Poursuite de la crue glaciaire du Grimsvötn (Islande) // The glacial flood of Grimsvötn continues

drapeau francaisLe débit de la rivière Gígjukvísl a considérablement augmenté sous l’effet de la crue glaciaire (jökulhlaup) qui a débuté lundi sur le Grímsvötn.
D’après le Met Office islandais, les mesures de conductivité indiquent une augmentation considérable de la contribution géothermique à l’eau de la rivière. Dans le même temps, le niveau de la masse de glace au-dessus du lac sous-glaciaire du Grímsvötn a baissé et la sismicité a augmenté à la suite de la crue, probablement suite à des ajustements à l’intérieur de cette masse glaciaire. Cependant, elle ne correspond pas à une activité volcanique.
Le débit, qui est de moins de 500 mètres cubes par seconde, devrait atteindre son maximum aujourd’hui ou demain. La crue ne constitue pas une menace pour la route ou le pont sur la rivière Gígjukvísl.
Du sulfure d’hydrogène (H2S) s’échappe de l’eau qui s’écoule de la masse de glace du Vatnajökull. La quantité de gaz est particulièrement importante au point de sortie de la rivière à la limite de la glace où les concentrations peuvent atteindre des niveaux toxiques.
Source : Iceland Review.

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drapeau anglaisThe flow in the Gígjukvísl river has increased significantly, due to the glacier outburst flood (jökulhlaup) which began in Grímsvötn volcano on Monday.

According to the Icelandic Met Office, conductivity measurements indicate a considerable increase of geothermal contribution to the water of the river. Simultaneously, the ice mass above the subglacial lake Grímsvötn has lowered and seismicity has increased as a consequence of the flood, probably because of adjustments within the ice mass. However, it is not indicative of volcanic activity.

The flow, which is less than 500 cubic metres per second, is expected to reach its peak today or tomorrow. The flood does not pose a threat to the road or the bridge over the Gígjukvísl river.

Hydrogen sulphide (H2S) is released from the floodwater as it drains from the Vatnajökull icecap. The gas is particularly potent at the river outlet at the ice margin, where concentrations may reach poisonous levels.

Source: Iceland Review.

Etna: Activité éruptive terminée? // Is eruptive activity over?

drapeau francaisL’activité éruptive de l’Etna au niveau du Nouveau Cratère SE qui se poursuivait depuis plusieurs semaines semble avoir cessé. En effet, le tremor a connu une chute spectaculaire pendant la journée du 26 mars et a retrouvé le niveau qui était le sien avant l’épisode éruptif. Des plus, la caméra thermique montre que les branches de la coulée qui s’échappait de la base du cône sont maintenant inactives. Reste à savoir combien de temps durera le sommeil de l’Etna. Au vu de la quantité de lave émise au cours des derniers mois, il semble peu probable qu’une éruption de grande envergure se produise dans le court terme.

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drapeau anglaisThe eruptive activity of Mount Etna at the New SE Crater which had continued for several weeks seems to have stopped. Indeed, the tremor declined dramatically on March 26th and has now returned to its level before the eruptive episode. What is more, the thermal camera shows that the branches of the lava flow from the base of the cone are now inactive. The question is to know how long Mount Etna will be sleeping. Given the amount of lava emitted in the past months, it seems unlikely that a major eruption will occur in the short term.

Etna-27-mars

Source:  INGV.

Des fonds océaniques inexplorés // Unexplored ocean depths

drapeau francaisGrâce aux sondes et autres véhicules spatiaux, nous savons ce qui se passe sur Mars ou sur Vénus, mais nous n’avons toujours pas percé les secrets des profondeurs de nos océans. Comme le faisait remarquer récemment l’océanographe Fabien Cousteau sur la BBC, seuls 5 pour cent des fonds océaniques ont été sérieusement été explorés à ce jour. Une preuve de cette lacune vient d’être mise à jour par la disparition mystérieuse du vol MH370, le Boeing 777 de Malaysian Airlines, qui est censé avoir plongé dans les eaux de l’Océan Indien, à environ 2500 km au large de la côte sud-ouest de l’Australie.
Les chercheurs qui font tout leur possible pour trouver la « boîte noire » doivent affronter des obstacles redoutables allant des volcans sous-marins aux vagues gigantesques car ils opèrent dans les «Quarantièmes Rugissants», l’un des lieux les plus reculés et les plus hostiles de la Terre. Même si les recherches permettent de retrouver des restes du vol MH370 à la surface, les volcans sous-marins entraveront probablement les efforts pour récupérer la boîte noire, le précieux enregistreur de vol, au fond de l’océan.  .
En effet, la dorsale sud-est indienne traverse directement la zone de recherche, ce qui signifie que le relief des fonds marins est extrêmement tourmenté et constamment remodelé par des coulées de lave. La dorsale est une chaîne volcanique extrêmement active à une profondeur moyenne de 3000 mètres ; elle marque la zone de divergence entre les plaques tectoniques de l’Antarctique et de l’Australasie.
En conséquence, il n’existe aucune garantie que l’opération de recherche internationale impliquant les forces militaires de six pays réussira à récupérer l’épave de l’avion  qui a disparu le 8 Mars avec 239 personnes à bord.

Le 27 Mars dernier, j’ai écrit une note sur le terrible tremblement de terre qui a frappé l’Alaska en 1964. Si nous étudiions les profondeurs de nos océans aussi attentivement que la surface de Vénus, nous en saurions beaucoup plus sur les zones de subduction où les failles sous-marines déclenchent des séismes majeurs. Actuellement, la prévision des séismes dans le monde est nulle. Si un tremblement de terre semblable à l’événement de 1964 se produisait à nouveau en Alaska, la catastrophe serait identique et le bilan humain probablement revu à la hausse. Malgré cela, nous continuerons à étudier d’autres planètes et à envoyer des astronautes sur la Lune parce que les hommes ont toujours rêvé et été fascinés par le ciel à travers les âges, et beaucoup moins par l’obscurité des abîmes de leurs propres océans.

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drapeau anglaisThanks to the probes and other space vehicles, we know what’s happening on Mars or Venus but we have not pierced yet the secrets of the bottoms of our oceans. A proof of this is given by the mysterious disappearance of flight MH370, the Malaysian Boeing 777 which is supposed to have plunged into the waters of the Indian Ocean, about 2500 kilometres off the south-western coast of Australia.

Searchers racing to find the aircraft’s « black box » face daunting hurdles ranging from undersea volcanoes to mountainous seas as they operate in the “Roaring Forties”, one of Earth’s most remote locations. Even if the search does find verifiable wreckage from MH370 on the surface, underwater volcanoes will probably hamper efforts to recover the black box flight recorder from the depths.
Indeed, the Southeast Indian Ocean Ridge cuts directly through the search area, meaning the sea bed is rugged and constantly being reshaped by magma flows. The ridge is an extremely active range of volcanoes sitting at an average depth of 3,000 metres, which marks the point where the Antarctic and Australasian tectonic plates diverge.
As a consequence, there is no guarantee that the international search operation involving the militaries of six nations will succeed in retrieving wreckage of the plane which disappeared on March 8th with 239 people on board.

On March 27th, I wrote a note about the terrible earthquake that struck Alaska in 1964. Should we study the depths of our oceans as attentively as the surface of Venus, we would know much more about the subduction zones where submarine faults trigger major earthquakes. At the moment, earthquake prevision in the world amounts to zero. If an earthquake similar to the 1964 event happens again in Alaska, the disaster will be the same and the death toll probably even worse. However, we’ll keep on studying other planets and sending astronauts to the Moon because men have always dreamed and been fascinated with the skies through the ages and far less by the darkness of the abysses of their own oceans.

Dorsale-blog

Carte des fosses et dorsales océaniques, avec la dorsale sud-est indienne au SO de l’Australie.

(Source: Le Dictionnaire Visuel)