukutoku-Oka-no-Ba (Japon). Des émissions de gaz et de vapeur continuent d’être observées au centre de l’île. La nappe de pierre ponce qui a été identifiée pour la première fois le 15 août s’étend à environ 100 km vers l’ouest-nord-ouest et mesure environ 13 km de large. Une décoloration brune peut être observée autour de la nouvelle île qui avait un diamètre de 1 km le 16 août 2021.
Source : Garde côtière japonaise.

Source: JMA

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Les panaches de gaz et de vapeur du Taal (Philippines) s’élèvent actuellement jusqu’à 1 à 3 km de hauteur. Les émissions de SO2 ont atteint 15 347 tonnes/jour le 19 août 2021 avant de diminuer à une moyenne de 8 351 tonnes/jour du 13 au 19 août. Le niveau d’alerte reste à 2 (sur une échelle de 0 à 5). Le PHIVOLCS rappelle au public que l’ensemble de Volcano Island est une zone de danger permanent.
Source : PHIVOLCS.

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Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous en trouverez d’autres (en anglais) en lisant le bulletin hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news of volcanic activity around the world :

A significant volcanic earthquake was recorded at White Island (New Zealand) in the morning of August 18th, 2021. It continued for about 10 minutes, but it was not accompanied by any eruptive activity.

A short-lived period of ash emission lasting about two minutes occurred on the island on August 21st, 2021,

No link was established between the two events.

Webcam images continue to show night glow, suggesting that temperatures in the active vent area probably remain around 500 – 600 °C.

Satellite data continue to show small amounts of ground deformation around the active vent and lake area.

The Volcanic Alert Level remains at 2 and the Aviation Colour Code at Yellow.

Source : GeoNet.

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Like previously, the eruption of Fagradalsfjall (Iceland) continues with an alternation of active phases and pauses that can perfectly be seen on the course of the eruptive tremor. The hornito which had appeared on the rim of the main crater quickly ceased to be active. A few days ago, a breach opened in the south wall of the crater. Lava then started travelling in the Natthagi Valley, but the event was short-lived. The poor weather conditions over the last few hours did not allow to observe the activity.

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In its update of August 25th, 2021, HVO indicated that elevated seismicity, which began on August 23rd, 2021 continued beneath the south part of Kilauea’s summit caldera (Hawaii). Within the past 24 hours, over 275 earthquakes had been detected. however, rates of earthquakes had decreased over the past 12 hours, over which time about 75 earthquakes were detected. Most of the earthquakes have magnitudes between M 1.0 and M 2.0 and are occurring approximately 1-2 km below the surface.

Over the past 24 hours, summit tiltmeters have continued to record a change in the rate and style of ground deformation in the summit region, with a slight decrease in the past hours.

These observations suggest that magma may be continuing to be supplied beneath the surface of the south part of Kilauea’s summit caldera, though at a decreased rate over approximately the past 12 hours.
SO2 emission rates remain at very low levels that have persisted since May 2021, when the most recent summit eruption ended.

Source: HVO.

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The activity of Sabancaya (Peru) remains stable and moderate with an average of about 20 daily explosions that generate ash plumes 3 km high.

Source : IGP.

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Moderate eruptive activity continues at Chirinkotan (Kuril Islands) with explosions and ash plumes that rise to 2.5-4.5 km above sea level. The aviation colour code remains at Orange.

Source: KVERT.

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The eruption continues at Fukutoku-Oka-no-Ba (Japan). Gas-and-steam emissions continue to be observed from the center of the island. The pumice raft that was first identified on 15 August has expanded to about 100 km to the WNW and is about 13 km wide. Brown discoloration can be seen around the new island, which had a diameter of 1 km by 16 August, 2021.

Source: Japan Coast Guard.

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Gas-and-steam plumes from Taal (Philippines) are currently rising up to 1-3 km. SO2 emissions peaked at 15,347 tonnes/day on 19 August, 2021 and declined to an average of 8,351 tonnes/day during 13-19 August. The alert level remains at a 2 (on a scale of 0-5). PHIVOLCS reminds the public that the entire Taal Volcano Island is a Permanent Danger Zone (PDZ)

Source: PHIVOLCS.

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This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

Un autre endroit dangereux en Islande // Another dangerous place in Iceland

Dans une note rédigée le 17 février 2020, j’ai mis en garde contre les dangers de la plage de Reynisfjara dans le sud de l’Islande. A côté de la beauté du site avec ses colonnes basaltiques, il y a le danger de la mer. Plusieurs touristes ont été piégés, emportés et tués par des vagues dangereuses et perfides
Ces derniers jours, les médias islandais ont publié une mise en garde semblable à propos d’une zone côtière de la Péninsule de Reykjanes où de l’eau chaude s’écoule de la centrale géothermique HS Orka. Beaucoup de gens vont nager dans cet endroit malgré tous les efforts de la compagnie d’électricité pour décourager la baignade et expliquer les dangers. Récemment, un accident mortel s’est produit lorsque de forts courants ont emporté vers le large un nageur âgé d’une trentaine d’années. En plus des courants, il y a la température de l’eau qui sort de la centrale. Son débit peut changer soudainement et de façon spectaculaire, ce qui ajoute au danger.
Lorsque les piscines ont été fermées en raison de la pandémie de COVID-19 au printemps 2020, le personnel de la centrale a commencé à remarquer plus de monde à l’endroit où les eaux chaudes sortent de la centrale et s’écoulent vers la mer. Bien que cela soit officiellement interdit, les gens ont commencé à se baigner dans l’eau chaude de l’océan et à publier des photos sur les réseaux sociaux. HS Orka a tout fait pour améliorer la signalisation et augmenter la sécurité dans la zone. Ses dirigeants ont averti le public et expliqué le danger de la zone. Alors que l’eau qui sort de la centrale est généralement à environ 35 °C, sa température peut augmenter considérablement sans prévenir et atteindre 100 °C.
Source : Médias islandais.
Un conseil: si vous avez envie de vous tremper dans l’eau chaude d’une centrale géothermique, optez plutôt pour le Lagon Bleu. il vous en coûtera entre 44 et 56 euros selon la formule choisie, mais vous serez en sécurité!

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In a post written on February 17th, 2020, I warned about the dangers of Reynisfjara beach in southern Iceland. Beside this beauty of the site with its basalt columns, there is the danger of the sea. Several tourists have been killed by dangerous and treacherous waves

In the past days, Icelandic news media released a similar warning about a coastal area on the Reykjanes Peninsula where warm water runs off from the HS Orka geothermal power station. Many people go swimming in the place despite the power company’s best efforts to discourage swimming and warn of the dangers, Recently, a fatal accident occurred in the area when strong currents pulled a swimmer in his thirties out to sea. In addition to the danger of strong currents, the temperature of the run-off water can also change suddenly and dramatically, adding to the danger.

When swimming pools were closed due to the pandemic in the spring of 2020, the staff at the power station started noticing more traffic in the place where hot run-off water flows towards the sea. Although it is officially forbidden,people started to bathe in the warm ocean water and posting pictures on social media. HS Orka made great efforts to improve warning signs and increase security in the area, and issued statements to the public, warning them of the danger. While the run-off water is usually at around 35°C, the temperature can increase dramatically without warning, getting as hot as 100°C.

Source: Icelandic news media. Take this piece of advice from me: if you fancy a dip in the hot water of a geothermal power plant, kust choose the Blue Lagoon instead. It will cost you between 44 and 56 euros depending on the formula, but you will be safe!

Photos: C. Grandpey