Hekla (Islande)

drapeau francais.jpgHier, les volcanologues islandais s’attendaient à une éruption à court terme de l’Hekla car des déformations significatives avaient été enregistrées. Aujourd’hui : machine arrière ! Les déformations sont moindres et, même s’il semble probable que du magma s’est accumulé sous le volcan, le risque d’éruption semble s’éloigner. Il est toutefois déconseillé aux randonneurs de grimper sur le volcan et demandé aux personnes qui visitent la région d’être vigilantes. En 2000, lors de la dernière activité, l’Hekla a fait savoir qu’il allait se manifester par une séquence sismique seulement quelques dizaines de minutes avant l’événement.

Les scientifiques islandais accusent la presse internationale – britannique en particulier – d’avoir fait preuve de « sensasionnalisme » en annonçant une éruption imminente de l’Hekla et de discréditer leur profession.

Source: Iceland Review.

 

drapeau anglais.jpgYesterday, Icelandic volcanologists were expecting an eruption of Hekla as significant ground movements had been observed. Today it is the contrary! The distortions have declined and, even though it is likely some magma has accumulated beneath the edifice, the risk of an eruption is less high. However, hikers are advised not to climb the volcano and tourists are asked to be watchful when they visit the area. Indeed, when Hekla erupted in 2000, the eruption was preceded by a seismic crisis only some tens of minutes before the event.

Icelandic scientists are accusing the internatiolal press – especially the British one – of sensational journalism when announcing an imminent eruption of Hekla, which contributes to discrediting their profession.

Source: Iceland Review.

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Des éruptions à court terme dans le sud de l’Australie?

En utilisant les technologies de datation les plus récentes pour étudier l’âge des volcans des provinces de West Victoria et South Australia, des scientifiques de plusieurs institutions de Melbourne ont découvert que leur cycle éruptif était dépassé et qu’une activité éruptive pourrait se produire très bientôt et représenter une menace pour des milliers d’habitants.

Les résultats des recherches ont révélé que les éruptions de ces volcans se produisaient tous les 2000 ans et, comme la dernière éruption du mont Gambier a eu lieu il y a plus de 5000 ans, il faut rester sur ses gardes !

Les volcans de la région sont de petits édifices monogéniques dont les éruptions n’ont pas causé de gros dégâts dans le passé. Aujourd’hui, avec le développement des zones habitées, des infrastructures de communication, de l’agriculture et de l’industrie, les dégâts causés par des éruptions pourraient revêtir une autre ampleur. Les scientifiques évoquent des coulées de lave de plusieurs dizaines de kilomètres de longueur, ainsi que des explosions phréato-magmatiques générant de volumineux nuages de cendre obstruant les cours d’eau et perturbant le transport aérien.

Les scientifiques australiens rappellent que l’origine probable de cette activité éruptive se trouve dans la rencontre des plaques tectoniques australienne et de Papouasie-Nouvelle-Guinée (PNG). Ils regrettent qu’aucun plan d’action n’ait été prévu dans la région de Melbourne en cas d’éruption alors que les autorités néo-zélandaises ont mis en place des mesures en cas de réveil du volcan au-dessus duquel a été construite la ville d’Auckland.

 

A titre très personnel, je pense que le seul intérêt de ce genre de recherches est de faire prendre conscience à la population -australienne en l’occurrence – qu’elle n’est pas à l’abri d’un réveil des volcans qui sommeillent dans certaines régions du pays. En revanche, il paraît bien présomptueux – comme cela a été fait à propos de Yellowstone – d’affirmer que ces volcans sont en retard dans leur cycle éruptif  alors que nous sommes toujours incapables de prévoir le comportement des volcans actifs de notre planète !

 

Source : International Business Times.