Une taxe touristique environnementale à Bali (Indonesie) // An environmental tax on tourists in Bali

L’administration balinaise vient de publier un arrêté qui impose aux touristes étrangers une taxe de 10 dollars destinée à la protection de l’environnement et la préservation de la culture.
Bali a accueilli 5,7 millions de touristes étrangers en 2017, en provenance, pour la plupart, de Chine et d’Australie. Ce nombre devrait dépasser 6 millions en 2018.
Bali lutte contre le volume de plus en plus important de déchets plastiques qui envahi ses plages et ses eaux. L’Agence pour la protection de l’environnement a constaté que l’île de Bali produisait 3 800 tonnes de déchets par jour, dont 60% seulement se retrouvaient dans des décharges. Les déchets plastiques sont devenus si insupportables que l’administration a interdit les sacs  plastique à usage unique, la mousse de polystyrène et les pailles. Le nouvel arrêté devrait entraîner d’ici un an une diminution de 70% des déchets plastiques à Bali d’ici un an.
Bali n’est pas la seule destination touristique à avoir imposé une taxe aux voyageurs. Cette année, le Japon a également commencé à percevoir une taxe, connue sous le nom de taxe sayonara, de 1 000 yen (9,10 dollars), dont doivent s’acquitter les voyageurs japonais et étrangers qui quittent le pays par avion ou par bateau.
À Bali, la taxe ne sera imposée qu’aux touristes étrangers et non aux touristes indonésiens. En effet, la plupart des étrangers viennent à Bali pour les vacances, tandis que les touristes locaux ne font que rendre visite à leur famille, organisent des réunions ou assistent aux événements de leurs propres institutions.
Les autorités balinaises discutent actuellement de la meilleure façon de percevoir la taxe. Elle pourrait être incluse dans le billet d’avion ou collectée à des guichets spéciaux à l’aéroport. La première option semble plus réalisable avec la collaboration des compagnies aériennes.
Ce projet de taxe touristique sur les étrangers est soutenu par les autorités locales qui ne craignent pas que la taxe dissuade les touristes. Cependant, s’il n’y a pas de véritable programme de mise en œuvre de la taxe, les touristes risquent d’être déçus et cela pourrait entraîner une diminution des arrivées. Une étude réalisée en 2015 par des universitaires a révélé que 60% des touristes étrangers étaient disposés à payer une taxe pour la conservation de la nature et de la culture.
Source: The Jakarta Post.
Je ne serais pas surpris que le gouvernement français impose un jour une taxe semblable aux touristes étrangers. En effet, les gouvernements français, qu’ils soient de gauche ou de droite, adorent les taxes et les impôts. Cependant, je ne suis pas sûr que tout l’argent ainsi collecté sera destiné à l’environnement. Il y a quelques semaines, nous avons eu l’exemple des taxes sur les carburants, dont une partie devait être utilisée dans d’autres secteurs que la protection de la nature!

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The Bali administration has drafted a bylaw that will impose a 10-dollar levy on foreign tourists for the environment and cultural preservation.

Bali welcomed 5.7 million foreign tourists in 2017, most of whom came from China and Australia. The number was expected to exceed 6 million in 2018.

Bali is battling against the growing volume of plastic waste that has polluted its beaches and waters. The Bali Environment Agency has recorded that the island produces 3,800 tons of waste every day, with only 60 percent ending up in landfill. Plastic waste has become so unbearable that the administration banned single-use plastics like shopping bags, styrofoam and straws. The ban is expected to result in a 70 percent decline in plastic found in Bali’s marine environment within a year.

Bali is not the only tourist destination to have imposed a tax on travellers. This year, Japan also started collecting a departure tax, known as the sayonara tax, of 1,000 yen (9.10 dollars) which applies to both Japanese and foreign travellers leaving the country by plane or ship.

In Bali, the tax will be imposed only on foreign tourists, not domestic tourists. Indeed, most foreigners come to Bali for a holiday, local tourists only come to visit their family, have meetings or for their institution’s events.

The Bali legislature is deliberating how the tax will be collected. It might be included in the airline ticket or collected at special counters at the airport. The first option is seen as more feasible with the help of airlines.

The plan on the foreign tourist levy is supported by local leaders who are not worried that the levy will deter tourists. However, if there is no real program following the implementation of the tax, tourists may feel disappointed and it might lead to a decrease in tourist arrivals. A 2015 study by university researchers found that 60 percent of foreign tourists were willing to pay for the conservation of nature and culture.

Source: The Jakarta Post.

I would not be surprised if the French government some day imposed a similar tax on foreign tourists. Indeed, French governments, whether left or right, are fond of taxes. However, I am not sure that the money collected would all go to the environment. A few weeks ago, we had the example of taxes on fuel, part of which was to be used somewhere else!

Exemple de pollution plastique sur les rivages balinais (Source: presse indonésienne)

Mt Agung (Indonésie): Nouvel épisode éruptif // New eruption

Selon le Centre indonésien de gestion des catastrophes (PVMBG), l’Agung est de nouveau entré en éruption dans la soirée du 10 janvier 2019. Les sismographes ont enregistré un événement d’une amplitude maximale de 22 millimètres. Il a duré 4 minutes et 26 secondes.
Cette éruption est la deuxième après du 30 décembre 2018 (voir ma note de ce jour). Ces événements éruptifs interviennent après cinq mois de repos du volcan.
Selon le VAAC de Darwin, la dernière éruption de l’Agung a généré un nuage de cendre de plus de 2 000 mètres au dessus du sommet, soit environ 5 400 mètres au-dessus du niveau de la mer. Un bulletin d’alerte a été émis à l’attention de l’aviation. Cependant, l’éruption ne devrait pas perturber le fonctionnement de l’aéroport Ngurah Rai de Denpasar qui est situé au sud du volcan. La cendre de l’Agung devrait se diriger vers les côtés ouest, nord-ouest et nord.
Source: Médias d’information indonésiens.

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According to the Indonesian Centre of Hazard Mitigation (PVMBG), Mount Agung erupted again in the evening of January 10th, 2019. The seismographs recorded an event with a maximum amplitude of 22 millimetres. It lasted 4 minutes and 26 seconds.

This eruption was the second after December 30th, 2018 (see my post on that day). They were the first to occur after five months of quiescence.

According to the Darwin VAAC, Mount Agung’s last eruption generated an ash cloud reaching more than 2,000 metres from its summit, or about 5,400 metres above sea level. A warning has been issued about flight activities near the volcano. However, the eruption should not disturb operations at Bali’s Ngurah Rai Airport in Denpasar, which is located south of the volcano. Mount Agung’s ash is likely to move towards the west, northwest, and north sides of the volcano.

Source : Indonesian news media.

Episode éruptif au sommet de l’Agung (Image webcam)

Lombok (Indonésie) : Des séismes mais pas d’éruptions // Earthquakes but no eruptions

Deux séismes d’une magnitude de M 6,3 et M 6,9 ont secoué à plusieurs heures d’intervalle, l’île indonésienne de Lombok le dimanche 19 août 2018, endommageant des constructions et provoquant des scènes de panique, deux semaines après un événement de M 7.0 qui a fait plus de 460 morts.

Le premier séisme, d’une magnitude de M 6,3, a été enregistré à 4,5 km sud-ouest de la ville de Belanting, dans l’est de Lombok, à 22h56 (heure locale). Son hypocentre a été localisé à une profondeur de 10 kilomètres. Des habitants ont affirmé que la secousse avait été fortement ressentie dans l’est de l’île.

Quelques heures plus tard, un deuxième séisme, d’une magnitude de M 6,9, a frappé l’île. L’USGS a localisé son hypocentre à une profondeur de 20 km et à environ cinq kilomètres au sud de Belanting. Aucune alerte au tsunami n’a été émise.

Dans l’immédiat, aucune victime n’a été signalée à la suite de ces séismes qui ont causé des dégâts matériels et provoqué la panique chez les habitants, notamment dans l’est de Lombok.

Selon les sismologues, cette dernière secousse a probablement activé la zone qui est juste à l’est des secousses précédentes. Les derniers événements semblent montrer que la faille le long de laquelle ils se sont produits est en train de s’activer plutôt vers l’est, ce qui serrait une bonne chose car la population est moins importante dans cette région. Le risque de tsunami est assez faible car, malgré une magnitude supérieure à M 6.0, ces événements ne sont pas très importants.

Les scientifiques font remarquer qu’il n’est pas rare d’avoir deux séismes consécutifs à deux semaines d’intervalle avec la même magnitude. Globalement, on constate que l’on a une grosse secousse puis des secousses plus petites dont le nombre décroît avec le temps. De temps en temps, une des secousses suivantes peut malheureusement être de même magnitude que le premier événement. Ainsi, le 5 août 2018, on a enregistré une secousse de magnitude M 6,9, et le 19 août un autre événement de même magnitude. On va probablement continuer à enregistrer des séismes plus petits, mais rien n’empêche que d’ici quelques semaines ou quelques mois, on enregistre un séisme d’une magnitude autour de M 7.0, mais plutôt vers l’est. Connaissant la structure des failles de cette zone, la probabilité la plus grande est que les séismes les plus puissants se déplacent vers l’est des îles et non pas vers l’ouest, vers Bali. En effet, la faille de Flores s’arrête sur l’île de Lombok et ne va pas plus vers l’ouest.

Beaucoup de gens se demandent si les nombreux événements sismiques enregistrés dans la région ne risquent pas entraîner une hausse de l’activité volcanique. Cette relation entre les deux types d’activité n’a jamais été vraiment prouvée. Dans le cas des derniers séismes de Lombok, on a affaire à une activité purement tectonique, et pas volcano-tectonique. Ils sont uniquement liés à la faille de Florès. Le risque de voir un volcan comme le Rinjani entrer en éruption est faible. L’île de Bali n’étant pas, à priori, concernée par cette activité tectonique, il y a peu de risques qu’un volcan comme l’Agung connaisse un regain d’activité. Comme je le fais remarquer lors de mes conférences, le très puissant séisme de Tohoku, d’une magnitude de M 8,9  enregistré le 11 mars 2011 au Japon n’a pas entraîné un réveil du Mont Fuji comme le craignaient certains volcanologues nippons. A l’époque, ces derniers pensaient que le Mont Fuji, emblème national, avait été touché en profondeur par le séisme qui avait provoqué la catastrophe nucléaire de Fukushima. Selon une étude franco-japonaise, publiée dans la revue Science, les entrailles du volcan, toujours actif et qui se trouve à la jonction des plaques tectoniques pacifique, eurasienne et philippine, auraient été mises sous pression par le séisme. On attend toujours l’éruption….

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Two earthquakes with a magnitude of M 6.3 and M 6.9 shook several hours apart the Indonesian island of Lombok on Sunday, August 19th, 2018, damaging buildings and causing panic scenes, two weeks after an M 7.0 event that left more than 460 dead.
The first earthquake, with a magnitude of M 6.3, was recorded 4.5 km southwest of Belanting City, east of Lombok, at 22:56 (local time). Its hypocentre was located at a depth of 10 kilometres. Residents said the quake was strongly felt in the eastern part of the island.
A few hours later, a second earthquake, with a magnitude of M 6.9, struck the island. USGS located its hypocentre at a depth of 20 km and about five kilometres south of Belanting. No tsunami warning was issued.
No casualties have been reported as a result of these earthquakes which caused material damage and panic among the inhabitants, particularly in eastern Lombok.
According to seismologists, this last jolt probably activated the area that lies just east of the previous quake. Recent events seem to show that the fault along which they occurred is becoming more active towards the east, which would be a good thing because this region is less populated. The risk of tsunami is quite low because, despite a magnitude greater than M 6.0, these events were not very powerful.
Scientists point out that it is not uncommon to have two consecutive earthquakes two weeks apart with the same magnitude. Overall, we can see that there is a big shake then smaller ones whose number decreases with time. From time to time, one of the following quakes may unfortunately be of the same magnitude as the first event. Thus, on August 5th, 2018, there was an earthquake with a magnitude of M 6.9, and on August 19th another event of the same magnitude. Smaller earthquakes will probably still be recorded, but in a matter of weeks or months, there might be another earthquake with a magnitude around M 7.0, but rather to the east. Knowing the fault structure of this area, the greatest probability is that the strongest earthquakes move east of the islands and not west towards Bali. Indeed, the Flores Fault stops on the island of Lombok and does not go further west.
Many people wonder if the numerous seismic events recorded in the region are not likely to cause an increase in volcanic activity. This relationship between the two types of activity has never really been proven. In the case of the last earthquakes at Lombok, we are dealing with a purely tectonic – but  not volcano-tectonic – activity. They are only related to the Flores Fault. The risk of seeing a volcano like Mount Rinjani erupt is low. The neighbouring island of Bali should not be affected by this tectonic activity, and there is little risk that a volcano like Mount Agung goes through a new outbreak of activity. As I often point out during my lectures, the very powerful Tohoku earthquake – with a magnitude M 8.9 – recorded on March 11th, 2011 in Japan did not cause the awakening of Mount Fuji as feared by some Japanese volcanologists. At the time, they believed Mount Fuji, the national emblem, had been deeply affected by the earthquake that caused the Fukushima nuclear disaster. According to a Franco-Japanese study, published in the journal Science, the bowels of the volcano, still active and located at the junction of the Pacific, Eurasian and Philippine tectonic plates, had been put under pressure by the earthquake. We are still waiting for the eruption …

Carte d’une partie de l’archipel indonésien avec, en particulier, les îles de Bali et Lombok (Google Maps)

Vue du Mont Fuji (Crédit photo: Wikipedia)

Mont Agung (Bali / Indonésie)

L’aéroport international de Bali a repris du service le 29 juin suite à la diminution d’activité de l’Agung. Les aéroports de Bali et des environs, y compris Jember et Banyuwangi dans l’est de l’île de Java, fonctionnent normalement. Le niveau d’alerte est maintenu à 3 sur une échelle de 4, avec une zone de danger de 4 kilomètres autour du cratère.
L’aéroport international Ngurah Rai de Bali a dû fermer pendant 12 heures à cause de la cendre émise pendant l’éruption de l’Agung le 28 juin. La colonne de cendre atteignait une hauteur de 2500 mètres au-dessus du sommet du volcan.
À l’heure actuelle, une lueur plus ou moins forte peut encore être observée de temps en temps la nuit au-dessus du cratère (voir image webcam ci-dessous), mais l’activité éruptive a beaucoup diminué par rapport aux jours précédents.

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Bali’s international airport reopened on June 29th amid decreasing volcanic activity from Mount Agung. All airports on Bali and the surrounding area, including Jember and Banyuwangi in East Java, are operating normally. The alert level is kept at 3 on a scale of 4 levels, together with a 4-kilometre-radius danger zone around the volcano’s crater.

Bali’s Ngurah Rai International Airport closed for 12 hours after Mount Agung erupted on June 28th, sending a 2,500-metre column of volcanic ash into the air.

At the moment, a faint glow can still be seen occasionally at night above the crater (see webcam image below) but eruptive activity has much subsided compared with the previous days.

Le sommet de l’Agung le 30 juin 2018

Le sommet de l’Agung le 28 juin 2018

 

Agung (Bali / Indonésie)

En raison de l’éruption de l’Agung, l’aéroport international de Bali a été fermé jusqu’à 19 heures le 29 juin 2018. Près de 450 vols ont été annulés, ce qui a affecté quelque 75 000 passagers. Le volcan a commencé à émettre des panaches de cendre et de gaz le 28 juin et plusieurs compagnies aériennes ont annulé jusque dans la soirée des vols au départ et à l’arrivée de Bali. Deux petits aéroports à Banyuwangi et à Jember, dans l’est de Java, ont également fermé à cause de la menace de la cendre.
Le niveau d’alerte de l’Agung reste à 3 sur une échelle de 4 et la zone d’exclusion autour du cratère reste à 4 kilomètres.
Les compagnies aériennes surveillent les informations du centre de conseil en cendres volcaniques de Darwin (VAAC) pour décider quand les vols pourront reprendre.
Le volcan, dont la dernière éruption majeure en 1963 a tué quelque 1100 personnes, a connu une augmentation spectaculaire de son activité en 2017, entraînant l’évacuation de dizaines de milliers de personnes. Les autorités ont abaissé le niveau d’alerte de 4 à 3 en février 2018.
Source: Presse indonésienne.

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Due to the eruption of Mt Agung, Bali’s international airport was closed until 7 p.m. on June 29th, 2018. Nearly 450 flights were cancelled, affecting some 75,000 people. The volcano began spewing ash and gas on June 28th and several airlines cancelled inbound and outbound flights scheduled for the evening. Two small airports, at Banyuwangi and Jember in eastern Java, also closed because of the ash threat.

Agung’s alert level has not been raised – it remains at 3 on a scale of 4 – and the exclusion zone around the crater remains at 4 kilometres.

Airlines are monitoring advice from the Darwin volcanic ash advisory center (VAAC) to decide when flights can resume.

The volcano, whose last major eruption in 1963 killed about 1,100 people, had a dramatic increase in activity in 2017, forcing the evacuation of tens of thousands of people. Authorities lowered its alert status from the highest level in February.

Source : Indonesian news media.

« Le niveau d’alerte du Mont Agung est décidé par le tourisme, pas par les scientifiques » // « The Mount Agung status is decided by tourism, not the scientists. »

Même si on parle très peu de l’activité de l’Agung en ce moment, la population locale est encore inquiète et craint que de nouvelles éruptions se produisent à l’avenir. Il ne faudrait pas oublier que le niveau d’alerte est toujours à 3 (SIAGA), sur une échelle de 4.
Les autorités ont progressivement abaissé le niveau d’alerte, mais la menace d’une éruption fait du tort à l’île de Bali depuis plus de cinq mois. Les perturbations causées au transport aérien et les annulations de réservations en pleine saison touristique ont sérieusement fragilisé ce secteur qui est le principal moteur de l’économie de l’île. En décembre dernier, le ministre indonésien du Tourisme avait indiqué que l’impact économique de l’éruption de l’Agung pourrait dépasser 650 millions de dollars. Cependant, les retombées sociales et économiques vont bien au-delà des célèbres centres touristiques car une forte incertitude demeure quant à la fin réelle de l’éruption.
Au total, plus de 140 000 personnes ont été évacuées dans un rayon de 12 km autour de l’Agung. À la fin du mois de février, on leur a donné l’autorisation de rentrer à la maison, mais beaucoup d’entre elles se trouvent confrontées à des moyens de subsistance profondément perturbés. Dans une école de Cegi, l’un des villages les plus proches du cratère, un enseignant a déclaré qu’il s’attend toujours à une éruption même si le gouvernement affirme que tout va bien. Comme beaucoup de ses voisins, il a vendu son bétail à un prix dérisoire au cours des quelques jours de panique qui ont suivi l’annonce de l’évacuation. Il lui reste de l’argent pour reprendre ses activités, mais il ne les reprendra que le jour où il sera certain qu’il n’aura plus à fuir.
Beaucoup de gens pensent qu’il faudra quatre ou cinq ans avant que les choses se normalisent autour de l’Agung. Peu de gens pensent que la menace a complètement disparu et certains membres des associations humanitaires à Bali sont persuadés que la réduction du niveau d’alerte du volcan a été une décision politique destinée à mettre moins de pression sur le secteur touristique. Selon le directeur de l’IDEP, une ONG locale qui vient en aide aux personnes évacuées, «le niveau d’alerte du mont Agung est décidé par le tourisme, pas par les scientifiques».
Le secteur humanitaire est aujourd’hui, lui aussi, en proie au doute suite aux évacuations des derniers mois et au retour des habitants chez eux. Les associations locales comme PMI doivent maintenant envoyer leur personnel dans des zones qui ne sont pas forcément sures afin de protéger les intérêts des rapatriés. PMI soutient certaines communautés au niveau financier pour les aider à se remettre sur pied, et réhabilite les centres d’évacuation inoccupés pour s’assurer qu’ils seront prêts à être réutilisés en cas d’urgence.
Source: Nikkei Asian Review.

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Even though very little is said these days about activity at Mt Agung, the local population is still anxious and fears more eruptions might occur in the future. One should not forget the alert level is at 3 (SIAGA), on a scale of 4.

The authorities have progressively lowered the alert level, but the threat of an eruption has cast a long shadow over Bali for more than five months. Disrupted flights and cancelled holidays over the normal high season for tourists have hit the hospitality industry, which is the biggest contributor to the island’s economy. Back in December, Indonesia’s Minister of Tourism warned that the economic impact of the Mount Agung eruption could be in excess of $650 million. However, the overall social and economic fallout will be deeply felt far beyond the island’s world-famous tourist resorts, exacerbated by lingering uncertainty over whether the eruption is really drawing to a close.

In total, more than 140,000 people were evacuated from a 12-km radius around Mount Agung. By late February, almost all of them had been told it was safe to go home; many of them are returning to livelihoods that have been profoundly disrupted. In a schoolhouse in Cegi, one of the closest villages to the crater, a teacher said that he is still waiting for the eruption despite the government’s « all clear » signal. Like many of his neighbours, he sold his livestock at a knock-down price in the panicked few days after the evacuation notice came through. He has some cash leftover to start again, but is reluctant to do so until he can be certain he will not have to flee again.

Many people think it will take four or five years before things get back to normal around Mt Agung. Few people believe the threat has entirely subsided, and there is a persistent suspicion, voiced by some members of the development and humanitarian community in Bali, that the decision to scale down the alert level was a political one designed to take the pressure off the tourist sector. According to the director of IDEP, a local sustainable development NGO that has been helping evacuees, « the Mount Agung status is decided by tourism, not the scientists. »

The evacuations have left the humanitarian sector in limbo too. Local humanitarian groups like PMI now have to send their staff into areas they do not believe are safe in order to look after the interests of returning evacuees. PMI is supporting some communities with cash transfers to help them to get back on their feet, and is rehabilitating the unoccupied evacuation centres to make sure they are ready to be used again.

Source: Nikkei Asian Review.

Crédit photo: Wikipedia

Pas de risque de nuées ardentes sur le Mt Agung (Bali / Indonésie) // No risk of hot clouds on Mt Agung (Bali / Indonesia)

Selon le porte-parole de l’Agence nationale de gestion des catastrophes (BNPB), le Mont Agung, qui est toujours en alerte volcanique maximale, « ne produira pas de nuées ardentes, mais seulement de la fumée et des cendres volcaniques. » En effet, comme je l’ai écrit précédemment, la lave ne remplit qu’un tiers du cratère et les coulées pyroclastiques se forment lorsque la lave remplit tout le cratère.
Le porte-parole de BNPB a expliqué que l’Agung – contrairement au Sinabung – a un profil de cratère concave et que la lave devrait devrait remplir le cratère complètement avant de se transformer en nuées ardentes.

Selon le porte-parole, chaque volcan a ses propres caractéristiques. Bien que l’Agung et le Sinabung soient tous deux des volcans actifs, l’Agung a connu une puissante éruption en 1963, alors que le Sinabung a connu de multiples explosions qui continent encore aujourd’hui.
Source: Antara News.

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According to the National Disaster Mitigation Agency (BNPB)’s spokesman, Mount Agung, which still at its highest alert level, “will not release hot clouds but only smoke and volcanic ashes”. Indeed, as I put it previously, lava has just filled one-third of the entire crater and the hot clouds are formed when lava fills the whole crater.
BNPB’s spokesman explained that Mount Agung – contrary to Mt Sinabung – has a concave profile of the crater, and as a result, the lava should be loaded completely before developing into hot clouds.

Each volcano has its own unique characteristics. Although Mount Agung and Mount Sinabung are both active volcanoes, the former once recorded a massive eruption in 1963, while the latter has had multiple explosions until now.
Source : Antara News.

Source: Wikipedia