Le Chimborazo (Equateur) est le toit du monde! // Chimborazo (Ecuador) is the top of the world!

drapeau-francaisVoici une découverte qui ne sert pas à grand-chose, sauf d’avoir sa place dans les statistiques. Des mesures effectuées par une équipe de scientifiques de l’Institut de Recherche pour le Développement (IRD) sont arrivées à la conclusion que le volcan Chimborazo – point culminant de l’Equateur avec 6310 mètres – se dresse à une distance de 6,384 kilomètres du noyau de la Terre, soit deux kilomètres plus haut que le Mont Everest.
Les mesures, qui ont une marge d’erreur de 10 centimètres, montrent que Chimborazo est aussi l’endroit le plus proche du Soleil sur notre planète.  C’est donc le toit du monde, même si l’Everest culmine à 8848 mètres.
Source: http://www.telesurtv.net/english/news/Ecuadors-Chimborazo-Volcano-Higher-than-Everest-20160409-0001.html

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drapeau-anglaisHere is a discovery which is quite useless and is only worth keeping in the statistics. Measurements performed by a team of scientists at France’s Institute for Research and Development (IRD) have concluded that Mount Chimborazo – the highest mountain in Ecuador with 6,310 metres – stands 6,384 kilometres from the Earth’s core, making it two kilometres higher than Mount Everest.

The measurements, which have a 10-centimetre margin of error, show that Chimborazo is also the closest place on the planet to the Sun. This makes the mountain the top of the world, despite Everest being 8,848 metres high.

Source: http://www.telesurtv.net/english/news/Ecuadors-Chimborazo-Volcano-Higher-than-Everest-20160409-0001.html

Chimborazo

Le Chimborazo vu depuis l’espace (Crédit photo: NASA)

L’activité volcanique à Hawaii // Volcanic activity on Hawaii Big Island

drapeau-francaisLe 7 avril 2016, l’Observatoire des Volcans d’Hawaii (HVO) a mis en ligne son dernier rapport concernant l’activité volcanique sur la Grand Ile. L’éruption continue sur le Kilauea, à la fois au sommet et sur l’East Rift Zone. .
Au cours de la semaine dernière, le niveau du lac de lave a varié entre 22 et 52 mètres sous la lèvre du cratère de l’Halema’uma’u. Le plus haut niveau a correspondu à un épisode d’inflation du volcan.
Sur la Rift Zone Est, les images satellitaires montrent des coulées de lave éparses à environ 7.6 km au NE du Pu’uO’o. Ces coulées ne menacent pas les zones habitées.
En cliquant sur ce lien, vous pourrez voir plusieurs vidéos illustrant l’activité du Kilauea:
http://www.hawaii247.com/2016/04/07/volcano-watch-kilauea-activity-update-for-april-7-2016/

La sismicité reste supérieure à la normale sur le Mauna Loa, mais aucune modification significative n’a été enregistrée au cours de la semaine écoulée. Les mesures GPS continuent à montrer une déformation liée à l’inflation d’un réservoir magmatique sous le sommet et sous la partie supérieure de la Rift Zone Sud-Ouest, avec une inflation observée récemment dans la partie sud-ouest du réservoir.
En ce qui concerne la sismicité pour l’ensemble de l’île, quatre événements compris entre M 1.8 et M 3.4 ont été enregistrés au cours de la semaine écoulée. Ces séismes n’ont rien d’exceptionnel. Ils sont généralement liés à l’activité volcanique ou à des ajustements du sol en raison des mouvements du Mauna Loa et du Mauna Kea. D’origine tectonique, ils se produisent dans des zones de faiblesse structurelle à la base des volcans d’Hawaii ou dans les profondeurs de la croûte terrestre sous l’île.

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drapeau-anglaisOn April 7th 2016, the Hawaiian Volcano Observatory (HVO) released the latest report about volcanic activity at Hawaii Big Island. Kilauea continues to erupt at its summit and on the East Rift Zone.

At the summit, the lava lake level varied between about 22 and 52 metres  below the vent rim within Halema‘uma‘u Crater. The highest level was associated with an inflation episode of the volcano.

On the East Rift Zone, satellite imagery shows scattered lava flow activity within about 7.6 km from Pu’uO’o. These flows are not threatening inhabited areas.

By clicking on this link, you will see several videos illustrating activity on Kilauea:

http://www.hawaii247.com/2016/04/07/volcano-watch-kilauea-activity-update-for-april-7-2016/

Seismicity remains above background levels on Mauna Loa, but no significant changes were recorded during the past week. GPS measurements show continued deformation related to inflation of a magma reservoir beneath the summit and the upper Southwest Rift Zone, with inflation recently occurring mainly in the southwestern part of the magma storage complex.

As far as seismicity for the whole island is concerned, four events ranging between M 1.8 and M 3.4 were recorded during the past week. These earthquakes are by no means exceptional. They are usually related to volcanic activity or to ground adjustments due to the movements of Mauna Loa and Mauna Kea volcanoes.  They occur in areas of structural weakness at the base of Hawai`i’s volcanoes or deep within the Earth’s crust beneath the island.

Halemau janvier 2016

Le lac de lave dans le cratère de l’Halema’uma’u (Crédit photo: HVO)

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Lueur émise par la lave dans le pit crater (Photo: C. Grandpey)

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Ouverture d’une bouche éphémère sur l’East Rift Zone (Photo: C. Grandpey)

L’activité sismique en Islande // Seismic activity in Iceland

drapeau-francaisUn séisme de M 4,2 a été enregistré à 3,5 km sous la bordure septentrionale du Bárðarbunga à 00:10 TU le 8 avril 2016. C’est le séisme le plus fort depuis la fin de l’éruption dans l’Holuhraun en février 2015. A 16:29 TU, le Met Office islandais (IMO) a enregistré 12 répliques, dont une de M 3,5 à une profondeur de 4,3 km.
Ces événements sismiques ne semblent pas annoncer une nouvelle activité éruptive. Aucun signe de mouvements de lave n’a été enregistré. Il s’agit probablement de réajustements en profondeur dans le sillage de la dernière éruption. Le Met Office avait déjà détecté deux séismes dans le même secteur le 3 avril, avec des magnitudes de M 3.4 et M 3.0.
Le Bárðarbunga se trouve dans la partie nord-ouest de la calotte glaciaire du Vatnajökull. Sa caldeira de 11 kilomètres de diamètre est recouverte d’une épaisseur de glace d’environ 850 mètres. Si une éruption sous-glaciaire devait se produire, il y aurait la menace immédiate de fonte de la glace avec le déclenchement d’énormes jökulhlaup (crues glaciaires) comme ceux de Kelduhverfi au 17ème siècle, qui ont probablement été provoqués par une éruption du Bárðarbunga.
Source: Icelandic Met office / The Watchers.

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drapeau-anglaisAn M 4.2 earthquake was registered 3.5 km under northern edge of Bárðarbunga volcano at 00:10 UTC on April 8, 2016. This is the strongest quake since the end of the Holuhraun eruption in February 2015. By 16:29 UTC, the Icelandic Met Office (IMO) registered 12 aftershocks, the most powerful of which was M 3.5 at a depth of 4.3 km.

The events do not seem to herald any new eruptive activity. There has been no sign of lava movements connected to the earthquakes. There were two earthquakes in the same location on April 3rd, measuring M 3.4 and M 3.0 on the Richter scale.

Bárðarbunga is located in the northwestern Vatnajökull ice cap. Its 11-kilometre-wide caldera is covered with approximately 850 metres of ice. Should there be an eruption of this subglacial volcano, there would be the immediate threat of ice melting and huge jökulhlaup (glacial outburst flood). The large jökulhlaup in Kelduhverfi in the 17th century is believed to be related to volcanic activity in Bárðarbunga.

Source: Icelandic Met Office / The Watchers.

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L’activité sismique sur le Vatnajökull le 8 avril 2016 (Source: IMO)

La glace de mer continue à fondre // The sea ice keeps melting

drapeau-francaisMois après mois, année après année, tous les rapports scientifiques confirment que la situation de la glace de mer dans l’Arctique est en train de devenir une préoccupation majeure. Selon le National Snow and Ice Data Center, la banquise arctique, dont la surface au cours de l’hiver dernier était la plus faible jamais enregistrée, est aussi la plus jeune et la moins épaisse depuis le début des observations satellitaires à la fin des années 1970. A la mi-mars, 70% de la glace s’était formée au cours de l’année écoulée et seulement 30% s’était formée sur un laps de temps de plusieurs années. C’est l’inverse du milieu des années 1980, époque où la majeure partie de la glace était âgée d’au moins 2 ans.
La glace la plus ancienne – autrement dit la glace qui est restée intacte pendant au moins cinq ans – représente seulement 3% de la glace de mer dans son ensemble. De nos jours, la glace la plus ancienne fond généralement au bout de trois ou quatre ans, ou bien elle s’échappe par le détroit de Fram, entre le Groenland et l’archipel du Svalbard.
Les conditions actuelles font suite à un hiver très inhabituel dans l’Arctique, caractérisé par une chaleur persistante dans l’atmosphère qui a contribué à limiter la croissance de la glace. Comme je l’ai écrit dans une note précédente, un événement météorologique tout à fait exceptionnel a été observé fin décembre, lorsque de l’air chaud est remonté de l’Atlantique tropical vers l’Arctique et a brièvement fait s’élever les températures à proximité du pôle nord où elles ont presque atteint le point de dégel. Cela a fait se réduire d’une trentaine de centimètres l’épaisseur de la glace dans les mers de Kara et de Barents. Un phénomène similaire a été observé au nord du Groenland et au large de la Sibérie.
La glace de mer n’est pas à seule à connaître des records de faiblesse ces derniers temps. Selon les archives du National Snow et Ice Data Center, la couverture neigeuse dans l’hémisphère nord en mars a été la deuxième plus basse des 50 dernières années. Les chercheurs ont remarqué qu’il existait une corrélation entre la faible couverture de neige et la faible étendue de glace de mer au cours du mois de septembre.
Source: Alaska Dispatch News: www.adn.com

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drapeau-anglaisMonth after month, year after year, all scientific reports do confirm that the situation of the sea ice in the Arctic is becoming a major concern. According to the National Snow and Ice Data Center, Arctic sea ice, which already hit a record low for winter extent this year, is also younger and thinner now than at almost any time since the satellite record was begun in the late 1970s. As of mid-March, 70 percent of the ice was formed within the past year and only 30 percent was multiyear ice. That is a reversal of the proportions that existed in the mid-1980s, when most ice was at least 2 years old.

The oldest ice – namely the ice that has remained intact for at least five years – accounts for only 3 percent of the total ice. The oldest ice is now generally melting out after three or four years or being pushed out of the Fram Strait between Greenland and Svalbard.

The current conditions follow a highly unusual winter in the Arctic, characterized by persistent warmth in the atmosphere that helped to limit ice growth. As I put it in a previous post, an unusual weather event happened in late December, when warm air shot up from the tropical Atlantic to the Arctic and briefly took temperatures near the North Pole almost to the point of thaw. This caused ice in the Kara and Barents seas to thin by about 30 centimetres. Similar thinning also happened north of Greenland and off Siberia.

Ice extent isn’t the only statistic to recently be recorded at especially low levels. Northern Hemisphere snow cover in March was the second-lowest in a 50-year record kept by the National Snow and Ice Data Center. It has been noticed that there was a correlation between low snow cover and low September sea ice

Source: Alaska Dispatch News: www.adn.com

Sea ice

La glace de mer occupe une surface plus réduite; elle est aussi plus jeune et moins épaisse

(Source : National Snow and Ice Data Center)