Nouvelle découverte à Pompéi (Italie) // New discovery at Pompeii (Italy)

Le site de Pompéi, enfoui sous les cendres émises par le Vésuve en l’an 79 de notre ère, est vraiment une mine inépuisable de connaissance pour les archéologues. Ils viennent de découvrir une fresque représentant deux gladiateurs au terme d’un combat ; l’un est victorieux et l’autre tombe, ensanglanté. Il s’agit d’un « mirmillon » et d’un « thrace », deux types de gladiateurs aux armures différentes, classiques qui s’opposaient dans les arènes de la Rome antique.

La fresque, en forme de trapèze, mesure environ 1,12 sur 1,5 mètre. Elle a été découverte dans un antique sous-sol situé à l’angle de la rue des Noces d’argent (Vicolo delle Nozze d’Argento) et de la rue des Balcons (Vicolo dei Balconi), deux des rues pavées de l’antique cité.

Au-dessus de la fresque on peut voir ce qui correspond sans doute à l’empreinte de l’escalier de ce local qui devait être une taverne avec, à l’étage supérieur, un logement occupé par les propriétaires, ou plus probablement,  par des prostituées

Jusqu’à présent, la découverte la plus récente effectuée par les archéologues dans les ruines de Pompéi avait eu lieu en février 2019 ; il s’agissait d’un thermopolium, établissement de restauration rapide, l’ancêtre de nos « fast food ».

Auparavant, en octobre 2018, les fouilles avaient mis à jour les squelettes intacts de cinq personnes qui pensaient être à l’abri de l’éruption du Vésuve en l’an 79 de notre ère. Les ossements sont probablement ceux de deux femmes et trois enfants. Ils ont été découverts dans la maison qui avait déjà révélé l’inscription au charbon de bois prouvant que l’éruption avait eu lieu au mois d’octobre, et non au mois d’août, comme on le pensait initialement.

Source : France Info.

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The site of Pompeii, buried under the ash clouds emitted by Vesuvius in 79 CE, is truly an inexhaustible mine of knowledge for archaeologists. They have just discovered a fresco depicting two gladiators at the end of a fight; one is victorious and the other falls, wounded. It is a « mirmillon » and a « Thrace », two types of gladiators with different armors, a classical show in the arenas of ancient Rome.
The trapezoid-shaped fresco is about 1.50 metres long by 1.12 metres wide. It was discovered in an ancient basement located at the corner of the street of the Silver Wedding (Vicolo delle Nozze d’Argento) and the street of the Balconies (Vicolo dei Balconi), two of the paved streets of the ancient city.
Above the fresco, one can see what probably corresponds to the marks of the staircase of this room which might have been a tavern with, on the upper floor, a dwelling occupied by the owners, or more probably by prostitutes.

Until now, the most recent discovery made by archaeologists in the ruins of Pompeii took place in February 2019; it was a thermopolium, the ancestor of our « fast food » outlets.
Previously, in October 2018, the excavations had uncovered the intact skeletons of five people who thought they were safe from the eruption of Vesuvius in the year 79 CE. The bones are probably those of two women and three children. They were found in the house which had already revealed the charcoal inscription proving that the eruption had occurred in October, and not in August, as originally thought.
Source: France Info.

Détails de la fresque qui vient d’être découverte (Source : Ministère de la Culture italien)

Un Panthéon des Esprits des Volcans (Hawaii) // A Pantheon of Volcano Spirits (Hawai’i)

drapeau francaisUne très belle fresque, très colorée, représentant des divinités hawaïennes, réalisée par Herb Kawainui Kane, a été restaurée dans l’enceinte du Jaggar Museum, dans le Parc National des Volcans d’Hawaï. Grâce à plusieurs dons d’un montant total de 9 600 dollars et 32 heures de travail par l’association caritative Friends of Hawai‘i Volcanoes National Park, l’œuvre d’art intitulée A Pantheon of Volcano Spirits (Un panthéon des esprits des volcans), a retrouvé sa beauté d’origine. La fresque représente Pelehonuamea – la déesse des volcans – en compagnie de son frère Kamohoali’i – le dieu des requins – et du demi-dieu rival Kamapua’a, ainsi que d’autres divinités associées au monde des volcans hawaïens.
Artiste de renommée mondiale, Herb Kawainui Kane, mort en 2011, était très populaire à Hawaii. Plusieurs de ses œuvres sont exposées dans les structures du Parc National.
Source: Parc National des Volcans d’Hawaï.
Si vous aimez la déesse Pélé et le monde des divinités hawaiiennes, je ne peux que vous recommander la lecture de « Fires of Eden » par Dan Simmons (1994). La traduction en français est sortie en 1996 aux éditions Albin Michel sous le titre « Les Feux de l’Eden ».

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drapeau anglaisA very beautiful and colourful wall mural of Hawaiian deities painted by Herb Kawainui Kane has been restored at Jaggar Museum in Hawai‘i Volcanoes National Park. Thanks to several donations amounting to 9,600 dollars and 32 hours of service by the non-profit Friends of Hawai‘i Volcanoes National Park, the artwork titled A Pantheon of Volcano Spirits, has regained its original beauty. The mural depicts goddess Pelehonuamea, her brother and shark god Kamohoali‘i, rival demigod Kamapua‘a, and other Hawaiian deities affiliated with volcanoes.
World-renowned artist Herb Kawainui Kane, one of the most beloved artists in Hawai‘i, died in 2011. Several pieces of Kane’s art are displayed in the National Park structures.
Source: Hawai‘i Volcanoes National Park.

If you like goddess Pele, her brother Kamohoali‘i and the world of Hawaiian deities affiliated with volcanoes, I recommend « Fires of Eden », a book by Dan Simmons (1994).

Pele mural

Crédit photo: Hawai‘i Volcanoes National Park

Dan

Pompéi, encore !

drapeau francaisOn parle beaucoup de Pompéi ces temps-ci, mais pas toujours en bien. Il y a quelques jours (voir ma note du 6 mars), on apprenait qu’un mur s’était effondré suite aux fortes pluies qui se sont abattues sur la Campanie. Aujourd’hui, on apprend qu’un fragment de fresque de près de 20 centimètres de diamètre, sur lequel figure la déesse Artémis, a été dérobé dans la maison de Neptune, située dans une zone non ouverte au public. Le fragment a été dissocié de son ensemble à l’aide d’un objet métallique et a fortement endommagé la fresque qui ornait un des murs d’une petite salle de l’antique demeure. Le vol a été découvert le mercredi 12 mars mais a été tenu secret jusqu’à présent afin de ne pas compromettre l’enquête en cours.

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drapeau anglaisOne can read a lot about Pompeii these days and the news is not always good. A few days ago (see my note of March 6th), sections of a wall at the site collapsed during heavy rain in Campania. Today, we learn that thieves detached a 20 cm-wide section of fresco depicting the goddess Artemis from a site known as the House of Neptune, which is not currently open to the public. The fragment was detached with a metal tool, which strongly damaged the fresco that decorated a wall in a small room of the ancient house. Police said news of the theft, which occurred on March 12th, had been withheld so as not to compromise their investigation of the case.

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(Photo:  C. Grandpey)

La plus ancienne image de volcan? // The most ancient image of a volcano?

drapeau-francaisEn général, quand on fait référence à la représentation graphique des volcans, l’image la plus ancienne est celle d’une petite peinture murale découverte en Turquie en 1963 et censée représenter l’éruption du volcan Hasan Dağ. Elle se trouvait à Çatalhöyük, village datant de l’âge de pierre et mis à jour par les archéologues en 1958. L’interprétation de cette fresque est souvent controversée, certains scientifiques affirmant qu’il s’agit bien d’un volcan tandis que d’autres y voient une peau de léopard.

Lors de sa découverte en 1963, les archéologues pensèrent que la peinture représentait les maisons de Çatalhöyük avec, à l’arrière-plan, le volcan Hasan Dağ en éruption. Si cette interprétation était exacte, c’était la représentation la plus ancienne d’une éruption volcanique.

Cette hypothèse a vite été mise à mal par des volcanologues de l’Université de Californie à Los Angeles – la célèbre UCLA – qui affirmèrent que rien ne prouvait que les habitants Çatalhöyük avaient assisté à l’éruption de Hasan Dağ.

Aujourd’hui, ces mêmes volcanologues pensent avoir trouvé ladite preuve et ils viennent de présenter le résultat de leurs recherches à la conférence de la Geological Society of America à Denver (Colorado). Pendant un travail sur le terrain sur le volcan Hasan Dağ, ils ont recueilli des échantillons de ponce. Au laboratoire, ils ont extrait des cristaux de zircon (minéral très résistant à l’érosion et aux changements chimiques) et procédé à une datation radiométrique. Il en est ressorti que les échantillons étaient âgés d’environ 9000 ans, donc celui de la peinture murale découverte sur le site de Çatalhöyük. De plus, selon ces mêmes géologues, l’activité strombolienne observable au sommet du volcan de la fresque est tout à fait plausible.

Une chercheuse de l’Université de Cambridge reste, quant à elle, persuadée qu’il ne s’agit pas de la représentation d’un volcan mais bien d’une peau de léopard. Elle rappelle que les habitants de  Çatalhöyük vivaient dans la crainte des animaux sauvages et les représentaient sous forme de dessins ou de peintures, comme les hommes préhistoriques dans les cavernes. De plus, aucune autre image de paysage ou de volcan n’a été découverte sur le site…

Affaire à suivre !

Source : The New Scientist.

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drapeau anglaisIn general, when referring to the graphical representation of volcanoes , the oldest image is that of a small mural painting discovered in Turkey in 1963 and representing the Hasan Dağ volcano. It was found in  Çatalhöyük, a village dating back to the Stone Age and  revealed by archaeologists in 1958. The interpretation of this fresco is often controversial, some scientists claiming that it is a volcano while others see it as a leopard skin .
At its discovery in 1963 , archaeologists thought that the painting represented the houses of Çatalhöyük, a village dominated by the erupting Hasan Dağ volcano. If this interpretation were correct, it was the oldest representation of a volcanic eruption .
This hypothesis was quickly undermined by volcanologists at the University of California at Los Angeles – the famous UCLA – who claimed that there was no evidence that people in Çatalhöyük had witnessed the eruption of Hasan Dağ .
Today , these same volcanologists believe they have found such evidence and they have just presented their findings at the conference of the Geological Society of America in Denver (Colorado ). During fieldwork on Hasan Dağ, they collected samples of pumice . In their laboratory, they extracted zircon crystals (a mineral that is very resistant to erosion and chemical changes ) and conducted a radiometric dating. It was found that the samples were approximately 9000 years old, more or less like the mural at Çatalhöyük . Moreover , according to these geologists, the strombolian activity at the summit of the volcano of the fresco is quite plausible.
A female researcher from the University of Cambridge is convinced that it is not the representation of a volcano but a leopard skin. She reminds us that the people of Çatalhöyük lived in fear of wild animals and represented them in the form of drawings or paintings, as the prehistoric men in caves. In addition , no other image of a landscape or volcano has been discovered on the site …
Source: The New Scientist.

Turquie

A vous de juger!   It’s up to you to decide!