Eruption du Sakurajima (Japon)

drapeau-francaisLe Sakurajima a connu un violent épisode éruptif aujourd’hui vers 18h56 (heure locale). Toutefois, l’éruption ne présente pas de danger pour les habitants de Kagoshima. La JMA a élevé le niveau d’alerte volcanique à 3, ce qui signifie que l’approche du volcan est interdite.
Voici une petite vidéo de l’éruption d’aujourd’hui. On remarquera les éclairs qui apparaissent de temps en temps dans le panache de cendre.
https://youtu.be/fuN0IpW8mwU
Source : The Japan Times.

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drapeau anglaisSakurajima volcano went through a violent eruptive episode today at around 6:56 p.m. (local time). However, there was no immediate word of danger to the residents. JMA has upgraded the volcanic alert level to 3, which prohibits people from entering the area.
Here is a short video of the events. One can notice the flashes of lightning in the ash plume.
https://youtu.be/fuN0IpW8mwU
Source : The Japan Times.

Sakurajima-blog

Sakurajima & Kagoshima  (Crédit photo: Wikipedia)

Fonte et érosion glaciaires influencent l’activité volcanique // Glacial melting and erosion influence volcanic activity

drapeau-francaisSelon une étude conduite par des chercheurs de l’Université de Cambridge et publiée dans la revue Geophysical Research Letters, la combinaison de l’érosion et de la fonte des calottes glaciaires a entraîné une augmentation importante de l’activité volcanique à la fin de la dernière ère glaciaire.
Tandis que le climat se réchauffait, les calottes glaciaires fondaient, en diminuant la pression exercée sur le manteau terrestre, ce qui a entraîné une augmentation de la production de magma et du nombre d’éruptions volcaniques. Les chercheurs ont constaté que l’érosion a également joué un rôle majeur dans le processus et pourrait avoir contribué à une augmentation des émissions de dioxyde de carbone dans l’atmosphère.
Les études précédentes visant à modéliser l’augmentation considérable de CO2 atmosphérique à la fin de la dernière ère glaciaire n’ont pas pris en compte le rôle de l’érosion, ce qui signifie que le niveau de CO2 a probablement été largement sous-estimé. En utilisant des simulations numériques capables de modéliser des paramètres tels que la vitesse d’érosion des glaciers et des calottes glaciaires, les chercheurs ont constaté que l’érosion joue un rôle aussi important que la fonte des glaces dans l’augmentation de la production de magma et l’activité volcanique qui s’ensuit.
Au cours des millions d’années écoulées, la Terre a alterné les périodes glaciaires et interglaciaires, avec une durée d’environ 100 000 ans pour chaque période. Pendant les périodes interglaciaires, comme celle que nous vivons aujourd’hui, l’activité volcanique est beaucoup plus élevée, car la pression moindre exercée par les calottes glaciaires permet aux volcans d’entrer plus facilement en éruption. Toutefois, au cours de la période de transition entre une période glaciaire et une période interglaciaire, la vitesse d’érosion augmente également, en particulier dans les zones de montagnes où de dressent des volcans.
Quand les glaciers fondent, le sol qu’ils rabotent perd jusqu’à dix centimètres d’épaisseur par an, ce qui diminue encore davantage la pression exercée sur le volcan et augmente donc la probabilité d’une éruption. Une diminution de la pression augmente la production de magma en profondeur car les roches soumises à des pressions moindres ont tendance à fondre à des températures plus basses.
Cette étude confirme les observations faites précédemment (voir ma note du 3 Mars 2015) lorsque des chercheurs ont découvert que la croûte terrestre sous l’Islande se soulève au fur et à mesure que le réchauffement climatique fait fondre les vastes calottes glaciaires de l’île, avec une correspondance entre ce soulèvement et l’activité volcanique.
Source: Université de Cambridge.

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drapeau anglaisAccording to a study by University of Cambridge rearchers and published in the journal Geophysical Research Letters, the combination of erosion and melting ice caps led to a massive increase in volcanic activity at the end of the last ice age.
As the climate warmed, the ice caps melted, decreasing the pressure on the Earth’s mantle, leading to an increase in both magma production and volcanic eruptions. The researchers have found that erosion also played a major role in the process, and may have contributed to an increase in atmospheric carbon dioxide levels.
Previous attempts to model the huge increase in atmospheric CO2 at the end of the last ice age failed to account for the role of erosion, meaning that CO2 levels may have been seriously underestimated. Using numerical simulations, which modelled various different features such as ice caps and glacial erosion rates, the researchers found that erosion is just as important as melting ice in driving the increase in magma production and subsequent volcanic activity.
Over the past million years, the Earth has gone back and forth between ice ages, or glacial periods, and interglacial periods, with each period lasting for roughly 100,000 years. During the interglacial periods, such as the one we live in today, volcanic activity is much higher, as the lack of pressure provided by the ice caps means that volcanoes are freer to erupt. But in the transition from an ice age to an interglacial period, the rates of erosion also increase, especially in mountain areas where volcanoes tend to cluster.
As glaciers melt, the ground beneath is eroded by as much as ten centimetres per year, further decreasing the pressure on the volcano and increasing the likelihood of an eruption. A decrease in pressure enhances the production of magma at depth, since rocks held at lower pressure tend to melt at lower temperatures.
This study confirms observations made previously (see my note of March 3rd 2015) when researchers discovered that the crust under Iceland is rebounding as global warming melts the island’s great ice caps, with a direct correspondence between this motion upward and volcanic activity.
Source : University of Cambridge.

Vatnajökull espace

Calotte glaciaire du Vatnajökull (Islande) vue depuis l’espace

(Crédit photo: NASA)

Nouvelles de l’Egon (Indonésie), du Masaya (Nicaragua) et du Nevado del Ruiz (Colombie)

drapeau-francaisFin janvier et début février, la sismicité de l’Egon a été composée essentiellement de signaux indiquant les émissions de gaz et de vapeur, mais les événements volcaniques étaient en net déclin. C’est pourquoi le niveau d’alerte a été abaissé à 2 (sur une échelle de 1-4) et il est conseillé à la population de ne pas s’approcher à moins de 1,5 km du cratère.
Source: VSI.

INERTER indique que le 27 janvier, les deux lacs de lave dans le cratère Santiago du Masaya étaient plus petits et les ondes sonores générées par l’activité montraient un niveau modéré. Le 29 janvier les deux lacs de lave avaient retrouvé une taille plus importante, et une troisième bouche s’était ouverte dans la partie sud-est du plancher du cratère.
Source: INETER

Fin janvier, la sismicité au Nevado del Ruiz était caractérisée par des séismes longue période et un tremor volcaniques continu correspondant à des émissions de gaz et de cendre.. DE petits séusmes ont été enregistrés à des profondeurs comprises entre 1 et 8,7 km. Le niveau d’alerte reste à III (couleur Jaune)
Source: Servicio Geológico Colombiano.

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drapeau anglaisDuring the last days of January and in early February, seismicity at Mt Egon was dominated by signals indicating emissions but overall volcanic events had decreased. The alert level was lowered to 2 (on a scale of 1-4) and residents were advised to stay at least 1.5 km away from the crater.
Source : VSI.

INETER indicates that on January 27th, the two lava lakes in Masaya‘s Santiago crater were smaller and sound waves generated by the activity were at moderate levels. On January 29th both lava lakes were again prominent, and a third vent opened in the SE part of the crater floor.
Source : INETER

By the end of January, seismicity at Nevado del Ruiz was characterized by long-period earthquakes and continuous volcanic tremor associated with gas-and-ash emissions. Minor earthquakes occurred at depths between 1 and 8.7 km. The alert level remains at III (Yellow colour)
Source : Servicio Geológico Colombiano.