La lente agonie de l’A68a // The slow death of A68a

L’iceberg A68a continue de se désintégrer et se dirige vers une mort certaine. Une nouvelle fracture vient de s’ouvrir dans l’immense bloc de glace antarctique qui mesurait à l’origine quelque 5 800 kilomètres carrés. Les images satellites montrent au moins deux nouveaux morceaux de glace à train de dériver côte à côte à environ 135 km au sud-est de la Géorgie du Sud. Ils vont probablement s’éloigner encore davantage l’un de l’autre dans les prochains jours. Un temps plus chaud et des mers plus agressives ont peu à peu eu raison de l’A68a alors qu’il s’éloignait de l’Antarctique vers le nord avant d’entrer dans l’Atlantique Sud.

Les icebergs sont nommés dans l’ordre de leur apparition. La première lettre (A dans le cas de l’A68a) désigne la portion du continent antarctique où ils sont nés. Figure ensuite le nombre enregistrant la position de l’iceberg dans la séquence d’apparition (68 pour l’A68a). Par la suite, chaque fragment qui se détache du bloc de glace d’origine reçoit un suffixe en lettres. Avant le 28 janvier 2021, ce processus de désignation était arrivé à A68f. Un nouveau petit iceberg se détachant de l’A68 aura dong l’appellation A68g.

La crainte de voir l’A68a se bloquer contre la côte de Géorgie du Sud et perturber le nourrissage des manchots et phoques semble avoir disparu.

La question qui se pose maintenant concerne l’expédition scientifique qui avait l’intention d’étudier l’A68a. Il n’est pas certain que les chercheurs auront grand-chose à observer quand ils arriveront sur place. Ils vont bientôt embarquer à bord du navire de recherche britannique James Cook dans les Îles Malouines avant de naviguer vers l’est en direction de la Géorgie du Sud. Les scientifiques espéraient disposer des véhicules autonomes autour de l’A68a pour étudier son impact sur l’environnement, mais leur sujet d’étude s’est considérablement réduit depuis l’annonce de l’expédition à la mi-décembre 2020…

Source: La BBC.

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The iceberg A68a keeps breaking into pieces and is moving toward a certain death. The block of Antarctic ice that originally measured some 5,800 square kilometres has suffered another major split. Satellite imagery shows at least two segments drifting close together about 135 km south-east of South Georgia. They are likely to move further apart in the next days. A warmer weather and more aggressive seas gradually pulled A68a apart as it moved northwards away from Antarctica into the South Atlantic.

Icebergs are named in sequence, with the prefix letter (A for A68a) denoting the quadrant of the white continent from where they calved, with the number (68 por A 68a)  recording their position in that sequence.

Each subsequent major fragment to come off the original block then gets a lettered suffix.

Before January 28th, 2021, this nomenclature process had got up to A68f. After this latest split, the larger portion will retain the name A68a with the smaller one getting the new name of A68g.

The previous concern that the presence of such a large iceberg might disrupt the foraging behaviour of South Georgia’s many penguins and seals seems to have passed.

A major question now is whether the scientific expedition that was aiming to study the iceberg will have anything left to observe by the time it arrives on site. Researchers will soon board the British Royal Research Ship James Cook in the Falkland Islands and sail east towards South Georgia. The scientists were hoping to place some autonomous vehicles around A68a to learn more about its impacts on the environment, but their study subject has got considerably smaller since the expedition was announced in mid-December 2020…

Source: The BBC.

Nouvelles de l’iceberg A68a // More news of iceberg A68a

Dans une note publiée le 7 janvier 2021, j’indiquais que les images satellites de l’iceberg A68a montraient qu’il s’était brisé et que des morceaux se déplaçaient autour de l’île de Géorgie du Sud. Les manchots semblaient donc à l’abri du danger.

Les dernières nouvelles fournies par le British Antarctic Survey et les satellites confirment que l’A68a a perdu de sa majesté et s’est brisé en plusieurs morceaux. La masse de glace principale et les blocs qui s’en sont détachés sont toujours en mouvement, dans l’océan à proximité de la Géorgie du Sud.

Le 19 janvier 2021, l’iceberg principal couvrait une surface d’environ 2450 km2 au lieu de 5660 km2 à sa naissance. Tout danger n’est pas forcément évité car l’A68a pourrait encore empêcher les manchots de se nourrir s’il venait à se bloquer contre la côte de l’île. Il pourrait aussi racler et sérieusement endommager les fonds marin et la vie qui s’y trouve. Cela s’est peut-être déjà produit lorsque l’iceberg est passé à la verticale de la plateforme littorale du sud de l’île en décembre 2020. Les scientifiques essaieront de voir si ce secteur a subi des dégâts.

Les mini icebergs restent une menace. Ce sont encore d’énormes morceaux de glace qui dérivent et quatre d’entre eux ont été repérés près de l’île. Ils pourraient s’immobiliser pendant des jours ou des semaines avant de fondre et s’amincir dans les eaux océaniques plus chaudes.

Source: Université de Boulder (Colorado).

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In a post published on January 7th, 2021, I indicated that satellite images of the A68a iceberg showed that it has broken up and that pieces were moving around the once threatened South Georgia Island.

The latest news provided by the British Antarctic Survey and the satellites confirm that A68a has lost much of its mass and broken into pieces. The main ice mass and its « child bergs » are still on the move, swirling in waters near South Georgia Island.

On January 19th, 2021, the main iceberg covered about 2,450 km2 instead of its original size of 5,660 km2.  All danger is not avoided as the iceberg could still block penguins from foraging grounds if it lodges off the island’s coast, or it could grind over the seabed and significantly damage marine life. That may already have happened when the ice moved over some of the southern shelf of the island in December 2020. Scientists will try and get a closer view of the possible impact..

The « child bergs » are also still a threat. They are huge chunks of ice that are drifting around and four of them are near the island. They might grind to a halt for days or weeks. Then, they should melt and thin away in a water that would be too warm for them.

Source: University of Boulder (Colorado).

Trajectoire de l’A68a (Source: British Antarctic Survey)

A68a : Bonnes nouvelles pour les manchots // Good news for the penguins

Les dernières images satellitaires de l’iceberg A68a montrent qu’il s’est disloqué et que les morceaux issus de cette dislocation se déplacent actuellement autour de l’île de Georgie du Sud qu’il a un temps, menacée. Baptisés A68d, A68e et A68f, ces petits icebergs se déplacent vers l’est en s’éloignant de l’île qu’ils devraient contourner. Selon le British Antarctic Survey, il y a peu de risque qu’ils viennent s’échouer sur la côte orientale de la Géorgie du Sud.

A l’origine, l’iceberg géant présentait une superficie de quelque 5.660 km2, soit la taille du département de la Lozère. Aujourd’hui, il ne mesure plus qu’environ 2.600 km2. A sa naissance, l’A68a avait une épaisseur moyenne de 232 mètres. Il a perdu pratiquement le quart de son épaisseur initiale. Le volume de la glace est passé de 1.467 km3 à 526 km3. Au contact des eaux maintenant plus chaudes, il fond à très grande vitesse, tel un glaçon dans un verre. On estime qu’il rejette dans l’océan 767 m3 d’eau douce par seconde.

Si certains des fragments qui dérivent actuellement à la surface de l’océan devaient s’échouer sur les côtes de Géorgie du Sud, ils ne seraient pas suffisamment imposants pour perturber la vie de la faune locale, que ce soit les manchots ou les phoques.

Source : British Antarctic Survey.

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The latest satellite images of the A68a iceberg show that it has broken up and that pieces are currently moving around the once threatened South Georgia Island. Dubbed A68d, A68e and A68f, these small icebergs are moving eastward away from the island they are expected to bypass. According to the British Antarctic Survey, there is little risk of them running aground on the eastern coast of South Georgia. Originally, the giant iceberg covered an area of ​​some 5,660 km2, the size of the Lozère department. Today, it measures only about 2,600 km2. At birth, the A68a had an average thickness of 232 meters. It has lost almost a quarter of its original thickness. The volume of ice has increased from 1,467 km3 to 526 km3. In contact with the now warmer waters, it melts at very high speed, like an ice cube in a glass. It is estimated that it releases 767 m3 of fresh water per second into the ocean.

If some of the fragments currently drifting on the ocean surface were to anchor on the shores of South Georgia, they would not be large enough to disturb the lives of local wildlife, whether penguins or seals.

Source: British Antarctic Survey.

L’A68a a suivi la trajectoire prévue par le British Antarctic Survey

Des nouvelles de l’iceberg A68a // More news of iceberg A68a

Comme je l’ai écrit précédemment, l’iceberg A68a (2600 km2) a commencé à se briser en plusieurs morceaux, mais cela ne signifie pas pour autant que les phoques et les manchots de l’île de Géorgie du Sud sont hors de danger. Un morceau de 144 km2, baptisé A68d, s’est détaché de la masse de glace il y a quelques semaines et les images fournies le 21 décembre par le satellite Copernicus Sentinel-2 montrent que de nouvelles fissures sont apparues sur l’iceberg tabulaire. Cependant, le monstre reste encore relativement homogène. Il a déjà laissé échapper deux autres fragments : A68e (655 km2) et A68f (225 km2).

Même si l’A68a se brise en plusieurs morceaux, chacun d’eux pourrait représenter un danger pour la faune locale s’il venait à s’échouer le long de la côte de la Géorgie du Sud. Les manchots et les phoques auraient plus de difficulté à chercher du poisson et du krill.

À l’heure actuelle, tous les fragments de l’A68a sont entraînés dans les eaux rapides du courant circumpolaire antarctique. On pense que ce courant va les entraîner autour de la pointe sud de l’île avant de les faire remonter vers le nord. Les satellites vont suivre leur progression autour du plateau continental peu profond. Il y a un certain nombre d’endroits où les fragments pourraient s’accrocher au plancher marin et s’immobiliser.

Source: La BBC.

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As I put is before, the giant A68a iceberg (2,600 sq km) has started to break up, but this does not mean the seals and penguins of South Georgia island are safe. A chunk of ice, 144 sq km, dubbed A68d, broke free a few weeks ago and the images provided on December 21st by the Copernicus Sentinel-2 satellite show more fissures on the tabular iceberg. However, the monster has not split apart yet. Two other fragments have already broken free, they were named A68e (655 sq km) and A68f (225 sq km).

Even if A68a breaks into several pieces, each of them could become a danger to the local fauna if it were to anchor along the coast of South Georgia. The penguins and seals would find it more difficult to forage for fish and krill.

At the moment, all the berg fragments are entrained in the fast-moving water of the Southern Antarctic Circumpolar Current Front. This is likely to sweep the icebergs around the island and then throw them north. Satellites will monitor their progress as they skirt the shallow continental shelf. There are a number of places where the fragments could get caught and anchor in place.

Source : The BBC.

Image satellite de l’A68a le 21 décembre 2020 (Source : Copernicus)

Encore des nouvelles inquiétantes de l’iceberg A68a // More worrying news of iceberg A68a

L’iceberg A68a (4200 km2), qui s’est détaché de la plateforme glaciaire Larsen C en 2017, continue sa course vers la Géorgie du Sud. Les scientifiques espéraient que les courants marins feraient dévier sa trajectoire mais il n’en est rien. Le colosse se rapproche de l’île. Les dernières images fournies par le satellite Copernicus Sentinel-1 montrent qu’il ne se trouve plus qu’à une soixantaine de kilomètres de la Géorgie du Sud.

La collision d’un iceberg de cette taille avec l’île pourrait avoir des effets dévastateurs, notamment sur la faune sauvage locale.

Comme je l’ai indiqué précédemment, si l’énorme bloc de glace devait se bloquer contre le côte de cette île, la situation serait très inquiétante pour les manchots, phoques, éléphants de mer, etc. qui trouvent leur nourriture dans les eaux riches de l’océan. L’écosystème serait forcément bouleversé.

C’est maintenant le commencement de l’été austral qui marque aussi le début de la période de nourrissage des poussins des manchots. Pendant cette période, la distance à parcourir pour trouver de la nourriture est essentielle. Si les manchots devaient faire un grand détour à cause de la présence de l’iceberg, ils ne reviendraient as à temps pour empêcher leurs poussins de mourir de faim.

Source: British Antarctic Survey.

Dernière minute: Ue dépêche de l’agence Reuters nous apprend, aujourd’hui 18 décembre 2020, que de forts courants dans la zone où l’iceberg A68a a été observé pour la dernière fois – à environ 50 kilomètres de la côte ouest de la Géorgie du Sud – l’ont fait changer de direction et se briser, de sorte que ce sont maintenant deux icebergs qui sont partis à la dérive à la surface de l’océan.

Alors que l’A68a s’approchait d la bordure occidentale de la plateforme littorale, il arencontré de forts courants qui l’ont fait pivoter de près de 180 degrés. C’est à ce moment précis qu’il s’est brisé en deux. Le nouvel iceberg a immédiatement été baptisé A68d.

Le courant océanique va probablement éloigner maintenant l’A68a de la bordure de la plateforme littorale avant de le faire remonter vers la plateforme orientale de l’île.

Cela signifie que l’iceberg pourrait toujours provoquer une catastrophe environnementale pour la faune locale, mais sur la côte est de l’île et non plus dans la partie sud-ouest.

Les scientifiques ne savent pas encore si le nouvel iceberg A68d suivra le même chemin que l’A68a ou s’immobilisera ailleurs sur la plateforme littorale.

Source: Reuters, British Antarctic Survey.

Personnellement, je ne pense pas que le bloc restant de l’A68a va venir s’échouer contre la côte orientale de La Géorgie du Sud. En effet, il va d’abord se heurter à la bordure de la plateforme littorale et il y a de fortes chances pour que les courants le fassent remonter vers le nord où il finira par se désagréger dans des eaux océaniques plus chaudes.

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Iceberg A68a (4,200 km2), which broke off from the Larsen C Ice Shelf in 2017, continues its course towards South Georgia. Scientists hoped that sea currents would divert its course, but they did not. The colossus is approaching the island. The latest images from the Copernicus Sentinel-1 satellite show it is now only about 60 kilometres from South Georgia. The collision of an iceberg of this size with the island could have devastating effects, especially on local wildlife.

As I indicated previously, if the huge block of ice were to block against the coast of this island, the situation would be very worrying for penguins, seals, sea elephants and so on that find their nourishment in the rich waters of the ocean. The ecosystem would inevitably be upset. Now is the onset of the southern summer which also marks the beginning of the feeding season for penguin chicks. During this period, the distance to be travelled to find food is essential. If the penguins had to take a big detour because of the iceberg, they wouldn’t come back in time to keep their chicks from starving to death.

Source: British Antarctic Survey.

Last minute : A report from the Reuters press agency informs us today, December 18th, 2020 that strong currents in the area where A68a was last observed – about 50 kilometres from South Georgia’s west coast – caused it to shift direction and lose a major chunk of ice, so that now two bergs are drifting at the surface of the ocean.

As A68a approached the western shelf edge of the island, it encountered strong currents, causing it to pivot nearly 180 degrees. It was at this very moment that a large piece broke apart apart. That new piece was immediately named A68d.

As a consequence, the ocean current will likely carry A68a away from the shelf edge before sweeping it back around toward the island’s eastern shelf area. This means the iceberg could still cause an environmental disaster for local wildlife, but along the island’s eastern coast rather than the southwest.

Scientists don’t yet know if A68d will follow the same path as A68a, or anchor somewhere else on the shelf.  .

Source : Reuters, British Antarctic Survey.

As far as I’m concerned, I don’t think the remaining A68a will anchor along the eastern coast of South Georgia. It will first come into contact with the  landshelf and the currents will probably push it northward where it will break into pieces in the warmer ocean waters.

Dernière image fournie par le satellite Copernicus Sentinel-1 le 15 décembre 2020

Vue du parcours de l’iceberg géant A68 depuis 2017.(Source : NASA)

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Les satellites suivent la trajectoire de l’A68a jour après jour. Comme prévu, il est entraîné par le Courant Circumpolaire Antarctique et il arrive à un point où le courant est dévié par le plateau continental. Si l’A68a continue à dériver comme prévu sous l’effet du Courant, il devrait faire une boucle vers le sud autour de l’île avant de remonter vers le nord.

L’image ci-dessous est intéressante car elle montre bien le comportement de l’iceberg au cours des dernières semaines, ainsi que l’influence exercée par la plateforme continentale et le courant circumpolaire autour le la Géorgie du Sud.

Source : La BBC.

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Satellites are following the trajectory of A68a day by day. As predicted, it has turned with the Southern Antarctic Circumpolar Current Front. It has reached a point where the current gets deflected by continental shelf. If A68a continues to drift in SACCF, it should loop south around the island before turning north.

The image below is interesting because it shows the behaviour of the iceberg in recent weeks, as well as the influence of the continental shelf and the circumpolar current around South Georgia.

Source : The BBC.

Nouvelles inquiétantes de l’iceberg A68a // Worrying news of iceberg A68a

L’iceberg A68a, qui s’est détaché de la plateforme glaciaire Larsen C en 2017, .reste impressionnant avec une superficie d’environ 4200 km2. Comme je l’ai indiqué précédemment, il se dirige vers l’île britannique de Géorgie du Sud où il menace de s’échouer.

Si l’énorme bloc de glace devait se bloquer contre le côte de cette île, la situation serait très inquiétante pour la faune locale –  manchots, phoques, éléphants de mer, etc. – qui trouve sa nourriture dans les eaux riches de l’océan. L’écosystème serait forcément bouleversé.

C’est maintenant le commencement de l’été austral qui marque aussi le début de la période de nourrissage des poussins des manchots. Pendant cette période, la distance à parcourir pour trouver de la nourriture est essentielle. En particulier, si les manchots devaient faire un grand détour à cause de la présence de l’iceberg, ils ne reviendraient as à temps pour empêcher leurs poussins de mourir de faim.

Les images fournies par les satellites et par un  avion de la Royal Air Force qui a pu filmer l’A68a n’incitent guère à l’optimisme quant à la trajectoire suivie par l’iceberg. Les scientifiques du British Antarctic Survey espéraient que les courants lui feraient parcourir une boucle autour de l’extrémité sud de la Géorgie du Sud, avant de le faire remonter le long du plateau continental et le faire se diriger vers le nord-ouest.

Les scientifiques pensaient aussi que l’A68a se disloquerait avant d’atteindre la Géorgie du Sud. Les photos de la RAF montrent bien une fracture dans l’iceberg, mais le reste de la masse de glace reste impressionnant.

Croisons les doigts pour que le Père Noël emporte l’A68a dans sa hotte et l’empêche de provoquer une catastrophe en Géorgie du Sud !

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Iceberg A68a, which broke away from the Larsen C Ice Shelf in 2017, remains impressive with an area of ​​approximately 4,200 km2. As I mentioned earlier, it is heading for the British island of South Georgia where it threatens to run aground.

If the huge block of ice were to block against the coast of this island, the situation would be very worrying for the local fauna – penguins, seals, sea elephants, etc. – which finds its nourishment in the rich waters of the ocean. The ecosystem would inevitably be upset. Now is the onset of the southern summer which also marks the beginning of the feeding season for penguin chicks. During this period, the distance to be traveled to find food is essential. In particular, if the penguins were to take a big detour because of the iceberg, they wouldn’t come back in time to keep their chicks from starving.

Images from satellites and from a Royal Air Force aircraft that was able to film the A68a do little to encourage optimism about the iceberg’s path. Scientists at the British Antarctic Survey hoped the currents would cause it to loop around the southern tip of South Georgia, before pushing it up along the continental shelf and sending it northwest.

Scientists also believed that the A68a would break up before reaching South Georgia. RAF photos do show a fissure in the iceberg, but the rest of the ice mass remains impressive.

Let’s keep our fingers crossed that Santa Claus takes the A68a in his hood and prevents it from causing disaster in South Georgia!

Image satellite de l’A68a et de la Géorgie du Sud le 3 décembre 2020 (Source : NASA)

L’A68a le 8 décembre 2020 (Source: RAF)

Iceberg A68a, une menace pour la faune de Géorgie du Sud // A68a, a threat to South Georgia fauna

Dans une note publiée le 27 juillet 2017, j’expliquais que, suite au réchauffement climatique en Antarctique Occidental, une fracture géante s’était ouverte dans la plateforme Larsen C, laissant partir à la dérive un iceberg de la taille de la Lozère. J’ajoutais que ce n’était pas la fin de l’histoire et le début d’une série d’événements plus importants et plus dangereux. Nous en avons la confirmation aujourd’hui.

Connu sous le nom d’A68a, l’iceberg qui s’est détaché de Larsen C se dirige maintenant vers le territoire britannique d’outre-mer de Géorgie du Sud. Il présente à peu près la même taille que cette île de l’Atlantique Sud, et les scientifiques craignent qu’il vienne s’échouer au large d’un refuge faunique. Si c’est le cas, la situation deviendra une grave menace pour les manchots et les phoques qui vivent dans ce secteur. Les couloirs d’alimentation de ces animaux pourraient être bloqués, ce qui les empêcherait de nourrir correctement leurs petits. De plus, toutes les créatures vivant sur le fond marin seraient écrasées là où A68a viendrait jeter l’ancre. Les dégâts ainsi causés seraient très longs à se réparer.

La Géorgie du Sud est une sorte de cimetière pour les plus gros icebergs de l’Antarctique. Ces géants tabulaires dérivent au gré des puissants courants de la région jusqu’à ce que leur base accroche les fonds marins, leur permettant de s’immobiliser.

A68a – qui ressemble à une main avec un doigt tendu – se trouve maintenant à quelques centaines de kilomètres au sud-ouest de la Géorgie du Sud. D’une taille semblable à celle du comté anglais du Somerset (4 200 km2), l’iceberg pèse des centaines de milliards de tonnes. Sa relative minceur (sa partie immergée fait 200 mètres ou moins) signifie qu’il a le potentiel de dériver jusqu’à la côte de la Géorgie du Sud avant de s’immobiliser. Cela aurait des conséquences désastreuses pour la faune, en particulier pour les manchots et les phoques pendant une période cruciale pour eux, celle de l’élevage des bébés et des poussins. Au cours de cette période, la distance réelle qu’ils doivent parcourir pour trouver de la nourriture est d’une importance vitale. S’ils doivent faire un grand détour pour éviter l’iceberg, cela signifie qu’ils ne retourneront pas suffisamment tôt auprès de leurs petits pour éviter qu’ils meurent de faim. Lorsque l’imposant iceberg A38 s’est échoué en Géorgie du Sud en 2004, d’innombrables poussins de manchots et bébés phoques ont été retrouvés morts sur les plages.

Les impacts de l’échouement des icebergs sont multiples, mais ils ne sont pas tous négatifs. Par exemple, les icebergs apportent avec eux d’énormes quantités de poussière qui fertilisent le plancton océanique, et cet avantage se répercute ensuite dans la chaîne alimentaire.

Bien que les images satellite montrent que l’A68a se dirige droit vers la Géorgie du Sud, il pourrait ne pas s’y échouer. Les courants pourraient lui faire accomplir une boucle autour de l’extrémité sud de la Géorgie du Sud, avant de le faire se diriger le long de la bordure du plateau continental et remonter vers le nord-ouest. Les scientifiques disent qu’il est très difficile de dire précisément ce qui va se passer. Les images satellites permettront d’étudier le comportement de l’iceberg. S’il pivote autour de la Géorgie du Sud et se dirige vers le nord, il commencera probablement à se désagréger au contact des eaux océaniques plus chaudes. L’action des vagues en particulier devrait le mettre à mal. Ce serait une bonne nouvelle pour les phoques et les manchots.

Source : Yahoo News.

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In a post released on July 27th, 2017, I explained that – as a result of global warming in West Antarctica – a giant crack had opened across the Larsen C ice shelf, letting go an iceberg the size of Lozère. I added that it was not the end of the story and the beginning of a more important, more dangerous series of events. We are getting the confirmation today.

Known as A68a, the iceberg is now bearing down on the British Overseas Territory (BOT) of South Georgia. The Antarctic ice giant has roughly the same size as the South Atlantic island, and there is a strong possibility it could now ground and anchor itself offshore of the wildlife haven. If that happens, it will pose a grave threat to local penguins and seals. The animals’ normal foraging routes could be blocked, preventing them from feeding their young properly. Moreover, all creatures living on the seafloor would be crushed where A68a touched down, a disturbance that would take a very long time to reverse.

The British Overseas Territory is a sort of graveyard for Antarctica’s greatest icebergs. These tabular giants get drawn up from the White Continent on strong currents, only for their keels to then catch in the shallows of the continental shelf that surrounds the remote island.

A68a – which has the look of a hand with a pointing finger (see image below) is now just a few hundred kilometres to the southwest of the BOT. Roughly the size of the English county of Somerset (4,200 km2), the iceberg weighs hundreds of billions of tonnes. But its relative thinness (a submerged depth of perhaps 200m or less) means it has the potential to drift right up to South Georgia’s coast before anchoring. This would have massive implications for where land-based predators might be able to forage. The situation would be vital for penguins and seals during the period that is really crucial to them – during pup- and chick-rearing ; the actual distance they have to travel to find food really matters. If they have to do a big detour, it means they are not going to get back to their young in time to prevent them starving to death in the interim. When the colossus A38 grounded at South Georgia in 2004, countless dead penguin chicks and seal pups were found on local beaches

The potential impacts of iceberg grounding are multi-faceted, and not all negative. For example, icebergs bring with them enormous quantities of dust that will fertilise the ocean plankton around them, and this benefit will then cascade up the food chain.

Although satellite imagery suggests A68a is on a direct path for South Georgia, it might yet escape capture. The currents should take it on what looks like a strange loop around the south end of South Georgia, before then spinning it along the edge of the continental shelf and back off to the northwest. Scientists say it is very difficult to say precisely what will happen. Satellite images will allow to study the iceberg’s behaviour. If it does spin around South Georgia and heads on northwards, it should start breaking up. It will very quickly get into warmer waters, and wave action especially will start killing it off. This would be good news for the penguins.

Source : Yahoo News.

Histoire de la fracturation de la plateforme glaciaire Larsen C

 

Vue satellite de l’iceberg A68a et la Géorgie du Sud à droite

( Source: Copernicus)