Nouvelles de la sismicité à Mayotte // News of seismicity at Mayotte

A plusieurs reprises sur ce blog, je me suis attardé sur la sismicité enregistrée à Mayotte depuis un an (tout a commencé le 10 mai 2018). Un blogonaute dont la fille est médecin à l’hôpital m’avait expliqué que la jeune femme recevait des patients en proie à des crises d’angoisse et qu’elle même n’était pas rassurée, même si les secousses ne causent pas de dégâts majeurs. Un Mahorais rencontré au Salon du Livre de Paris m’avait confirmé l’état d’esprit dans lequel vit la population.

Dans son édition du 8 mai 2019, l’excellent Journal de l’Ile de la Réunion donne des nouvelles de Mayotte. Les scientifiques ont indiqué que cette sismicité est d’origine volcanique, avec une composante tectonique.

Les secousses se produisent à un rythme quotidien, de nuit comme de jour. Depuis le 10 mai 2018, Mayotte a subi plus de 1.800 secousses de magnitude supérieure ou égale à M3,5. La plus forte atteignait M 5,8. Pendant le seul mois d’avril 2018, l’île a été secouée par plus de 130 séismes, soit environ quatre par jour, avec des épicentres localisés entre 30 et 50 km à l’est de Mamoudzou, le chef-lieu.

Avec le temps, la population s’est habituée, mais dire cela n’est pas une solution. Il faut aller plus loin et trouver la ou les véritables causes de la sismicité. Ce n’est pas parce que le 101ème département français se trouve à 8000 kilomètres de la métropole qu’il faut laisser aller !

 Par bonheur, les séismes n’ont pour l’instant fait aucune victime. L’essentiel des dégâts matériels porte sur des bâtiments fragiles. A ce jour, quatre dossiers de demande de reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle ont été déposés par des communes auprès de la commission dédiée. Elles sont toujours en cours d’instruction.

Cumulées, on estime que les énergies libérées par l’ensemble des séismes depuis le début de la crise correspondent à un seul tremblement de terre de magnitude M 6,3 ou 6,4. Sur place, les scientifiques tentent toujours de comprendre les mécanismes qui sont à l’origine de l’essaim sismique. Une équipe française est actuellement au large de l’île pour récupérer six sismomètres déployés en mer en février entre 1600 et 3600 mètres de profondeur, sous l’égide du CNRS.

Ces chercheurs essaient également d’acquérir des images des fonds océaniques dans la zone où se produisent les séismes. Ils tentent aussi de détecter d’éventuelles sorties de fluides ou de gaz. En janvier, des poissons de grande profondeur ont été retrouvés morts à la surface de l’eau au large de Mayotte ; cela pourrait signifier qu’il existe un lien avec la faille sismique à l’origine de l’essaim.

Source : Clicanoo.

Depuis le début de l’essaim de séismes à Mayotte, le BRGM assure un suivi sismologique que l’on peut découvrir en cliquant sur ce lien :

https://www.brgm.fr/content/essaim-seismes-mayotte-points-situation

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Several times on this blog, I wrote about the seismicity recorded for a year (it all started on May 10th, 2018) at Mayotte. A blogonaut whose daughter is a doctor at the hospital had explained to me that the young woman was receiving patients suffering from bouts of anxiety and that she was not reassured, even if the shaking did not cause any major damage. A Mahorais I met at the Salon du Livre of Paris confirmed the inhabitants’state of mind.
In its issue of May 8th, 2019, the excellent Journal de l’Ile de la Réunion gives some news of Mayotte. Scientists have indicated that this seismicity is of volcanic origin, with a tectonic component.
The tremors occur at a daily pace, night and day. Since May 10th, 2018, Mayotte has suffered more than 1,800 tremors with magnitudes greater than or equal to M 3,5. The strongest quake reached M 5.8. During the month of April 2018, the island was shaken by more than 130 earthquakes, or about four per day, with epicentres located between 30 and 50 km east of Mamoudzou, the capital.
Over time, people have become used to it, but saying that is not a solution. We must go further and find the true cause or causes of the seismicity. Just because the 101st French department lies 8000 kilometres from Paris does not mean that the authorities should let go!
Fortunately, the earthquakes have no killed anybody yet. Most of the material damage is observed on fragile buildings. To date, four applications for recognition of the state of natural disaster have been submitted by municipalities to the dedicated commission. They are still being instructed.
It is estimated that the energies released by all earthquakes taken together since the beginning of the crisis correspond to a single earthquake with a magnitude M 6.3 or 6.4. On site, scientists are still trying to understand the mechanisms behind the seismic swarm. A French team is currently off the island to recover six seismometers deployed at sea between 1,600 and 3,600 meters deep, under the auspices of CNRS.
These researchers are also trying to acquire images of the ocean floor in the area where earthquakes occur. They also try to detect any outflow of fluids or gases. In January, deep-sea fish were found dead on the surface of the water off Mayotte; this could mean that there is a link with the seismic fault at the origin of the swarm.
Source: Clicanoo.

Since the beginning of the seismic swarm in Mayotte, BRGM has provided seismological monitoring that can be discovered by clicking on this link:
https://www.brgm.fr/content/essaim-seismes-mayotte-points-situation

La sismicité au large de l’île de Mayotte en septembre 2018 (Source : BRGM)

La sismicité pendant l’éruption du Kilauea en 2018 // Seismicity during Kilauea’s 2018 eruption

Le Centre d’alerte aux tsunamis dans le Pacifique (PTWC) a mis en ligne une vidéo en accéléré assez fantastique à l’occasion de l’anniversaire du début de la dernière éruption du Kilauea. .

https://youtu.be/Pc9hM08uscM

Cette animation commence le 1er avril 2018, un mois avant le début de l’éruption. On y voit une séquence habituelle de sismicité sur la Grande Ile d’Hawaii. L’animation se poursuit dans le temps à raison d’un jour par seconde d’animation. Les cercles indiquent l’emplacement des séismes au fur et à mesure qu’ils se produisent. La taille des cercles dépend de la magnitude des séismes tandis que les couleurs représentent leurs profondeurs. Trois jours avant le début de l’essaim sismique annonciateur du début de l’éruption, la lave de l’Overlook Crater a débordé sur le plancher de l’Halema’uma’u. Le 30 avril, l’éruption de Pu’uO’o qui durait depuis 35 ans a cessé et le cône s’est partiellement effondré. Cet événement a coïncidé avec le début d’un essaim sismique d’origine volcanique dans l’East Rift Zone du Kilauea. À partir de l’effondrement du Pu’uO’o, l’activité sismique a migré vers le nord-est le long de l’East Rift Zone, loin du Pu’uO ’o, ce qui correspondait au déplacement du magma dans cette direction. Le magma a atteint la surface sous forme de lave l’après-midi du 3 mai, avec l’apparition de coulées de lave qui ont détruit quelque 700 habitations et couvert plus de 30 kilomètres carrés, y compris Kapoho Bay. Dans cette animation, la tache orange en croissance représente ces coulées de lave.
En émergeant dans l’East Rift Zone le magma a parcouru une longue distance depuis sa source, le réservoir situé sous le sommet du Kilauea. La lave a commencé à quitter l’Overlook Crater le 2 mai, et le 15 mai le lac de lave s’était enfoncé de plusieurs dizaines de mètres. On observait alors des explosions dont certaines provoquaient des séismes de magnitude M 5.0 et envoyaient des nuages ​​de cendre à 9 000 mètres au dessus du niveau de la mer. À la fin du mois de mai cependant, les parois du cratère de Halema’uma’u’u ont commencé à s’effondrer, élargissant le cratère et faisant disparaître l’Overlook Crater, avec la fin de l’activité explosive. Non seulement le cratère de l’Halema ’uma ’u s’est effondré, mais tout le plancher de la caldeira du Kilauea s’est affaissé tandis que le magma s’évacuait du sommet pour aller alimenter l’éruption sur l’East Rift Zone. Cette déflation du sommet du volcan a généré une activité sismique encore jamais observée sur le volcan.
Afin de mieux illustrer l’activité sismique, l’animation comporte dans sa partie inférieure des graphiques montrant des statistiques. Le graphique du haut montre les magnitudes des séismes à mesure qu’ils se produisent. Le graphique du bas montre le nombre total de séismes par heure. Le 30 avril, la fréquence des séismes a atteint une centaine par jour, avec une magnitude supérieure à M 4,0. L’événement le plus significatif a été enregistré pendant l’après-midi du 4 mai, avec une magnitude de M 6,9. Il a généré de nombreuses répliques et un petit tsunami sans gravité. Ce même séisme a également repoussé le flanc du volcan Kilauea de 50 centimètres vers l’océan.
Avec l’affaissement de la caldeira du Kilauea et l’effondrement de l’Halema’uma’u, le nombre de séismes a considérablement augmenté et le 15 juin, on en recensait plus de 700 par jour. Ces séismes se sont multipliés pour culminer avec des événements de magnitude M 5,0, voire plus, tous les un à deux jours. Une pause de quelques heures intervenait, puis tout recommençait. Ce cycle s’est répété 62 fois et s’est terminé avec un dernier événement de M 5.0 le 2 août, avant de cesser complètement deux jours plus tard, avec un retour de la sismicité à un niveau normal. L’éruption dans la Lower East Rift Zone du Kilauea était terminée Source: Centre d’alerte aux tsunamis du Pacifique (PTWC).

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The Pacific Tsunami Warning Center (PTWC) released a fantastic time lapse video for the anniversary of the start of the last Kilauea eruption. .

https://youtu.be/Pc9hM08uscM

 This animation begins on April 1st, 2018, one month before the start of the eruption with the usual earthquake pattern observed at Hawaii Big Island and proceeds forward in time at a rate of one day per second of animation time. Circles indicate the locations of earthquakes as they occur, with their sizes indicating their magnitudes and their colours representing their depths. Three days before the swarm began, the lava within the “Overlook crater” inside Halema‘uma‘u overflowed. Then on April 30th, the 35-year-old Pu’uO’o eruption ceased and its cone partially collapsed. This event coincided with the start of a swarm of volcanic earthquakes on Kilauea’s East Rift Zone. Starting with that collapse, earthquake activity moved northeast along the East Rift Zone away from Pu’uO’, indicating the movement of magma below the ground in this direction. Magma reached the surface and erupted as lava on the afternoon of May 3rd, with lava flows that destroyed about 700 homes, and covered more than 30 square kilometres, including Kapoho Bay. In this animation a growing orange field represents these lava flows.

The eruption of lava from the East Rift Zone drew magma away from its reservoir under Kilauea’s summit. Lava began to drain from the “Overlook crater” on May 2nd and by May 15th, its lava lake had dropped tens of metres and was producing explosions, some of which were strong enough to register as M 5.0 earthquakes and send ash clouds to 9,000 metres above sea level. By the end of May, however, the walls of Halema‘uma‘u had begun to collapse, thus widening itself and burying its “Overlook crater” and ending the explosive activity. Not only was Halema‘uma‘u Crater collapsing, but the entire floor of the Kilauea caldera was dropping as magma continued to drain from the summit to feed the flank eruption. This deflation of the volcano’s summit generated an unprecedented level of seismic activity with a peculiar pattern.

To help illustrate this pattern this animation includes charts showing some statistics about the earthquake activity shown here. The top graph shows the earthquakes’ magnitudes as they occur. The bottom graph shows the total number of earthquakes per hour. On April 30th,  the frequency of earthquakes increased to about 100 per day with their magnitudes exceeding M 4.0. The largest earthquake struck on the afternoon of May 4th with a magnitude of M 6.9. It produced numerous aftershocks and a small tsunami. This largest earthquake also moved the flank of Kīlauea Volcano as much as 50 centimetres seaward.

With the subsidence of the Kilauea caldera and the collapse of Halema‘uma‘u the number of earthquakes dramatically increased and by June 15th there were more than 700 per day. These earthquakes would repeatedly grow in number and culminate with a magnitude M 5.0 or above event every one to two days, pause for a few hours, then start over again. This cycle repeated 62 times with the last of the M 5.0 events on August 2nd, and ceasing altogether two days later when seismicity suddenly returned to normal background levels, coinciding with the end of the vigorous eruption of lava from the East Rift Zone.

Source :  Pacific Tsunami Warning Center (PTWC).

Source: PTWC

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde, en relation avec les informations fournies par les observatoires et le rapport hebdomadaire de la Smithsonian Institution.

Comme je l’ai indiqué précédemment, le Sinabung (Indonésie) a connu une éruption modérée survenue le 7 mai 2019. L’événement a duré 42 minutes et 49 secondes. Des retombées de cendres ont été signalées dans plusieurs villages autour du volcan. Le VAAC de Darwin indique que l’éruption a produit une colonne de cendres jusqu’à 4,6 km d’altitude, soit 2 km au-dessus du cratère.
Le niveau d’alerte est à 4 (AWAS) depuis le 2 juin 2015.

La dernière éruption du Sinabung a eu lieu en 2018.

Source: BNPB.

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Le PHIVOLCS a fait passer le niveau d’alerte du Bulusan de 0 (comportement normal) à 1 (comportement anormal). Il est rappelé à la population et aux touristes qu’il est interdit d’entrer dans la zone de danger permanent (PDZ) de 4 km de rayon.
La décision de relever le niveau d’alerte a été prise après une augmentation de l’activité sismique du 4 au 5 mai 2019. Par ailleurs, les inclinomètres ont révélé une légère inflation de la partie supérieure de l’édifice volcanique du 29 avril au 5 mai 2019.
Une augmentation significative de la température de l’eau des sources chaudes a également été enregistrée, avec des panaches de vapeur provenant des bouches situées au sud-est.
La dernière éruption du Bulusan a eu lieu le 5 juin 2017 avec un indice d’explosivité volcanique (VEI) de 1.

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L’Institut géophysique du Pérou indique que l’activité du Sabancaya reste modérée. La situation ne devrait pas évoluer dans les prochains jours.

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Comme pendant les dernières semaines, la couleur de l’alerte aérienne de quatre volcans du Kamchatka est maintenue à l’Orange en raison du risque de violentes explosions qui génèrent des panaches de cendres pouvant affecter le trafic aérien. Il s’agit du Sheveluch, du Klyuchevskoy, du Karymsky et de l’Ebeko.

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Au Guatemala, le Pacaya montre toujours une activité strombolienne avec des projections qui montent à une quinzaine de mètres au-dessus du cratère. On observe toujours des coulées de lave sur le flanc nord du volcan.

Le Fuego émet des panaches de vapeur et de cendre qui montent jusqu’à 4500-4800 mètres d’altitude. Le volcan continue à faire entendre de forts grondements et le population ressent parfois des ondes de choc. La nuit, une forte incandescence est visible au niveau du cratère d’où partent parfois des avalanches de matériaux. Elles empruntent les ravines et atteignent parfois la végétation.

L’activité du Santiaguito se limite à des émissions gazeuses ponctuées de quelques explosions faibles à modérées générant des panaches de cendre.

Source : INSIVUMEH.

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Les émissions de SO2 restent très élevées au niveau du cratère Nakadake du Mont Aso (Japon), avec une moyenne de 3 200 tonnes par jour. On peut parfois observer une faible incandescence au-dessus du cratère. Des panaches de gaz, de vapeur et de cendres sont émis par le volcan. Des retombées de cendres ont été signalées dans plusieurs secteurs. Le niveau d’alerte reste à 2 (sur une échelle de 1 à 5).
Source: JMA.

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La sismicité a augmenté sur le Colima (Mexique) à la fin d’avril, avec une augmentation significative du nombre d’événements haute fréquence et volcano-tectoniques. Le 26 avril 2019, il a été décidé de relever le niveau d’alerte à la couleur Jaune (le deuxième niveau sur une échelle de quatre couleurs) et d’étendre la zone d’exclusion à un rayon de 8 km.
Source: Centro Universitario de Estudios and Investigaciones de Vulcanologia – Université de Colima.

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À la fin du mois d’avril, les émissions de cendres sur l’Etna (Sicile) ont augmenté dans la Bocca Nuova, le cratère Nord-Est (NEC), et dans la bouche E du Nouveau Cratère Sud-Est (NSEC). Des bouffées d’incandescence ont été observées la nuit par les webcams dans la bouche E du NSEC. Une nouvelle bouche a été signalée sur la paroi interne de la Voragine le 30 avril.
Une activité strombolienne était visible le 30 avril au niveau de la bouche BN-1 de la Bocca Nuova ; elle s’est poursuivie jusqu’au 5 mai; Les visites sur le terrain le30 avril ont révélé que deux bouches dans la BN-1 étaient actifs et produisaient des explosions  toutes les deux ou trois secondes. Les bombes et les lapilli étaient éjectés au-dessus du cratère, mais retombaient à l’intérieur ou près de la lèvre. Une activité strombolienne était visible dans le NSEC fin avril et début mai.
Source: INGV.

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Here is some news of volcanic activity around the worlds, according to the information provided by the observatories and the Smithsonian Institution’s weekly report

As I put it previously, Sinabung (Indonesia) went through a moderate eruption on May 7th, 2019. The event lasted 42 minutes and 49 seconds. Ashfall was reported in several villages around the volcano. Sinabung’s last eruption took place in 2018 with ash plumes up to 3.7 km a.s.l.

The Darwin VAAC indicates that the eruption produced an ash column up to 4.6 km a.s.l., or 2 km above the crater.

The alert level has been at 4 (AWAS), the maximum, since June 2nd, 2015.

Sinabung’s last eruption took place in 2018 with ash plumes up to 3.7 km a.s.l.

Source: BNPB.

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PHIVOLCS has raised the alert level for Bulusan from 0 (normal behaviour) to 1 (abnormal behaviour). People are reminded that entry into the 4-kilometre-radius Permanent Danger Zone (PDZ) is prohibited..

The decision to raise the alert level was taken after an increase in seismic activity from May 4th to 5th, 2019. Besides, Tiltmeter data from April 29th to May 5th, 2019, indicated slight inflation of the upper part of the volcanic edifice.

A significant increase in water temperature of the hot springs has also been recorded, with steam plumes from the southeast vents.

Bulusan’s last eruption occurred on June 5th, 2017 with a Volcanic Explosivity Index (VEI) of 1.

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The Geophysics Institute of Peru indicates that activity at Sabancaya remains at moderate levels. And should not much change in the coming days.

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Like in the previous weeks, the aviation colour code of four Kamchatka volcanoes is kept at Orange because of the risk of powerful explosions releasing ash plumes that might affect air traffic: Sheveluch, Klyuchevskoy, Karymsky and Ebeko.

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In Guatemala, strombolian activity is observed on Pacaya, with projections rising up to fifteen metres above the crater. Lava flows are still observed on the northern flank of the volcano.
Fuego emits plumes of steam and ash that rise up to 4500-4800 metres above sea level. The volcano continues to produce strong rumblings and the population sometimes feels shock waves. At night, a strong incandescence is visible above the crater that sometimes belches avalanches of materials. They travel down the ravines and sometimes reach the vegetation.
The activity of Santiaguito is limited to gaseous emissions punctuated by a few weak to moderate explosions generating ash plumes.
Source: INSIVUMEH.

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SO2 emissions at Mount Aso’s Nakadake Crater (Japan) continue to be very high at an average of 3,200 tons per day. Weak incandescence can occasionally be seen at the crater. Gas, steam and ash plumes are emitted by the volcano. Ashfall has been reported in several areas. The Alert Level remains at 2 (on a scale of 1-5).

Source: JMA.

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Seismicity increased at Colima (Mexico) at the end of April, characterized by a considerable increase in the number of high-frequency and volcano-tectonic events. On April 26th, 2019, it was decided to raise the alert level to Yellow (the second level on a four-colour scale) and extend the exclusion zone to an 8-km radius.

Source : Centro Universitario de Estudios e Investigaciones de Vulcanologia – Universidad de Colima

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At the end of April, ash emissions rose from Mt Etna’s Bocca Nuova Crater, Northeast Crater (NEC), and from the E vent in New Southeast Crater (NSEC). Pulsating incandescence from NSEC’s E vent was recorded at night by webcams. A new vent on the inner wall of Voragine Crater was noted on April 30th.

Strombolian activity from the BN-1 crater deep within the Bocca Nuova Crater was visible on April 28th and continued through May 5th; field inspections on April 30th revealed that two vents in BN-1 were active and producing explosions at a rate of one every 2-3 seconds. Bombs and lapilli were ejected above the crater rim but deposits remained mostly within the confines of the crater or near the rim. Strombolian activity was visible at NSEC in late April and early May.
Source: INGV.

Le 8 mai, une journée particulière…

Le 8 mai est une date riche en événements.

Ce jour a marqué en 1945 la capitulation de l’Allemagne et, avec elle, la fin de la Seconde Guerre Mondiale.

Le 8 mai 1902, la Montagne Pelée se mettait en colère à la Martinique, avec une éruption qui a tué quelque 29 000 personnes.

Le 8 mai 2019 était l’anniversaire d’Antonio Nicoloso qui nous a quittés le 14 décembre 2007. Chef des guides de l’Etna, il a conduit mes premiers pas sur le volcan sicilien. Une très solide amitié est née entre nous et nous évoquions souvent Haroun Tazieff qui m’avait mis en relation avec Antonio.

En cliquant sur le lien ci-dessous, vous verrez une vidéo dans laquelle Antonio Nicoloso descend dans le cratère central de l’Etna. On y voit également sa découverte d’une grotte qui débouchait sur une coulée active pendant l’éruption de 1991-1994. Le séjour dans cette grotte reste l’un de mes grands souvenirs sur l’Etna.  Je l’ai décrit dans mon livre Volcanecdotes, aujourd’hui épuisé.

J’en profite pour saluer ici son frère, Orazio, et les guides de l’Etna.

https://www.youtube.com/watch?v=LUMW9EagUVw

…et au fond coulait une rivière… (Photos: R. Clocchiatti & C. Grandpey)