Pacaya (Guatemala): Bref épisode éruptif

drapeau francaisL’INSIVUMEH indique d’un épisode éruptif de quatre heures a eu lieu le 30 juillet 2013 sur le Pacaya. Le volcan a projeté des matériaux incandescents jusqu’à une altitude de 2800 mètres. On a également observé une petite coulée de lave de 200 mètres de longueur sur le versant SE du volcan. Le panache de cendre qui a accompagné l’éruption s’étirait sur une distance d’environ 5 km. La sismicité a ensuite décliné, même si persistait un tremor provoqué par la montée du magma dans les conduits éruptifs.

 

drapeau anglaisINSIVUMEH indicates a four-hour eruptive episode took place on July 30th, 2013 on Pacaya. The volcano ejected incandescent materials up to 2800 metres a.s.l. There was also a small lava flow about 200 meters long on the SE side of the volcano. The ash cloud that accompanied the eruption drifted over a distance of about 5 km. Seismicity then declined, even if there was still a tremor caused by magma ascent in eruptive conduits.

Tolbachik (Kamchatka / Russie)

drapeau francaisL’activité éruptive – essentiellement effusive – reste soutenue sur le Tolbachik, comme le confirment les images mises en ligne ces derniers jours. La lave continue à s’échapper d’une fracture sur le versant sud du Tolbachinsky Dol. Le KVERT indiquait le 29 juillet que le tremor montrait une tendance à la hausse.

http://www.photokamchatka.ru/photos/photo.php?ID=28732

Cette vidéo, tournée le 23 juillet 2013, est de piètre qualité mais elle montre que le Tolbachik reste en grande forme:

http://www.youtube.com/watch?v=6R4QhLi_zV8

 

drapeau anglaisEruptive activity – mainly effusive – remains quite intense on Tolbachik, as confirmed by the images that have been uploaded in recent days. Lava keeps flowing from a fracture on the south side of Tolbachinsky Dol. KVERT indicated on July 29th that the tremor showed an upward trend.

http://www.photokamchatka.ru/photos/photo.php?ID=28732

This video, shot on July 23rd 2013, has a poor quality but it shows that Tolbachik is qtill very active:

http://www.youtube.com/watch?v=6R4QhLi_zV8

Tolbachik-blog

Crédit photo:  Sergey Krasnoshekov

Le basalte pourra-t-il aider à réduire les gaz à effet de serre? // Could basalt help reduce greenhouse gases?

drapeau francaisUne expérience très intéressante est en train d’être effectuée à Wallula (État de Washington) où le dioxyde de carbone (CO2) – souvent tenu pour responsable du changement climatique – est injecté à 800 mètres de profondeur dans le sol afin de vérifier s’il peut être stocké en toute sécurité et en permanence dans d’anciennes coulées de basalte.

Pendant quatre semaines, plus de 1000 tonnes de CO2 vont être injectées dans le sol sur le site de l’usine de pâte à papier Boise Inc., sous la direction de chercheurs de Battelle – organisme de Recherche et Développement – qui travaillent pour le compte du Pacific Northwest National Laboratory.
L’usine se trouve à l’aplomb d’un grand nombre de coulées de lave en couches de 2400 mètres ou plus dans le sous-sol ; elles font partie des formations de basalte profondes qui couvrent des parties des Etats de Washington, Oregon et Idaho.

Des essais en laboratoire ont démontré que le gaz à effet de serre peut réagir avec le basalte pour former rapidement une roche solide. Les préparatifs sont en cours depuis plusieurs années pour étudier la géologie à Wallula et pour obtenir des financements et des autorisations. Certaines couches de lave profondes sous Wallula sont très fortement vacuolées, un peu comme une éponge. Le CO2, passé de l’état gazeux à l’état liquide, se fraye un chemin au travers des trous en absorbant l’eau et en réagissant avec des éléments du basalte pour former du carbonate de calcium. On prévoit que la roche commence à se former en quelques semaines, emprisonnant ainsi le dioxyde de carbone qui ne sera plus nocif pour l’atmosphère.

Pour le moment, il s’agit d’un test relativement limité sur le terrain. La quantité de dioxyde de carbone injectée correspond à celle émise par une centrale électrique au charbon en quelques heures. Cependant, on estime que les Etats-Unis et certaines parties du Canada ont assez de capacité potentielle dans des formations géologiques pour stocker du dioxyde de carbone pendant 5700 ans. Les basaltes disponibles en Inde et en Chine sont peut-être encore plus importants. Ce serait intéressant étant donné que ces deux pays consomment de plus en plus d’énergie.

Source: Tri-City Herald.

 

drapeau anglaisA very interesting experiment is under way in Wallula (Washington State) where carbon dioxide (CO2) – largely held responsible for climate change – is being injected 800 metres deep into the ground in order to test whether it can be stored safely and permanently in ancient basalt flows.

Over four weeks, more than 1,000 tons of CO2 will go into the ground on the campus of the Boise Inc. pulp and paper mill under the direction of Battelle researchers based at Pacific Northwest National Laboratory. (Battelle is a global research and development organization).

The mill sits atop dozens of volcanic lava flows in layers 2400 metres or more underground, part of the deep basalt formations that cover parts of Washington, Oregon and Idaho.

Laboratory tests have shown that the greenhouse gas can react with basalt to quickly form solid rock. Preparations have been under way for years to study the geology at Wallula and obtain funding and permits. Some of the deep layers of lava underneath Wallula are pockmarked with holes, like a sponge. CO2, converted from gas to liquid, will make its way through the holes, absorbing water and reacting with elements in the basalt to form calcium carbonate. The rock is expected to start forming within weeks, permanently securing the carbon dioxide away from the atmosphere.

For the moment, it is a relatively small field test. The amount of carbon dioxide being injected is equal to the amount a typical coal-fired power plant emits in few hours. However, it has been estimated that the United States and portions of Canada have enough potential capacity in geologic formations to store carbon dioxide for 5,700 years. Perhaps more important are the basalts available in India and China, two countries with increasing energy use.

Source: Tri-City Herald.

White Island (Nouvelle Zélande): Sismicité en baisse // Seismicity is declining

drapeau francaisLes sismos montrent que la crise sismique signalée dans ma note du 26 juillet est sur le déclin et on s’oriente vers un retour à la normal. Les webcams montrent toutefois que l’incandescence persiste sur le petit dôme au cœur du cratère.

 

drapeau anglaisSeismographs show that the seismic crisis mentioned in my post of July 26th is declining and that the situation is going back to normal. However, the webcams show that incandescence is still present on the small dome inside the crater.

White-Island-blog

 

Lusi (Indonésie): Le séisme de Yogjakarta responsable de la catastrophe?

Tout le monde s’en souvient : Le 27 mai 2006, un séisme de M 6,3 a secoué l’île de Java. L’épicentre était situé à 25 km au sud-ouest deYogyakarta, à une profondeur de 12 km. Le séisme a tué et blessé des gens, détruit des bâtiments et des maisons. 47 heures plus tard, à environ 250 km de l’hypocentre du tremblement de terre, un volcan de boue sortait brusquement du sol. Il faut baptisé « Lusi », abréviation de «Lumpur Sidoarjo ». La boue a jailli à proximité d’un forage pétrolier, avec un jet atteignant 50 mètres de hauteur, ce qui a provoqué des inondations catastrophiques dans la région. Les scientifiques pensent que le volcan de boue restera actif pendant de nombreuses années encore.

Une question fut posée suite à cet événement : L’éruption de boue avait-elle été déclenchée par un événements naturel (le séisme ?) ou était elle le résultat d’une erreur humaine lors du forage du puits d’exploration à proximité? Au final, les différentes études ont tenu l’entreprise Lapindo pour responsable et cette dernière a dû mettre la main à la poche pour dédommager (même si les sommes consenties sont très insuffisantes) les victimes du volcan de boue.

 

Aujourd’hui, des géophysiciens de l’Université de Bonn (Allemagne) et de l’ETH Zürich (Suisse) ont de nouveau étudié la situation et en particulier la propagation des ondes sismiques par le biais d’expériences numériques. En utilisant des simulations informatiques qui prennent en compte les caractéristiques géologiques du sous-sol de Lusi, l’équipe scientifique a conclu que le séisme était le déclencheur de l’éruption de boue, en dépit de la longue distance.

L’explication donnée est la suivante : La couche de boue solide en surpression a été piégée entre des couches possédant des propriétés acoustiques différentes. Ce système a été secoué par le séisme et ses répliques comme une bouteille de champagne. La clé de l’énigme réside dans la réflexion provoquée par la géologie en forme de dôme sous Lusi qui a concentré les ondes sismiques comme l’écho à l’intérieur d’une grotte. Les simulations montrent que la structure en forme de dôme, avec des propriétés différentes, a concentré l’énergie sismique dans la couche de boue qui a très bien pu être liquéfiée et ensuite injectée dans les fractures à proximité.
Selon les chercheurs, les études antérieures auraient sous-estimé l’énergie des ondes sismiques car les mouvements du sol n’ont été examinés qu’en surface. Toutefois, les géophysiciens de l’Université de Bonn pensent que ces mouvements étaient beaucoup moins intenses qu’en profondeur. La structure en forme de dôme a « maintenu » les ondes sismiques en profondeur et amorti celles qui atteignaient la surface.

 

Les scientifiques de Bonn et Zürich pensent que leur étude suffit pour démontrer que les séismes peuvent déclencher des processus sur de longues distances et  qu’elle peut s’appliquer à d’autres systèmes hydrothermaux et volcaniques.

 

A titre tout à fait personnel, je pense que le travail des scientifiques allemands et suisses appelle plusieurs remarques. Tout d’abord, l’étude a été effectuée 7 ans après la catastrophe, alors que le débit de la boue et sa surpression, même s’ils sont encore importants, ont beaucoup diminué par rapport à la phase initiale.

De plus, l’étude s’appuie sur des simulations informatiques qui sont fort utiles pour expliquer le déroulement d’un événement (les coulées pyroclastiques par exemple) mais doivent être utilisées avec la plus grande prudence pour interpréter des phénomènes  naturels qui  n’appartiennent pas au domaine des sciences exactes.

Enfin, j’ai du mal à admettre qu’un séisme (M 6,3 est certes intense mais pas exceptionnel) dont l’épicentre se situe à 250 km puisse provoquer le déclenchement d’un flot de boue.

De toute façon, cette étude ne changera pas grand-chose à la situation sur le terrain. La boue continue à s’écouler et l’argent distribué ne permettra jamais de compenser les dégâts subis par la population.

Source : Science Daily.

Lusi-blog

(Avec l’aimable autorisation de la NASA)

Tungurahua (Equateur)

drapeau francais9 heures: Dans son rapport du 26 juillet 2013, l’Institut Géophysique indique que l’activité du Tungurahua montre des changements tout en se maintenant à un niveau élevé. On observe actuellement une diminution progressive du nombre d’explosions et d’émissions gazeuses et cendreuses ainsi que de leur énergie. Ainsi, la hauteur des colonnes éruptives est inférieure à 1,5 km au-dessus du cratère.
Alors que l’activité de surface a diminué, la déformation des versants du volcan maintient une tendance inflationniste, notamment sur le flanc ouest. En outre, l’activité sismique reste à des niveaux jugés modérés à élevés alors que l’énergie du tremor – associé aux mouvements internes des fluides magmatiques – a diminué par rapport à celle observée les jours précédents.
Au vu de ce qui précède, l’Institut Géophysique pense que deux scénarii peuvent être envisagés :
Scénario 1. Le magma reste stocké dans le système d’alimentation (à des profondeurs allant de 1 à 3 km), ce qui signifierait qu’un nouveau bouchon s’est formé dans le conduit volcanique. Cette situation pourrait déboucher sur une violente activité explosive dans les prochaines semaines, avec apparition de coulées pyroclastiques.
Scénario 2. Le magma stocké à 1 – 3 km de profondeur remonte normalement vers la  surface et donne naissance à court terme à une nouvelle phase d’activité caractérisé par des explosions modérées à fortes avec des retombées de cendre plus intenses.

Dans tous les cas, il est recommandé aux populations situées à proximité du Tungurahu  de rester dans des zones sûres, et aux autorités de suivre attentivement l’évolution de l’activité volcanique sur les heures et les jours à venir à travers les informations émises par L’Institut Géophysique.

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18 heures : L’Institut Géophysique indique que depuis ce matin à 6h26 (heure locale) on enregistre une nouvelle augmentation de l’activité du volcan, avec de fortes explosions et une colonne de cendre d’environ 1,5 km de hauteur. L‘explosion de 07h23 a généré une petite coulée pyroclastique. Des retombées de cendre ont été observées  dans la ville de Mocha.

 

drapeau anglais9:00: In its report of 26 July 2013, the Geophysical Institute indicates that the activity of Tungurahua shows changes while maintaining a high level. There is currently a progressive decrease in the number of explosions and gas or/and ash emissions and in their energy. Thus, the height of the eruptive column is less than 1.5 km above the crater.
While surface activity is decreasing, deformation of the slopes of the volcano maintains an inflationary trend, especially on the western side. In addition, seismic activity remains at levels considered moderate to high, while the energy of the tremor – internal movements associated with magmatic fluids – has decreased compared to the observations of the previous days.
This situation has led the Geophysical Institute to imagine two possible scenarios:
Scenario 1. The magma is stored in the feeding system (at depths ranging from 1 to 3 km), which would mean a new plug has formed in the volcanic conduit. This could lead to violent explosive activity in the coming weeks, with the appearance of pyroclastic flows.
Scenario 2. The magma stored at depths of  1-3 km normally rises to the surface and gives birth in the short term to a new phase of activity characterized by moderate to heavy explosions with more intense ashfall.

In all cases, people located near the Tungurahu are strongly advised to stay in safe areas. Local authorities should closely monitor the evolution of volcanic activity in the coming hours and days through the information transmitted by The Geophysical Institute.

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18 :00 : The Geophysical Institute says that since this morning at 6:26 (local time) there has been a further increase in the activity of the volcano, with loud explosions and a column of ash about 1.5 km high. The explosion that occurred at 7:23 generated a small pyroclastic flow. Ashfall was observed in the city of Mocha.

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Le Tungurahua ce matin  (Crédit photo: Institut Géophysique)

Stromboli (Sicile / Italie): Nouvelle webcam

drapeau francaisAlors que la saison touristique bat son plein, le Stromboli a retrouvé son activité habituelle. Les explosions, typiques du célèbre dynamisme strombolien, se produisent à raison de 14 événements de faible à moyenne intensité chaque heure. Comme à l’accoutumée, quelques petits effondrements sont enregistrés sur la Sciara del Fuoco ; ils sont le résultats de l’accumulation sur la pente du volcan des matériaux éjectés par les bouches éruptives.

Rappelons que l’accès au sommet ne peut se faire qu’avec les guides locaux. Le tarif est de 25 € par personne + la taxe d’accès aux volcans prélevée par la mairie de Lipari (3 €).

Si vous n’allez pas à Stromboli, vous pourrez observer l’activité du volcan depuis chez vous, d’autant plus que deux nouvelles webcams (l’une classique, l’autre thermique) ont été installées sur le Pizzo. L’ensemble des webcams des Iles Eoliennes est accessible à cette adresse :

http://www.ct.ingv.it/it/webcam-eolie.html

 

drapeau anglaisWhile the tourist season in full swing, Stromboli has regained its usual activity. The explosions, typical of  the well-known Strombolian dynamism, occur at an average rate of 14 events of low to medium intensity each hour. As usual, a few minor collapses are recorded on the Sciara del Fuoco; they are caused by the accumulation on the slope of the volcano of the materials ejected by the eruptive vents.
You need to keep in mind that the access to the summit can only be done with local guides. The price is 25 € per person +  volcano access tax collected by Lipari (3 €).
If you do not go to Stromboli, you can see the volcano from your home, all the more as two new webcams (a conventional one and a thermal one) have been installed on the Pizzo. All the webcams of the Aeolian Islands are available at:

http://www.ct.ingv.it/it/webcam-eolie.html

Pizzo-blog

L’activité du Stromboli vue par la nouvelle webcam