Essaim sismique à La Palma (Iles Canaries) // Seismic swarm on La Palma (Canary Islands)

Un essaim sismique a débuté sous le volcan Cumbre Vieja, sur l’île de La Palma aux Iles Canaries, le samedi 7 octobre 2017. Au total, 68 événements ont été enregistrés sous le volcan depuis le 7 octobre avec des magnitudes allant de M 1,5 à M 2,7.
Les autorités ont déclaré qu’elles allaient intensifier la surveillance du volcan. La dernière phase éruptive du Cumbre Vieja a commencé le 26 octobre 1971 et s’est terminée le 18 novembre. Elle avait un VEI 2.
L’île de La Palma, située dans le nord-ouest des îles Canaries a 47 km de longueur. Elle est composée de deux grands centres volcaniques. Le plus jeune est Cumbre Vieja au sud ; c’est l’un des volcans les plus actifs aux Canaries. Depuis le 15ème siècle, les éruptions historiques à La Palma se sont manifestées par une activité explosive moyenne et des coulées de lave qui ont causé des dégâts aux zones habitées..
Source: The Watchers & GVN.

————————————–

A seismic swarm started under Cumbre Vieja volcano on the island of La Palma in the Canary Islands on Saturday, October 7th, 2017. A total of 68 earthquakes have been recorded under the volcano since October 7th with magnitudes from M 1.5 to M 2.7.

Authorities said they will increase monitoring the volcano. The last eruptive phase of this volcano started on October 26th, 1971 and ended on November 18th. It had a VEI 2.

The 47-km-long island of La Palma, the NW-most of the Canary Islands, is composed of two large volcanic centers. The younger Cumbre Vieja, the southern volcano, is one of the most active in the Canaries. Historical eruptions at La Palma, recorded since the 15th century, have produced mild explosive activity and lava flows that damaged populated areas.

Source: The Watchers & GVN.

 

Publicités

Retour aux sources en Auvergne : (1) Le Grand Saladi

Profitant des premières belles journées de l’automne, je suis allé faire un tour en Auvergne, histoire de découvrir les sources dont les images étaient apparues dans une séquence de l’émission « Des Racines et des Ailes »  sur l’Auvergne il y a quelques mois.

J’avais donc prévu un petit itinéraire avec des haltes sur trois sites :

La première étape était à côté des Martres de Veyre, petite localité au sud de Clermont-Ferrand, qui possède plusieurs sources minérales. L’émission de télévision avait montré le Grand Saladi. La source – en fait, il y en a deux – se trouve à la sortie sud du village, pas très loin d’un méandre de l’Allier qui, d’après les panneaux apposés sur les ponts est une « rivière à saumons ». On est toutefois très loin de l’abondance de ce poisson dans les cours d’eau d’Alaska !!

Le Grand Saladi est une mare dont la surface est percée en plusieurs endroits par des chapelets de bulles. La profondeur du bassin a été modifiée au 19ème siècle quand le propriétaire a voulu l’agrandir avec de l’explosif. Elle est aujourd’hui d’environ 6 mètres. Là où apparaissent les bulles, mon thermomètre montrait une température de 14,5°C au centre du bassin et 15,7°C sur les bords. Elle est de 17°C là où l’eau est calme. Je pense que la température de surface ne correspond pas forcément à celle au niveau du point d’émission au fond du bassin. En effet, de l’autre côté du chemin, on découvre le Petit Saladi, une résurgence protégée par une buse en béton. La température de l’eau atteint 22°C avant de s’écouler lentement en surface et de se perdre en contrebas dans un champ.

Il y a fort à parier que les deux « Saladis » sont alimentés par une source commune et donc que la température au fond du grand bassin atteint une bonne vingtaine de degrés.

Le Grand Saladi est bien connu des habitants de la région car son eau était censée avoir des propriétés curatives, en particulier pour les maladies de peau. Il est toutefois déconseillé de venir y faire trempette de nos jours car la source n’est pas protégée et toutes sortes d’animaux viennent la fréquenter.

Il est intéressant de noter que des plantes halophiles peuplent les environs des deux sources. Le site (classé Natura 2000) est fragile et théoriquement protégé par un fil de fer installé à une vingtaine de centimètres de hauteur, mais les traces de pas montrent que beaucoup de visiteurs n’hésitent pas à l’enjamber !

Comme souvent en Auvergne, les points d’eau sont entourés de légendes. Selon un site Internet (http://www.regardsetviedauvergne.fr/2013/12/visitons-lauvergne-les-curieuses.html) qui relate les propos d’Albert Dauzat, il existait aux Saladis un ancien cimetière qui s’étendait jusqu’au bord de l’Allier, et que le fleuve avait rongé en partie en découvrant parfois quelques tombes. On raconte qu’une nuit un homme pêchait à la ligne à cet endroit et il accrochait souvent des os à son hameçon. Un jour, il protesta bruyamment suite à ces prises indésirables. C’est alors que le couvercle d’une tombe se souleva derrière lui ; une main sortit de terre et lui frappa violemment le dos avec la planche du cercueil. Le pêcheur s’enfuit épouvanté et pendant longtemps la main le suivit en le frappant toujours avec la planche…!

Photos: C. Grandpey

Parcs nationaux trop bruyants aux Etats Unis // Too noisy national parks in the U.S.

Les habitants d’Hawaï en ont assez d’entendre le bruit des hélicoptères qui conduisent les touristes au-dessus des coulées de lave. Ils ont décidé de poursuivre en justice la Federal Aviation Administration (FAA) – l’équivalent de notre Aviation Civile – pour l’obliger à prendre des mesures à l’encontre des hélicoptères qui bourdonnent au-dessus de leurs localités et d’autres parcs nationaux aux États-Unis. Il est demandé au tribunal d’ordonner à la FAA de prévoir dans un délai de deux ans soit des plans de visites pour les hélicoptères, soit des accords régissant ces visites aériennes pour sept parcs nationaux. Il est rappelé à la FAA que la loi de 2000 relative à la gestion de la circulation aérienne dans les parcs nationaux exigeait que l’Administration élabore un plan de transport aérien ou développe des accords volontaires avec les voyagistes gérant ce même transport aérien.
Les habitants d’Hawaii se plaignent que le bruit des hélicoptères commence avant le petit-déjeuner et dure toute la journée, ce qui rend leur vie extrêmement pénible. Le Parc National des Volcans d’Hawaii a enregistré 15 489 vols aériens en 2016.
Les enquêtes ont révélé que le bruit des hélicoptères était audible dans 98% des zones sauvages du Parc National. De nombreux vols traversent les zones de nidification d’oiseaux indigènes en voie de disparition comme l’oie hawaïenne – la célèbre nene – et le faucon hawaïen. Les vols perturbent également les exécutants de hula qui viennent au bord du cratère du Kilauea pour chanter, danser et faire des offrandes. Les hélicoptères dérangent aussi les Hawaïens de souche, qui, fidèles à une tradition, demandent la permission d’entrer dans la forêt. Le silence est considéré comme une réponse positive à leur requête, tandis que le bruit des hélicoptères est interprété comme une désapprobation.
Les vols sont également devenus plus fréquents dans d’autres parcs nationaux tels que le Parc National des Glaciers au Montana où les agences organisent de plus en plus de vols à l’attention des touristes pendant la période estivale.
En plus des volcans d’Hawaii et des glaciers du Montana, il est demandé la mis en place de plans de gestion du trafic aérien pour cinq autres parcs: le Parc National de l’Haleakala à Hawaï; Lake Mead National Recreation Area en Arizona et au Nevada, Muir Woods National Monument en Californie, Great Smoky Mountains National Park dans le Tennessee et le parc national de Bryce Canyon dans l’Utah.
Source: Presse hawaiienne.

—————————————-

Hawaii residents are fed up with the noise of helicopters that fly tourists above the lava flows. They have sued the Federal Aviation Administration to force it to do something about tour helicopters buzzing their communities and other national parks around the U.S. The lawsuit asks the court to order the FAA to draft either air tour plans or voluntary agreements governing air tours for seven parks within two years. It reminds that the National Park Air Tour Management Act of 2000 required the FAA to prepare an air tour plan, or develop voluntary agreements with air tour operators.

Hawaii residents complain that the helicopter noise starts before they eat breakfast and lasts all day, making their lives miserable. Hawaii Volcanoes National Park recorded 15,489 air tour flights in 2016.

Surveys found helicopter noise was audible in 98 percent of the wilderness areas of the Hawaii Volcanoes National Park. Many flights traverse nesting areas for endangered native birds like the Hawaiian goose and the Hawaiian hawk. The flights also disrupt hula performers who come to the edge of Kilauea volcano’s summit crater to chant, dance and make offerings. They disturb native Hawaiians, who in following traditional protocol ask permission when they enter the forest. The sounds of silence are considered a positive response to such a request; helicopter noise is interpreted as disapproval.

Flights have also become more frequent in other national parks such as Glacier National Park in Montana. Flight operators increasingly cater to tourists during the park’s busy summer season.

In addition to Hawaii Volcanoes and Glacier, air tour management plans or voluntary agreements are asked for five other parks: Haleakala National Park in Hawaii; Lake Mead National Recreation Area in Arizona and Nevada, Muir Woods National Monument in California, Great Smoky Mountains National Park in Tennessee and Bryce Canyon National Park in Utah.

Source : Presse hawaiienne.

Vue aérienne des coulées de lave à Hawaii

Parc National de l’Haleakala à Hawaii

Glacier National Park…où les glaciers sont en voie de disparition

Parc National de Bryce canyon, mon préféré!

(Photos: C. Grandpey)