Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde:

A partir de 19 h ( heure locale) le 12 mai 2022, des émissions de cendres du Cratère Sud-Est de l’Etna (Sicile) se sont accompagnées de l’ouverture d’une ou plusieurs bouches le long du flanc nord du cratère, avec une petite coulée de lave qui a atteint la base nord du cratère. Le panache de cendres atteint actuellement une hauteur d’environ 3500 m au-dessus du niveau de la mer.

Le tremor, dont a source se situe au niveau du Cratère Sud-Est, montre des valeurs moyennes à hautes.

Source: INGV.

Voici une vidéo de l’événement :

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L’activité sismique se poursuit sur la péninsule de Reykjanes (Islande) mais les scientifiques islandais disent qu’il n’y a rien à craindre, car cela fait partie de l’activité normale sur la péninsule et il n’y a aucun signe d’une éruption à court terme.
Des essaims distincts comprenant au total quelque 2 200 événements ont été détectés près de la centrale électrique de Reykjanes, d’Eldvörp, de Sundhnjúkagígar, Hagafell à l’est du mont Þorbjörn et dans le secteur du lac Kleifarvatn du 2 au 8 mai 2022. Le 10 mai, un événement de M 3.2 a été localisé à environ 7 km au nord de Reykjanestá ; la secousse a été ressentie dans les environs. Un séisme de M 3.0 a également été enregistré quelques heures plus tard dans la même zone. Les deux événements ont été ressentis dans la région de Reykjavik, la capitale.
L’activité la plus intense s’est produite sur la péninsule de Reykjanes et s’est largement répandue dans la région. Il convient de noter que deux petits événements ont également été détectés dans le secteur du mont Hekla.
Source : Icelandic Met Office.

 

Source : IMO

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Des émissions significatives de gaz et des épisodes de tremor volcanique sont toujours enregistrés sur le Ruapehu (Nouvelle-Zélande). La température du lac de cratère atteint 41 °C et des panaches de vapeur sont parfois observés.
Une fois de plus, les scientifiques de GeoNet affirment qu’au cours des quatre prochaines semaines, l’issue la plus probable de cet épisode d’activité pourrait être une éruption mineure confinée à la région du lac sommital, ou aucune éruption.
Le niveau d’alerte reste à 2 et la couleur de l’alerte aérienne est maintenue au Jaune.
Source : GéoNet.

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Une hausse des températures de surface et des émissions de SO2 a été détectée dans les données satellitaires du Cleveland (Aléoutiennes / Alaska). En conséquence, le niveau d’alerte volcanique a été élevé à Advisory (surveillance conseillée) et la couleur de l’alerte aérienne a été portée au Jaune.

Source : AVO.

Crédit photo: AVO

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L’activité reste élevée sur le Karymsky (Kamtchatka). Une anomalie thermique était visible sur les images satellites fin avril et début mai. Le 4 mai, les explosions généraient des panaches de cendres jusqu’à 3,2 km au-dessus du niveau de la mer. La couleur de l’alerte aérienne reste à l’Orange.
Source : KVERT.

Crédit photo: KVERT

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Sur le Kilauea (Hawaii), la lave continue d’être émise par une bouche dans le cratère de l’Halema`uma`u avant d’entrer dans le lac de lave actif et de s’écouler sur le fond du cratère. La surface du lac de lave est relativement stable. La couleur de l’alerte aérienne et le niveau d’alerte volcanique restent respectivement à Orange et Watch (Vigilance).
Source : HVO.

Crédit photo: HVO

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Le 10 mai 2022, le Servicio Geológico Colombiano (SGC) a signalé qu’au cours de la semaine précédente, le nombre de signaux sismiques indiquant des fracturation de roches et le mouvement des fluides sur le Nevado del Ruiz avait augmenté par rapport à la semaine précédente. Plusieurs épisodes de sismicité ont révélé une croissance du dôme de lave. Plusieurs anomalies thermiques ont également été identifiées au niveau du cratère Arenas. Les émissions de gaz et de cendres sot périodiquement visibles sur les images de la webcam. Une petite émission de cendres le 3 mai a provoqué des retombées dans plusieurs localités. Le niveau d’alerte reste à 2 sur une échelle de 4 couleurs.
Source : Servicio Geológico Colombiano.

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Dernière minute : En raison d’une hausse de la sismicité, le niveau d’alerte de l’Awu (Sulawesi du Nord, Indonésie) a été relevé de 2 à 3 le 11 mai 2022, Le public et les visiteurs ne doivent pas s’approcher à moins de 3,5 km du cratère sommital.
Les éruptions de l’Awu peuvent être explosives, effusives ou phréatomagmatiques. La dernière éruption en juin 2004 a fait apparaître un dôme de lave dans le cratère. Il a un diamètre d’environ 370 m et une trentaine de mètres de hauteur. L’éruption de 2004 avait un VEI 2. Au cours des siècles passés, de puissantes éruptions explosives ont généré des coulées pyroclastiques dévastatrices et des lahars qui ont fait plus de 8 000 morts.
Source : VSI, The Watchers.

Le dôme formé par l’éruption de 2004 (Source: Smithsonian Institution)

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Dernière minute : De toute évidence, l’accès à la zone sommitale du Stromboli (Sicile) n’est pas pour demain!

Dans un bulletin émis le 13 mai 2022 à 16h44 (heure locale), l’INGV signalait une anomalie thermique sur le volcan.

Un nouveau bulletin publié à 17h07 expliquait qu’une séquence explosive d’intensité majeure avait eu lieu sur le Stromboli à 16h43 au niveau d’une, puis de plusieurs bouches dans la partie Centre-Sud du cratère. Les explosions ont projetés des matériaux relativement gros qui sont retombés sur la terrasse cratèrique, jusque sur le Pizzo et, dans une moindre mesure, sur la Sciara del Fuoco. . Le nuage de cendres s’est ensuite dirigé vers le sud-sud-est. .

La situation est redevenue normale vers 18h35,

Source: INGV.

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Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous en trouverez d’autres (en anglais) en lisant le bulletin hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news of volcanic activity around the world :

Starting at 7 p.m. (local time) on May 12th, 2022, ash emissions from Mt Etna‘s Southeast Crater (Sicily) were accompanied by the opening of one or more vents along the northern flank of the crater, with a small lava flow which reached the northern base of the crater. The ash plume currently reaches a height of about 3500 m above sea level.
The tremor, whose source is located at the level of the Southeast Crater, shows medium to high values.
Source: INGV.

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Seismic activity is continuing on the Reykjanes Peninsula (Iceland) but Icelandic scientists say there is nothing to worry about. This is part of the normal activity on the peninsula and there is no sign of an impending eruption.

Distinctive swarms including a total of about 2 200 events were located by the Reykjanes Power plant, Eldvörp, Sundhnjúkagígar, Hagafell east of mount Þorbjörn, and lake Kleifarvatn from May 2nd to 8th, 2022. On May 10th, an M 3.2 event was located around 7 km north of Reykjanestá; the earthquake was felt in the surrounding area. An M3.0 quake was also recorded a few hours later in the same area. Both events were felt in the capital area.

The highest activity was on the Reykjanes Peninsula and was widely spread over the area. It should be noted that two small events were detected around Mt Hekla.

Source: Icelandic Met Office.

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High levels of gas emissions and strong volcanic tremor are still recorded at Mt Ruapehu (New Zealand). The Crater Lake temperature has risen to 41 °C and steam plumes can sometimes be observed.

Once again, GeoNet scientists say that within the next four weeks, the most likely outcome of this unrest episode is minor eruptive activity that is confined to the lsummit lake area, or no eruptions.

The alert level remains at 2 and the Aviation Color Code is kept at Yellow.

Source: GeoNet.

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Elevated surface temperatures and SO2 emissions have been detected in satellite data for Cleveland volcano (Aleutians / Alaska). A a consequence, the volcano alerte level has been raised to Advisory and the aviation colour code to Yellow.

Source: AVO.

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Activity is still hight at Karymsky (Kamchatka). A thermal anomaly was visible in satellite images by the end of April and early May. Explosions on 4 May generated ash plumes that rose as high as 3.2 km above sea level. The aviation color code remains at Orange.

Source: KVERT.

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Lava continues to effuse from a vent in Kilauea’s Halema`uma`u Crater (Hawaii) before entering the active lava lake and flowing onto the crater floor. The surface of the lava lake is relatively stable. The aviation colorcode and the volcano alert level remain at Orange and Watch, respectively.

Source: HVO.

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On May 10th, 2022, the Servicio Geológico Colombiano’s (SGC) reported that during the previous week the number of seismic signals indicating both rock fracturing and fluid movement at Nevado del Ruiz had increased compared to the week before. Several episodes of seismicity revealed a growth of the lava dome. Some thermal anomalies were also identified at Arenas Crater. Gas-and-ash emissions were periodically visible in webcam images. A small ash emission on May 3rd caused minor ashfall in several municipalities. The alert level remains at 2 on a scale of 4 colours.

Source: Servicio Geológico Colombiano.

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Latest : Obviously, access to the summit area of Stromboli (Sicily) is not for tomorrow!
In a bulletin issued on May 13th, 2022 at 4:44 p.m. (local time), INGV reported a thermal anomaly on the volcano.
A new bulletin published at 5:07 p.m. explained that an explosive sequence of major intensity had taken place on Stromboli at 4:43 p.m. at one, then several vents in the Center-South part of the crater. The explosions projected relatively large materials which fell on the crater terrace, as far as the Pizzo and, to a lesser extent, on the Sciara del Fuoco. . The ash cloud then moved south-southeast. .
The situation returned to normal around 6:35 p.m.

Source: INGV.

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Latest : Due to an increase in seismicity, the alert level for Awu (North Sulawesi, Indonesia) was raised from 2 to 3 on May 11th, 2022, The public and visitors should not approach within a 3.5 km radius from the summit crater.

The characteristics of the eruption of Mount Awu can be explosive, effusive, or phreatomagmatic. The last eruption in June 2004 created a lava dome in the crater. It has a diameter of about 370 m and a height of about 30 m. The 2004 eruption had a VEI 2. In the past centuries, powerful explosive eruptions produced devastating pyroclastic flows and lahars that caused more than 8 000 fatalities.

Source: VSI, The Watchers.

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This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

Retour sur l’éruption de Kamoamoa (Hawaii) en 2011 // The Kamoamoa eruption (Hawaii) in 2011

Au cours des 35 années qu’elle a duré, l’éruption du Pu’uO’o dans la Middle East Rift Zone (MERZ) du Kilauea a été l’occasion pour les scientifiques d’améliorer leur travail de recherche et de surveillance des volcans hawaiiens. Même les éruptions de courte durée, comme celle de Kamoamoa qui a duré quatre jours en 2011, ont offert des informations importantes.
Dans les mois qui ont précédé l’éruption de Kamoamoa, la lave a rempli le cratère du Pu’uO’o. Une inflation continue a été enregistrée au sommet du Kilauea et le long de la MERZ. Au fur et à mesure que le système se pressurisait, la sismicité augmentait dans la partie supérieure de la Zone de Rift Est (East Rift Zone) et le lac de lave sommital atteignait ses niveaux les plus élevés..
Le 5 mars 2011, une secousse et une augmentation de l’activité sismique, accompagnées d’une déflation rapide du Pu’uO’o, ont été observées en début d’après-midi. Un intrusion dans la partie supérieure de la zone de rift a fait s’évacuer le magma qui se trouvait sous le Pu’uO’o. Peu de temps après, le plancher du Pu’uO’o a commencé à s’affaisser et le niveau du lac de lave sommital a chuté.
Alertés par des alarmes sismiques en temps quasi réel et des données de déformation, les scientifiques du HVO ont rapidement effectué un survol de la zone et ont pu assister au début de l’éruption de Kamoamoa entre le Pu’uO’o et le cratère Napau.
Au cours des premiers jours, l’activité éruptive a oscillé entre deux systèmes de fractures, avec des bouches dont l’activité alternait. En début de journée le 8 mars 2011, l’éruption s’est concentrée sur les deux extrémités opposées des fractures. L’activité a diminué dans l’après-midi du 9 mars, et l’épisode éruptif de Kamoamoa a pris fin vers 22h30..
Le dyke et l’éruption qui a suivi ont joué un rôle de soupape et permis l’évacuation de la pression qui s’était accumulée depuis des mois dans le système d’alimentation du Kilauea.
Pendant l’éruption, afin de compléter les données en temps quasi réel fournies par les stations de surveillance du HVO, les scientifiques ont également récolté des échantillons de lave, effectué des mesures de gaz, cartographié les coulées de lave et les fractures, pris des photos et des notes sur le terrain. Toutes ces données importantes permettent de mieux comprendre les éruptions volcaniques et leurs processus.
Les analyses de plusieurs échantillons de lave prélevés tout au long de l’éruption ont montré que la lave était initialement plus évoluée que celle collectée sur le champs de lave du Pu’uO’o avant l’éruption de Kamoamoa. Cela signifie que le dyke qui a alimenté l’éruption a d’abord émis – ou s’est mélangé à – un magma plus ancien qui était stocké dans la zone de rift. Au fur et à mesure que l’éruption s’est poursuivie et que du magma juvénile est arrivé dans le système, la composition de lave a évolué pour ressembler à celle qui avait été émise précédemment au niveau du Pu’uO’o. Il est intéressant de noter qu’une évolution semblable de la composition de la lave a été observée au début de l’éruption de 2018.
Source : USGS, HVO.

J’étais à Hawaii quelques jours avant le début de l’éruption de Kamoamoa. Vous pourrez voir ci-dessous quelques photos du puits de lave sommital, du cratère du Pu’uO’o et de l’East Rift Zone où la lave commençait déjà à s’écouler.

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The 35-year-long Pu’uO’o eruption on Kilauea’s Middle East Rift Zone (MERZ) was a remarkable opportunity for scientists to improve volcano research and monitoring. Even short-lived episodes in this eruption, like the four-day-long Kamoamoa eruption, offered important insights.

In the months leading up to the 2011 Kamoamoa eruption, lava filled Pu’uO’o crater. Steady inflation was recorded at the summit and the MERZ. As the system pressurized, seismicity increased in the upper East Rift Zone and the summit lava lake rose to the highest levels recorded before that time.

On March 5th, 2011, seismic tremor and increased earthquake activity, accompanied by rapid deflation at Pu’uO’o, began abruptly in the early afrternoon. An intrusion uprift drew magma away from beneath Pu’uO’o. Shortly after, the Pu’uO’o crater floor began to subside and the summit lava lake level dropped.

HVO alerted by near real-time seismic alarms and deformation data, quickly conducted an overflight of the area and witnessed the start of the Kamoamoa eruption between Pu’uO’o and Napau craters.

In the first few days, eruptive activity shifted around two fissure systems with vents repeatedly starting and stopping. Early on March 8th, the eruption focused on the two opposite ends of the fissures. The activity waned in the afternoon of March 9th, and around 10:30 p.m. the Kamoamoa eruptive episode was over.

The dike and subsequent eruption acted as a pressure release valve of Kilauea’s magma plumbing system that had been pressurizing for months.

During the eruption, to supplement the near real-time data from HVO monitoring stations, scientists also collected lava samples and gas measurements, mapped lava flows and ground cracks, took photos and detailed field notes. These important data sets help to better understand volcanic eruptions and their processes.

Analyses of multiple lava samples taken throughout the eruption showed that the erupted lava was initially more evolved than the lava collected on the Pu’uO’o flow fields prior to the Kamoamoa eruption. This means that the dike which fed the eruption either pushed out, or mixed with, a body of cooler magma that had been stored in the rift. As the eruption continued, the lava compositions began to resemble those previously erupted at Pu’uO’o, as juvenile lava flushed through the system. This is what happened in the beginning of the 2018 eruption.

Source : USGS, HVO.

I was in Hawaii a few days before the start of the Kamoamoa eruption. Here are some photos of the summit lava pit crater, the Pu’uO’o crater and the East Rift Zone where lava was already beginning to flow.

Photos : C. Grandpey

La musique du Kilauea (Hawaii) // Kilauea’s music (Hawaii)

Différentes sortes de perturbations peuvent affecter le réservoir magmatique ou le lac de lave au sommet du Kilauea : arrivée de poches de gaz, effondrements des parois du cratère dans le lac de lave, etc. Lorsqu’un réservoir magmatique ou un lac de lave est perturbé, le fluide qu’il contient peut réagir de diverses manières. Dans un lac de lave, comme celui qui existait de 2008 à 2018 dans le cratère de l’Halema’uma’u, ces mouvements de fluides peuvent parfois être observés sous forme d’ondulations ou de clapotis à la surface du lac.
Il est possible de détecter des mouvements de magma en profondeur en utilisant des sismomètres pour mesurer les vibrations du sol. Toutefois, les signaux sismiques générés par le mouvement du magma sont souvent différents des autres types de signaux sismiques. Comparé aux séismes conventionnels, le magma en mouvement génère habituellement des vibrations relativement lentes au moment où le sol monte et descend pendant un laps de temps de plusieurs secondes ou dizaines de secondes.
Pendant des décennies, les scientifiques ont interprété ces signaux sismiques comme des preuves de migration ou d’accumulation du magma en profondeur, susceptibles d’annoncer une éruption imminente. Ces dernières années, toutefois, ils ont acquis de nouvelles méthodes pour interpréter ces signaux sismiques et pour résoudre les propriétés des systèmes magmatiques.
Un réservoir magmatique ou un lac de lave vibrent plus fortement à certaines fréquences – les fréquences de résonance – qui dépendent de la géométrie du réservoir magmatique ou du lac de lave, mais aussi des propriétés du magma ou de la lave qui s’y trouve, comme la température et la teneur en gaz. Ces vibrations ressemblent à la façon dont les notes de musique produites par un instrument comme une flûte de pan sont liées à la forme de l’instrument et aux propriétés de l’air qu’il contient.
Si un magma ou une lave est très fluide, une seule perturbation peut faire résonner le corps magmatique pendant des dizaines de minutes (voir figure ci-dessous).
Les variations dans les fréquences de résonance peuvent indiquer des changements dans la quantité de gaz contenue dans le magma ou la lave, facteur important pour comprendre son potentiel éruptif. De plus, des fluctuations dans la durée de résonance peuvent indiquer des changements dans la température du magma ou de la lave, ce qui indique aux scientifiques une possible arrivée de magma juvénile à haute température.
Une telle résonance a permis de déterminer la géométrie du système magmatique sommital peu profond du Kilauea. Les scientifiques ont constaté que le conduit reliant le réservoir sommital peu profond au lac de lave dans le cratère de l’Halema’uma’u de 2008 à 2018 mesurait plus de 15 mètres de large. Cette résonance a également révélé la dynamique complexe du magma au cours de la dernière décennie, ce qui explique le niveau d’activité élevé du volcan Kilauea.
Source : HVO.
L’article ne précise pas si le Kilauea vibre ces jours-ci, mais l’activité dans le cratère de l’Halena’uma’u est relativement faible. La lave alterne apparitions et disparitions sur le plancher du cratère.

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Different types of disturbances may affect Kilauea’s summit magma reservoir or the lava lake : rising gas pockets, the fall of wall rocks into a lava lake, and so on. When a body of magma or lava is disturbed, the fluid in it can respond in a variety of ways. In a lava lake, such as the one that existed from 2008–2018 in Halema‘uma‘u crater, these fluid motions can sometimes be observed as ripples or sloshing of the surface.

One can also detect deeper magma motion by using seismometers to measure ground vibrations. The seismic signals generated by magma motion are often distinct from other types of seismic signals. Compared to normal earthquakes, magma motion usually produces relatively slow vibrations, where the ground rises and falls over several seconds or tens of seconds.

For decades scientists have been interpreting these seismic signals as evidence of underground magma migration or accumulation, which can be used to look for signs that might indicate an impending eruption. In recent years, scientists have been learning new methods to use these seismic signals to resolve properties of underground magma systems.

Magma or lava bodies vibrate most strongly at certain frequencies – resonant frequencies – that depend on the body’s geometry and the properties of the magma or lava it contains, such as temperature and gas content. This is similar to how the musical notes produced by an instrument like a pan flute depend on the instrument’s shape and the properties of the air in it.

If a magma or lava is very fluid, then a single perturbation can cause the magma body to resonate for tens of minutes (see figure below).

Changes in the resonance frequencies can indicate changes in the amount of gas contained within the magma or lava, which is important for understanding its eruptive potential. Additionally, changes in the resonance duration can indicate changes in the magma or lava temperature, which tells scientists if fresh hot magma is being brought up from deeper in the earth.

Such resonance has helped to reveal Kilauea’s shallow summit magma system geometry, for example suggesting that the conduit connecting its shallow summit magma reservoir with the overlying lava lake in Halema‘uma‘u from 2008–2018 was more than 15 meters wide. It has also revealed complex magma dynamics over the past decade which inform the restless nature of Kilauea Volcano.

Source : HVO.

The article does not specify whether Kilauea is vibrating these days, but activity within Halena’uma’u Crater is quite low, with lava appearing or disappearing on the crater floor.

Le graphique du haut montre le tracé d’un séisme classique peu profond, de magnitude M 2,0 enregistré en 2013 à quelques kilomètres au sud du sommet du Kilauea.

Le tracé du bas montre un enregistrement sismique, effectué en 2013, de la résonance du magma lors de l’impact produit par un rocher qui s’était détaché d’une paroi du cratère de l’Halema’uma’u. On notera les différentes échelles de temps; le séisme classique n’a duré qu’une vingtaine de secondes alors que chaque cycle d’oscillation du magma dans le graphique du bas a duré 40 secondes et les vibrations ont continué pendant plus de 20 minutes.

Islande : après avoir pataugé dans la sismicité, on s’enlise dans le magma! // Iceland : wading through seismicity and gertting stuck in magma!

Il semble que la situation soit redevenue normale d’un point de vue sismique sur la péninsule de Reykjanes. Il y a quelques semaines, un essaim sismique intense accompagné d’une déformation du sol a incité les scientifiques islandais à penser qu’il s’agissait d’une intrusion magmatique et qu’une nouvelle éruption était probable dans la région du Fagradalsfjall. Manque de chance! Le nombre de secousses a diminué dans les jours suivants et aucune éruption n’a eu lieu.
Aujourd’hui, les dernières données indiquent que le magma de l’intrusion a peut-être commencé à se solidifier sous terre. Les scientifiques s’appuient sur des similitudes entre l’activité actuelle sur la péninsule de Reykjanes et la situation de Kröflueldar entre 1975 et 1984 quand plusieurs intrusions magmatiques se sont formées, mais seules certaines d’entre elles ont atteint la surface et donné lieu à des éruptions volcaniques. Dans une note précédente, j’ai expliqué que j’avais observé une situation similaire en 1989 dans la région du Krafla où une intrusion magmatique n’avait pas déclenché d’éruption.
Le déplacement des stations GPS à proximité de la Geldingadalir a considérablement diminué. Le phénomène indiquait une déformation de la surface mais quasiment aucun mouvement n’a été détecté depuis le 28 décembre 2021.
Les modèles indiquent que l’intrusion magmatique qui vient d’avoir lieu représente environ la moitié de celle qui a précédé l’éruption dans la Geldingadalir, soit environ 18 millions de mètres cubes. Les scientifiques pensent que la partie supérieure de l’intrusion magmatique se trouve une profondeur de 1,5 km.
Les modèles et les dernières mesures indiquent que le magma a commencé à se solidifier et plus le temps passe, moins il y a de chance que l’intrusion magmatique débouche sur une éruption volcanique.
Bien qu’il n’y ait pas de nouvelle éruption, le champ de lave créé par la dernière éruption dégage encore beaucoup de chaleur. On peut parfois voir des nuages de vapeur s’en échapper, mais ce n’est pas le signe d’une hausse d’activité. Les autorités islandaises ont vivement conseillé aux visiteurs de ne pas se déplacer sur le champ de lave en raison du risque d’effondrement des tunnels et autres cavités.
Source: Iceland Review.

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It looks as if the situation has gone back to normal from a seismic point of view on the Reykjanes Peninsula. A few weeks ago, an intense seismic swarm accomapnied by ground deformation led Icelandic scientists to think it was a magma intrusion and that another eruption was likely in the Fagradalsfjall area. Hard luck! The number of earthquakes declined in the following days and no eruption occurred.

Today, new data indicates that the magma of the intrusion might have begun to solidify underground. Scientists have speculated on the similarities of the current activity in Reykjanes with the 1975-1984 Kröflueldar, where several magma intrusions formed but only some of them reached the surface in volcanic eruptions. In a previous post, I explained I had observed a similar situation in 1989 in the Krafla area where a magma intrusion did not trigger an eruption.

GPS station movement close to Geldingadalir has decreased significantly. The movements indicate deformation in the surface but almost no movement has been detected since December 28th, 2021.

Models indicate that the magma intrusion is about half the size of the one that preceded the Geldingadalir eruption, around 18 million cubic meters. They also believe the top of the magma intrusion has reached a depth of 1,5 km.

Models and latest measurements indicate that the magma has begun to solidify and the longer time passes without changes in the activity, the lesser the chance that the magma intrusion will culminate in a volcanic eruption.

While there is no new eruption yet, there is still considerable heat in the new lava field by the former eruption site. One can sometimes see steam rising from the lava field but this is not an indicator of increased activity. Icelandic authorities have warned visitors against walking on the lava field because of the risk of tunnel and cavity collapses.

Source: Iceland Review.

Des nuages de vapeur continuent à s’échapper du champ de lave (Photo: C. Grandpey)