Cotopaxi (Equateur): Le niveau d’alerte reste au Jaune // The alert level is kept at Yellow

drapeau-francaisUn message audio avec une voix de femme non identifiée a circulé et a prétendu à tort que le niveau d’alerte du Cotopaxi est passé du jaune à l’orange. Un porte-parole du gouvernement a déclaré mardi que le niveau d’alerte du volcan reste jaune et il a dissipé les rumeurs qui circulent sur les réseaux sociaux et qui prétendent que le niveau d’alerte est manipulé par les responsables politiques.
Afin d’éviter la diffusion d’informations fausses qui pourraient provoquer la panique, le président équatorien Rafael Correa avait déclaré que seul le Ministère de la Coordination de la Sécurité pourrait publier des informations concernant l’activité volcanique.
La décision n’a pas plu aux journalistes et un certain nombre d’hommes politiques de l’opposition ont tenté de salir le gouvernement sur sa gestion de l’éruption du Cotopaxi, l’accusant d’essayer de profiter du danger pour réprimer les manifestations. Bonjour l’ambiance !
Source: Journaux équatoriens.

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drapeau-anglaisAn audio message with an unidentified woman’s voice has been circulating online that falsely claims the alert level of Cotopaxi volcano has been raised from yellow to orange. A government spokesperson said Tuesday that the alert level at the Cotopaxi volcano in Ecuador remains at yellow and dispelled rumours circulating on social media that the danger level is being manipulated by political officials.

In order to avoid the dissemination of false information that could cause panic,  President Rafael Correa declared that only the Coordinating Ministry of Security could issue information regarding volcanic activity.

The decision did not please journalists and a number of opposition politicians have attempted to smear the government over its handling of the possible eruption of the Cotopaxi volcano, accusing it of trying to take advantage of the danger to quell protests.

Source : Ecuadorian newspapers.

Crédit photo: Wikipedia

Piton de la Fournaise (Ile de la Réunion)

drapeau-francaisLe Piton n’arrête pas de surprendre ! Alors qu’on la pensait sur le déclin il y a quelques jours, l’éruption qui a débuté le 24 août se poursuit de manière soutenue et a même tendance à s’intensifier au vu du signal du tremor (voir ci-dessous). .

Dans son dernier bulletin du 2 septembre, l’Observatoire indique qu’une seule bouche continue de fonctionner. Elle a la forme d’un cône haut d’une vingtaine de mètres au fond duquel s’agite un petit lac de lave. A chaque explosion,  des bulles de gaz ou des fontaines de lave s’élèvent sur 15 à 20 mètres au dessus du cône.

A la sortie d’un tunnel long de 50 mètres environ une coulée s’échappe vers le sud sur environ 1 km. En moyenne large de 2 à 3 mètres cette coulée épaissit le champ de lave déjà existant. Le front de la coulée est actuellement figé.

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drapeau-anglaisThe Piton de la Fournaise is quite surprising! While it was thought to be declining a few days ago, the eruption that began on August 24th continues in a steady way and even tends to intensify, judging from the tremor signal (see below) . .
In its latest bulletin of September 2nd, the Observatory indicates that a single vent continues to erupt. It is a cone about twenty meters high which harbours a small lava lake. With each explosion, gas bubbles or lava fountains rise 15-20 meters above the cone.
Coming out of a tunnel about 50 meters long, a lava flow travels to the south over about 1 km. It is about 2 to 3 meters wide and thickens the existing lava field. The flow front has stalled.

Evolution du tremor depuis le début de l’éruption (Source: OVPF)

Crédit photo: Xavier Pierre

Bolas de Fuego: Le feu du San Salvador !

drapeau-francaisLes habitants de la petite ville de Nejapa, située à quelque 30 kilomètres au nord de San Salvador, se rassemblent chaque 31 août pour se lancer des boules de feu en l’honneur d’une éruption du volcan San Salvador qui a eu lieu en 1917 et qui a contraint la population à abandonner la ville. L’événement pourrait également faire référence à une autre éruption du volcan San Salvador en 1658. Les églises locales et les fidèles ont embrassé la tradition.

Selon le folklore, la lave incandescente qui s’écoulait sur les flancs du volcan San Salvador avait pris l’aspect du saint local, Saint Jérôme, qui luttait contre le diable avec des boules de feu.
Les festivités, qui sont un mélange de religion et le paganisme, existent depuis plus d’une décennie. Des groupes de jeunes se lancent des boules enflammées faites de chiffons imbibés d’essence, comme on peut le voir dans la vidéo ci-dessous. Les autorités craignent que la fête dégénère un jour car il n’y a pas de règles. Pourtant, malgré les dangers apparents, très peu de blessures graves ont été signalées.
Voici une courte vidéo de cet événement baptisé «Bolas de Fuego»:
http://www.theglobeandmail.com/life/life-video/video-fireball-fight-brings-heat-to-salvadoran-town/article26179771/?cmpid=rss1

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drapeau-anglaisLocal residents in the town of Nejapa, located some 30 kilometres north of San Salvador, gather every August 31st to throw fireballs at one another in honour of a huge volcanic eruption in 1917 that forced all of the residents to abandon the town. It might also refer to another eruption of the San Salvador volcano in 1658. Local churches and their worshippers have embraced the tradition. According to folklore, hot lava that flowed from the San Salvador volcano was in the form of the local saint, Jeronimo, fighting the devil with balls of fire.

The festivities, that are a mix of religion and paganism, have been going on for over a decade and consist of opposing groups hurling flaming, petrol-soaked rags at each other. Authorities fear the festival might one day get out of hand because there are no rules, but despite the apparent dangers, few serious injuries have been reported.

Here is a short video of the event named « Bolas de Fuego»:

http://www.theglobeandmail.com/life/life-video/video-fireball-fight-brings-heat-to-salvadoran-town/article26179771/?cmpid=rss1

Bolas de Fuego (Crédit photo: Wikipedia)

Obama en Alaska

drapeau-francaisLe Président Obama est arrivé à Anchorage pour une visite de trois jours en Alaska destinée à montrer que la fonte du pergélisol et l’érosion des côtes annoncent de grandes catastrophes à venir si le monde ne fait rien pour ralentir le changement climatique.
A seize mois de la fin de son mandat et avant le sommet à Paris en Décembre, Obama voudrait encourager la mise en place d’une nouvelle règlementation plus stricte sur les émissions de carbone par les centrales électriques. « Aucun des pays représentés ici ne réagit vite. Cette année, à Paris, il faut que ce soit l’année où le monde finisse par se mettre d’accord pour protéger notre planète pendant qu’il en est encore temps », a déclaré Obama au cours d’une réunion rassemblant les ministres des affaires étrangères des pays ayant des intérêts dans l’Arctique. Le but principal de son voyage est d’attirer l’attention sur les menaces qui pèsent sur l’Etat d’Alaska, de convaincre les Américains de réduire l’utilisation des combustibles fossiles et de stimuler la production d’énergies renouvelables.
Avant de s’envoler vers l’Alaska dimanche, Obama a annoncé qu’il allait redonner au Mont Mc Kinley, la plus haute montagne d’Amérique du Nord, le nom traditionnel autochtone de Denali. Forcément, cette annonce a fait des mécontents! Elle a provoqué un début de polémique à Washington. Des élus de l’Ohio, d’où était originaire le président McKinley, assassiné en 1901 au début de son deuxième mandat, ont dénoncé « une insulte » pour tous les habitants de leur Etat.
Le Président a passé une partie de son vol de sept heures à converser avec le gouverneur Bill Walker qui a remercié Obama pour sa récente décision de permettre à la compagnie pétrolière Royal Dutch Shell de forer dans la mer des Tchouktches. Les groupes écologistes ont hurlé en apprenant cette décision (voir ma note du 5 août 2015) qui contredit le message d’Obama sur le climat. « Shell Non! » a crié un petit groupe de manifestants devant le bâtiment où se tenait le sommet de l’Arctique, en agitant des crânes imitant le logo de la société.
Mardi et mercredi, Obama prévoit de quitter Anchorage et de se rendre à Seward devant l’Exit Glacier qui est en train de reculer. Il ira aussi visiter le centre de pêche au saumon de Dillingham avant de s’envoler au nord du cercle polaire arctique vers la petite ville de Kotzebue, victime du réchauffement climatique et de l’érosion du rivage.
Source: Alaska Dispatch News.

En Alaska, en plus des écologistes, tout le monde n’attend pas Barack Obama à bras ouverts. Le pétrole y occupe une place centrale, avec le gigantesque oléoduc trans-alaskien qui traverse l’Etat du nord au sud, entre Prudhoe Bay et Valdez. La « transition énergétique » que le président américain appelle de ses voeux inquiète. Nombre d’habitants du 49ème Etat redoutent que le Président, les yeux rivés vers la conférence de Paris, en oublie les difficultés économiques auxquelles ils sont confrontés.

La visite intervient dans un contexte d’autant plus difficile que la chute des prix du brut en a sensiblement amputé les ressources budgétaires de l’Etat. L’Association des producteurs de gaz et de pétrole d’Alaska (AOGA) a rappelé à Obama que ce secteur représentait 110 000 emplois directs et indirects, et l’a appelé à trouver un « équilibre raisonnable » dans ses choix énergétiques.

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drapeau-anglaisPresident Obama has arrived in Anchorage for a three-day visit of Alaska aimed at showing how the state’s melting permafrost and eroding coastlines are a preview of bigger disasters to come unless the world does more to slow climate change.

With 16 months left in office, Obama is trying to build support for tough new rules on carbon emissions from power plants ahead of the summit in Paris in December. « None of the nations represented here are moving fast enough. This year, in Paris, must be the year that the world finally reaches an agreement to protect the one planet we’ve got while we still can, » Obama told a meeting of foreign ministers from countries with Arctic interests. But the main purpose of his trip is to draw attention to the threats facing the state to convince Americans to reduce fossil fuel use and boost renewable energy production.

Before flying to Alaska on Sunday, Obama announced he would rename North America’s tallest mountain as Denali, restoring the traditional Alaska native name to what maps and tourists currently call Mount McKinley.

The President spent part of his seven-hour flight to Alaska talking with Governor Bill Walker, who said he thanked Obama for a recent decision to allow Royal Dutch Shell to drill in the Chukchi Sea. Environmental groups have howled about that move (see my note of August 5th 2015), saying it contradicts Obama’s message on climate. « Shell no! » a small group of protesters shouted outside the Arctic summit, waving skulls made to look like the company’s logo.

On Tuesday and Wednesday, Obama plans to head out of Anchorage to hike the receding Exit Glacier in Seward, visit the salmon fishing center of Dillingham and then fly north of the Arctic Circle to the small town of Kotzebue, one of the victims of climate change with the erosion of its shores.

Source : Alaska Dispatch News.

In Alaska, in addition to the environmentalists, everyone does not welcome Barack Obama with open arms. Oil occupies a central place, with the gigantic trans-Alaskan pipeline that crosses the State from north to south, from Prudhoe Bay to Valdez. The « energy transition » advocated by the US President is a cause of concern in Alaska. People in the 49th State fear that the President, with the paris conference in mind, may forget the economic difficulties they have to face.
The visit comes in a difficult period as the fall in crude oil prices has significantly cut the budgetary resources of the State. The Association of gas and oil producers of Alaska (AOGA) has reminded Obama that this sector accounts for 110,000 direct and indirect jobs, and asked him to find a « reasonable balance » in his energy choices.

Lutte contre le réchauffement climatique et préservation des intérêts économiques de l’Alaska: Un sacré défi pour le Président Obama.

(Photos: C; Grandpey)