Etna (Sicile / Italie): Situation relativement stable

drapeau francaisLa situation reste relativement stable sur l’Etna. Dans son dernier bulletin hebdomadaire en date du 17 mars, l’INGV indique que l’activité éruptive continue au niveau du Nouveau Cratère SE (NCSE). Elle consiste en une petite activité strombolienne au sommet du cône, accompagnée d’une modeste émission de cendre (plus importante ce matin – voir image ci-dessous) , avec la poursuite de l’effusion de lave au niveau de l’entaille laissée par l’effondrement du 11 février. Au cours de la semaine dernière, une autre bouche, située plus en amont dans cette entaille s’est réactivée à plusieurs reprises en donnant naissance à de petites coulées qui se sont dirigées vers la partie supérieure de la Valle del Bove. Les 14 et 15 mars, une coulée a longé la partie supérieure du champ de lave mis en place en 2008-2009 et s’est dirigée vers le NE, en direction du Monte Simone, pour venir mourir au pied du versant occidental de la Valle del Bove.

Le tremor ne montre pas de grandes variations.

De petits éboulements sont toujours observés au niveau de la zone d’effondrement mentionnée ci-dessus.

Pour terminer, rappelons que des interdictions d’accès frappent toujours la zone sommitale de l’Etna ainsi que la Valle del Bove.

 ———————————————

drapeau anglaisThe situation remains relatively stable on Mount Etna. In its latest weekly bulletin (March 17th 2014), INGV indicates that eruptive activity continues at the New SE Crater (NCSE ). It consists of a small strombolian activity at the summit of the cone, with minor ash emission (denser this morning – see screenshot below) , with the continuous effusion of lava at the notch left by the collapse of February 11th. Last week, another vent located further upslope in the notch was reactivated repeatedly, with small lava flows travelling towards the upper part of the Valle del Bove. On March 14th and 15th, a lava flow skirted the upper part of the lava field implemented in 2008-2009 and headed towards the NE, towards Monte Simone, and came to an end at the foot of the western slope of the Valle del Bove .
The tremor does not show significant variations.
Small rockfalls are still observed at the above-mentioned collapse area.
Finally, visitors need to remember that access interdictions still concern the summit area of Mount Etna as well as the Valle del Bove .

Etna-mars-2014

Etna-mars-2014

Source:  INVG.

Pompéi, encore !

drapeau francaisOn parle beaucoup de Pompéi ces temps-ci, mais pas toujours en bien. Il y a quelques jours (voir ma note du 6 mars), on apprenait qu’un mur s’était effondré suite aux fortes pluies qui se sont abattues sur la Campanie. Aujourd’hui, on apprend qu’un fragment de fresque de près de 20 centimètres de diamètre, sur lequel figure la déesse Artémis, a été dérobé dans la maison de Neptune, située dans une zone non ouverte au public. Le fragment a été dissocié de son ensemble à l’aide d’un objet métallique et a fortement endommagé la fresque qui ornait un des murs d’une petite salle de l’antique demeure. Le vol a été découvert le mercredi 12 mars mais a été tenu secret jusqu’à présent afin de ne pas compromettre l’enquête en cours.

 ——————————————

drapeau anglaisOne can read a lot about Pompeii these days and the news is not always good. A few days ago (see my note of March 6th), sections of a wall at the site collapsed during heavy rain in Campania. Today, we learn that thieves detached a 20 cm-wide section of fresco depicting the goddess Artemis from a site known as the House of Neptune, which is not currently open to the public. The fragment was detached with a metal tool, which strongly damaged the fresco that decorated a wall in a small room of the ancient house. Police said news of the theft, which occurred on March 12th, had been withheld so as not to compromise their investigation of the case.

Pompei-blog-dec

(Photo:  C. Grandpey)

El Hierro (Iles Canaries / Espagne): Une crise sismique éphémère // A short-lived seismic crisis

drapeau francaisLa crise sismique qui a débuté le 14 mars dans la partie NE de l’île semble maintenant terminée. Elle n’a pas atteint des sommets car la plupart des événements sont restés en dessous de M2, avec quelques pointes entre M2 et M3. Comme précédemment leur profondeur a été localisée entre 15 et 20 km, pour la plupart. Il s’agit probablement d’une nouvelle intrusion magmatique dans la mesure où on a observé par endroits des soulèvements du sol de plus de 2 centimètres, mais avec aucun risque éruptif.

 ———————————————-

drapeau anglaisThe seismic crisis that started on March 14th in the NE part of the island seems to be over. It was not very intense as most events were recorded below M2, with a few exceptions between M2 and M3. Like before, their depths were located between 15 and 20 km. They were probably caused by a new magma intrusion in so far as the ground uplifted by more than 2 centimetres in some places. However, there was no risk of an eruption.

El-Hierro-2

Source:  IGN.

Volcans et périodes glaciaires // Volcanoes and ice ages

drapeau francaisUne étude récente effectuée par deux chercheurs australiens confirme l’idée que les volcans, en dépit de leur puissance destructrice, peuvent aussi être des refuges pour la vie. Ils ont probablement protégé les plantes et les animaux pendant les périodes glaciaires.
Les deux chercheurs ont examiné les données recueillies auparavant sur ​​les lieux où vivent les plantes, les champignons et les invertébrés en Antarctique. Ils ont ensuite cartographié et mis en correspondance le nombre d’organismes avec les zones géothermales et volcaniques connues pour avoir été actives depuis le dernier âge de glace. Ils ont découvert que le nombre d’espèces était plus grand sur ces sites ou à proximité, ce qui montre bien le rôle de refuge joué par les volcans pendant la période glaciaire. En effet, pour les plantes comme pour les mousses, le nombre d’espèces diminue de façon régulière au fur et à mesure que l’on s’éloigne des zones géothermales.
Cette étude est la première à s’attaquer à l’hypothèse selon laquelle les volcans auraient servi de refuge aux  animaux. Les chercheurs ont étudié de grands volumes de données concernant plusieurs espèces à l’échelle continentale et ils ont conclu que l’hypothèse pourrait bien s’étendre à d’autres parties du monde et à d’autres périodes glaciaires traversées par notre planète.
Il est tentant de percevoir l’Antarctique comme une vaste étendue de glace stérile, mais en réalité ce continent héberge des centaines, voire des milliers d’espèces, y compris 300 types de lichens dont beaucoup exigent des terres libres de toute glace pour pouvoir survivre.
Contrairement aux oiseaux et à la vie marine qui peuvent se déplacer vers des régions plus chaudes pendant les périodes glaciaires, les plantes, les champignons et les invertébrés sont en grande partie immobiles, de sorte que leur sort est plus étroitement liée à leur environnement immédiat.
La nouvelle cartographie réalisée par les chercheurs australiens suggère que certaines espèces seraient restées concentrées autour des zones géothermales pendant les périodes glaciaires et auraient recolonisé d’autres territoires pendant les épisodes de réchauffement.
L’Antarctique abrite plusieurs volcans comme le Mont Erebus. Leurs chambres magmatiques souterraines font augmenter la température de surface dans les zones proches du cratère. Ces volcans émettent aussi fréquemment de la vapeur, à la fois au niveau de leurs cratères et des fumerolles, un univers qui crée des zones dépourvues de glace ainsi que de grandes grottes où la température peut être de plusieurs de dizaines de degrés Celsius supérieure à la température extérieure. Ces zones de vapeur sont parfaites pour la croissance des mousses et autres espèces.
L’Antarctique est un terrain idéal pour la recherche en milieu géothermal parce que son isolement et la couverture de glace le rendent biologiquement moins «contaminé» par d’autres espèces.
Source: National Geographic.

 ———————————————————

drapeau anglais A new study by two Australian researchers confirms the idea that volcanoes, despite their destructive power, can also be havens for life. They might have been refuges for plants and animals during ice ages.

The two researchers examined previously collected data on where plants, fungi, and invertebrates live in Antarctica. They then mapped the numbers of organisms in relation to geothermal and volcanic areas known to have been active since the last ice age. They found the number of species was greatest at or around such sites, which the scientists said reflected volcanoes’ role as ice age refuges. Indeed, for plants such as mosses, the number of species steadily declined the farther away one got from geothermal areas.

The new study is the first to tackle the hypothesis that volcanoes provided safe havens for animals. The researchers looked at large sets of data for several species on a continental scale and concluded that the hypothesis could well extend to other parts of the world and other glacial periods the planet has experienced.

It’s tempting to perceive Antarctica as a barren ice sheet, but in fact it is home to hundreds if not thousands of individual species, including 300 kinds of lichen, many of which require ice-free land to survive.

Unlike birds and marine life, which can move to warmer regions during glacial periods, plants, fungi, and invertebrates are largely immobile, so their fate is more closely linked with their immediate environment.

The new mapping data suggest that species would have been concentrated around geothermal areas during glacial periods and then recolonised other territory during warming episodes.

Antarctica houses several volcanoes like Mount Erebus. Their underground magma chambers can raise surface temperatures in areas near the crater. They also frequently emit steam, both from their craters and from fumaroles, a universe which can create ice-free areas and large ice caves where temperatures can be tens of degrees Celsius higher than the outside temperature. Such steam fields are great for mosses and other species to thrive.

Antarctica was an ideal test case for the geothermal research because its isolation and ice cover make it less biologically « contaminated » by other species.

Source : The National Geographic.

Erebus-blog

Vue aérienne de l’Erebus (1er plan) et du Mont Terror (arrière-plan) sur l’Ile de Ross.

[ Crédit photo: National Science Foundation ]