Les autorités balinaises essayent de rassurer les touristes // Balinese authorities try to reassure tourists

Le gouvernement indonésien tente de persuader les touristes à travers le monde que l’île de Bali est une destination sûre malgré l’augmentation d’activité de l’Agung depuis le mois dernier.
Des milliers de personnes ont été évacuées des villages proches du volcan. Les autorités ont demandé aux touristes et à la population d’éviter le camping ou la randonnée dans un rayon de 6 km du cratère. En fait, il y a une zone de danger de 12 km autour du volcan. (NDRL: J’ai personnellement encouragé les touristes français à ne pas annuler leurs voyages à Bali, à condition de respecter cette zone de danger et les recommandations des autorités en cas d’éruption).
Dans ses efforts pour convaincre les touristes, le Ministère du Tourisme a commencé à organiser des « voyages de familiarisation » (fam trips) à Bali à l’attention des auteurs de revues de voyage et des journalistes. Le ministère a invité neuf journalistes chinois à visiter l’île car la Chine est l’un des plus grands pourvoyeurs de touristes en Indonésie.
Cette année, l’Indonésie devrait accueillir 15 millions de touristes, dont 2 millions en provenance de Chine. L’Agence Centrale des Statistiques a indiqué que 1,48 million de touristes chinois sont arrivés en Indonésie entre janvier et août de cette année. Ce chiffre est supérieur de 54,78% à celui de la même période l’année dernière.
Il n’y a pas encore de données sur la baisse de fréquentation touristique, mais des hôtels à Bali ont commencé à signaler un certain nombre de reports de séjours suite à l’augmentation de l’activité du Mont Agung.
Une baisse de la sismicité est observée sur le volcan depuis le 20 octobre. Cependant, les volcanologues sont réticents à baisser le niveau d’alerte et à permettre aux personnes évacuées de revenir chez elles. L’histoire éruptive d’autres volcans indonésiens a montré qu’une éruption peut commencer après une période de calme.
Source: The Jakarta Post.

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The Indonesian government is trying to convince tourists across the globe that the island of Bali is a safe destination despite the increased activity of Mount Agung, which has been active since last month.

Thousands of people have been evacuated from villages near the volcano, and the authorities have warned tourists and residents to avoid camping or hiking within a 6km radius of the crater. Actually, there is a 12-km danger zone around the volcano. (NDRL: I have personally encouraged French tourists not to cancel their trips to Bali provided they respect the danger zone and authorities’ recommendations in case of an eruption).

In efforts to convince tourists, the Tourism Ministry has started to organise « familiarisation trips » (fam trips) for travel writers and journalists in Bali. The ministry has invited nine journalists from China, one of the largest contributors of tourists to Indonesia, to visit the island.

This year, the government is set to welcome 15 million tourists from across the country, 2 million of whom are expected to come from China. The Central Statistics Agency recorded that 1.48 million Chinese tourists arrived in Indonesia in the period from January to August this year. The number is 54.78 per cent higher than the figure for the corresponding period last year.

There is not yet any data about the decrease in tourist arrivals, but hotels in Bali have started to report a number of postponements of their guests’ arrivals, following the increase in Mount Agung’s activity.

A decrease in seismicity has been observed since October 20th. However, volcanologists are reluctant to lower the alert level and allow evacuees to retirn home. History on other Indonesian volcanoes has shown that an eruption can start after a quiet period.

Source: The Jakarta Post.

Source: Wikipedia

Lutte contre l’érosion côtière en France // The fight against coastal erosion in France

Les climato-sceptiques devraient observer les côtes françaises. Sous l’effet du réchauffement climatique et de la hausse du niveau des océans qu’il provoque, nos côtes sont en recul du fait de l’érosion du littoral. En 50 ans, la France a perdu 26 kilomètres carrés de territoire.

Pour remédier à ce phénomène, les élus cherchent des solutions. L’une d’elles consiste à essayer de fixer le trait de côte avec des rochers comme avec des digues. Une autre méthode consiste à travailler avec la nature. On peut réensabler les plages, ou planter de la végétation dans les dunes. Les racines vont retenir les sédiments et lutter contre l’érosion.

Jusque dans les années 1970, on a essayé de contrer la mer avec des constructions rigides. Dans une commune de l’Hérault, une muraille de sable a été érigée sur une plage de sable. Le problème, c’est que deux ans plus tard, les vagues ont rogné la construction sur une dizaine de mètres. Au final, la muraille qui était censée protéger la plage est elle-même victime de l’érosion. Depuis quelques années, on s’est rendu compte qu’il valait mieux faire avec la mer et la nature en privilégiant le réensablement.

C’est la technique mise en œuvre à Gouville-sur-Mer dans la Manche où 7 000 mètres cubes de sable ont été déversés par huit camions entre des boudins de deux mètres de hauteur. L’objectif est de rehausser la plage pour briser les attaques de la mer. Tout ce sable vient de la plage voisine d’Anneville-sur-Mer. Le coût total du chantier s’élève à 700 000 euros. La commune de 2 000 habitants assume plus de la moitié du coût. Il s’agit d’un enjeu touristique pour le camping qui se situe derrière, mais pas seulement, car à Gouville-sur-Mer, toute l’économie repose sur l’huître. Les usines ostréicoles représentent 700 emplois en pleine saison et 35 entreprises familiales. Or, ces usines sont toutes sous le niveau de la mer (!!), protégées uniquement par un cordon de dune qui s’amenuise d’année en année. Si rien n’est fait, dans quelques années, la mer sera à l’intérieur des bâtiments.

Source : France Info.

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Climate-skeptics should observe the French coasts. As a result of global warming and rising sea levels, our coasts are declining due to coastal erosion. In 50 years, France has lost 26 square kilometres of territory.
To remedy this phenomenon, local authorities are looking for solutions. One of them is to try to fix the coastline with rocks like dikes. Another method is to work with nature. One can re-sand the beaches, or plant vegetation in the dunes. The roots will retain sediment and fight against erosion.
Until the 1970s, technicians tried to counter the sea with rigid constructions. In a commune of the Hérault, a wall of sand was erected on a sandy beach. The problem was that, two years later, the waves had cut the construction by about ten metres. In the end, the wall that was supposed to protect the beach was itself a victim of erosion. In recent years, authorities realized that it was better to do with the sea and the nature by favouring re-sanding.
This is the technique implemented in Gouville-sur-Mer (Manche) where 7,000 cubic metres of sand were dumped by eight trucks between two-meter-high puddles. The goal is to raise the beach to break the attacks of the sea. All this sand comes from the nearby beach of Anneville-sur-Mer. The total cost of the project is 700,000 euros. The municipality of 2,000 inhabitants assumes more than half the cost. This is a tourist issue for the campsite which is behind the dune, but not only, because in Gouville-sur-Mer, the entire economy is based on the oyster industry. The oyster factories represent 700 jobs in high season and 35 family businesses. However, these factories are all under the sea level (!!), protected only by a cord of dune that is shrinking from year to year. If nothing is done, in a few years, the sea will be inside the buildings.
Source: France Info.

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