Des questions sur le comportement du vortex polaire // Questions about the behaviour of the polar vortex

Dans un article intitulé «Le changement climatique peut provoquer un hiver très rigoureux», le Washington Post nous apprend que, selon des climatologues, un réchauffement stratosphérique soudain (Sudden Stratospheric Warming – SSW) est susceptible d’affecter prochainement le vortex polaire.

Dans un article publié le jour de Noël, j’ai expliqué qu’un réchauffement stratosphérique soudain (SSW) est un phénomène météorologique pendant lequel le vortex polaire dans l’hémisphère hivernal voit ses vents généralement d’ouest ralentir ou même s’inverser en quelques jours. Un tel phénomène va rendre le vortex plus sinueux, voire le rompre. Le changement est dû à une élévation de la température stratosphérique de plusieurs dizaines de degrés au-dessus du vortex. Cette temperature grimpe très rapidement, passant de -70/-80°C à -10/-20°C degrés (soit une élévation d’une soixantaine de degrés en quelques jours). S’il est suffisamment puissant, ce phénomène peut affaiblir et forcer le vortex à quitter le pôle Nord en se brisant en plusieurs morceaux dont certains peuvent se diriger vers le sud.

Le vortex polaire fait référence à la circulation de l’air autour d’une zone de basse pression où se logent les masses d’air les plus froides de la planète. Si des morceaux du vortex se déplacent vers le sud, cela peut donner naissance à des hivers extrêmement froids en Europe du Nord, en Asie et en Amérique du Nord.

Les vents à l’intérieur du vortex polaire circulent normalement d’ouest en est autour du pôle Nord. Toutefois, un réchauffement rapide peut entraîner une modification de leur comportement. On peut même assister à une inversion des vents, ce qui augmente le risque de rupture du vortex et son déplacement vers le sud. Cela peut alors générer des températures plus froides, des vents plus violents, des tempêtes de neige qui durent plus longtemps, etc.

Bien que cela ne soit pas confirmé, il se peut que le vortex polaire se soit déjà rompu et divisé en plusieurs morceaux en raison d’un pic de température stratosphérique. Les prévisionnistes essaient de voir si des conditions météorologiques hivernales peuvent se produire en observant dans quelle mesure les événements qui se produisent dans la stratosphère ont un impact sur la troposphère. Cela peut être important si des populations sont concernées. Cependant, les relations entre la stratosphère et la troposphère sont encore mal comprises. Un SSW similaire s’est produit en 2020 et le vortex polaire est resté intact …

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In an article entitled « Climate change could lead to a very harsh winter”, the Washington Post informs us that experts believe that a sudden stratospheric warming event could affect the polar vortex.

In a post released on Christmas Day, I explained that a Sudden Stratospheric Warming (SSW) is a meteorological phenomenon during which the polar vortex in the winter hemisphere sees its generally westerly winds slow down or even reverse within a few days. Such a phenomenon makes the vortex more sinuous, or even breaks it. The change is due to a rise of several tens of degrees in stratospheric temperature above the vortex. Temperature climbs very quickly, going from -70 / -80°C to -10 / -20°C degrees (an increase of about sixty degrees in a few days).If strong enough, this phenomenon could weaken and force the vortex off of the North Pole, causing pieces of it to split in two and make its way south.

The polar vortex is the circulation of air around low pressure that acts as a repository for some of the coldest air on the planet. If it were to travel south, it would create extremely cold winters for Northern Europe, Asia, and North America.

Winds in the polar vortex normally circulate from west to east around the North Pole. But rapid warming may force the winds to sack. The temperatures could even force the winds to reverse, which will increase the chances of the vortex breaking off and traveling south. This could lead to colder temperatures, harsher winds, slower-moving snow storms, and so on.

Although it is not confirmed, the polar vortex could already be splitting due to a stratospheric temperature spike. Forecasters are trying to accurately predict how winter weather may ensue by tracking to see how events in the stratosphere impact the troposphere.

This might be significant if it impacts people. However, the conditions between the stratosphere and troposphere are still poorly understood. A similar SSW occurred in 2020 and the polar vortex stayed intact…

Principe de fonctionnement du vortex polaire (Source : Wikipedia)

Réchauffement climatique et fonte de la glace // Global warming and ice melting

J’attends le verdict de la NASA et de la NOAA qui font le synthèse des températures globales sur les terres et sur les mers, mais je peux d’ores et déjà affirmer que 2020 sera très probablement l’une des 3 années les plus chaudes jamais enregistrées, rejoignant ainsi 2016 et 2019.

De janvier à octobre 2020, la température moyenne à la surface du globe a été supérieure d’environ 1,2°C à l’époque préindustrielle de 1850 à 1900. Pour la première fois depuis le début des mesures en 1900, la température maximale moyenne a dépassé 30°C pendant 4 jours de suite au mois de septembre 2020. Avec une température moyenne proche de 14°C au cours de l’année, 2020 dépasse la normale de près de 1,5°C.

En Sibérie arctique, les températures ont dépassé de plus de 5°C les moyennes habituelles, avec le record de 38°C le 20 juin 2020 dans la ville russe de Verkhoyansk.

La situation est semblable au Pôle Sud où la température moyenne sur l’année dans le nord de l’Antarctique a été supérieure à 0°C en 2020. Début février 2020, des scientifiques brésiliens ont relevé 20,75°C à l’extrémité de la péninsule Ouest antarctique.

L’article paru sur le site web de France Info à propos de l’Amérique du Sud fait échos à mes propos au cours de ma conférence « Glaciers en Péril ». Alors que je m’appuie sur le Pérou, France Info décrit le situation en Bolivie.où la Cordillère des Andes subit les assauts du réchauffement climatique. Le glacier Tuni disparaît plus rapidement que prévu ; sa fonte s’accélère depuis 30 ans. Cette fonte est une menace pour l’irrigation et l’alimentation en eau dans toute la région. Dans les grandes métropoles comme La Paz ou El Alto, les besoins en eau se font de plus en plus importants à cause de l’augmentation de la population et la croissance des grandes zones urbaines. La ville d’El Alto, par exemple, a une croissance d’environ 5% par an. Cette augmentation de la population urbaine est en partie due à une désertification des campagnes où le manque d’eau est de plus en plus sévère, en particulier pour l’irrigation des cultures. .

S’agissant de la fonte des glaciers dans le monde, la NASA a publié une série de photographies témoignant leur recul. Les images sont impressionnantes et parlent d’elles-mêmes que soit sur le Glacier Muir en Alaska ou sur le Glacier Qori Kalis au . Pérou. Baptisée «Images of Change», cette banque d’images se compose de vues entrecoupées de plusieurs décennies.

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I’m waiting for the verdict of NASA and NOAA which synthesize global temperatures on land and sea, but I can already say that 2020 will most likely be one of the 3 warmest years. ever recorded, together with 2016 and 2019.

From January to October 2020, the average temperature on Earth’s surface was about 1.2°C higher than during the pre-industrial era from 1850 to 1900. For the first time since measurements began in 1900, the maximum temperature average exceeded 30°C for 4 days in a row in September 2020. With an average temperature close to 14°C during the year, 2020 is above normal by almost 1.5°C.

In Arctic Siberia, temperatures were more than 5°C above average, with the record high of 38°C on June 20th, 2020 in the Russian city of Verkhoyansk.

The situation is similar at the South Pole where the average temperature over the year in the north of Antarctica was above 0°C in 2020. In early February 2020, Brazilian scientists noted 20.75°C at the end of the West Antarctic Peninsula.

The article on the France Info website about South America echoes my words during my « Glaciers at Risk » conference. While I rely on Peru, France Info describes the situation in Bolivia, where the Andes is under the assault of global warming. The Tuni Glacier is disappearing faster than expected; its melting has accelerated for 30 years. This melting is a threat to irrigation and water supply throughout the region. In larger cities like La Paz or El Alto, water needs are increasing due to the increase in population and the growth of large urban areas. The city of El Alto, for example, is growing by about 5% per year. This increase in the urban population is partly due to the desertification of the countryside where the lack of water is increasingly severe, in particular for the irrigation of crops. .

Regarding the melting of glaciers around the world, NASA has published a series of photographs showing their retreat. The pictures are impressive and speak for themselves whether on the Muir Glacier in Alaska or the Qori Kalis Glacier in. Peru. Called « Images of Change », this image bank consists of views interspersed with decades.

Le glacier Muir a reculé de plus de 7 kilomètres entre 1941 et 2004 et s’est aminci de plus de 875 mètres (Source : USGS).

A68a : Bonnes nouvelles pour les manchots // Good news for the penguins

Les dernières images satellitaires de l’iceberg A68a montrent qu’il s’est disloqué et que les morceaux issus de cette dislocation se déplacent actuellement autour de l’île de Georgie du Sud qu’il a un temps, menacée. Baptisés A68d, A68e et A68f, ces petits icebergs se déplacent vers l’est en s’éloignant de l’île qu’ils devraient contourner. Selon le British Antarctic Survey, il y a peu de risque qu’ils viennent s’échouer sur la côte orientale de la Géorgie du Sud.

A l’origine, l’iceberg géant présentait une superficie de quelque 5.660 km2, soit la taille du département de la Lozère. Aujourd’hui, il ne mesure plus qu’environ 2.600 km2. A sa naissance, l’A68a avait une épaisseur moyenne de 232 mètres. Il a perdu pratiquement le quart de son épaisseur initiale. Le volume de la glace est passé de 1.467 km3 à 526 km3. Au contact des eaux maintenant plus chaudes, il fond à très grande vitesse, tel un glaçon dans un verre. On estime qu’il rejette dans l’océan 767 m3 d’eau douce par seconde.

Si certains des fragments qui dérivent actuellement à la surface de l’océan devaient s’échouer sur les côtes de Géorgie du Sud, ils ne seraient pas suffisamment imposants pour perturber la vie de la faune locale, que ce soit les manchots ou les phoques.

Source : British Antarctic Survey.

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The latest satellite images of the A68a iceberg show that it has broken up and that pieces are currently moving around the once threatened South Georgia Island. Dubbed A68d, A68e and A68f, these small icebergs are moving eastward away from the island they are expected to bypass. According to the British Antarctic Survey, there is little risk of them running aground on the eastern coast of South Georgia. Originally, the giant iceberg covered an area of ​​some 5,660 km2, the size of the Lozère department. Today, it measures only about 2,600 km2. At birth, the A68a had an average thickness of 232 meters. It has lost almost a quarter of its original thickness. The volume of ice has increased from 1,467 km3 to 526 km3. In contact with the now warmer waters, it melts at very high speed, like an ice cube in a glass. It is estimated that it releases 767 m3 of fresh water per second into the ocean.

If some of the fragments currently drifting on the ocean surface were to anchor on the shores of South Georgia, they would not be large enough to disturb the lives of local wildlife, whether penguins or seals.

Source: British Antarctic Survey.

L’A68a a suivi la trajectoire prévue par le British Antarctic Survey

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde:

L’éruption du Kilauea (Hawaii) se poursuit dans le cratère de l’Halema’uma’u. La lave sort de deux bouches en deux endroits de la paroi interne nord-ouest du cratère.

Le lac de lave – qui est maintenant ‘perché’ avec sa surface à un mètre ou deux au-dessus de ses berges – présente une profondeur d’environ 192 m.

La carte thermique du 30 décembre 2020 révélait les dimensions du lac : 760 m sur 520 m pour une superficie totale de 28 ha. Le lac n’est pas visible depuis les plateformes d’observation du Parc National. Pour des raisons de sécurité, les visiteurs sont priés de ne pas sortir de la zone autorisée. Les Rangers ont verbalisé plusieurs personnes qui n’avaient pas respecté l’interdiction.

Les émissions de SO2 sont encore élevées, à environ 4 400 tonnes par jour.

Les inclinomètres au sommet du Kilauea indiquent une légère tendance déflationniste. Comme ces derniers jours, rien n’indique que du magma se dirige vers les zones de rift du Kilauea.

La sismicité reste élevée mais stable.

Source: HVO. .

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Au Kamchatka, la couleur de l’alerte aérienne reste Orange pour l’Ebeko, le Karymsky, le Klyuchevskoy et le Sheveluch. Elle est Jaune pour le Bezymmiany. Il faut toutefois noter que ces couleurs peuvent évoluer rapidement. En effet,  une activité explosive violente peut apparaître soudainement sur ces volcans et perturber le trafic aérien au-dessus de la région.

Source : KVERT.

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Dans son bulletin pour décembre 2020, l’Observatoire du Piton de la Fournaise (Ile de la Réunion) rappelle que ce mois a été marqué par une intrusion magmatique le 4 décembre, et une éruption qui a duré 26 heures et 35 minutes, du 7 au 8 décembre, sur le flanc sud sud-ouest du cône terminal. Dès la fin de l’éruption, le 8 décembre, l’inflation du cône terminal a repris, avec 3,1cm d’élongation de la zone sommitale enregistrée entre le 8 et le 31 décembre. A noter un ralentissement de l’inflation autour du 20 décembre.

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En Indonésie, la comparaison de photos du Merapi prises les 24 et 30 décembre 2020 a montré de petits changements morphologiques dans la zone sommitale. L’incandescence du cratère était visible la nuit du 31 décembre, signifiant peut-être une nouvelle arrivée de lave. Le 4 janvier 2021, des avalanches sur le flanc SO ont été enregistrées par des webcams et entendues au poste d’observation de Babadan. Plus de 500 personnes ont été évacuées le 7 janvier 2021 quand une brève éruption a déclenché une coulée pyroclastique. Ce même jour, 1 115 personnes résidaient dans les centres d’évacuation. Le niveau d’alerte reste à 3 (sur une échelle de 1 à 4) et le public est invité à rester à 5 km du sommet.

L’éruption strombolienne se poursuit sur le Lewotolo. Des matériaux incandescents sont éjectés à 100-200 m au-dessus du cratère et jusqu’à 1 km sur le versant SE. Le niveau d’alerte reste à 3 (sur une échelle de 1 à 4) et le public doit rester à 4 km du cratère.

L’éruption du Semeru se poursuit avec l’éjection de matériaux incandescents et le déclenchement de plusieurs coulées pyroclastiques. En raison des fortes pluies, des lahars ont été observés dans la ravine de la rivière Koboan sur le flanc SE. Le niveau d’alerte reste à 2 (sur une échelle de 1 à 4), avec une zone d’exclusion générale de 1 km et des extensions à 4 km dans le secteur SSE. Source: BPPTKG.

Le Sinabung (Indonésie) est toujours actif avec des explosions qui envoient des panaches de cendres jusqu’à 3 – 4 km d’altitude. Plusieurs d’entre elles ont été enregistrées dans les premiers jours de janvier.

Le niveau d’alerte reste à 3 (sur 4) et la couleur de l’alerte aérienne est maintenue à Orange. Comme je l’ai déjà écrit, il est demandé aux habitants de ne pas entrer dans les villages qui ont été évacués et relocalisés, ainsi que dans un rayon de 3 km du sommet, 5 km dans le secteur SE et 4 km dans le secteur NE. De plus, les personnes vivant à proximité des rivières prenant leur source sur le volcan doivent rester attentives au risque de lahars.

Source: CVGHM.

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Des explosions sont toujours observées sur le Fuego (Guatemala), avec des panaches de cendres jusqu’à 1,1 km au-dessus du cratère. Les ondes de choc font vibrer les bâtiments autour du volcan, jusqu’à 25 km de distance. Des avalanches de bloc dévalent plusieurs ravines et atteignent souvent des zones de végétation. Des retombées de cendre sont signalées dans plusieurs secteurs sous le vent.

Source: INSIVUMEH.

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L’activité strombolienne continue sur l’Etna (Sicile) au niveau du Cratère SE et de la Voragine. Ces projections incandescentes s’accompagnent parfois de panaches de cendres, comme ce fur le cas dans la matinée du 4 janvier 2021. La couleur de l’alerte aérienne est momentanément passée au Rouge, avant d’être ramenée à l’Orange.

L’intensité du tremor montre des fluctuations mais pas d’événement majeur. Sa source se situe dans le secteur du Cratère SE, à 2,8 – 3 km au-dessus du niveau de la mer De la même façon, on n’observe pas de déformation significative de l’édifice volcanique.

Source : INGV.

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Here is some news of volcanic activity around the world :

The eruption of Kilauea (Hawaii) continues within Halema’uma’u Crater with lava erupting from vents in two places on the northwest side of the crater.

The lava lake – which is now ‘perched’ about 1 – 2 metres above its edges – is about 192 m deep. The December 30th, 2020 thermal map provided the lake dimensions as 760 by 520 m for a total area of 28 ha. The lake is not visible from the observation platforms in the National Park. For safety reasons, visitors are asked not to walk outside the authorised area. Rangers have cited several persons who did not respect the interdiction.

SO2 emission rates are still elevated at about 4,400 tonnes per day.
Summit tiltmeters are recording aweak deflationary tilt. Like during the past days, there is no deformation data to indicate that magma is moving into Kilauea’s rift zones.
Seismicity remains elevated but stable.
Source: HVO. .

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In Kamchatka, the aviation colour code remains Orange for Ebeko, Karymsky, Klyuchevskoy and Sheveluch. It is Yellow for Bezymmiany. However, it should be noted that these colours can change quickly. Indeed, violent explosive activity can suddenly appear on these volcanoes and disrupt air traffic over the region.

Source: KVERT.

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In its report for December 2020, the Piton de la Fournaise Observatory (Reunion Island) reminds us that this month was marked by a magmatic intrusion on December 4th, and an eruption that lasted 26 hours and 35 minutes, from December7th to December 8th, on the south-southwest flank of the summit cone. By the end of the eruption on December 8th, summit cone inflation resumed, with 3.1cm elongation of the summit area recorded between December 8th and December 31st. Inflation slowed down around December 20th.

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In Indonesia, a comparison of photos of Merapi taken on December 24th and 30th, 2020 showed minor morphological changes in the summit area. Incandescence from the crater was visible at night on December 31st, possibly signifying the emergence of lava. On January 4th, 2021, avalanches on the SW flank were recorded by webcams and heard at the Babadan observation post. More than 500 persons were forced to evacuate on January 7th, 2021, after a brief eruption produced a pyroclastic flow. That same day, 1,115 residents remained in evacuation centers.

The Alert Level remains at 3 (on a scale of 1-4), and the public is warned to stay 5 km away from the summit.

The Strombolian eruption continues at Lewotolo. Incandescent material is ejected 100-200 m above the summit crater and as far as 1 km.

The Alert Level remains at 3 (on a scale of 1-4) and the public is warned to stay 4 km away from the summer crater.

The eruption of Semeru continues with the ejection of incandescent material and several pyroclastic flows. Due to the heavy rain, lahars have been observed in the Koboan River drainage on the SE flank

The Alert Level remains at 2 (on a scale of 1-4), with a general exclusion zone of 1 km and extensions to 4 km in the SSE sector.

Mt Sinabung (Indonesia) is still quite active with explosions that send ash plumes up to 3-4 km above sea level. Several of them were recorded in the first days of January. .

The Alert Level remains at 3 (out of 4) and the Aviation Color Code is kept at Orange.

As I put it before, residents are asked not to carry out any activities in villages that have been relocated, as well as locations within a radius of 3 km from the summit, 5 km in the SE sector and 4 km in the NE sector. Moreover, people living near the rivers that originate at the volcano are urged to stay alert to the dangers of lahars. .

Source: CVGHM.

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Explosions are still recorded at Fuego (Guatemala), generating ash plumes as high as 1.1 km above the crater. Shock waves rattle buildings around the volcano, as far as 25 km away. Block avalanches descend several drainages, often reaching vegetated areas. Ashfall is reported in several areas.

Source: INSIVUMEH.

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Strombolian activity continues on Mt Etna (Sicily) at the SE Crater and Voragine. These incandescent projections are sometimes accompanied by ash plumes, as on the morning of January 4th, 2021. The aviation colour code was momentarily raised to Red, before being lowered to Orange.

The intensity of the tremor shows fluctuations but no major event. The source is located 2.8 – 3 km above sea level in the SE Crater area.

Likewise, there is no significant deformation of the volcanic edifice.

Source: INGV.

Panaches de cendres émis par l’Etna le 4 janvier 2021 (Source : INGV)