Agung (Indonésie): Certaines personnes évacuées doivent revenir chez elles // Some evacuees are told to return home

La situation est en train de devenir confuse sur l’île de Bali. En raison de la menace d’une éruption du Mt Agung, environ 145 000 personnes ont quitté leurs maisons pour se réfugier dans des endroits plus sûrs, loin du volcan.
Aujourd’hui 30 septembre, plus de la moitié de toutes ces personnes ont été invitées à rentrer chez elles. Les autorités ont déclaré qu’environ 70 000 personnes vivant dans un rayon de 9 km du Mt Agung sont en danger et doivent rester dans les centres d’hébergement temporaires ou avec des proches à l’extérieur de la zone dangereuse. Il n’y a aucune raison que les autres personnes qui vivent en dehors du périmètre de sécurité quittent leurs domiciles. Elles doivent retourner dans leurs villages parce qu’elles constituent un fardeau inutile pour les centres d’hébergement qui sont déjà surpeuplés. Selon un porte-parole de l’agence nationale de gestion des catastrophes, « seules les personnes de 27 villages doivent évacuer. Les autres peuvent rentrer à la maison. Elles peuvent rentrer chez elles indépendamment ou avec l’aide du gouvernement ».

Cette situation risque de créer une grosse confusion. Il est fort à parier que certains villageois vivant dans la zone menacée vont saisir cette opportunité pour regagner leurs fermes eux aussi !
Pendant ce temps, des volontaires essayent de sauver à tout prix des dizaines de milliers d’animaux laissés à la merci du volcan. Ils font des voyages périlleux dans la zone rouge pour les sauver et les déplacer. Les porcs, les poulets, les chiens et les singes sauvages sont parmi les animaux que les secouristes tentent d’évacuer. Les animaux sont transférés dans des refuges où ils sont nourris et soignés et les propriétaires sont encouragés à les visiter le plus souvent possible pour s’occuper d’eux. La plupart des animaux évacués sont du bétail. 10 000 vaches ont déjà été évacuées et 20 000 autres attendent d’être déplacée. Beaucoup agriculteurs ont refusé de partir sans leur bétail. Certains passent la nuit dans les centres d’hébergement mais retournent à la ferme pour s’occuper des animaux pendant la journée.
Source: Médias d’information indonésiens.

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The situation is getting confused on the island of Bali. Because of the the ttnreat of an eruption of Mt Agung, about 145,000 people have left their homes to take shelter in safer places away from the volcano.

Today September 30th, more than half of all these people have been told to return home. Officials said only about 70,000 people living within 9 km of the active volcano are potentially in danger, and should stay in temporary shelters or with relatives outside the danger zone. There is no reason for other people who live in the safe zone to evacuate. They need to go back to their villages because they will become a burden for the evacuation centres which are already overcrowded. According to a spokesman for the national disaster mitigation agency, « only people from 27 villages must evacuate. The rest can go home. They can either go home independently or with the help of the government. »

This situation is likely to cause considerable confusion. It is a safe bet that some villagers living in the threatened area will seize this opportunity to return to their farms too!

Meanwhile, volunteers are battling to save tens of thousands of animals left to the mercy of the volcano, making perilous trips into the red evacuation zone to save and relocate them. Pigs, chickens, dogs and wild monkeys are among the other animals rescuers are trying to help. The animals have been relocated to shelters where they are fed and cared for and the owners are encouraged to visit them as often as possible to ensure their upkeep. Most of the animals being evacuated are farm animals, including cows. 10,000 have already been evacuated, with another 20,000 in need of being moved. Some farmers have refused to leave without their livestock. Some farmers are sleeping at evacuation centres but returning to tend to their cattle during the day.

Source : Indonesian news media.

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Les systèmes d’alerte autour du Mont Agung // Mt Agung’s warning systems

Des systèmes d’alerte seront activés si le Mt Agung entre en éruption. Le volcan, qui se dresse à 70 kilomètres de Kuta, connaît une forte hausse de la sismicité depuis le mois d’août et menace d’entrer en éruption pour la première fois depuis 1963. Comme je l’ai mentionné dans un article précédent, les craintes d’une éruption ont déjà un impact sur l’industrie touristique de l’île de Bali.
La semaine dernière, les autorités ont installé des sirènes dans plusieurs localités à proximité du volcan. Le but de ce système d’alerte, qui sera déclenché manuellement lorsque le volcan entrera en éruption, est de donner aux habitants le temps de fuir.
Personne ne sait quand l’éruption aura lieu. Ce pourrait être dans les dix prochaines minutes. Ou au cours de la prochaine heure. Ce pourrait être jamais. Cependant, les dernières observations montrent que la probabilité d’une éruption continue d’augmenter.
Les sirènes utilisées pour protéger les gens présentent un défaut majeur: leur rayon d’action est de seulement 2 kilomètres, ce qui est très insuffisant. Les habitants du secteur reprochent au système d’alerte volcanique d’être trop compliqué et difficile à identifier. La description d’une description de l’Agung par les autorités justifierait un système à plus grande échelle et plus performant. Les coulées pyroclastiques et les lahars sont des phénomènes dévastateurs.
Compte tenu de la possibilité d’une éruption majeure du Mt Agung, les systèmes d’alerte actuels semblent dérisoires. Les séismes volcaniques sont ressentis par la population autour de l’Agung et du Batur, et certaines secousses sont même ressenties jusqu’à Denpasar et Kuta. Les survivants se souviennent de l’éruption de 1963. Un témoin raconte que les gens voyaient un « énorme nuage au-dessus de la montagne. Ce nuage s’est écroulé sur terre en morceaux. C’était comme si un grand nombre de bombes explosaient. » L’éruption a tué 1 100 personnes.
Source: New Zealand Herald.

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Warning systems will be activated if Mt Agung erupts. The volcano, 70 kilometres from the resort hub of Kuta, has been shaking since August and threatening to erupt for the first time since 1963. As I put it in a previous post, fears that it will blow are already impacting the island’s tourism industry.

Officials last week installed warning sirens in several townships beneath the volcano. The aim of the special warning system, which will be triggered manually when the volcano erupts, is to give residents enough time to flee.

Nobody knows when the eruption will take place. It could be in the next ten minutes. Or the next hour. It could be not at all. However, the latest evidence collected by Indonesian officials shows the likelihood continues to increase.

The sirens used to protect people have one potentially fatal flaw: their radius is only 2 kilometres, which is too small. Local residents complain that early warning systems for volcanoes are too complicated and not easy to identify. What authorities have predicted justifies the need for a bigger and better system because, despite the unknown nature of the impact of Mt Agung’s eruption, the visuals are quite terrifying. The potential route of pyroclastic flows and lahars would be devastating.

Taking into account the possibility of a major eruption of Mt Agung, the current warning systems nearly look useless. Volcanic earthquakes are being felt by people around Agung and Batur areas, and some of the biggest earthquakes are even felt in Denpasar and Kuta areas. Survivors can remember the 1963 eruption. One witness said that people saw a “huge cloud above the mountain. That cloud fell to the earth in lumps. It sounded like lots of bombs going off.” The eruption killed 1,100 people.

Source: New Zealand Herald.

Source: Wikipedia

Agung (Bali / Indonésie): L’impact sur le tourisme // Impact on tourism

Les volcanologues ne cessent de répéter depuis plusieurs jours qu’une éruption du Mt Agung est «imminente», mais aucune éruption n’a encore eu lieu. Comme je l’ai déjà indiqué, plusieurs paramètres indiquent que le volcan est sur le point d’entrer effectivement en éruption, mais personne ne peut dire quand, ni quelle sera l’ampleur de l’événement. Au vu d’une modélisation géologique, les sismologues avancent la possibilité d’une éruption d’un VEI 3, avec une colonne de cendre de plus de 10 kilomètres de hauteur au début de l’éruption. Cependant, il est également possible que l’Agung n’entre pas en éruption, bien que les paramètres actuels montrent que la probabilité d’une éruption est vraiment forte.
L’attente est longue pour tout le monde sur l’île de Bali, que ce soit les personnes évacuées dans les abris, ou les hôtels où les touristes se font de moins en moins nombreux. Les journaux indonésiens indiquent que «les hauts lieux touristiques se sont transformés en véritables villes fantômes à mesure que les habitants et les visiteurs sont partis en nombre devant la menace d’une éruption imminente du Mont Agung.»
À Tulamben, un petit village de pêcheurs sur la côte est de Bali, à l’intérieur de la zone de danger de 12 km, tous les hôtels ont fermé leurs portes et il n’y a pas un seul touriste. On peut lire sur un message sur un tableau noir à l’extérieur d’un café : « Priez pour nous ».
À une vingtaine de minutes de là, à Amed, plus de 180 hôtels ont perdu leurs touristes.
Tout est annulé. Au cours de la semaine dernière, plusieurs gouvernements, notamment au Royaume-Uni, en Australie et à Singapour, ont diffusé des mises en garde informant les voyageurs que l’activité volcanique pourrait perturber leurs plans de vacances. Il n’y a qu’une vingtaine de touristes à Amed, une situation qui aura forcément un impact énorme sur l’économie locale si elle doit durer encore longtemps
En cas d’éruption et de fermeture de l’aéroport de Denpasar en raison des retombées de cendre, les autorités de Bali ont prévu de transférer les vols dans 10 autres aéroports d’Indonésie.
Source: The Guardian et la presse indonésienne.

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Volcanologists have kept repeating for several days that an eruption of Mt Agung was “imminent” but no eruption has occurred yet. As I put it before, several parameters indicate that the volcano is about to erupt, but nobody can say when and how powerful the eruption will be. Based on geological modelling, seismologists point to the possibility of Mount Agung erupting at VEI 3, with an opening eruption height of more than 10 kilometres. However, it is also possible that Agung will not erupt although the readings show the probability of an eruption is higher than not.

The waiting is long for everybody on the island of Bali, whether the evacuees in the shelters or the hotels where tourists are fewer and fewer. Indonesian newspapers indicate that “tourist hotspots have turned into virtual ghost towns as residents and visitors clear out en masse in response to the looming threat of Mount Agung erupting”.

In Tulamben, a small fishing village on Bali’s east coast, within the officially designated 12-km danger zone, all hotels have shut down and there is not a single tourist in sight. A message on a blackboard outside an empty cafe says “Pray for us”.

About 20 minutes down the road in Amed, more than 180 hotels have emptied of tourists.

Everything is cancelled. In the past week several governments, including in the UK, Australia and Singapore have issued travel advisories, cautioning travellers that volcanic activity could interfere with their holiday plans. There are about 20 tourists left in Amed, a situation that will have a huge impact on the local economy if it goes on much longer

In the event of an eruption and the possible closure of Denpasar airport due to resulting ash, the authorities in Bali have prepared for flights to be diverted to 10 airports across Indonesia.

Source: The Guardian and Indonesian press.

Le Mont Agung menace les villages de Tulamben et Amed (zone entourée) sur la côte est de Bali. [Google map]

En ce moment à Bali, le temple est un lieu de refuge et de prière (Photo: C. Grandpey)

L’Agung entrera-t-il en éruption ? // Will Mt Agung erupt ?

« L’Agung entrera-t-il en éruption? » C’est la question que se posent tous les villageois actuellement dans les abris où ils prient pour que le volcan reste calme et ne détruise pas leurs maisons et leurs plantations.
Cependant, selon les volcanologues locaux, une éruption de l’Agung est imminente. Plusieurs facteurs confirment une telle prévision: la sismicité reste élevée et des centaines de secousses sont enregistrées sur le volcan chaque jour. Elles augmentent en nombre et en intensité. La réduction de leur profondeur au cours de la semaine dernière est une indication que le magma se déplace vers la surface. En plus de l’activité sismique, il existe deux autres signes montrant qu’une éruption est imminente: les émissions de gaz au sommet et le gonflement du volcan qui a fait apparaître une nouvelle fracture dans le cratère.
Si le volcan entre en éruption comme en 1963, la lave coulera sur plusieurs kilomètres depuis le cratère, mais le danger provient surtout des coulées pyroclastiques dévastatrices qui peuvent atteindre des vitesses de plusieurs centaines de kilomètres par heure. Si elles se produisent pendant la nuit et que les gens sont au lit, ils n’auront que quelques secondes ou quelques minutes pour fuir, mais on sait d’ores et déjà que la plupart d’entre eux seront pris au piège et perdront la vie dans ces avalanches à très haute température. Les évacuations massives qui viennent d’avoir lieu réduiront considérablement le nombre de victimes si une éruption devait se produire.

Cependant, il se pourrait que le volcan n’entre pas en éruption. La sismicité pourrait diminuer et la situation pourrait redevenir normale, avec retour des habitants dans leurs maisons. Ce ne serait pas une exception, bien qu’une telle évolution soit assez rare sur les volcans de la Ceinture de Feu. C’est pourtant ce qui s’est passé sur le Kelud, sur l’île de Java, en 2007. Les volcanologues avaient prédit une puissante éruption et ont conseillé d’évacuer une partie de la population autour du volcan. Une éruption s’est produite, mais ce fut un événement mineur dans le cratère. Une éruption puissante n’a jamais vraiment eu lieu et a donné raison au gardien du volcan qui avait affirmé que rien ne se passerait et il critiquait les prévisions alarmistes des scientifiques.
Si l’Agung se calme, le risque est qu’il se réveille brusquement après une période de silence et entre en éruption rapidement. Si une telle situation se produisait, les autorités devraient évacuer de nouveau les populations autour du volcan et il faudrait le faire très rapidement. Espérons qu’elles ne seront pas confrontées à une telle situation d’urgence.
Aujourd’hui, 54 ans après la dernière colère du Mt Agung, notre capacité à prévoir les éruptions volcaniques est encore limitée. Certes, nous avons fait des progrès par rapport au début du 20ème siècle, mais il reste encore un long chemin à parcourir. Les autorités locales utilisent le principe de précaution et je pense personnellement qu’elles ont raison d’adopter une telle politique.

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“Will Mount Agung erupt?” This is the question all the villagers are asking in the shelters, praying that the volcano remains quiet and does not destroy their houses and their plantations.

However, according to local volcanologists, an eruption of Mount Agung is imminent. Several factors lead to such a prediction: Seismicity is high and hundreds of tremors are being recorded at the volcano each day. They are increasing in number, intensity; the reduction in their depth in the last week or so, is an indication that magma is moving up to the surface. As well as seismic activity, there are two other signs that an eruption is imminent: gas emissions from the summit, and bulging on the volcano’s surface with a new crack within the crater.

If the volcano erupts like in 1963, lava will flow several kilometres from the crater, but the most deadly feature of the eruption would be the devastating pyroclastic flows that can travel hundreds of kilometres an hour. If they occur at night and people are in bed, they have literally seconds or minutes to move so that most of them get caught in the hot avalanches and and die. The recent massive evacuations will considerably reduce the number of victims if an eruption happens.

However, the volcano might not erupt at all. Seismicity might decline and the situation might go back to normal. This would be no exception, although such an evolution is rather rare on the volcanoes of the Ring of Fire. This is what happened on Kelud Volcano on the island of Java in 2007. Volcanologists had predicted a powerful eruption and evacuated part of the population around the volcano. An eruption did occur, but it was a minor event within the crater. A powerful eruption never really took place and gave reason to the keeper of the volcano who had said nothing would happen and criticized the scientists’ predictions..

If Mt Agung calms down, the risk is that it might wake up suddenly after a period of quietness and start erupting rapidly. Should such a situation happen, authorities would have to evacuate again the residents around the volcano and they would have to do it very quickly. Let’s hope they will not be confronted with such an emergency situation.

Today, 54 years after Mt Agung’s last wrath, our prediction of volcanic eruptions is still limited. It is better than at the beginning of the 20th century but there is still a long way to go. Local authorities use the principle of precaution and I personally think they are right to do so.

Vue de l’éruption de 1963 (Source: VSI)

 

Agung (Bali / Indonésie) : Attente de l’éruption et poursuite des évacuations // Waiting for the eruption, with more evacuations

Le Centre Indonésien de Volcanologie et de Gestion des Catastrophes Géologiques a déclaré vendredi les observations satellites avaient permis de détecter de nouvelles émissions de vapeur et de nouvelles anomalies thermiques dans le cratère. Une nouvelle fracture est également apparue, signe de la poussée du magma. Les nuages de vapeur s’élèvent jusqu’à 50 – 200 mètres au-dessus du sommet du volcan.
Selon un volcanologue, «en ce moment, la probabilité d’une éruption est plus élevée que la probabilité de pas d’éruption; cependant, la probabilité peut changer. Cependant, les émissions plus fréquentes de fumées chargées en soufre au cours des trois derniers jours indiquent que la situation est en train d’évoluer. « Dans la mesure où il y a des panaches chargés en soufre, la possibilité d’une éruption devient plus réelle ».
Ce vendredi, 144 389 personnes ont été évacuées, contre environ 122 490 hier jeudi.
Source: Médias indonésiens.

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The Indonesian Center for Volcanology and Geological Hazard Mitigation said Friday that remote satellite sensing had picked up new steam emissions and thermal anomalies within the crater. A new crack has also been detected in the crater, the sign that magma is pushing from below. White steam clouds have been observed rising 50 to 200 metres above the summit.

According to one of the volcanologists, “at this moment, the probability of an eruption is higher than the probability of no eruption; however, the probability may change.”  However, the more frequent emission of sulphurous fumes in the past three days indicated the volcano was changing. “Since the sulphurous fumes are out, the possibility of an eruption is getting more real.”

Tofay Friday,144,389 people have now been evacuated, compared to some 122,490 by Thursday.

Source: Indonesian news media.

« Une suite qui dérange » : Le Limousin boude le film d’Al Gore

Comme je l’indiquais précédemment, le dernier film d’Al Gore « Une suite qui dérange : le temps de l’action » – An Inconvenient Sequel : Truth to Power – est sorti en France sur les écrans le 27 septembre.

J’ai assisté à la séance de 17h35 ce même jour à Limoges et j’avais pratiquement tous les sièges à ma disposition puisque nous étions seulement 7 spectateurs dans la salle de cinéma. Ce n’est guère une surprise car je me rends compte depuis longtemps que mes concitoyens n’ont pas pris conscience de l’ampleur du danger environnemental qui nous guette. De plus, le titre et l’affiche du film d’Al Gore ne sont guère accrocheurs et ne saurait rivaliser avec d’autres réalisations à l’affiche au même moment.

S’agissant du documentaire proprement dit, il n’y a pas de révélations fracassantes. Il est présenté en version américaine doublée en français, avec des traductions globalement de bon aloi. Al Gore met en évidence les conséquences du changement climatiques, que ce soit la fonte des glaciers du Groenland ou les inondations qui ont frappé de nombreux pays, y compris les Etats-Unis. L’ancien vice-président est omniprésent dans le film, peut-être un peu trop. On le voit parcourir le monde pour motiver des ambassadeurs de la cause qu’il défend. Une part importante du film est consacrée à la COP 21 de Paris et les tractations qui ont eu lieu dans les coulisses, en particulier pour convaincre l’Inde de signer la déclaration finale. C’est sur cette note optimiste que s’achève le documentaire.

On connaît la suite : sitôt la COP 21 terminée, l’Inde a augmenté sa production de charbon. Donald Trump a qualifié le changement climatique de « canular » et décidé de retirer son pays de l’Accord de Paris. Les concentrations de CO2 continuent d’augmenter dans l’atmosphère ; les températures continuent de croître ; les glaciers reculent et s’amenuisent : l’objectif de hausse maximale de 2°C d’ici 2100 prévu à Paris semble dès à présent mission impossible. A part cela, tout va bien…

En voyant dans le film les qualités diplomatiques d’hommes comme Al Gore ou John Kerry dont l’envergure est tout à fait présidentielle, je me suis posé la question : Pourquoi diable les Américains ont-ils choisi Donald Trump ?

Voici un lien vers la bande-annonce du film :

http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19569566&cfilm=252419.html

Un nouvel iceberg s’est détaché de l’Antarctique // A new iceberg broke off Antarctica

Les médias ne se sont guère attardés sur l’événement, mais un impressionnant iceberg s’est détaché du Glacier de l’Ile du Pin (Pine Island Glacier) en Antarctique le samedi 23 septembre 2017.
Le National Ice Center aux États-Unis a estimé la superficie de l’iceberg à 184 kilomètres carrés, soit environ trois fois la taille de Manhattan. Il se trouve maintenant dans la Mer d’Amundsen et continuera sa course dans Pine Island Bay. L’iceberg montre des signes de fracturation, ce qui signifie que des morceaux de glace plus petits vont probablement se détacher de la masse principale. Le National Ice Center pense que l’iceberg ne devrait pas poser de problèmes aux navires dans la région.
Selon le Goddard Space Flight Center de la NASA, le vêlage de cet iceberg fait partie d’un processus naturel, mais la fréquence du phénomène est inquiétante. Des forces telles que le vent, les marées, les courants et les collisions avec d’autres icebergs peuvent faire apparaître des fractures dans la glace. Par ailleurs, l’eau plus chaude qui se déplace sous les glaciers fait que la glace s’amincit, ce qui accélère probablement la fracturation. Le fait que les vêlages soient de plus en plus fréquents n’est pas de bon augure car rien n’indique que la tendance soit en passe de s’inverser. Cela signifie que l’on va assister à d’autres pertes de glace en Antarctique et donc une probable augmentation du niveau de la mer.
Le Pine Island Glacier fait partie de l’Antarctique de l’Ouest qui perd déjà 45 milliards de tonnes de glace chaque année, phénomène qui contribue à l’élévation du niveau des océans. Le glacier est connu pour être celui qui avance le plus vite en Antarctique.

La naissance du nouvel iceberg intervient deux mois après qu’un autre morceau de glace de 5,700 kilomètres carrés se soit détaché de l’Antarctique au mois de juillet. De la taille du département français de la Lozère, l’iceberg était l’un des plus grands jamais enregistrés. En 2014, un iceberg de 660 kilomètres carrés avait également rompu ses liens avec l’Antarctique.
Source: USA Today

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The media did not talk a lot about the event, but a massive iceberg broke off Antarctica’s Pine Glacier on Saturday September 23rd 2017.

The U.S. National Ice Center measured the iceberg at 184 square kilometress, about three times the size of Manhattan. It is now in the Amundsen Sea but will eventually drift into Pine Island Bay. The iceberg shows signs of fracturing, meaning smaller pieces of ice may break off. The Ice Center said it is not expected to cause any shipping hazards.

According to NASA’s Goddard Space Flight Center, the break is part of a natural process, but the frequency of the breaks is concerning. Forces such as wind, tides, currents and even collisions with other icebergs can create rifts in the ice. Warm water moving underneath the glaciers causes the ice to thin and perhaps accelerates the rifts. The fact that the calving events have got more frequent is not a good sign, and there is no indication that the trend is reversing. The continuation means further ice losses to Antarctica and possible rising sea levels as a result.

The glacier is a part of West Antarctica that already loses 45 billion tons of ice annually, contributing to sea level rises.  Pine Island Glacier is known to be the fastest-melting glacier in Antarctica. The break comes two months after a 5,700 square-kilometre piece of ice detached from Antarctica in July. At nearly the size of Delaware, the iceberg was one of the largest ever recorded. In 2014, a 660-square-kilometre iceberg also calved from Antarctica.

Source : USA Today

 Localisation du glacier de Pine Island (Source : NOAA)