Cartes à risques du Mauna Loa (Hawaii) // Risk maps of Mauna Loa Volcano (Hawaii)

Les  scientifiques du HVO ont publié des cartes du Mauna Loa qui aideront les responsables de la Protection Civile et d’autres gestionnaires de services d’urgence à identifier les personnes, les biens et les installations à risque lors de futures éruptions de ce volcan.
La plupart des fractures et bouches éruptives du Mauna Loa se trouvent au sommet du volcan et le long de deux zones de rift qui s’étendent au nord-est et au sud-ouest de Mokuaweoweo, la caldeira sommitale. Cependant, des émissions de lave se produisent parfois le long des fractures radiales qui s’étendent principalement au nord et à l’ouest du sommet.
Les parois du Mokuaweoweo forment des barrières naturelles qui devraient protéger les zones situées au sud-est et à l’ouest de la caldeira contre les coulées de lave provenant de l’intérieur de la caldeira. Toutefois, la paroi du côté ouest est rendue inefficace par les bouches susceptibles de s’ouvrir sur les flancs du volcan.
Grâce à une cartographie géologique détaillée et une modélisation du comportement de la lave en fonction de la topographie, l’USGS-HVO a mis au point neuf cartes représentant 18 zones susceptibles d’être recouvertes par la lave du Mauna Loa. Chaque zone identifie un segment du volcan où la lave pourrait sortir et donner naissance à des coulées vers l’aval.
Les zones en couleur sont celles qui pourraient potentiellement être recouvertes par les coulées produites par les futures éruptions du Mauna Loa. Ces éruptions pourraient provenir du sommet du volcan, des zones de rift, ou des bouches radiales. Il est probable, cependant, que seule une partie d’une zone soit affectée par chaque éruption.
Lorsqu’une éruption commencera sur le Mauna Loa, les cartes aideront les décideurs à identifier rapidement les localités, les infrastructures et les routes situées entre les bouches éruptives éventuelles et la côte, ce qui facilitera les interventions des secours. Le public pourra également utiliser les cartes pour déterminer la direction des coulées de lave une fois que l’éruption aura commencé.
L’ensemble de cartes “Lava inundation zone maps for Mauna Loa, Island of Hawaii,” publié par l’USGS sous l’appellation Scientific Investigations Map 3387, comprend 10 feuilles (cartes) et une brochure explicative. La carte 1 (voir ci-dessous) est une carte de l’ensemble de l’île d’Hawaï avec des contours montrant les zones englobées par les neuf autres cartes. Ces neuf cartes représentent les 18 zones sous la menace de la lave du Mauna Loa. Des instructions sur la façon d’interpréter les cartes sont fournies dans la brochure d’accompagnement.
Les zones menacées sur les cartes sont: Kaumana, Waiakea et Volcano-Mountain View (feuille 2); Kapapala (feuille 3); Pahala, Punaluu et Wood Valley (feuille 4); Naalehu (feuille 5); Kalae (feuille 6); Hawaiian Ocean View Estates, Kapua et Milolii (feuille 7); Hookena, Kaohe et Kaapuna (feuille 8); Honaunau et Kealakekua (feuille 9); et Puako (feuille 10). Les échelles cartographiques varient de 1: 45 000 à 1: 85 000.
Toutes ces cartes ainsi que les fichiers connexes sont disponibles en ligne :

https://doi.org/10.3133/sim3387

Le HVO prévoit également de distribuer des copies papier des cartes aux bibliothèques de l’île d’Hawaii au cours du mois prochain.
Source: USGS / HVO.

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Researchers at HVO have produced maps that will help Hawaii County Civil Defence and other emergency managers identify people, property, and facilities at risk during future eruptions.

Most of Mauna Loa’s eruptive fissures and vents are located at the summit of the volcano and along two rift zones that extend northeast and southwest from Mokuaweoweo, the volcano’s summit caldera. A few vents, however, occur along radial fissures that extend primarily north and west from the summit.

The bounding walls of Mokuaweoweo create topographic barriers that should protect areas southeast and west of the caldera from lava flows erupted from within the caldera. But the barrier on the west side is rendered ineffective by the radial vents on the flanks of the volcano.

Using detailed geologic mapping and modeling of how lava responds to surface topography, USGS-HVO have constructed nine maps depicting 18 inundation zones on Mauna Loa. Each zone identifies a segment of the volcano where lava could erupt and send flows downslope.

Coloured regions on these maps show areas on the volcano’s flank that could potentially be covered by flows from future Mauna Loa eruptions. These eruptions could originate from the volcano’s summit, rift zones, or radial vents. It’s likely, however, that only part of a zone would be covered in a single eruption.

When a Mauna Loa eruption starts, the maps can help decision makers quickly identify communities, infrastructure, and roads between possible vent locations and the coast, facilitating more efficient and effective allocation of response resources. The public can also use the maps to consider where lava flows might go once an eruption starts.

Lava inundation zone maps for Mauna Loa, Island of Hawaii,” published by the U.S. Geological Survey as Scientific Investigations Map 3387, comprises 10 sheets and an explanatory pamphlet. Sheet 1 is a map of the entire Island of Hawaii with outlines showing the areas encompassed by the nine other maps. These nine sheets depict the 18 inundation zones for Mauna Loa. Guidelines on how to interpret the maps are provided in the accompanying pamphlet.

The inundation zones identified on the maps are: Kaumana, Waiakea and Volcano-Mountain View (Sheet 2); Kapapala (Sheet 3); Pahala, Punaluu and Wood Valley (Sheet 4); Naalehu (Sheet 5); Kalae (Sheet 6); Hawaiian Ocean View Estates, Kapua and Milolii (Sheet 7); Hookena, Kaohe and Kaapuna (Sheet 8); Honaunau and Kealakekua (Sheet 9); and Puako (Sheet 10). Map scales vary from 1:45,000 to 1:85,000.

The Mauna Loa lava flow inundation maps and related GIS files are also available online:

https://doi.org/10.3133/sim3387

HVO also plans to distribute paper copies of the maps to public libraries around the island in the next month or so.

Source: USGS / HVO.

Vue de la carte n°1 montrant l’ensemble des zones susceptibles d’être menacées par la lave du Mauna Loa (Source: USGS)

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Mt Agung (Bali / Indonésie) : Baisse du niveau d’alerte (suite) // Reduction of the alert level (continued)

Un bulletin émis le 29 octobre 2017 par le VSI indique les raisons pour lesquelles le niveau d’alerte de l’Agung a été abaissé de 4 (AWAS) à 3 (SIAGA) ce même jour.

– Les observations à l’aide de drones ont montré que les panaches de gaz à l’intérieur du cratère sont moins intenses.

– Comme je l’ai indiqué précédemment, on observe une baisse significative de la sismicité depuis le 20 octobre. L’énergie sismique décline elle aussi.

– Les observations satellitaires ont révélé une réduction des anomalies thermiques sur le volcan.

Il faut noter que la décision d’abaisser le niveau d’alerte du volcan est intervenue rapidement alors que les scientifiques du VSI avaient indiqué il y a quelques jours qu’il faudrait être patient avant de le modifier si la situation volcanique le justifiait. En effet, l’histoire éruptive de certains volcans indonésiens montre qu’une éruption peut survenir après une période de calme faisant suite à un épisode d’activité intense.

On peut raisonnablement penser (c’est un point de vue que je partage) que le VSI a cédé aux pressions des autorités locales qui insistaient depuis quelques jours pour que le niveau d’alerte soit modifié, pour des raisons économiques (baisse du tourisme) et religieuses (début de la fête du Galungan le 1er novembre).

Croisons les doigts pour que l’Agung ne se réveille pas dans les prochains jours !

Ci-dessous, un graphique montre l’évolution de l’activité volcanique au cours des dernières semaines.

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A bulletin issued by VSI on October 29th 2017 indicates the reasons why the alert level for Mt Agung was lowered from 4 (AWAS) to 3 (SIAGA) that same day.
– Observations using drones have shown that the gas plumes inside the crater are less intense.
– As I indicated earlier, there has been a significant decrease in seismicity since 20 October. Seismic energy is also declining.
– Satellite observations revealed a reduction in thermal anomalies on the volcano.
It should be noted that the decision to lower the alert level was taken very quickly when scientists at VSI had indicated a few days before that it would be necessary to be patient before re-evaluating it if the volcanic situation justified it. Indeed, the eruptive history of some Indonesian volcanoes shows that an eruption can occur after a period of calm following an episode of intense activity.
It is reasonable to assume (I personally share this opinion) that VSI has succumbed to pressure from local authorities who have insisted for a few days to change the alert level, for economic reasons (impact of the eruption on tourism) and religious ones (beginning of the Galungan festival on November 1st ).
Let’s keep your fingers crossed and hope that Mt Agung does not wake up in the next few days!

Below, a graph shows the evolution of volcanic activity in recent weeks.

Source: VSI

Sismicité dans la Maurienne

Plusieurs blogonautes m’ont contacté pour me demander mon avis sur la sismicité qui affecte  en ce moment la vallée de la Maurienne, en Savoie. Cette sismicité n’étant pas d’origine volcanique, je ne suis pas qualifié pour répondre. Je le suis d’autant moins que je ne connais pas le profil sismique de la région. De toute façon, notre capacité actuelle à prévoir les séismes avoisine le zéro. Nous connaissons les régions qui sont susceptibles d’être affectées, mais la prévision s’arrête là.

Pour avoir des explications sur l’essaim sismique de la vallée de la Maurienne, je conseille de consulter le site SISMalp à l’adresse suivante :

https://sismalp.osug.fr/

De plus en plus de gaz carbonique dans l’atmosphère // More and more CO2 in the atmosphere

La radio française France Info vient de publier un article intitulé « Réchauffement climatique: il n’y a jamais eu autant de CO2 dans l’atmosphère, selon l’ONU. » C’est ce qui s’appelle enfoncer une porte ouverte. Le phénomène n’est pas nouveau. D’ailleurs, l’Organisation Météorologique Mondiale (OMM) citée dans l’article précise que ces concentrations étaient déjà de 400 parties par million (ppm) en 2015. Elles atteignent 403,3 ppm en 2016 et – toujours selon l’OMM – représentent désormais 145% de ce qu’elles étaient à l’époque pré-industrielle (avant 1750).  Pour être parfaitement à jour, il suffit de consulter la courbe de Keeling (https://scripps.ucsd.edu/programs/keelingcurve/) qui révèle les concentrations de CO2 sur le Mauna Loa à Hawaii. Le 28 octobre 2017, elles atteignaient exactement 403,98 ppm.

L’OMM rappelle que la dernière fois que la Terre a connu une teneur en CO2 comparable, c’était il y a 3 à 5 millions d’années. La température était alors de 2 à 3°C plus élevée et le niveau de la mer était supérieur de 10 à 20 mètres par rapport au niveau actuel.

Selon l’OMM, la hausse rapide actuelle des concentrations en CO2 est due à « la conjonction des activités humaines et d’un puissant épisode El Niño »,  phénomène qui se traduit par une hausse de la température de l’océan Pacifique. [NDLR : Il faut tout de même noter qu’El Niño est actuellement terminé et remplacé par La Niña ; malgré ce changement, la hausse des concentrations de CO2 se poursuit !].

Les chercheurs se basent sur les carottes de glace pour déterminer les variations de la teneur en CO2 dans l’atmosphère au cours du temps. Selon eux, « si l’on ne réduit pas rapidement les émissions de gaz à effet de serre, et notamment de CO2, nous allons au-devant d’une hausse dangereuse de la température d’ici la fin du siècle, bien au-delà de la cible fixée dans l’Accord de Paris sur le climat. »

Depuis l’ère industrielle, soit depuis 1750, la croissance démographique, la pratique d’une agriculture de plus en plus intensive, une plus grande utilisation des terres, la déforestation, l’industrialisation et l’exploitation des combustibles fossiles à des fins énergétiques provoquent une augmentation de la teneur atmosphérique en gaz à effet de serre, dont le principal est le CO2. Celui-ci persiste dans l’atmosphère pendant des siècles et dans l’océan, encore plus longtemps. Selon les lois de la physique, la température sera nettement plus élevée et les phénomènes climatiques seront plus extrêmes à l’avenir. Comme l’a fait remarquer fort justement le secrétaire général de l’OMM, « les générations à venir hériteront d’une planète nettement moins hospitalière. »

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French radio France Info has just published an article entitled “Global warming: there has never been so much CO2 in the atmosphere, according to UNO”. This is called pressing an open door. The phenomenon is not new and the World Meteorological Organization (WMO) mentioned in the article states that these concentrations were already 400 parts per million (ppm) in 2015. They now reach 403.3 ppm in 2016 and – according to WMO –  they now account for 145% of what they were in the pre-industrial era (before 1750). To be perfectly up to date, we just need to look at the Keeling Curve (https://scripps.ucsd.edu/programs/keelingcurve/) which reveals CO2 concentrations on Mauna Loa in Hawaii. On October 28th, 2017, they reached exactly 403.98 ppm.
WMO recalls that the last time the Earth had a comparable CO2 content was 3 to 5 million years ago. The temperature was 2 to 3°C higher and the sea level was 10 to 20 metres higher than the current level.
According to WMO, the current rapid rise in CO2 concentrations is due to « the conjunction of human activities and a powerful El Niño event », which means an increase in the temperature of the Pacific Ocean. [Note: It should nevertheless be noted that El Niño is now over and replaced by La Niña; despite this change, the increase in CO2 concentrations continues!].
Researchers rely on ice cores to determine changes in CO2 content in the atmosphere over time. According to them, « if we do not quickly reduce greenhouse gas emissions, especially CO2 emissions, we will be facing a dangerous rise in temperature by the end of the century, well beyond beyond the target set in the Paris Climate Agreement.  »
Since the industrial era, namely since 1750, population growth, the practice of an increasingly intensive agriculture, a greater use of land, deforestation, industrialization and the exploitation of fossil fuels for energy purposes have caused an increase in the atmospheric content of greenhouse gases, the main one being CO2. It persists in the atmosphere for centuries and in the ocean, even longer. According to the laws of physics, the temperature will be significantly higher and there will be more extreme climatic phenomena in the future. As the WMO Secretary General rightly pointed out, « future generations will inherit a much less hospitable planet. »

La courbe de Keeling

Prévision et prévention volcaniques à Bali // Volcanic prediction and prevention in Bali

Comme je l’ai indiqué précédemment, le niveau d’alerte de l’Agung a été ramené à 3 (SIAGA) et le diamètre de la zone de sécurité a été réduit. Cela signifie que les villageois qui ne vivent pas à l’intérieur du nouveau périmètre de sécurité seront autorisés à rentrer chez eux. Jusqu’à présent, 133 349 personnes ont été évacuées.
Au début, j’ai approuvé la décision des autorités balinaises d’évacuer une vaste zone d’un diamètre de 12 km dès que l’Agung a commencé à montrer des signes d’activité menaçants. C’était une bonne prévention. Les autorités indonésiennes n’avaient pas renouvelé l’erreur de l’éruption du Merapi en 2010 sur l’île de Java où les évacuations ont été effectuées pas à pas et ont entraîné la mort de 320 personnes. Je pensais que ces évacuations massives sur l’île de Bali étaient la bonne décision parce que le Mont Agung est connu pour ses éruptions violentes, accompagnées d’énormes panaches de cendre et de coulées pyroclastiques qui dévalent loin sur ses pentes.
Il fallait alors espérer que la prévision serait aussi bonne que la prévention. Malheureusement, ce n’est pas le cas et l’Agung n’est jamais entré en éruption. C’est un vrai problème, car les gens qui vivent sur les pentes du volcan seront moins enclins à faire confiance aux volcanologues. Ils se fieront davantage aux paroles des prêtres. Malgré l’interdiction officielle, quelques-uns d’entre eux ont grimpé jusqu’au cratère pour y déposer des offrandes et prendre des photos. Ils ont également déclaré que le volcan n’était pas prêt à entrer en éruption et ils ont continué à fréquenter les temples à l’intérieur de la zone interdite pour y faire des offrandes et prier.
Comme je l’ai écrit hier, je pense que la décision de baisser le niveau d’alerte ait été prise sous la pression des autorités qui craignaient que la situation sur l’Agung ait de graves répercussions sur le tourisme à Bali. Le directeur du VSI a bien sûr affirmé que la décision d’abaisser le niveau d’alerte reposait uniquement sur la baisse d’activité du volcan et non sur des pressions extérieures. L’imagerie satellitaire indiquait que l’activité thermique diminuait et les photographies prises par les drones dimanche indiquaient qu’il y avait moins de vapeur dans le cratère. On peut toutefois se demander pourquoi les volcanologues du VSI ont changé d’avis si rapidement. N’oublions pas que le vendredi 27 octobre ils indiquaient que le niveau d’alerte serait réévalué le 9 novembre !
Un autre facteur qui a probablement motivé la décision d’abaisser le niveau d’alerte est la proximité de la fête de Galungan qui aurait, sans aucun doute, poussé de nombreuses personnes évacuées à quitter les camps pour participer aux cérémonies, même à l’intérieur de la zone interdite. Jusqu’à présent, le temple Besakih, le temple hindou le plus grand et le plus sacré de Bali, se trouvait dans la zone rouge.
Tout cela ne semble pas très sérieux. Soit le volcan représente un danger pour la population et les autorités – sur les conseils des volcanologues – forcent les gens à rester dans les camps, soit les volcanologues sont sûrs que le volcan n’entrera pas en éruption et ils donneront le feu vert pour que les gens puissent rentrer chez eux. Pour le moment, la situation ne semble pas très claire. Espérons seulement que l’Agung ne se manifestera pas dans les prochains jours, une fois que des dizaines de milliers de villageois auront retrouvé leurs fermes autour du volcan!

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As I put it before, the alert level for Mt Agung has been reduced to 3 (SIAGA) and so has the diameter of the safety zone. This means that the villagers who are not living inside the new security perimeter will be allowed to return home. Up to now, 133,349 residents have been evacuated.

At the beginning, I approved the decision of the Balinese authorities to evacuate a large area with a diameter of 12 km from the very start, when Mt Agung began to show threatening signs of activity. This was good prevention. They had not renewed the mistake of the Indonesian authorities during the the 2010 eruption of Mt Merapi on the island of Java where the evacuations were made step by step and led to the deaths of 320 persons. I thought these evacuations on the island of Bali were the right decision because Mt Agung is known to erupt violently, sending huge ash plumes and pyroclastic flows far away down its slopes.

It was then to be hoped that prevision would be as good as prevention. Unfortunately, it was not and Mt Agung never erupted. This is a real problem, because the people who live on the slopes of the volcano will be less inclined in the future to trust the experts. They will rather have confidence in the predictions of the priests, for instance. Despite the official interdiction, a few of them climbed to the crater to make offerings and take photos. They also said that the volcano was not ready to erupt and they kept getting into the temples inside the restricted area for making offerings and praying.

As I put it before, I’m afraid that the decision to lower the alert level was made under the pressure of the authorities who feared the situation on Mt Agung might have a serious impact on tourism in Bali. Not surprisingly, the head of VSI stressed the decision to downgrade the alert level was based purely on the lessening activity of the volcano and not other pressures. Experts said satellite imagery indicated thermal activity was decreasing and photographs taken by drones of the crater on Sunday indicated less steam. One question remains: How does it come the VSI changed its mind so quickly? On November 27th, it indicated that the alert level would be upgraded on November 9th!

Another factor that probably motivated the decision to lower the alert level was the proximity of the Galungan festival which would undoubtedly have pushed many evacuees to leave the camps to participate in the ceremonies, even inside the restricted area. Up to now, Besakih temple, the largest and holiest Hindu temple in Bali and a popular tourist attraction, was in the red zone.

All this does not sound very serious. Either the volcano represents a danger for the population and authorities force people to stay in the camps, or they are sure the volcano will not erupt and they allow people to return home. For the time being, the situation does not seem that clear. Let’s hope the volcano does not start erupting in the coming days!

 

Temple Besakih, le plus populaire à Bali (Photo: C. Grandpey)

Baisse du niveau d’alerte de l’Agung (Bali / Indonésie)! // The alert level for Mt Agung (Bali / Indonesia) has been lowered!

Le 27 octobre 2017, les volcanologues indonésiens avaient décidé de maintenir le niveau d’alerte de l’Agung à son maximum (4 / AWAS) au moins jusqu’au 9 novembre, date où une réévaluation de la situation était prévue. Aujourd’hui 29 octobre, la girouette change de direction ! Le niveau d’alerte vient d’être ramené à 3 (SIAGA). Le diamètre de la zone de sécurité a été réduit à 6 km au NNE et à 7,5 km dans la partie sud du volcan.

Le site du VSI indique que depuis le 20 octobre les données GPS indiquent un ralentissement de la déformation du volcan. De plus, on enregistre depuis plusieurs jours une baisse de la sismicité. Ce sont ces deux paramètres qui semblent avoir motivé la décision du VSI. Personnellement, je pense qu’il y a eu également la pression des autorités locales qui demandaient depuis plusieurs jours au VSI de revoir le niveau d’alerte du volcan car le tourisme subit les effets des humeurs de l’Agung. De plus, le 1er novembre va commencer la fête du Galungan,, très importante pour les Hindous car elle symbolise la victoire du bien sur le mal. Beaucoup de cérémonies sont prévues dans des temples qui étaient situés dans la zone interdite jusqu’à présent. Il faut croiser les doigts et espérer que l’Agung ne va pas se réveiller brutalement pendant les dix jours que durent les festivités.

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On October 27th, 2017, Indonesian volcanologists had decided to maintain the alert level for Mt Agung at its highest (4 / AWAS) until at least November 9th, when a re-assessment of the situation was planned. Today, October 29th, the weathercock has changed direction! The alert level has been reduced to 3 (SIAGA). The diameter of the safety zone was reduced to 6 km NNE and 7.5 km in the southern part of the volcano.
The VSI website indicates that since October 20th the GPS data have indicated a slowdown of the deformation of the volcano. In addition, there has been a decline in seismicity for several days. It is these two parameters that seem to have motivated the VSI’s decision.

Personally, I think there was also the pressure of the local authorities who had been asking the VSI for several days to lower the alert level of the volcano because tourism was affected by the situation on Mt Agung. In addition, November 1st will be the beginning of the Galungan, a very important festival for the Hindu because it symbolizes the victory of good over evil. Many ceremonies are planned in temples that were located in the forbidden zone until now. Let’s cross our fingers and hope that Mt Agung will not wake up abruptly during the ten days of the festivities.

Source: Wikipedia

Les Américains sont-ils en train de prendre conscience de la fonte des glaciers? // Are Americans getting aware of glacier melting ?

Les glaciers fondent aux Etats-Unis et, pour la première fois, une étude effectuée par des chercheurs de l’Université de Washington a montré à quelle vitesse ils fondent et disparaissent. Ces informations sont très inquiétantes et montrent qu’un avenir sans glacier pourrait arriver plus tôt que prévu.
Un chercheur de l’Université de Washington à Seattle a mis au point une nouvelle technique pour mesurer l’épaisseur des glaciers ; elle consiste à utiliser des images satellitaires haute résolution pour suivre les variations d’altitude. Grâce à cet outil, le scientifique a pu suivre les fluctuations de niveau de 1 200 glaciers aux États-Unis.
Les résultats ont confirmé ce que beaucoup craignaient: Les glaciers fondent rapidement. Selon cette étude, la perte totale de glace sur le Mont Rainier s’élève à environ 0,7 kilomètres cubes depuis 1970; cela équivaut à une perte d’épaisseur de glace de 7,5 mètres sur l’ensemble du sommet du volcan.

On a observé de profonds changements sur le Mont Rainier au cours des 45 dernières années et, pour la première fois, les scientifiques sont en mesure de quantifier avec précision la quantité de neige et de glace qui a disparu.
Les mesures récentes ont nécessité plusieurs années de travail pour rassembler toutes les données. L’étude a débuté en 2012 avec la collecte des données sur la perte subie par les glaciers des Etats-Unis. Le chercheur a utilisé pour cela le système d’imagerie par satellite à haute résolution qu’il avait créé précédemment pour suivre les variations de niveau des calottes glaciaires en Antarctique et au Groenland. La caméra embarquée à bord du satellite prend deux photos de chaque glacier à quelques minutes d’intervalle, puis elle utilise un logiciel automatisé pour créer un modèle 3D de la surface du glacier. L’étude fournit un bilan pour les 1200 glaciers dans les 48 états situés au sud du Canada.
Auparavant, les géologues s’appuyaient sur des photographies de glaciers prises depuis des avions et des satellites, ou utilisaient des sondes plantées dans la neige pour mesurer la vitesse de fonte. La nouvelle technique consistant à utiliser des images satellitaires haute résolution permet d’avoir une vision parfaite des effets du changement climatique sur les ressources naturelles du pays, avec une précision d’environ 30 centimètres.
On sait que les glaciers fondent. En 2015, une étude du World Glacier Monitoring Service a compilé plus de 40 000 mesures d’épaisseur de glaciers à travers le monde. Cette étude a révélé qu’en moyenne les glaciers perdent environ un mètre d’épaisseur chaque année. D’autres recherches ont estimé qu’à la vitesse actuelle de fonte, les glaciers autour de l’Everest pourraient complètement disparaître d’ici 2100.
Source: Université de Washington.

Parallèlement à la publication de cette étude, un rapport du Government Accountability Office (GAO) indique que le changement climatique coûte aux contribuables américains des milliards de dollars chaque année. Ces coûts devraient augmenter au fur et à mesure que les tempêtes dévastatrices, les inondations, les incendies de forêt et les sécheresses deviendront plus fréquentes dans les décennies à venir.
Le rapport indique que les impacts fiscaux du changement climatique peuvent varier considérablement d’une région à l’autre. Le Sud-Est des Etats-Unis est exposé à un risque accru en raison du risque de submersion des zones côtières par les tempêtes et l’élévation du niveau de la mer. Le Nord-Est est également menacé par les vagues pendant les tempêtes et par l’élévation du niveau de la mer, mais pas autant que le sud-est. Le Midwest et les grandes plaines sont susceptibles de voir leurs rendements diminuer. L’Ouest devrait connaître une sécheresse accrue, des incendies de forêt et des vagues de chaleur faisant des victimes.
Des copies préliminaires de ce rapport ont été adressées à la Maison-Blanche et à l’Agence de Protection de l’Environnement, qui n’ont fait aucun commentaire officiel susceptible d’être joint au rapport du GAO.
Source: Presse américaine.

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American glaciers are melting, but for the first time research from the University of Washington has been able to show just how much and just how fast they are disappearing. The news is unsettling and hints that a glacier-less future could be here sooner than expected.

A researcher at the University of Washington in Seattle, has developed a new technique to measure glacier thickness that involves using high-resolution satellite images to track elevation changes. Using this tool, he was able to track elevation changes in 1,200 glaciers in the U.S.

The results have confirmed what many people have feared: these glaciers are melting quickly. According to the research, cumulative ice loss at Mount Rainier in Washington has measured about 0.7 cubic kilometres since 1970; this is equal to removing a 7.5-metre-thick layer of ice from the entire mountain top.

There are some big changes that have happened on Mount Rainier in the last 45 years, and for the first time scientists are able to very precisely quantify exactly how much snow and ice has been lost.

The researcher’s recent measurements took several years to gather. He started his project in 2012, gathering data on glacier loss in the continental U.S by using the high-resolution satellite imaging system that he originally created to track elevation changes in massive ice sheets in Antarctica and Greenland. The satellite camera takes two photos of the glaciers a few minutes apart and then uses automated software to create a 3-D model of the glacier surface. The study provides a tally of 1,200 mountain glaciers in the lower 48 states.

Previously, geologists relied on photographs of glaciers taken from planes and satellites, or used stakes in the snow to measure melting rates. The new method of using high-resolution satellite images allows a never-before-seen look at just how climate change is affecting U.S. country’s natural resources, with a resolution accuracy of about 30 centimetres.

It is not new information that the glaciers are melting. In 2015, a study from the World Glacier Monitoring Service compiled more than 40,000 thickness measurements from glaciers throughout the world. This work revealed that, on average, glaciers are losing about one metre of thickness every year. Other research has estimated that the current glacial loss rate may mean that Mount Everest’s glaciers could be completely gone by 2100.

Source : University of Washington.

Meantime, a Government Accountability Office (GAO) report says climate change is already costing U.S. taxpayers billions of dollars each year. These costs are expected to rise as devastating storms, floods, wildfires and droughts will become more frequent in the coming decades.

The report says the fiscal impacts of climate change are likely to vary widely by region. The Southeast is at increased risk because of coastal property that could be swamped by storm surge and sea level rise. The Northeast is also under threat from storm surge and sea level rise, though not as much as the Southeast. The Midwest and Great Plains are susceptible to decreased crop yields. The west is expected to see increased drought, wildfires and deadly heatwaves.

Advance copies were provided to the White House and the Environmental Protection Agency, which provided no official comments for inclusion in the GAO report.

Source : U.S. newspapers.

La fonte des glaciers sur le Mont Rainier est spectaculaire

(Photos: C. Grandpey)