Piton de la Fournaise (Ile de la Réunion / Reunion Island)

Dans son dernier bulletin diffusé le 18 avril 2017, l’OVPF indique qu’après une accalmie observée depuis le début du mois de mars, l’inflation du Piton de la Fournaise a repris depuis quelques jours, mais à un taux relativement faible par rapport à ceux observés en 2015, 2016 et début 2017. Cette reprise de l’inflation s’accompagne d’une légère sismicité. 22 séismes volcano-tectoniques superficiels ont été enregistrés sous les cratères sommitaux entre le 1er et le 17 Avril 2017, dont 10 pour la seule journée du 14 Avril. Lesconcentrations en CO2 dans le sol mesurées sur le flanc ouest du volcan (au niveau du gîte du volcan et au niveau de la Plaine des Cafres) montrent une tendance à la hausse.

Remarque personnelle : La situation actuelle est celle que l’on rencontre habituellement sur le Piton de la Fournaise. Une éruption est souvent suivie d’une phase calme, puis d’une reprise de l’inflation plus ou moins rapide qui correspond à la recharge du réservoir magmatique. Au vu des paramètres publiés par l’Observatoire, une éruption ne devrait pas avoir lieu dans le court terme.

—————————————

In its latest update released on April 18th, 2017, OVPF indicates that after a lull observed since the beginning of March, the inflation at Piton de la Fournaise picked up a few days ago, but at a relatively low rate compared to those observed in 2015, 2016 and early 2017. This resumption of inflation is accompanied by a slight seismicity. 22 superficial volcano-tectonic earthquakes were recorded beneath the summit craters between April 1st and 17th 2017, with 10 of them for the single day of April 14th. CO2 concentrations in the soil measured on the western flank of the volcano (at the level of the Gîte du Volcan and at the Plaine des Cafres) show an upward trend.
Personal remark: The current situation is quite usual for Piton de la Fournaise. An eruption is often followed by a calm phase and then a resumption of a more or less rapid inflation which corresponds to the recharge of the magmatic reservoir. Judging from the parameters published by the Observatory, an eruption should not occur in the short term.

Vue de la dernière éruption (Crédit photo: Thierry Sluys)

L’accélération du réchauffement de l’Arctique et ses conséquences // Arctic warming and its consequences

L’Océan Arctique ne sera probablement plus recouvert de glace en été dans une vingtaine d’années. Si les émissions de carbone ne sont pas contrôlées, les températures en automne et en hiver dans l’Arctique en 2100 seront d’environ 5,5°C supérieures à celles relevées à la fin du 20ème siècle.
Ces nouvelles prévisions de réchauffement de l’Arctique marquent la fin du mandat de deux ans de la présidence américaine du Conseil de l’Arctique. Elles figurent dans le dernier rapport publié par cet organisme. Les scientifiques tirent la sonnette d’alarment et affirment que le rythme actuel du changement climatique exige une réponse rapide pour lutter contre ses causes. Alors que le réchauffement climatique de l’Arctique est plus rapide que dans le reste du monde, le rapport montre qu’une action immédiate est nécessaire pour réduire les émissions de carbone à l’échelle de la planète. Selon un océanographe de la NOAA qui est également co-auteur du rapport Snow, Water, Ice et Permafrost in the Arctic (SWIPA), «les changements sont cumulatifs et ce que nous ferons au cours des cinq ans à venir sera essentiel pour ralentir les changements qui se produiront dans les 30 ou 40 prochaines années ».
Le nouveau rapport SWIPA montre que les tendances observées dans l’Arctique au cours des dernières années se sont accélérées. Depuis le dernier rapport SWIPA de 2011, l’Arctique a connu les plus hautes températures jamais mesurées par des instruments météorologiques. La glace de mer de l’Arctique a atteint son niveau le plus faible de tous les temps en 2012 et le manque de glace en 2016 arrive en deuxième position dans les observations satellitaires. Le Groenland, le plus grand contributeur de l’Arctique à l’élévation mondiale du niveau de la mer, a perdu deux fois plus de glace entre 2011 et 2014 qu’entre 2003 et 2008.
Le réchauffement spectaculaire et la perte de glace de l’Arctique au cours des dernières années incitent le SWIPA a prévoir que l’Océan Arctique sera dépourvu de glace d’ici la fin des années 2030, une date antérieure à celle avancée par la plupart des autres modèles pour lesquels cet événement se produira seulement d’ici 2060. Contrairement aux autres modèles, le dernier rapport SWIPA utilise une extrapolation d’observations récentes pour effectuer son estimation.
Le rapport SWIPA fait également remarquer que depuis 2011, l’amplification du réchauffement de l’Arctique affecte aussi le reste du monde. En particulier, cela provoque un ralentissement du jet stream et l’aggravation des problèmes météorologiques à des latitudes moyennes. L’élévation du niveau de la mer, dont un tiers est maintenant attribué à la fonte de la glace dans l’Arctique, provoque des inondations, de l’érosion et des dégâts matériels dans les villes du sud (voir ma note sur le Togo).
Un autre problème est lié à des contaminants découverts récemment, dont beaucoup sont des ignifugeants qui polluent l’air et l’eau de l’Arctique. Les contaminants chimiques, dont certains proviennent de pesticides et de produits industriels utilisés dans les latitudes du sud, affectent le milieu marin arctique depuis des décennies, bien qu’il y ait eu des progrès significatifs dans leur contrôle grâce à la Convention de Stockholm. Les micro plastiques récemment observés dans les eaux de l’Arctique posent eux aussi de plus en plus de problèmes (voir ma note « L’Océan Arctique, poubelle de la planète »).
Source: Alaska Dispatch News.

———————————-

The Arctic Ocean is now on the way to become ice-free in summers as soon as two decades from now, while autumn and winter temperatures in the Arctic, if carbon emissions are not controlled, will be about 5.5°C higher in 2100 than they were at the end of the 20th century.

The new forecasts of accelerated warming mark the condition of the Arctic at the end of the two-year U.S. chairmanship of the Arctic Council. They are revealed by the latest reports released by the organization. Scientists are warning the pace of climate change demands a quick response against its causes. With Arctic warming outpacing climate change in the rest of the world, the reports show why immediate action is needed to reduce global carbon emissions. According to an NOAA oceanographer who is also a co-author of the Snow, Water, Ice and Permafrost in the Arctic (SWIPA) report, “the changes are cumulative, and so what we do in the next five years is really important on slowing down the changes that will happen in the next 30 or 40 years”.

The new SWIPA report shows that major Arctic trends documented in past years have accelerated. Since the last SWIPA report in 2011, the Arctic has heated up to its highest temperatures ever measured by weather instruments. Arctic sea ice hit a record-low extent in 2012 and last year tied for the second-lowest level in the satellite record. Greenland, the Arctic’s biggest contributor to global sea-level rise, in 2011 to 2014, lost ice at twice the rate observed from 2003 to 2008.

Dramatic warming and Arctic ice losses in recent years are behind the SWIPA projections for an ice-free Arctic Ocean by the late 2030s, an earlier date than is suggested by most models.

Predictions about when that milestone will arrive vary widely, from the 2060s to just a few years from now, whereas the new SWIPA report uses extrapolation of recent observations to come up with an estimate.

The SWIPA report also indicates that since 2011 amplified Arctic warming has affected the rest of the world. There is new information about far-north warming causing the jet stream to slow, meander and exacerbate mid-latitude weather problems. Rising sea levels, of which a third is now attributed to melt of Arctic land ice, is already causing flooding, erosion and property damage in southern cities.

Another challenge is posed by newly discovered contaminants, many related to flame retardants, in Arctic air and water. Chemical contaminants, many of them from pesticides and industrial products used in faraway southern latitudes have plagued the far-north marine environment for decades, although there has been significant progress in controlling those contaminants thanks to the Stockholm Convention. Microplastics, newly documented in Arctic waters, are posing growing problems (see my previous note about the Arctic Ocean being a garbage dump).

Source: Alaska Dispatch News.

Photo: C. Grandpey

 

Nishinoshima (Japon)

Comme je l’ai indiqué précédemment, une nouvelle éruption a débuté à Nishinoshima le 20 avril 2017. Une vidéo mise en ligne par la garde côtière japonaise montre qu’au moins deux cratères sont actifs et émettent d’importantes quantités de lave. Au cours du survol qui a eu lieu le 25 avril, les éruptions de type strombolien se produisaient à intervalle de quelques dizaines de secondes. Une coulée de lave se dirigeait en deux branches vers l’ouest et le sud de l’île. La branche ouest atteignait la mer.

https://youtu.be/00nNhHrksfw?list=PLODWKzUqau_OaenwoFPjEYSkFQhFFwd88

—————————————

As I put it before, a new eruption started at Nishinoshima Volcano on April 20th 2017. A video released by the Japan Coast Guard shows there are at least two new craters are active and spewing large amounts of lava. During the overflight that took place on April 25th, the strombolian eruptions were occurring a few tens of seconds apart. A lava flow was also seen travelling toward the west and south sides of the island. On the west side, the lava was reaching the sea.

https://youtu.be/00nNhHrksfw?list=PLODWKzUqau_OaenwoFPjEYSkFQhFFwd88

Crédit photo: Wikipedia.

 

Les côtes du Togo sous la menace de l’océan // The coasts of Togo under the threat of the ocean

Suite au réchauffement climatique et l’élévation du niveau des océans, plusieurs régions littorales dans le monde sont menacées de disparaître à court terme. C’est le cas des côtes du Togo en Afrique qui reculent en moyenne d’un mètre chaque année.

Cofinancé par la Banque mondiale, la France et l’Etat togolais, un programme de 96 milliards de francs CFA, longtemps réclamé par les nombreuses victimes de l’érosion côtière, vient d’être adopté. Le plan d’action a pour but d’arrêter définitivement l’avancée de la mer qui menace le littoral togolais.

C’est à la suite d’un cri d’alarme lancé par les populations vivant sur le littoral, plus précisément dans le village d’Agbavi à une vingtaine de kilomètres de Lomé, la capitale, que ce plan d’action a été mis en place. Estimé à 96 milliards de Fcfa, il met à contribution la Banque Mondiale (BM) et la France. Il se situe dans le cadre d’un programme lancé par la BM en 2015. Il vise principalement à endiguer le niveau de la mer dans les pays côtiers africains qui subissent de plein fouet les effets du réchauffement climatique. Le plan d’action a pour objectif d’aider ces pays à une gestion durable de leur façade maritime.

Lors du sommet de la COP21 à Paris, le Président du Togo avait sollicité l’aide de la communauté internationale pour arrêter l’avancée de la mer dans son pays. Une enveloppe de 5 milliards de francs CFA avait été débloquée mais la somme n’était pas suffisante pour contenir les assauts de l’océan. Aujourd’hui, les villages installés sur le littoral togolais sont toujours menacés de disparition d’ici une quinzaine d’années, à cause de l’érosion. Selon des experts cités par le portail d’informations africanews.fr « si rien n’est fait pour stopper le réchauffement des océans, de nombreux villages bâtis le long de la côte togolaise vont disparaître d’ici 2030 ».

Source : La Tribune.

—————————————

As a result of global warming and rising sea levels, several coastal regions around the world are threatened to disappear in the short term. This is the case of the coast of Togo in Africa which retreats on average by one metre each year.
Co-funded by the World Bank, France and the Togolese State, a program of 96 billion CFA francs, long claimed by the many victims of coastal erosion, has just been adopted. The plan aims to stop definitively the advance of the sea that threatens the Togolese coastline.
It was following a cry of alarm by the populations living on the coast, more precisely in the village of Agbavi, about twenty kilometers from Lome, the capital, that this action plan was put in place. in place. Estimated at 96 billion FCFA, it involves the World Bank (WB) and France. It is part of a program launched by the World Bank in 2015. Its main objective is to stem the sea level in coastal African countries that are suffering from the effects of global warming. The aim of the plan is to help these countries to manage their seafront sustainably.
At the COP21 Summit in Paris, the President of Togo sought the help of the international community to stop the advance of the sea in his country. An envelope of 5 billion CFA francs had been unblocked but the sum was not enough to contain the onslaught of the ocean. Today, several villages along the Togolese coastline are still threatened with extinction in about 15 years, due to erosion. According to experts quoted by the information portal africanews.fr « if nothing is done to stop the warming of the oceans, many villages built along the Togolese coast will disappear by 2030 ».
Source: La Tribune.

Source: Google Maps.

 

Eruption du Sakurajima (Japon) // Eruption of Sakurajima Volcano (Japan)

Selon l’Agence Météorologique du Japon, une puissante éruption explosive a secoué le cratère Showa du Sakurajima à 11h01 (heure locale) le 28 avril 2017. Elle a été suivie par plusieurs autres explosions de moindre intensité. C’est le premier événement d’une telle intensité depuis juillet 2016.
Selon le VAAC de Tokyo, le nuage de cendre généré par l’éruption a atteint une altitude de 4,3 km et s’est ensuite étiré vers le sud-est. D’autres explosions ne sont pas exclues dans les prochains jours.
Le niveau d’alerte volcanique est maintenu à 3, ce qui signifie que le volcan est actif et ne doit pas être approché.
Voici une vidéo de l’éruption:
https://youtu.be/EZhMPsaCtF0

—————————————

According to the Japan Meteorological Agency (JMA), a powerful explosive eruption occurred at the Showa crater of Sakurajima volcano at 11:01 (local time) on April 28th 2017. It was followed by several smaller eruptions. It is the first event of such strength since July 2016.

According to the Tokyo VAAC, the ash cloud produced by the eruption reached an altitude of 4.3 km and drifted southeast. More explosive eruptions might occur in the future.

The alert level is kept at 3, meaning the volcano is active and should not be approached.

Here is a video of the eruption:

https://youtu.be/EZhMPsaCtF0

Crédit photo: Wikipedia.

 

Les cheveux de Vénus au large d’El Hierro (Iles Canaries) // Venus’s Hair off El Hierro (Canary Islands)

Tout comme celles qui se produisent sur terre, les éruptions volcaniques sous-marines émettent de la lave et des gaz toxiques qui détruisent toute vie à proximité, des bactéries jusqu’aux poissons. En 2011, le volcan sous-marin Tagoro, au large des côtes de l’île d’El Hierro aux Canaries,  a connu une violente éruption qui a fait disparaître tous les animaux et les plantes à proximité. En 138 jours (entre octobre 2011 et mars 2012), l’éruption a remodelé plus de neuf kilomètres carrés de fond marin. Elle a laissé un cône qui s’élève du plancher océanique depuis une profondeur d’environ 363 mètres jusqu’à 89 mètres de la surface.
L’éruption a provoqué une forte augmentation de la température et de la turbidité de l’eau, une diminution de la concentration d’oxygène et une émission importante de dioxyde de carbone, ce qui a entraîné une diminution prononcée des producteurs primaires et une augmentation de la mortalité des poissons.
Deux ans après l’éruption, les scientifiques sont retournés sur le site pour effectuer des analyses géochimiques. Ils ont découvert qu’il était recouvert d’un épais tapis d’une bactérie capillaire nommée Thiolava veneris – ou Cheveux de Vénus – qui couvrait le fond marin sur un diamètre de plusieurs kilomètres.
Les chercheurs ont étudié cette nouvelle bactérie et ont constaté qu’elle pouvait prospérer dans l’environnement riche en soufre laissé par une éruption volcanique. La bactérie n’a pas besoin de nourriture pour survivre, mais elle est capable de décomposer l’oxygène et certaines formes d’azote pour récupérer l’énergie dont elle a besoin. Les scientifiques font remarquer que cette espèce remarquable constitue le point de départ de la renaissance des zones affectées par des catastrophes naturelles. Les pelouses de bactéries deviennent une source de nourriture pour les copépodes, petits crustacés qui attirent à leur tour les poissons.
À partir de leurs observations, les scientifiques ont conclu que les caractéristiques métaboliques particulières de la Thiolava veneris lui permettent de coloniser les fonds marins nouvellement formés suite à des éruptions volcaniques sous-marines isolées. Cela ouvre la voie au développement d’écosystèmes en phase initiale et, par la suite, à la subsistance des métazoaires et des niveaux trophiques supérieurs.
Source: Newsweek / The Daily Mail / The New Scientist.

——————————————–

Just like on land, underwater volcanic eruptions produce lava and toxic gases, destroying all life in their vicinity, from bacteria to fish. In 2011, the Tagoro submarine volcano located off the coast of El Hierro in the Canary Islands violently erupted, wiping out all the animals and plants in close range. In 138 days (from October 2011 to March 2012), the eruption reshaped more than nine square kilometres of the seafloor. It left a cone that raised from the seafloor from about 363 metres up to 89 metres of water depth.

The eruption led to an abrupt increase in water temperature and turbidity, a decrease of oxygen concentration and a massive release of carbon dioxide, causing a pronounced decrease of primary producers and increase in fish mortality.

Two years after the eruption, scientists returned to the site to carry out geochemical analyses. They discovered that the site of the eruption was covered in thick mats of a hair-like bacteria named Thiolava veneris – Venus’s Hair – that covered the seafloor over several kilometres in diameter.

The researchers studied the new bacteria and found that it can thrive in the sulphur-rich environment left by a volcanic eruption. The bacteria does not need food to survive, but instead can break down oxygen and some forms of nitrogen to glean energy. The scientists added this remarkable species acts as the starting point for the recovery of areas affected by natural disasters. The lawns of bacteria act as a food source for small animals called copepods, who in turn attract fish.

From their observations, the scientists concluded that the peculiar metabolic characteristics of the Venus’s hair microbial assemblage allows it to colonise the newly formed seabed resulting from isolated submarine volcanic eruptions. This paves the way for the development of early-stage ecosystems and the consequent subsistence of metazoans and higher trophic levels.

Source: Newsweek / The Daily Mail / The New Scientist.

El Hierro vue depuis l’espace (Source: NASA)

Matériaux émis par la dernière éruption (Source: AVCAN)

Etna (Sicile): Nouvel épisode éruptif // New eruptive activity

Depuis la soirée du 26 avril, on observe un nouvel épisode éruptif sur le Cratère SE de l’Etna. Après avoir culminé pendant la nuit, cette activité strombolienne et effusive semble marquer le pas (voir tremor)…jusqu’à la prochaine fois. Comme précédemment, la lave se dirige vers la Valle del Bove, sans aucune menace pour les zones habitées.

———————————–

Since the evening of April 26th, a new eruptive episode is taking place at Mt Etna’s SE Crater. After culminating during the night, this strombolian and effusive activity seems to be decreasing this morning (see eruptive tremor)….until the next time/ Like previously, lava is travelling towards the Valle del Bove but does not threaten populated areas.

L’éruption vue par la webcam L.A.V.E.

Le tremor semble marquer le pas ce matin (Source: INGV)