L’Australie et le stockage d’énergie par batterie // Australia and battery energy storage

Alors que des vagues de chaleur intenses frappaient l’Europe et l’Asie et que les marchés pétroliers mondiaux connaissaient une volatilité extrême en mai et juin 2026, les deux grandes cheminées de l’une des plus importantes centrales électriques d’Australie étaient en cours de démolition. Parallèlement, le ministre australien de l’Énergie tenait une conférence de presse pour saluer une baisse allant jusqu’à 10 % du prix de référence de l’électricité dans certaines régions du pays.
En toute discrétion, et sans susciter beaucoup d’écho à l’échelle internationale, l’Australie est à l’avant-garde d’une révolution en matière d’énergies renouvelables domestiques et d’utilisation de batteries. Le pays démontre ainsi ce qu’il est possible d’accomplir grâce à des politiques adaptées. L’Australie figurait déjà parmi les leaders mondiaux du solaire résidentiel, avec des panneaux installés sur un foyer sur trois. Elle fait toutefois partie des nations responsables de la crise climatique en raison de ses exportations massives de combustibles fossiles. Mais ce sont les batteries qui confèrent aujourd’hui une nouvelle dynamique à l’Australie.
Près de 60 % de la capacité de stockage par batterie à usage domestique installée en 2025 à travers quelque 200 pays – à l’exception de la Chine – se trouve sur le continent australien. Depuis juillet 2025, environ 415 000 foyers ont été équipés, ce qui représente environ une unité pour 25 foyers australiens.
Le déploiement de batteries à l’échelle industrielle progresse presque aussi rapidement : l’Australie (27 millions d’habitants) n’est dépassée que par la Chine (1,4 milliard) et les États-Unis (350 millions) en termes de nouvelle capacité installée, et le nombre de raccordements a plus que doublé l’année dernière. L’essor de l’utilisation des batteries, qu’elles soient de petite ou de grande taille, commence à faire baisser le coût de l’électricité issue du réseau national, lequel comprend plus de 40 000 km de lignes de transport et de câbles reliant l’extrême nord tropical du Queensland à l’État insulaire de Tasmanie, au sud.
Les batteries constituent une technologie de stockage d’énergie utilisant des procédés chimiques pour absorber et restituer l’énergie à la demande. La technologie lithium-ion est la plus répandue pour le stockage de l’électricité. Coupler des batteries à des installations de production d’énergie renouvelable permet de stocker l’énergie durant les périodes de faible demande et de la réinjecter dans le réseau lors des pics de consommation.
Contrairement à de nombreuses autres formes de stockage et de production d’énergie, les batteries sont particulièrement précieuses car elles offrent une grande flexibilité. Elles peuvent réagir plus rapidement que les autres technologies de stockage ou de production et contribuent à la stabilité du réseau en s’activant ou en se désactivant en une fraction de seconde.
Les batteries peuvent être installées dans des environnements variés, en petites ou grandes quantités, pour répondre à différents besoins. Par exemple, un grand nombre de batteries installées pour le stockage à grande échelle (ou LSBS, pour *Large-Scale Battery Storage*) peuvent fonctionner comme une centrale électrique de grande puissance raccordée au réseau de transport d’électricité.
Des batteries de plus petite capacité peuvent être installées chez les particuliers pour assurer une alimentation de secours, mais elles peuvent également être exploitées collectivement au sein de ce que l’on appelle une centrale électrique virtuelle (Virtual Power Plant, VPP).
Grâce à la polyvalence de cette technologie et à la baisse des coûts, l’utilisation de batteries pour les énergies renouvelables devrait se développer dans les années à venir.
L’utilisation de batteries sur le réseau électrique australien devrait continuer de progresser, portée par les avancées technologiques et la baisse rapide des coûts. Par ailleurs, plusieurs dispositifs gouvernementaux ont contribué à réduire les coûts et à favoriser les subventions, accélérant ainsi l’adoption de cette technologie par les producteurs et les consommateurs d’énergie en Australie.

L’essor du stockage par batterie en Australie atteint un stade où, durant une partie de la journée, l’électricité ne coûtera pratiquement rien à certains consommateurs. Depuis le 1er juillet 2026, l’électricité est gratuite en milieu de journée dans trois États australiens : le prix de l’énergie tombe à zéro entre 11 h et 14 h. C’est une illustration frappante de la manière dont l’énergie solaire bon marché et le stockage par batterie bouleversent l’économie des réseaux électriques.
L’Australie développe rapidement ses capacités de stockage, tant au niveau du réseau qu’auprès des particuliers. Plus de 415 000 batteries domestiques ont été installées au cours de l’année écoulée, soit environ une pour 25 foyers.
L’installation de batteries est l’un des meilleurs moyens de protéger son domicile en cas de coupure de courant, de réduire ses factures énergétiques et de se rapprocher de l’autonomie vis-à-vis du réseau. Une autre option consiste à opter pour des batteries « plug-and-play » (prêtes à l’emploi), bien moins onéreuses qu’un système de secours pour toute la maison.
Cette transition vers les batteries peut se traduire par une baisse des factures, une moindre exposition aux fluctuations des prix des combustibles et un air plus pur. Les batteries domestiques permettent de faire fonctionner les appareils essentiels lors des pannes, de réduire les coûts aux heures de pointe et d’offrir aux ménages une meilleure maîtrise de leur consommation d’énergie.
L’Australie modifie également ses dispositifs d’incitation pour encourager la consommation d’électricité lorsque la production solaire est abondante en milieu de journée. Cpùùe indiqué plus haut, dans le cadre du programme « Solar Sharer », les clients du Queensland, de la Nouvelle-Galles du Sud et de l’Australie-Méridionale bénéficient de l’électricité gratuite entre 11 h et 14 h depuis le 1er juillet 2026 ; d’autres États devraient rejoindre l’initiative en 2027. Ces créneaux horaires ont été choisis pour correspondre à la période de la journée où la production solaire est maximale, la demande minimale et l’énergie la moins chère.
Source : Gouvernement australien, The Cool Down (TCD).

Centrale de stockage f’énergie par batterie de Waratah Super Battery, en passe de faire partie des plus importants projets de ce type (Source : Akaysha Energy / Powin Energy)

Exemple de stockage d’énergie par batterie à usage domestique (Source : FlowPower)

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As intense heatwaves pummelled Europe and Asia, and oil markets around the world leapt and sputtered, the two big chimneys of one of Australia’s largest power stations were being demolished. Meanwhile, the Australian energy minister was holding a media conference to hail a fall of up to 10% in the benchmark electricity price in parts of the country.

Quietly, and with surprisingly little fanfare from the rest of the world, Australia is pioneering a revolution in home renewables and battery use, proving what is possible with the right policies. The country was already one of the global leaders in domestic solar power, with panels on one in three homes. It also remains, however, a major contributor to the climate crisis through its vast fossil fuel exports. But it is batteries that are giving Australia a new burst of speed.

Nearly 60% of the household-scale battery capacity installed across almost 200 countries – except China – this year will be in the southern continent. Since July, about 415,000 homes have been connected. It is roughly one unit for every 25 Australian homes.

Industrial-scale batteries are being built nearly as quickly, with Australia (population: 27 million) trailing only China (1.4 billion) and the US (350 million) in new capacity after connections more than doubled last year. The increase in battery usage big and small is starting to bring down the cost of electricity from the nation’s power grid, which includes more than 40,000km of transmission lines and cables between tropical far-north Queensland and the southern island state of Tasmania.

Batteries are an energy storage technology that uses chemicals to absorb and release energy on demand. Lithium-ion is the most common battery chemistry used to store electricity. Coupling batteries with renewable energy generation allows that energy to be stored during times of low demand and dispatched at times of peak demand.

Unlike many other forms of energy storage and generation, batteries are particularly valuable because they provide flexibility. They can respond faster than other energy storage or generation technologies, and help maintain grid stability by turning on and off in fractions of a second.

Batteries can be located in a range of areas and installed in small or large quantities for different uses. For example, a large number of batteries installed as grid-scale or large-scale battery storage (LSBS) can act as a large-scale power generator connected into the electricity transmission system.

Smaller-scale batteries can be installed in homes to provide backup power, but can also be operated as a collective in what is called a Virtual Power Plant (VPP).

Due to the technology’s versatility and falling costs, the use of batteries for renewable energy is expected to increase over the coming years.

Battery use in the Australian electricity grid is expected to keep growing due to technological advances and rapid cost declines. A number of government schemes have also driven down battery costs and subsidies, accelerating the adoption of the technology by Australian energy producers and users.

Australia’s battery surge is reaching a point where, for part of the day, electricity will effectively cost some people nothing.

Free midday electricity came to three Australian states on July 1, 2026, when the price of power dropped to zero from 11 a.m. to 2 p.m. each day, a striking sign of how far cheap solar and battery storage are shifting grid economics.

Australia has been rapidly expanding storage at both the grid and household level, a trend that is pushing electricity prices lower and reducing dependence on costly gas-fired generation. More than 415,000 residential batteries were added over the past year, roughly one for every 25 houses.

Adding battery storage is one of the best ways to protect one’s home during outages, save on energy costs, and move closer to going off-grid. Another option is plug-and-play batteries that are much cheaper than a whole-home backup system.

That shift to batteries can mean lower bills, less exposure to fuel price shocks, and cleaner air. Home batteries can keep essential appliances running during blackouts, cut peak-hour costs, and give households more control over their energy use.

Australia is also changing incentives to encourage people to use more electricity when midday solar is abundant. Under the Solar Sharer program, customers in Queensland, New South Wales, and South Australiahave been getting free electricity from 11 a.m. to 2 p.m. since July 1, 2026, and other states are expected to join in 2027. Those hours were selected to match the stretch of the day with the most solar generation, the lowest demand, and the cheapest power.

Source : The Australian government, The Cool Down (TCD).

KMT, un projet ambitieux en Islande // KMT, an ambitious project in Iceland

Dans deux notes publiés le 28 septembre 2021 et le 22 janvier 2024, j’expliquais qu’un nouveau projet – Krafla Magma Testbed (KMT) – est en cours de développement en Islande.

https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2021/09/28/voyage-au-centre-de-la-terre-journey-to-the-centre-of-the-earth-3/

https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2024/01/22/islande-la-geothermie-au-coeur-dun-volcan-iceland-geothermy-at-the-heart-of-a-volcano/

Un article publié le 23 mars 2024 sur le site Iceland Monitor nous informe que deux des principaux objectifs du projet sont « d’améliorer considérablement les prévisions des éruptions volcaniques dans le monde et de concevoir de nouvelles méthodes plus économiques pour la production d’énergie géothermique. »
La société KMT vise à construire dans les années à venir un centre de recherche international de recherche en matière de volcanisme et d’énergie dans la région du Krafla à Þingeyjarsveit. L’idée du projet est née du forage IDDP-1 qui, en 2009, a atteint de manière tout à fait inattendue une poche de magma dans la région du Krafla, à une profondeur de 2,1 km.
L’équipement utilisé en 2009 n’était pas capable de résister à la chaleur, à la pression et à la corrosion à proximité du magma, mais des informations importantes ont été recueillies au niveau du forage avant sa fermeture. Les scientifiques ont pu déterminer l’emplacement exact d’une chambre magmatique, une première mondiale, et le forage s’est avéré dix fois plus puissant que les forages traditionnels déjà réalisés dans la région du Krafla.
Quinze ans après le forage de 2009, l’objectif est de récidiver avec une nouvelle technologie mise au point par la société KMT.
Voici une vidéo de KMT (en anglais) expliquant le projet et ses ambitions :
https://youtu.be/Bf-yA_L8mZA

Photos: C. Grandpey

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In two posts released on September 28th, 2021 and January 22nd, 2024, I explained that a new project – Krafla Magma Testbed (KMT) – is being developed in Iceland.

https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2021/09/28/voyage-au-centre-de-la-terre-journey-to-the-centre-of-the-earth-3/

https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2024/01/22/islande-la-geothermie-au-coeur-dun-volcan-iceland-geothermy-at-the-heart-of-a-volcano/

An article published on March 23rd, 2024 on the website Iceland Monitor informs us that two of the main goals of the project are « to greatly improve global volcanic eruption predictions and design new and more cost-effective methods for the energy production of geothermal energy. »

KMT aims to build an international research center for volcanic and energy research in the Krafla area in Þingeyjarsveit in the coming years. The idea for the project stems from the Icelandic deep-water drilling project IDDP-1, where they unexpectedly drilled into magma at Krafla at a depth of 2.1 km in 2009.

The equipment used in IDDP-1 in 2009 was not able to withstand the heat, pressure, and corrosion closer to the magma but important information was gathered from the borehole before it was closed. Scientists were now able to determine the exact location of a base magma chamber, which is considered unique worldwide, and the borehole was found to be ten times more powerful than traditional production boreholes in Krafla.

Now fifteen years after the unexpected drilling of magma in Krafla, the aim is to do so again with a new instrumentation that KMT is developing.

Here is a video from KMT explaining the project and its ambitions:

https://youtu.be/Bf-yA_L8mZA

L’énergie en Islande et la centrale de Svartsengi // Energy in Iceland and the Svartsengi power plant

Avec 85 % de ses besoins énergétiques satisfaits par ses propres ressources renouvelables, l’Islande est à l’avant-garde de la production d’énergie durable. 73 % de l’électricité sot fournis par des centrales hydroélectriques et 26,8 % par l’énergie géothermique, ce qui représente plus de 99 % de la consommation d’électricité en Islande.
Les chiffres fournis par le Statista Research Department nous montrent que l’hydroélectricité produit 14,2 térawattheures alors que la production d’électricité géothermique s’élevait à 5 916 gigawattheures en 2022.

Les Islandais sont des pionniers dans l’utilisation de l’énergie géothermique pour le chauffage de leurs locaux, puisque 90 % des foyers islandais sont chauffés à l’eau d’origine géothermique. De l’eau chaude propre et peu coûteuse est acheminée directement depuis les forages jusqu’aux maisons via des canalisations. Les autres bâtiments sont chauffés à l’électricité provenant de sources renouvelables.
Dans les centres d’accueil des centrales électriques, des panneaux informent sur le processus de conversion de l’énergie hydroélectrique ou géothermique en électricité et sur la manière dont l’eau géothermique est utilisée pour le chauffage des locaux. Au centre d’accueil de la centrale électrique de Krafla, dans le nord de l’Islande, on nous apprend qu’avec 33 forages, la centrale est capable de produire 500 GWh d’électricité par an, avec une capacité installée de 60 mégawatts.

Centrale électrique de Krafla (Photo: C. Grandpey)

A côté des énergies renouvelables, les combustibles fossiles importés sont encore utilisés en Islande dans les transports, car les navires, les avions et les voitures fonctionnent généralement avec les carburants traditionnels. Cependant, le nombre de propriétaires de véhicules électriques augmente rapidement et des investissements importants ont été récemment réalisés dans les infrastructures de recharge pour voitures électriques, avec des bornes de recharge désormais disponibles tout au long de la route qui fait le tour de l’île. Cela est conforme à la politique du gouvernement visant à réduire la dépendance du pays aux combustibles fossiles importés.

Comme je l’ai déjà écrit, les habitants du sud de l’Islande se demandent ce qui se passerait si la centrale géothermique de Svartsengi était menacée par une éruption. La sismicité et le soulèvement du sol montrent actuellement que de la lave pourrait émerger dans la région du mont Þorbjörn.
Les habitants de la péninsule de Reykjanes (plus de 21 000 foyers) reçoivent leur eau chaude, leur eau froide et leur électricité de la centrale géothermique de Svartsengi dont la capacité de production atteint désormais 150 MWth pour le chauffage urbain et la capacité nominale de 75 MW pour l’électricité.

Selon la société HS Orka qui gère la centrale, une éruption sur le site pourrait rendre difficile l’approvisionnement en eau chaude. Des représentants de HS Orka ont répondu aux questions des habitants lors d’une réunion publique à Grindavík le 2 novembre 2023, aux côtés des autorités et des scientifiques islandais. Les représentants de HS Orka ont déclaré que la société était prête prendre les mesures nécessaires si une éruption se produisait près de Svartsengi. « Nous sommes bien préparés en ce qui concerne ce qui peut être fait. Nous sommes en relation avec des groupes de travail au sein de la Protection Civile ; ils travailleront avec nous pour protéger la centrale électrique en cas de coulée de lave. Tous les efforts seront déployés pour protéger la centrale électrique si un tel événement devait se produire.»
Source  : Iceland Review.

Photo: C. Grandpey

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With 85% of its primary energy needs being met with indigenous renewable resources, Iceland is at the forefront of sustainable energy production. 73% of electricity is provided by hydropower plants and 26.8% from geothermal energy, accounting for over 99% of total electricity consumption in Iceland.

Figures provided by the Statista Research Department inform us that h ydropower produces14.2 terawatt-hours of electricity whereas the production of gothermal electricity amounted to 5 916 gigawatts_hours in 2022.

Schéma Energy Iceland

Icelanders are pioneers in the use of geothermal energy for space heating, with 90% of Icelandic households heated with geothermal water. Clean and affordable hot water is brought directly from boreholes to houses via pipelines. The remaining buildings are heated with electricity from renewable sources.

At visitor centres located at power stations in the countryside, you can learn about the process of converting either hydro- or geothermal energy into electricity and how geothermal water is used for space heating. At the visitor center of the Krafla power station in northern Iceland, we learn that with 33 boreholes, it is able to produce 500 GWh of electricity annually, with an installed capacity of 60 megawatts.

Imported fossil fuels are still used in transport in Iceland, as ships, planes and cars tend to run on conventional energy. Electric vehicle ownership is however growing quickly and recently there have been large investments in charging infrastructure for electric cars, with charging stations now available all around the ring-road. This is in line with the government’s policy of reducing the country’s reliance on imported fossil fuels.

As I put it before, residents in South Iceland are wondering what would happen if the Svartsengi Geothermal Power Plant was affected by an eruption. Seismicity and ground uplift are currently showing that lava might emerge in the Mount Þorbjörn area.

Reykjanes residents (more than 21,000 households) receive their hot water, cold water, and electricity from the Svartsengi Geothermal Power Plant whose generation capacity now reaches 150 MWth for the district heating and the nameplate capacity to 75 MW for electricity power. According to the power plant owners, an eruption at the site could make it difficult to supply residents with hot water. Representatives of HS Orka answered residents’ questions at a town hall meeting in Grindavík on November 2nd, 2023, along with Icelandic authorities and experts. HS Orka’s managers stated that the company is prepared to respond if an eruption does occur near Svartsengi. “We are well prepared as far as that goes, what can be done. We are very well connected with working groups within the Department of Civil Protection who will work with us to protect the power plant in the event of lava flow. And every effort will be made to protect the power plant, if such an event were to happen.”

Source : Iceland Review.

Nouvelle alerte climatique // New climate warning

Selon une nouvelle étude, publiée le 1er février 2022 dans les Proceedings de l’Académie Nationale des Sciences, le monde court un risque de plus en plus important de devoir faire face à des événements météorologiques extrêmes. Pour arriver à cette conclusion, les auteurs de l’étude ont analysé comment l’augmentation de la température de surface de la Terre modifiera à la fois l’humidité et une partie de l’énergie contenue dans l’atmosphère.
Des chercheurs originaires de Chine et des États-Unis expliquent qu’à mesure que les températures de la planète augmentent, l’humidité et l’énergie contenue dans l’atmosphère le font encore plus rapidement. L’augmentation de l’humidité et de l’énergie atmosphérique est fortement corrélée aux tendances montrées par les épisodes extrêmes de chaleur et de précipitations.
Le réchauffement de la surface de la Terre provoque une augmentation plus rapide de l’humidité car l’air chaud peut absorber plus de vapeur d’eau, tandis que le réchauffement des mers et des terres envoie plus d’eau dans l’atmosphère par évaporation.
On sait que des émissions non contrôlées de gaz à effet de serre pourraient entraîner jusqu’à 4,8°C de hausse des températures de surface d’ici 2100, mais l’étude nous apprend qu’une telle situation pourrait faire grimper la mesure intégrée jusqu’à 12°C d’ici 2100, par rapport à l’ère préindustrielle. Cela pourrait aboutir à une augmentation de 60 % des précipitations extrêmes, avec une augmentation de 40 % de l’énergie nécessaire à l’alimentation des tempêtes tropicales.
Dans le même temps, les épisodes de chaleur extrême pourraient devenir 14 à 30 fois plus fréquents en raison de la combinaison d’une chaleur et d’une humidité élevées. Cette combinaison meurtrière de chaleur et d’humidité ultra-élevées que l’on voit actuellement dans certaines parties de l’Inde, du Golfe Persique, de l’Amérique du Nord et de l’Europe, s’accentuera et deviendra encore plus meurtrière. L’étude qualifie une telle augmentation de « débilitante », en particulier pour les populations vulnérables qui n’ont pas accès à la climatisation.
C’est l’augmentation de l’humidité accompagnée de la hausse des températures qui transformera le changement climatique en une crise climatique d’ampleur mondiale. L’amplification de l’humidité qui va de pair avec le réchauffement deviendra plus prononcée à mesure que le climat se réchauffera car elle augmente de façon exponentielle avec la température.
Dans la conclusion de leur étude, les auteurs posent cette question: « Combien de preuves supplémentaires faudra-t-il pour démontrer que nous allons droit dans le mur si nous n’infléchissons pas la courbe des émissions de gaz à effet de serre?
Source : Yahoo Actualités.

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According to a new study, published on February 1st, 2022 in the Proceedings of the National Academy of Sciences, the world is at growing risk of extreme weather events. To come to this conclusion, the aauthors of the study analysed how increasing surface temperatures will alter both humidity and a measure of the energy contained in the atmosphere.

Researchers in China and the U.S. explain that as global temperatures climb, humidity and atmospheric energy do so even faster. The boost in humidity and atmospheric energy are strongly correlated with trends in extreme heat and precipitation events.

Surface warming is causing a faster increase in humidity, since warm air can hold more water vapor, and warming seas and land surfaces are giving up more water into the atmosphere through evaporation.

While unchecked emissions might bring up to 4.8°C of surface warming by 2100, the study finds it could cause the integrated measure to climb by up to 12°C by 2100, relative to the preindustrial era. This could yield up to a 60% increase in extreme precipitation, with a 40% increase in the energy to power tropical thunderstorms.

At the same time, heat extremes could become 14 to 30 times more frequent, due to the combination of high heat and humidity. The most lethal combinations of ultra-high heat and humidity, which are being seen now in parts of India, the Persian Gulf, North America and Europe, would get hotter and even more deadly. The study calls this increase « debilitating » especially for vulnerable populations that lack access to air conditioning.

It is the humidity increase accompanied by warming which makes climate changes into a climate crisis worldwide. The humidity amplification of the warming becomes more pronounced as the climate becomes warmer in the future because it increases exponentially with temperature.

In the conclusion of their study, the authros ask: « How much more evidence do we need to see that it’s going to be bad if we don’t bend the emissions curve downward?

Source: Yahoo News.

 

Anomalies thermiques à la surface de la Terre en 2021 (Source: NASA)