Les dangers de l’océan

Cette note n’a rien à voir avec les volcans mais fait appel au bon sens et à la sécurité de chacun.

Les « soufflards » (blowholes en anglais) font partie des attraits des côtes hawaiiennes. L’océan vient battre violemment les rochers et on assiste parfois à des jaillissements d’eau semblables à des geysers quand le relief de la côte le permet.

http://www.youtube.com/watch?v=MhIeswqlpPI&feature=player_embedded

Ces phénomènes naturels sont très spectaculaires mais extrêmement dangereux, ce que ne semblent pas réaliser certains touristes. C’est ainsi que la semaine dernière sur l’île de Maui, l’un d’entre eux a perdu la vie lorsqu’une vague l’a projeté à l’intérieur de l’orifice du soufflard bien connu de Nakalele Point. Malgré trois journées de recherches, son corps n’a pas été retrouvé. Le comble, c’est que les jours qui ont suivi ce drame, on a vu d’autres personnes inconscientes jouer avec la mort sur le même site !

Il ne sert absolument à rien de s’approcher d’un soufflard que l’on peut photographier dans de très bonnes conditions en se tenant à une distance de sécurité suffisante. Alors, si vous allez à Hawaii – ou ailleurs dans le monde – et que vous avez l’occasion de voir des soufflards, soyez prudents ; on tient à vous !

 

 

Lokon (Nord Sulawesi / Indonésie)

drapeau francais.jpgSelon la presse indonésienne, ce sont maintenant plus de 4600 personnes qui ont été évacuées et dirigé vers 6 centres d’abris depuis que le volcan est entré en éruption jeudi, avec son niveau d’alerte élevé au maximum. Aucune victime directe de l’éruption n’est a déplorer. Une femme est morte d’une crise cardiaque pendant sa fuite, mais on ne peut pas dire que le volcan soit directement responsable.

 

drapeau anglais.jpgAccording to the Indonesian press, more than 4,600 people have been evacuated since the volcano erupted on Thursday and its alert status was placed on the highest level. The evacuees are placed in six shelter points. No one has died because of the direct impact of the eruption. A woman died of a heart attack as she was fleeing yesterday, but Mount Lokon was not the direct cause.

L’Islande ferait-elle peur?

Depuis l’éruption de l’Eyjafjallajökull et les tracas qu’elle a causés au trafic aérien en Europe, l’Islande est l’objet de toutes les attentions. Le moindre soubresaut met la presse en émoi et tout le monde se demande si on ne va pas se trouver à nouveau confronté à un nuage de cendre en plein été, au moment où le trafic aérien est le plus intense de l’année.

Les derniers événements confirment ce que je viens d’écrire. L’inondation qui a emporté un tronçon de la route n°1 le 9 juillet a fait craindre un réveil du ‘terrible’ Katla. Les journalistes étaient dans les starting-blocks, prêts à rivaliser de formules fracassantes pour vendre journaux et magazines ! En fait, l’événement a fait « pschitt! »   et rien ne prouve qu’il y ait eu une éruption, si petite soit-elle. Il s’est agi probablement de la vidange d’une poche d’eau de fonte sous la glace du Myrdalsjökull, sous l’effet d’une possible montée en chaleur sous ce glacier, comme cela se produit très fréquemment en Islande.

Le 12 juillet au soir, un phénomène identique s’est produit au niveau du volcan Loki-Fögrufjöll sur le Vatnajökull. Un important déversement d’eau en provenance du glacier a fait brutalement déborder la rivière Svedja dont le niveau est monté de 70 centimètres. Là encore, aucun signe éruptif n’a été détecté. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle je n’ai pas mentionné cet événement dans mon blog.  

Début juillet, suite à des déformations de l’Hekla, les volcanologues et la presse annonçaient « une éruption à court terme », mais l’affaire est restée sans suite.

Il faudrait arrêter de fantasmer chaque fois qu’un séisme ou un gonflement de rivière se produit en Islande ; la terre y tremble des dizaines de fois chaque jour sans annoncer pour autant une éruption volcanique. Il ne faudrait pas oublier que l’Islande se situe sur la dorsale médio-atlantique, à la frontière de deux plaques tectoniques qui sont en mouvement permanent l’une par rapport à l’autre.

Lorsque l’on randonne en Islande le long d’un glacier, il n’est pas rare de sentir des odeurs de soufre ou d’hydrogène sulfuré, signe que le feu de la terre couve à faible profondeur. Il faut d’ailleurs être sur ses gardes car une montée des eaux peut intervenir à tout moment. (J’ai personnellement assisté au phénomène le long du Vatnajökull dans les années 1980). Mais de là à craindre une éruption, il y a une grande marge !

Certes, le Katla, l’Hekla et les autres sont des volcans actifs qui peuvent se réveiller à tout moment, mais il faudrait arrêter d’ameuter les foules à la moindre vibration!

Sur son site Intermet ; l’Icelandic Met Office a dressé la liste des éruptions dans le pays depuis 1902 :

2011 : Grimsvötn

2010 : Eyjafjallajökull

2004 Grímsvötn
2000 Hekla
1998 Grímsvötn
1996 Gjálp
1991 Hekla
1984 Krafla
1983 Grímsvötn
1981 Krafla 2 eruptions
1981 Hekla
1980 Hekla
1980 Krafla 3 eruptions
1977 Krafla 2 eruptions
1975 Krafla
1973 subaquatic eruption 5 km south of Landeyjar coast
1973 Heimaey
1970 Hekla
1963-1967 Surtsey
1961 Askja
1947 Hekla
1938 Grímsvötn
1934 Grímsvötn
1933 Grímsvötn
1929 Askja
1927 Askja
1926 northeast of Eldey
1924 Askja
1923 Askja
1922 Askja 2 eruptions
1922 Grímsvötn
1921 Askja
1918 Katla
1913 Austan Heklu
1910 Þórðarhyrna
1903 Þórðarhyrna
1902 Grímsvötn

Vatna-Jokulsa.jpg
Naissance d’une rivière sous le Vatnajökull (Photo: C. Grandpey)