Des vagues de chaleur plus fréquentes et plus intenses

Concentrations de CO2 : 431,32 ppm (18 juin 2026)             

Concentrations de CH4 : 1940,43 ppb (janvier 2026)

Dans un article dédié aux vagues de chaleur de ces dernières semaines, France Info explique qu’après un premier épisode de températures inédites durant le mois de mai, nous vivons à la mi-juin la première vague de chaleur de l’année 2026, selon la définition de Météo-France. Il s’agit du 52ème événement de ce type dans l’Hexagone depuis 1947, mais depuis quelques années, leur fréquence et leur intensité ont fortement augmenté, comme on peut le voir dans le graphique ci-dessous où la taille des cercles correspond à la durée de la vague de chaleur.

L’article de France Info nous explique que depuis 1947 et le début de relevés précis de Météo-France, « la moitié des vagues de chaleur ont eu lieu avant 2010 – donc en 60 ans – et l’autre moitié après 2010 – donc en 15 ans. »

D’autres agences climatiques comme Copernicus ont une approche différente et préfèrent prendre 1970 comme année de référence car c’est dans les années 1970 que l’on a observé les premiers signes du réchauffement climatique. On voit d’ailleurs très clairement sur le graphique la concentration et l’intensité des vagues de chaleur depuis cette époque. La carte traduit parfaitement l’accélération du réchauffement climatique au cours des dernières décennies.

Il est intéressant d’adjoindre à ce graphique la Courbe de Keeling qui montre les concentrations de CO2 dans l’atmosphère. Le graphique ci-dessous montre la progression fulgurante de ces concentrations entre les années 1950 – 1970 et aujourd’hui.  La concentration de 316 ppm en 1959 est passée à environ 370 ppm en 2000, à 425 ppm en 2024 et plus de 431 ppm aujourd’hui. La NOAA fait remarquer que les concentrations moyennes ont augmenté de 1,3 à 1,4 ppm par an jusqu’au milieu des années 1970, et elles augmentaient de plus de 2 ppm par an dans les années 2010.

Source: NOAA

Il est bien évident que les gaz à effet de serre (CO2 et méthane, par exemple) d’origine anthropique sont largement responsables de la hausse des températures que nous connaissons depuis les années 1970. Avec l’accumulation des événements extrêmes et la hausse du niveau des océans, pendant combien de temps encore pourrons nous faire face au dérèglement du climat de notre planète?

De plus en plus d’icebergs au Groenland // More and more icebergs in Greenland

D’après une nouvelle étude menée par des chercheurs de l’Université technique du Danemark (DTU) et publiée dans la revue Nature, les glaciers du Groenland libèrent quatre fois plus d’icebergs qu’il y a 25 ans en raison du réchauffement climatique, avec des répercussions sur le trafic maritime et les écosystèmes marins.
En fait, la fonte des glaces du Groenland a des répercussions sur l’ensemble de l’Arctique. Par exemple, dans le détroit de Fram, entre le nord-est du Groenland et le Svalbard, la présence d’icebergs a quadruplé depuis l’an 2000. De plus, la proportion de groupes d’icebergs provenant du Groenland et de l’Arctique russe, et composés de plus de cinq icebergs, a augmenté de 4,5 % par décennie depuis le début du siècle.

La nouvelle étude montre que les conséquences ne se limitent pas à la montée des eaux, mais affectent directement les écosystèmes des grands fonds marins, loin des glaciers. Les icebergs transportent d’importantes quantités de roches et de sédiments à plusieurs centaines de kilomètres des côtes avant de fondre complètement après avoir bouleversé la vie sur les fonds marins.
De plus, avec l’ouverture de nouvelles routes maritimes dans l’Arctique, le risque de collision des navires avec des icebergs augmente forcément, même si les systèmes de détection sont de plus en plus performants. .

Source : AFP

Crédit photo: Wikipedia

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According to a new study by researchers from the Technical University of Denmark (DTU), published in the journal Nature, Greenland’s glaciers are releasing four times more icebergs than 25 years ago as a result of global warming, with implications extending to maritime traffic and marine ecosystems.

When the Greenland ice melts, one can see see that the changes affect the entire Arctic. For instance, in the Fram Strait, between northeast Greenland and Svalbard, the occurrence of icebergs has quadrupled since the year 2000. In addition, the proportion of groups of icebergs originating from Greenland and from the Russian Arctic, and comprising more than five individual icebergs, has increased by 4.5 percent per decade since the turn of the century.

The new study shows that the consequences do not stop at rising sea levels, but directly affect deep-sea ecosystems far from the glaciers. Icebergs transport large quantities of rocks and sediments several hundred kilometres offshore before sinking and transforming life on the seabed.

Furthermore, as new shipping routes open up in the Arctic, the risk that vessels will encounter icebergs along their journey increases, even though detection systems are becoming increasingly effective.

Source : AFP.