Après la COP 21 // After the Paris conference on climate change

drapeau-francaisLa COP 21 est terminée et le réchauffement climatique continue, avec des températures qui ont établi de nouveaux records en 2015. À peine un mois après que les dirigeants du monde soient convenus de réduire leurs émissions de carbone, la promesse en faveur des énergies renouvelables fait face à son premier véritable test avec l’effondrement du prix du pétrole.

Aux États-Unis, les gens ne trouvent plus aucun intérêt dans les voitures électriques et continuer à acheter des 4X4 et autres véhicules utilitaires gourmands en énergie. Pourtant, l’administration Obama exige toujours des constructeurs automobiles qu’ils réduisent de moitié la consommation de leurs véhicules d’ici 2025.
En Chine, les responsables gouvernementaux prennent également des mesures pour s’assurer que la récente chute du prix du pétrole ne remettra pas en cause les programmes visant à améliorer l’efficacité énergétique. Début janvier, l’agence de planification économique a introduit de nouvelles règles visant à décourager la consommation de produits pétroliers.
Jusqu’à présent, rien ne dit que les Etats-Unis et la Chine ne tiendront pas leurs promesses d’encourager les sources d’énergie renouvelables.
Malgré les récentes turbulences sur les marchés de l’énergie, les industries renouvelables prospèrent. Il y a quelques jours, le ministère américain de l’énergie a déclaré que l’énergie renouvelable consommée aux États-Unis cette année augmentera de 9,5%. Les perspectives à plus long terme semblent optimistes car les cours du pétrole continuent à chuter et le Congrès américain en décembre 2015 a étendu les crédits d’impôts pour les nouveaux projets éoliens et solaires. La production d’énergie solaire devrait augmenter de 45% et le gouvernement espère qu’elle représentera le tiers de l’approvisionnement en électricité aux États-Unis en 2050.
En Chine, qui est le plus grand émetteur de gaz à effet de serre dans le monde, le gouvernement a mis en place une nouvelle règle qui stipule que l’essence et le gasoil seront maintenus à un prix ferme et définitif avec référence à un prix du baril de pétrole à 40 dollars. Le but est d’empêcher les Chinois de consommer essence et diesel sans discernement.

Cependant, à travers le monde, les énergies renouvelables ne connaissent pas toujours le même succès. On se souvient que quelques jours après la COP 21, l’Inde a déclaré qu’elle augmenterait sa production de charbon.
Aux États-Unis, plusieurs centrales nucléaires ont fermé ces dernières années et il y en a très peu en cours de construction, essentiellement à cause de la concurrence du gaz naturel bon marché. La faiblesse du prix du pétrole met en péril le développement de carburants alternatifs dans les transports et l’industrie, y compris les biocarburants dont l’avenir semblait prometteur.
En Espagne, le développement des énergies renouvelables s’est essoufflé quand le gouvernement a commencé à réduire ses aides en 2009, en raison du ralentissement économique.
En Grande-Bretagne, les analystes avertissent que les industries éoliennes et solaires pourraient s’effondrer si le gouvernement arrête de subventionner les énergies renouvelables; deux installateurs d’éoliennes ont récemment annulé des projets.
Au bout du compte, les défenseurs de l’accord de Paris sur le climat estiment que la baisse du prix du pétrole peut affecter de deux façons le développement des énergies renouvelables.
D’une part, le bas prix du pétrole a réduit les investissements dans le forage, ce qui signifie moins d’émissions de méthane sur les sites d’extraction ; de plus, cela n’a pas ralenti l’orientation vers les énergies renouvelables. En revanche, le bas prix de l’essence rend la conduite plus attrayante, ainsi que les plus gros véhicules.
Source : Synthèse de plusieurs articles parus dans la presse américains.

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drapeau anglaisThe Paris conference on climate change is over and global warming is going on with the 2015 temperatures breaking new records. Barely a month after world leaders agreed to reduce carbon emissions, the global commitment to renewable energy sources faces its first big test with the collapse of oil prices.
In the U.S., people no longer find any interest in electric cars and keep on buying gas-hungry SUVs and sport utility vehicles. Yet the Obama administration is still requiring automakers to nearly double the fuel economy of their vehicles by 2025.
In China, government officials are also taking steps to ensure that the recent plunge in oil prices does not undermine its programs to improve energy efficiency. Earlier this month, the country’s top economic planning agency introduced a new regulation aimed at deterring oil consumption.
So far, there is no sign that the United States and China are abandoning their promises to encourage renewable energy sources. Despite the recent turmoil in energy markets, renewable industries are prospering. A few days ago, the Energy Department projected that total renewable power consumed in the United States this year will increase by 9.5%, and the longer-term outlook appears bright as costs continue to plummet and after Congress last December extended federal tax credits for new wind and solar projects. Solar power generation alone is expected to increase by 45% and government officials express an ambition to make wind power the source of more than a third of the U.S. electricity supply by 2050.
In China, the world’s biggest greenhouse gas emitter, the government has implemented a new rule that stipulates that the price of gasoline and diesel will to be permanently set as though the world price of oil were still $40 a barrel. The goal is to prevent gasoline and diesel from becoming so cheap that China’s citizens would start consuming it indiscriminately.
However, across the globe, the picture is not entirely rosy for zero-emission technologies. Just remember that a few days after the COP 21, India said it would increase its production of coal.
In the U.S, several nuclear power plants have closed in recent years, and few are under construction, in part because of the competition of cheap natural gas. Low oil prices also jeopardize the development of alternative fuels to replace petroleum in transportation and industry, including the advanced biofuels that once looked so promising.
In Spain, the development of renewables has slowed to a crawl since the government started weakening support in 2009 because of an economic downturn.
In Britain, analysts warn that the wind and solar industries could collapse as the government shifts subsidies away from renewables; two global wind developers recently cancelled projects there.
Ultimately, supporters of the climate agreement say that low oil prices can cut both ways in the march to renewables.
On the one hand, low oil prices cut investments in drilling, which means fewer emissions of methane at well sites, and it has clearly not slowed down the switch toward renewable energy. On the other hand, low gasoline prices make driving more attractive, and in larger vehicles as well.

Source: Several articles in U.S. newspapers.

Solaire

Parc solaire en Andalousie (Espagne)

Eoliennes_modifié-1

Parc éolien au Danemark

(Photos: C. Grandpey)

Au secours de la grenouille du Cotopaxi (Equateur) // Trying to save the Cotopaxi frog (Ecuador)

drapeau-francaisLe Cotopaxi est entré en éruption le 14 août de l’année dernière après près de 140 ans de sommeil. Aujourd’hui, le volcan s’est calmé – le niveau d’alerte est Jaune – mais il pourrait se manifester de nouveau à court terme. C’est la raison pour laquelle des scientifiques équatoriens parcourent les berges de la rivière Pita, sur les flancs du volcan, pour essayer de sauver l’une des espèces de grenouilles les plus menacées dans le pays, qui répond au nom latin de Hyloxalus jacobuspeters .
Avant même l’éruption du Cotopaxi, la grenouille était encore plus menacée de disparition que les ours polaires, pandas, baleines et autres animaux emblématiques. Beaucoup moins connue, elle n’a jamais fait la une des médias.
La grenouille est de petite taille avec moins de 2,5 centimètres de longueur. Elle était autrefois très répandue à travers les Andes du centre et du nord de l’Équateur. Les populations de grenouilles ont diminué rapidement dans les années 1980 et 1990, probablement en raison de la maladie et du changement climatique. Les scientifiques redoutaient la disparition définitive de la grenouille, jusqu’au jour où l’unique population qui avait survécu a été découverte sur les rives de la rivière Pita en 2008.
Afin d’essayer de sauver l’espèce, une équipe de scientifiques recueille des grenouilles et des têtards dans la Pita et les confie à un laboratoire à Balsa de los Sapos, sous la responsabilité du Musée Zoologique de l’Université Catholique de l’Équateur.
L’équipe scientifique a recueilli 45 des 100 têtards prévus dans le plan de sauvetage. Quelques-uns ont déjà atteint la métamorphose et les petites grenouilles semblent être en bonne santé. Elles seront relâchées dans leur environnement sauvage dès que leur condition le permettra. Si leur habitat est détruit par le volcan, les grenouilles pourront être conservés à Balsa de los Sapos pendant plusieurs années. Si le programme d’élevage est couronné de succès, la grenouille sera également réintroduite dans d’autres secteurs où les populations ont disparu il y a plusieurs décennies.
Source: Journaux équatoriens.

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drapeau anglaisCotopaxi erupted last year on August 15th, for the first time in nearly 140 years. Today the volcano has calmed down – the alert level is Yellow – but it might erupt again in the short term. That’s why Ecuadorian scientists are busy along the Pita River, on the flanks of Cotopaxi, trying to save one of the country’s most endangered frog species, Hyloxalus jacobuspeters.
Even before the emergency situation, the frog was at a higher risk of extinction than polar bears, pandas, blue whales and other iconic endangered animals.
The Quito rocket frog is small, less than 2.5 centimetres long, and was once widely distributed across the central and northern Andes of Ecuador. Populations of the frog declined rapidly in the 1980s and 1990s, probably due to disease and climate change. Scientists feared the frog had become extinct, until the only remaining population on the banks of the Pita River was discovered in 2008.
In an effort to save the species, a team of scientists are collecting individual frogs and tadpoles from the Pita River and moving them to a lab at Balsa de los Sapos maintained by the Museum of Zoology at the Catholic University of Ecuador.
The team has collected 45 of the 100 tadpoles they plan to rescue. A few have already reached metamorphosis, and the froglets appear to be healthy. The frogs will be returned to the wild as soon as possible. If their habitat is destroyed, the frogs may be kept at Balsa de los Sapos for several years. If the breeding program is successful, the frog will also be reintroduced in other locations where populations went extinct decades ago.
Source : Ecuadorian newspapers.

Cotopaxi 22 aout

Vue de l’éruption du Cotopaxi le 22 août 2015  (Source: Instituto Geofisico)

Ticsani (Pérou / Peru)

drapeau-francaisSuite à une intensification de son activité, l’Institut de Géophysique a installé un nouveau réseau de mesures sur le volcan Ticsani. Il se compose de quatre stations sismiques avec transmission des données en temps réel.
Au cours du mois de janvier, les séismes d’origine volcano-tectonique ont montré une augmentation significative, avec une moyenne de 219 événements par jour. Environ 11 essaims sismiques ont été enregistrés avec des séquences comportant parfois plus de 10 événements. Les séismes longue période (LP) sont en petit nombre, de même que les séquences de tremor. 730 événements sismiques avaient des magnitudes entre M 1,0 et M 3,4. Ils se situaient essentiellement à proximité du Ticsani, dans un rayon de 10 km par rapport au volcan.
Au cours de cette même période, les émissions de SO2 étaient faibles et aucune anomalie thermique n’a été détectée.

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drapeau anglaisFollowing an intensification of activity, the Geophysics Institute has installed a new measuring network on Ticsani volcano. It consists of four seismic stations with real-time transmission of data.
In January, volcano-tectonic earthquakes showed a significant increase, with an average of 219 events per day. About 11 seismic swarms were recorded with sequences including sometimes more than 10 events. Long period earthquakes (LP) are few in number, as well as the sequences of tremor. 730 seismic events had magnitudes between M 1 and M 3.4. They were mainly located near Ticsani, within 10 km of the volcano.
During this same period, SO2 emissions were low and no thermal anomaly was detected.

Nevado de Chillan (Chili)

drapeau-francaisLe SERNAGEOMIN indique qu’un survol du volcan Nevados de Chillan a été effectué le 30 janvier 2016. Ce survol a permis de constater que les dernières explosions phréatiques ont formé un nouveau cratère situé à une cinquantaine de mètres du cratère Arrau, sur le flanc nord-est de ce dernier. Le nouveau cratère a un diamètre de 25-30 m et se trouve à la même altitude que celui qui s’est formé le 8 janvier.
Des émissions de gaz ont été observées, principalement situé sur le flanc est du cratère Arrau, ainsi que sur le cratère nouvellement formé.
Des émissions de cendre ont continué de manière sporadique depuis les cratères actifs. Elles sont produites en général par des explosions phréatiques
Les images thermiques ont révélé une température maximale de 125°C, ce qui indique la présence d’un système hydrothermal sans présence superficielle de magma à haute température. Ceci confirme que le processus de déstabilisation du système hydrothermal continue d’évoluer, en raison du transfert de chaleur d’un corps magmatique sous-jacent, avec de faibles explosions phréatiques qui éjectent des matériaux à partir des cratères nouvellement formés. Dans ce scénario, on peut s’attendre à l’apparition d’explosions phréatiques de magnitude égale ou supérieure, et / ou d’éruptions phréato-magmatiques.
L’alerte volcanique est maintenue à la couleur Jaune,
On peut observer le Nevado de Cillan grâce aux webcams à cette adresse :
http://www.sernageomin.cl/rnvv/v-chillan.php

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drapeau anglaisSERNAGEOMIN indicates that an overflight of Nevados de Chillan was performed on 30 January 2016. This overflight showed that the latesst phreatic explosions formed a new crater located about fifty meters from Arrau crater on its NE flank. The new crater has a diameter of 25-30 metres and is at the same altitude as the one formed on January 8th.
Gas emission have been observed, mainly on the east side of Arrau crater, as well as the newly formed crater.
Ash emissions have continued sporadically at the active craters. They are usually produced by phreatic explosions
Thermal images showed a maximum temperature of 125°C, indicating the presence of a hydrothermal system without the shallow presence of high temperature magma. This confirms that the process of destabilization of the hydrothermal system continues to evolve, due to the transfer of heat from an underlying magma body, with small phreatic explosions which eject material from the newly formed craters. In this scenario, we can expect the emergence of phreatic explosions of equal or greater magnitude, and / or phreato-magmatic eruptions.
The volcanic alert is maintained at the Yellow colour.
One can observe Nevado de Chillan through the webcams at this address:
http://www.sernageomin.cl/rnvv/v-chillan.php

Chillan

Le Nevado de Chillan vu par la webcam du SERNAGEOMIN

Chillan 02

Cratère Arrau et nouveau petit cratère sur son flanc NE

(Crédit photo: SERNAGEOMIN)