Nouvelle éruption du Klyuchevskoy (Kamchatka / Russie) // New eruption of Klyuchevskoy volcano (Kamchatka / Russia)

drapeau francaisL’événement n’est pas extraordinaire mais il est toujours spectaculaire. Le Klyuchevskoy a connu un fort épisode éruptif le 23 avril 2016 en début d’après-midi (heure locale) avec des explosions qui ont envoyé la cendre jusqu’à 9 km d’altitude. La couleur de l’alerte aérienne a été élevée à l’Orange.
Aujourd’hui 24 avril, le nuage de cendre continue à s’étirer vers le sud-ouest du volcan sur une distance estimée à 453 km.
Les données satellitaires ont montré une forte anomalie thermique sur le volcan pendant toute la semaine.
Source: KVERT.

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drapeau-anglaisThe event is not extraordinary but it is always spectacular. Klyuchevskoy went through a strong eruptive episode on April 23rd 2016 early in the afternoon (local time) with explosions that sent ash up to 9 km a.s.l. The Aviation Colour Code was increased to Orange.

Today April 24th, the ash cloud continues to drift to the south-west of the volcano. Its leading edge is estimated to be 453 km from the volcano.

Satellite data had shown an intensive thermal anomaly over the volcano all week.

Source: KVERT.

Activité éruptive intense sur le Santiaguito (Guatemala)

drapeau francaisDans un bulletin spécial émis le 23 avril 2016, l’INSIVUMEH indique que le Santiaguito connaît l’activité explosive la plus intense observée ces dernières années, avec des éruptions violentes accompagnées de colonnes de cendre atteignant 4,5 – 5 km d’altitude et des coulées pyroclastiques atteignant 3 km à l’est et à l’ouest. Elles s’accompagnent de grondements et d’ondes de choc. D’importantes retombées de cendre sont observées dans les villages près du volcan. Il est également fait état de retombées à plus de 60 km du cratère, à Quetzaltenango, Retalhuleu et Mazatenango. Voici une courte vidéo de l’une des dernières éruptions:
https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=r51Zp16s6DM

Il ne faudrait pas oublier que le Santa Maria  et le Santiaguito (apparu en 1922) peuvent provoquer des éruptions extrêmement violentes. L’événement le plus meurtrier a eu lieu en Octobre 1902 avec une éruption plinienne de 20 heures du Santa Maria qui a tué plus de 6000 personnes. Des dépôts de cendre atteignant 30 mètres d’épaisseur ont été observés à proximité du volcan. Des retombées de cendre ont été enregistrées jusqu’à San Francisco, à une distance de 4000 km. Le 2 novembre 1929, c’est au tour du Santiaguito de se mettre en colère avec une éruption qui a tué au moins 5000 personnes, avec neuf heures de retombées de cendre à Retalhuleu, à 27 km du dôme. Le 19 juillet 1990, une nouvelle explosion du Santiaguito a tué quatre randonneurs. Ces événements sont décrits dans mon livre Killer Volcanoes, aujourd’hui épuisé.

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drapeau-anglaisIn a special report published on April 23rd 2016, INSIVUMEH indicates that Santiaguito volcano is experiencing the highest level of explosive activity observed in recent years, with violent eruptions accompanied by ash columns reaching 4.5 – 5 km a.s.l. and pyroclastic flows reaching 3 km to the east and west. They are accompanied by rumblings and shock waves. Abundant ash fall is reported in villages near the volcano. More asfall is also being reported over 60 km from the crater, in Quetzaltenango, Retalhuleu and Mazatenango.  Here is a short video of one of the latest eruptions:

https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=r51Zp16s6DM

One should remember that Santa Maria and Santiaguito (born in 1922) have the ability to generate violent eruptions. The deadliest event occurred in October 1902 with a 20-hour Plinian eruption that killed more than 6,000 people. Ash deposits as high as 30 metre were observed close to the volcano. Ashfall was recorded as far as San Francisco, 4,000 km away. On NOvember 2nd 1929, a eruption of Santiaguito killed at least 5,000 people, with a 9-hour ashfall over Retalhuleu, 27 km from the dome. On July 19th 1990, another explosion of Santiaguito killed four trekkers. These events are described in my book Killer Volcanoes which is sold out.

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Sismicité le 23 avril 2016 sur le Santiaguito (Source: INSUVUMEH)

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Sommet du dôme Caliente sur le Santiaguito (Photo: C. Grandpey)

La carte géologique de l’Ile d’Hawaii // The geological map of the Island of Hawaii

drapeau-francais2016 marque le 20ème anniversaire de la Carte Géologique de l’Ile d’Hawaii, également connue sous le nom de BIMP (Big Island Mapping Project). La première édition de cette carte remonte à 1996. Numérisée en 2005, elle est encore imprimée aujourd’hui et est disponible en ligne à cette adresse : http://pubs.usgs.gov/ds/2005/144/.

La carte représente un travail de dix ans qui a permis de mettre à jour la carte géologique des années 1940 dessinée par des géologues hawaiiens Harold Stearns et Gordon Macdonald. La carte de 1996 a impliqué plus de vingt géologues, un cartographe, un analyseur de données et de nombreux bénévoles. Il a fallu un énorme travail sur le terrain de la part des géologues pour recueillir de nouvelles informations. Le cartographe a ensuite effectué la synthèse des données géologique pour dessiner la carte telle que nous la connaissons. Toutes ces informations ont ensuite été soigneusement reportées à la main et coloriées sur la carte de référence topographique de l’USGS au 1 : 100 000.

En 1996, la carte géologique présentait six feuilles. Un ensemble de trois feuilles contenait la carte géologique en couleur, avec les origines, les formes, les reliefs, l’âge des coulées de lave et d’autres dépôts de surface, les cônes de scories, les fractures, les bouches et les failles. Un livret explicatif de 18 pages était proposé avec la carte géologique.
La deuxième série de trois cartes présentait l’emplacement et les données analytiques de 1783 échantillons de roches ainsi que l’analyse au Carbone 14 de 242 autres échantillons recueillis par les géologues. L’âge et l’analyse chimique de chaque échantillon étaient indiqués dans des tableaux à l’intérieur d’une brochure de 51 pages qui accompagnait les cartes.
Cette évolution de la carte entre 1946 et 1996 est propre à toutes les cartes géologiques. Elle représente une image du terrain à un certain moment. Elle sera mise à jour par les futures générations de scientifiques. Un jour, les cartes géologiques numériques seront probablement en trois dimensions et totalement interactives, et utiliseront des technologies que nous ne pouvons même pas imaginer aujourd’hui.
Source: USGS / HVO.

NB : Je possède la dernière édition de cette carte. Autant que je me souvienne, je l’ai achetée dans la boutique du Jaggar Museum.

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drapeau-anglais2016 marks the 20th anniversary of the Geologic Map of the Island of Hawaii, also known as the BIMP (Big Island Mapping Project). The first printing of this map was in 1996. Digitized in 2005, it is still in print today and is available online at pubs.usgs.gov/ds/2005/144/.

The BIMP was a decade-long project that updated the 1940s geologic map by legendary Hawaii geologists Harold Stearns and Gordon Macdonald. The 1996 map was a large undertaking involving more than two dozen geologists, a cartographer, a data technician, and many volunteers. It required a huge on-the-field work by geologist to gather new information. The cartographer then unified the field geologists’ linework for the final map. All this information was then carefully hand drawn and coloured onto the USGS 1:100,000 Hawaii County topographic base map.

The 1996 geologic map publication contains six sheets. One set of three sheets presents the coloured geologic map, which displays the origins, shapes, physical compositions, and ages of the lava flows and other surface deposits, including cinder cones, fissure vents, and faults. An 18-page text summary of the three sheets is included with the geologic map.

The second set of three maps displays the location and some analytical data for 1,783 rock and 242 radiocarbon samples gathered by BIMP geologists. The chemical composition or radiocarbon age of each sample is published in tables in the accompanying 51-page pamphlet.

This evolution of the map from 1946 to 1996 illustrates a theme of geologic maps: they are always a snapshot of understanding at a point in time. These maps will be updated by future generations of scientists. Someday, digital geologic maps will be three dimensional and completely interactive, probably in ways we cannot even imagine now.

Source: USGS / HVO.

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Source: USGS / HVO.