Eruption du Soputan (Indonésie)

drapeau-francaisUne forte éruption a secoué le Soputan (Sulawesi du Nord) vers 10h15 (GMT) le 6 février 2016. La couleur de l’alerte aérienne a été élevée au Rouge..
Selon le rapport émis par le VAAC de Darwin à 10:45 UTC, le nuage de cendre a atteint 7 km. L’éruption est clairement visible sur les images satellites, et le panache devrait se déplacer vers l’ouest-nord-ouest et se dissiper dans les prochaines 12 heures. Toutefois, d’autres éruptions restent possibles
A 15h30 GMT, le VAAC de Darwin a indiqué que la cendre volcanique atteignait 6 km et s’étirait sur 55 km au nord-ouest.
Selon un article d’un journal local, il y a eu deux éruptions aujourd’hui : Une première vraisemblablement plus faible le matin à 10h00 (heure locale), et une autre beaucoup plus violente à 18h15 (heure locale), qui a expédié un volumineux panache de cendre dans le ciel. Cependant, il ne semble pas y avoir eu de dégâts.
Le niveau d’alerte du Soputan avait été porté à 3 (sur une échelle de 1 à 4) le 4 janvier dernier lorsque plusieurs explosions ont été observées. L’activité strombolienne qui a commencé le 5 janvier a envoyé des matériaux incnadescents jusqu’à 250 mètres au-dessus du cratère. Une coulée pyroclastique qui a parcouru 2,5 km sur le flanc ENE a observé le même jour.
Source: The Watchers.

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drapeau anglaisA powerful eruption occurred at Soputan volcano (North Sulawesi) around 10:15 UTC on February 6th, 2016. The aviation colour code was raised to Red.
According to the Darwin VAAC report issued 10:45 UTC, volcanic ash reached 7 km . The eruption is clearly visible on satellite, and volcanic ash is expected to move west to northwest and dissipate after the next 12 hours. Further eruptions are possible
At 15:30 UTC, Darwin VAAC said volcanic ash was reaching 6 km and extending 55 km to the northwest.
According to a local newspaper article, there were two eruptions today. A presumably smaller one in the morning at 10:00 (local time), and a powerful one at 18:15 (local time), which sent a large ash plume into the sky. However, there does not seem to have been any damage.
The alert level for Soputan had been raised to 3 (on a scale 1 – 4) on January 4th when several explosions were detected. Strombolian activity that began on January 5th ejected incandescent material as high as 250 metres above the crater. A pyroclastic flow that traveled 2.5 km down the ENE flank was observed on that same day..
Source : The Watchers.

Soputan 2

Source: VAAC de Darwin (Australie)

Les grottes de glace du Mont Rainier // Mount Rainier ice caves

drapeau-francaisQuand on parle du Mount Rainier, c’est souvent pour mettre en évidence le danger qu’il représente pour les localités à ses pieds et surtout Seattle. En effet, sa chaleur interne pourrait faire fondre les glaciers sur ses flancs et déclencher des coulées de boue dévastatrices.
Un autre danger est moins connu: Les grottes qui percent le sommet du volcan. Elles sont très complexes et cachent des dangers. C’est la raison pour laquelle une expédition de 75 membres a été organisée afin de mieux les étudier, de recueillir des informations et de réaliser une carte en trois dimensions du réseau de grottes. Donc, si des randonneurs se perdent ou se blessent, il sera plus facile de les retrouver et de procéder à une opération de sauvetage. Par ailleurs, d’autres paramètres tels que la géochimie, la microbiologie et la climatologie seront placés sur la carte afin que leur évolution puisse être étudiée année après année.
Les grottes de Mount Rainier sont particulièrement dangereuses car elles contiennent des poches de gaz toxiques comme le dioxyde de carbone, le dioxyde de soufre et l’hydrogène sulfuré. Elles sont visitées par des randonneurs qui se réfugient fréquemment à l’intérieur quand ils sont surpris au sommet par le mauvais temps. Ils doivent alors savoir quels sont les endroits dangereux dans les grottes.
La nature hors du commun des grottes du Mt Rainier a incité de nombreux scientifiques à se joindre à l’expédition. Leur environnement unique représente un laboratoire pour étudier comment une vie microbienne peut exister sur des planètes recouvertes de glace. Les grottes du Mt Rainier sont l’un des rares endroits où existe une cohabitation entre des gaz volcaniques et un environnement de glace qui reproduit ce que les scientifiques espèrent trouver sur Europa ou les calottes martiennes, par exemple.
D’autres chercheurs de l’expédition étudient les changements climatiques à l’intérieur des grottes. En observant leurs parois de glace année après année et en notant si elles se dilatent ou se contractent, ils pourront déterminer si le volcan se réchauffe, émet davantage de vapeur, ou s’il y a un risque d’activité volcanique imminente.
Les données climatiques sont également utiles car les glaciers sont universellement reconnus comme indicateurs climatiques. L’air extérieur circule à l’intérieur du réseau de grottes du Mont Rainier et laisse des empreintes du climat dans les couches de glace. Le travail effectué par les chercheurs fait partie d’une étude à l’échelle mondiale sur les effets du climat sur les étendues de glace de notre planète et dans quelle mesure les grottes contribuent aux processus. Les résultats pourront aussi être liés aux effets du changement climatique ou aux effets du système hydrothermal du volcan.
Source: National Geographic: http://voices.nationalgeographic.com/2016/02/04/exploring-toxic-ice-caves-in-an-active-volcano/

Cette note est dédié au regretté François Le Guern, volcanologue de renommée mondiale dans le domaine des gaz volcaniques. Il a gravi le Mont Rainier à plusieurs reprises et recueilli des informations précieuses sur les gaz dans les grottes.

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drapeau anglaisMount Rainier is often mentioned as a danger to neighbouring municipalities and above all Seattle, as its internal heat might melt the glaciers on its flanks and trigger devastating mudflows.
Another danger is less known: The caves at the top of the volcano, which are very complex with hazards deep inside. This is the reason why a 75-member expedition has been organised
to collect information and make a three-dimensional map of the cave system. So, if hikers get lost or hurt it will be easier to find them and conduct a search-and-rescue operation. Besides, other parameters like geochemistry, geo-microbiology and climatology will be placed on the map so that the changes can be plotted and watched year after year after year.
Mount Rainier’s caves are especially dangerous because they have pockets of poisonous gases like carbon dioxide, sulphur dioxide, and hydrogen sulphide. They are visited by recreational climbers who frequently take shelter inside them when they are caught on the summit by unexpected storms. They should know where the dangers are in the caves.
The uninviting nature of Mt Rainier caves incited many scientists to join the expedition. The unique environment offers a laboratory to study how microbial alien life may exist on icy planets. They are one of the few locations where you have a blend of volcanic gases mixing with an icy environment which replicates what scientists expect to find in Europa or the Martian ice caps, for instance.
Other researchers on the expedition are monitoring changes in the caves internal climate. By measuring the ice walls of the cave year after year and noting whether they expand or contract could help us determine if the volcano is heating up, producing more steam, or if there’s any imminent volcanic activity in the future.
The climate data is also useful because glaciers are universally recognized as climate indicators. The glacier caves on Mount Rainier circulate air from the atmosphere throughout the system and store records of the climate in the layers of ice. The work being done by researchers in the caves is part of a worldwide study on the effects of climate on our ice packs and how caves contribute to the processes. The results could be related to either the effects of climate or the effects of the hydrothermal system of the volcano.
Source : National Geographic : http://voices.nationalgeographic.com/2016/02/04/exploring-toxic-ice-caves-in-an-active-volcano/

This post is dedicated to the late François Le Guern, one of the world’s experts in volcanic gases. He climbed Mount Rainier several times and gave precious information about the gases in the caves.

Rainier 2015

Vue du Mont Rainier en juin 2015  (Photo: C. Grandpey)

Des drones au service du Colima (Mexique) // Drones to monitor Colima volcano (Mexico)

drapeau-francaisDes scientifiques de l’Université de Colima, dans l’ouest du Mexique, ont mis au point un drone doté de quatre bras et huit hélices, capable de voler jusqu’à 4000 mètres de hauteur et pendant 60 minutes, afin de surveiller le Colima. L’engin peut être piloté depuis plus de six kilomètres de distance, ce qui est impossible avec des drones vendus habituellement dans le commerce.
Le rôle du drone sera d’observer le sommet du volcan, ainsi que les coulées de lave, les lahars et les zones menacées, ce qui réduit le coût et le temps de préparation par rapport à un vol d’observation avec un autre type d’aéronef.
En tant qu’aéromodéliste, je pense que le pilotage d’un drone qui vole à 6 km de distance ne peut guère se faire qu’en immersion ou avec un bon écran de contrôle sur la radio. Le pilotage demande aussi une très bonne expérience si l’on ne veut pas voir l’engin finir ses jours sur les flancs du volcan !
Source: Prensa Latina.

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drapeau anglaisExperts from the University of Colima in western Mexico have built a drone with four arms and eight propellers, capable of flying up to 4,000 metres and as long as 60 minutes to monitor Colima volcano. The machine can be controlled to a distance more than six kilometres, which is not possible with commercial drones.
The drone is able to observe the summit, lava flows, lahars and affected areas around the volcano, which reduces the cost and preparation time compared to a flight with another type of aircraft.
Source : Prensa Latina.

Colima sept

Panache de cendre du Colima vu par la webcam.