Dernières nouvelles du Mauna Loa (Hawaii) // Latest news of Mauna Loa (Hawaii)

Aucune activité éruptive n’est observée sur le Kilauea ces jours-ci, de sorte que l’Observatoire des Volcans d’Hawaii (HVO) a tout le temps de se consacrer à l’observation des autres volcans de l’archipel. Un récent article « Volcano Watch » était consacré au Mauna Loa, dont la dernière éruption s’est déroulée du 27 novembre au 10 décembre 2022.

Photo: C. Grandpey

Le Mauna Loa est calme depuis la fin de la dernière éruption, mais une légère augmentation de l’activité sismique fin octobre 2023 nous rappelle que nous avons affaire à un volcan actif.
L’événement de 2022 est intéressant car il s’est produit après une période de 38 ans de repos, la plus longue des deux derniers siècles. Comme la plupart des éruptions du Mauna Loa, celle de 2022 a commencé dans la Moku’āweoweo, la caldeira sommitale. En quelques heures, l’activité a migré vers la zone du rift nord-est, avec des coulées de lave qui ont majoritairement pris une direction nord/nord-est et sont arrivées à moins de 3 km de la Saddle Road.

Caldeira sommitale (Photos: HVO, C. Grandpey)

Suite à l’éruption de 2022, le Mauna Loa a rapidement commencé à connaître une phase d’inflation indiquant que du magma continuait d’alimenter la chambre magmatique, un phénomène déjà observé dans le passé. Cependant, l’inflation a diminué, même si elle reste relativement élevée aujourd’hui.

Vues de l’éruption de 2022 (Crédit photo: USGS / HVO)

Les dernières observations sismiques effectuées le mois dernier révèlent de fréquents signaux associés au mouvement du magma, à des profondeurs de 40 à 60 km sous la caldeira sommitale, avec quelques événements plus superficiels. Ces observations ne sont pas, elles non plus, sans précédent car des signaux similaires se sont produits en 2002 et 2004.
Ces derniers jours, le nombre d’événements sismiques a diminué sur le Mauna Loa, mais la déformation du sol reste significative. Si l’activité sismique du Mauna Loa devait s’intensifier, avec une hausse de la déformation du sol, cela pourrait indiquer une nouvelle période d’activité volcanique.
Les éruptions du Mauna Loa ont une durée variable. L’éruption sommitale de 1949 a duré près de cinq mois. Elle a été suivie d’une éruption dans la zone de rift sud-ouest en 1950 ; elle a duré plusieurs semaines, avec des coulées de lave qui ont rapidement descendu les pentes abruptes au sud de Kona avant de pénétrer dans l’océan quelques heures après le début de l’éruption.

Nos connaissances actuelles en volcanologie ne permettent pas de savoir comment le Mauna Loa se comportera lors de la prochaine éruption. Quoi qu’il en soit, une chose est sûre : bien que le niveau d’alerte du Mauna Loa soit Normal et la couleur de l’alerte aérienne soit Verte depuis l’éruption de 2022, le volcan reste actif et entrera en éruption à nouveau dans les prochaines années
Source : USGS/HVO.

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Kilauea Volcano is not erupting these days, so that the Hawaiian Volcano Observatory (HVO) has plenty of time to observe the other volcanoes of the archipalago. A recent ‘Volcano Watch’ article was dedicated to Mauna Loa which last erupted from November 27th to December 10th, 2022.

Mauna Loa has been mostly quiet since the end of the last eruption, but a small increase in seismic activity in late October 2023 reminds us that the volcano remains active.

The 2022 event was significant because it occurred after a 38-year noneruptive period, the longest one in the past two centuries. Like most Mauna Loa eruptions, the 2022 eruption started in Mokuʻāweoweo, the summit caldera. Within hours, activity moved into the Northeast Rift Zone, generating lava flows primarily in a north/northeast direction that crept to within 3 km of the Saddle Road.

Following the 2022 eruption, Mauna Loa quickly began to reinflate, indicating that magma continued to be supplied to the volcano’s magma chamber, a phenomenon that was already observed in the past. However, the inflation eventually declined though it remains relatively high.

New seismic observations during the past month include more frequent occurrences of signals associated with magma movement, at depths of 40 to 60 km beneath the summit caldera, with a few shallower events. These observations are also not unprecedented: similar signals occurred during 2002 and 2004.

In recent days, the number of seismic events has decreased on Mauna Loa, but the rate of ground deformation remains high. If Mauna Loa seismic activity becomes more persistent, together with elevated rates of ground deformation, this might herald a shift back into a period of unrest.

Mauna Loa eruptions have varied in duration. The 1949 summit eruption lasted nearly five months; this was soon followed by the 1950 Southwest Rift Zone eruption that lasted several weeks, generating lava flows that swiftly descended steep slopes in South Kona to enter the ocean within a few hours of the eruption onset. However, our current knoledge in volcanology does not allow to know how Mauna Loa will behave in the next eruption. Anyway, there is one sure thing : although Mauna Loa’s volcano alert level and aviation color code have remained at normal/green since the 2022 eruption, the volcano remains active and will erupt again in the future.

Source : USGS / HVO.

Décollage éruptif ! // Eruptive lift off !

Basée en Californie, Space Exploration Technologies Corp., communément appelé SpaceX, fabrique vaisseaux spatiaux. L’entreprise a été fondée en 2002 par Elon Musk dans le but de réduire les coûts des missions spatiales et de coloniser Mars.
La société développe Starship, un système de lancement entièrement réutilisable et prévu pour les vols spatiaux habités, interplanétaires et orbitaux. Lors de son premier lancement raté en avril 2023, la fusée était la plus grande et la plus puissante jamais vue sur un pas de tir
En effet, SpaceX dispose d’une puissance colossale pour envoyer Starship-Super Heavy dans l’espace. La fusée est si puissante que son premier lancement en avril 2023 a généré l’équivalent d’une éruption volcanique sur la plate-forme de lancement située en dessous de l’engin. Lorsque la fusée a décollé, elle a creusé un cratère géant dans la plate-forme et a projeté de la terre et du sable jusqu’à 8 kilomètres de distance. Les échantillons collectés ont montré que la puissance du décollage était comparable à une explosion volcanique. Les moteurs Raptor qui équipent la fusée ont émis tellement de chaleur et de pression que la plate-forme en béton s’est fissurée. Ensuite, les gaz se sont infiltrés dans ces fissures, ce qui a littéralement détruit la plate-forme de lancement. Il est admis que la pression qui s’est accumulée sous la plate-forme était égale à celle émise par un volcan et que la quantité de gaz mélangée aux matériaux rocheux était comparable à une éruption volcanique.
Ce premier lancement de Starship s’est finalement terminé avec l’explosion de la fusée proprement dite peu de temps après son décollage. Elle n’a jamais atteint l’espace. SpaceX a effectué une deuxième tentative de lancement le 18 novembre 2023 mais la fusée a finalement explosé au-dessus du Golfe du Mexique.
SpaceX a affirmé que la société avait apporté de très nombreux ajustements à la fusée depuis le premier échec de lancement. L’une de ces modifications concerne la plate-forme de lancement. Pour la rendre plus résistante à la pression exercée par les moteurs Raptor, la société a ajouté un « sandwich en acier refroidi à l’eau. » La nouvelle structure est équipée de deux épaisses plaques d’acier, ainsi que d’un système de refroidissement par eau qui fonctionne comme « une gigantesque pomme de douche à l’envers. » Le système projette de l’eau vers le haut pendant que la fusée est au-dessus de la plate-forme ; cela permet de contrecarrer l’énorme quantité de chaleur provenant du booster. La plate-forme est également renforcée à l’aide d’une énorme quantité de béton à haute résistance.
Elon Musk a estimé que Starship avait, dans cette nouvelle tentative, environ 60 % de chances d’atteindre l’espace. La copie est donc à relire.
Source  : Business Insider via Yahoo Actualités.

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Space Exploration Technologies Corp., commonly referred to as SpaceX, is an American spacecraft manufacturer headquartered in California. The company was founded in 2002 by Elon Musk with the goal of reducing space transportation costs and to colonize Mars.

The company is developing Starship, a reusable super heavy-lift launch system for interplanetary and orbital spaceflight. On its failed first flight in April 2023, it became the largest and most powerful rocket ever flown.

Indeed, SpaceX has an immense force on its hands to send Starship-Super Heavy into space. The rocket is so powerful that its first launch in April 2023 created the equivalent of a volcanic eruption in the launchpad beneath it. When the rocket lifted off, it blasted a giant hole in its launchpad and kicked up soil and sand that rained down up to 8 kilometers away. The collected samples showed that it was comparable to a volcanic explosion. The rocket’s array of Raptor engines blasted so much heat and pressure into the launchpad that the concrete pad cracked. Then gas plowed into those cracks and literally destroyed the launchpad. It is admitted that the pressure that was built up under the pad was equal to a volcano and the amount of gas mixed with the rocky material was comparable to a volcanic eruption.

That first Starship launch ultimately ended with the rocket itself exploding in mid-air. It never got close to the edge of space. SpaceX made a second launch attempt on November 18th, 2023, but the rocket ultimately exploded over the Gulf of Mexico.

SpaceX said the company had made thousands of adjustments to the rocket since that explosive first attempt. One of those upgrades was to the launchpad. To make it more resilient to the Raptor engines, the company has added a « water-cooled steel sandwich » to the pad. The new pad is fitted with two thick steel plates, as well as a water deluge system that operates like « a gigantic upside-down shower head. » The system blasts water upwards while the rocket is over the pad to counteract the massive amount of heat from the booster. The launchpad is also now reinforced with a huge quantity of high-strength concrete. As a consaquence, there should not be a repeat of the volcanic eruption under a launchpad.

Elon Musk had estimated that Starship had about a 60% chance of successfully reaching space this time. Hard luck ; they’ll have to do it again…

Source : Business Insider via Yahoo News.

Capture d’écran de la fusée après son décollage le 18 novembre 2023

Islande : éruption imminente ? très probable ? probable ?… ou pas d’éruption?

S’agissant de la perspective d’une éruption sur la péninsule islandaise de Reykjanes, on est passé de « imminente » à « très probable » et aujourd’hui « probable. » Au vu de l’évolution des impacts sismiques et du tremor ces derniers jours sur le site web du Met Office, on peut se demander si la lave finira par percer la surface. Selon le Met Office, si une éruption devait avoir lieu, ce serait « probablement » dans le secteur de Hagafell. Par ailleurs, la déformation du sol est moins significative.

Un volcanologue islandais me confiait que selon lui, l’éruption est plus une affaire de mois, ce qui nous fait sortir de la vraie prévision éruptive à court terme.

Cette situation me rappelle le regretté François Le Guern, éminent géochimiste de l’équipe Tazieff. Il commençait ses conférences en disant : « On ne sait pas, je ne sais pas, prévoir une éruption volcanique… »

En ce 18 novembre 2023, sismicité et tremor ne vont pas dans le sens d’une éruption à court terme, mais la situation put évoluer très vite… (Source : Met Office)

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18 novembre 20 heures : Selon Kristín Jónsdóttir, directrice de la surveillance naturelle au Met Office islandais, la diminution de l’activité sismique et de la déformation du sol indique que le magma a pénétré très haut dans la croûte. La croûte étant déjà très fracturée, le magma n’a pas besoin de beaucoup de force pour atteindre la surface.
Même si les calculs de probabilité indiquent toujours que du magma alimente toujours l’intrusion magmatique, il faut considérer que l’éruption reste probable dans les prochains jours.
Les données indiquent que la partie la plus large de l’intrusion magmatique se situe autour de sa partie centrale, à l’ouest de Hagafell, qui est le site le plus probable d’une éruption volcanique.
Jónsdóttir affirme que si de la lave sort dans la zone en question, elle peut s’écouler vers la centrale électrique de Svartsengi ou vers Grindavík, mais aussi vers le nord et l’est, selon le lieu de sortie
L’activité du dyke sous Grindavíkha est pratiquement inchangée depuis le 17 novembre. Quelque 1700 séismes ont été enregistrés au cours de la dernière journée, dont 1 000 depuis minuit.
Source : Iceland Monitor.

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November 18th 08:00 pm : According to Kristín Jónsdóttir, the director of natural-monitoring at the Icelandic Met Office the decrease both in seismic activity and ground deformation indicates that the magma has entered the crust very high. As the crust is already very fractured, it does not require much strenght to reach the surface.

While probability calculations still indicate that magma flows into the magma channel, it must be considered probable that it will erupt and that this probability will last at least for the next few days.

The data indicate that the most significant widening of the magma intrusion is around its center, west of Hagafell which is the most likely location for a volcanic eruption.

Jónsdóttir ays that if lava comes up in the area in question, it can flow towards Svartsengi power plant or Grindavík, but also towards the north and east, depending on where exactly the lava comes up.

Activity at the dike which lies beneath Grindavíkhas been almost unchanged since November 17th. About 1,700 earthquakes have been measured in the past day, 1,000 of which have been recorded since midnight.

Source : Iceland Monitor.

Dernières nouvelles d’Islande // Latest news from Iceland

17 novembre, 7h00 : Le site du Met Office montre que l’activité sismique et le tremor sont en baisse depuis le 11 novembre 2023. Plusieurs signes montrent cependant que le magma est toujours actif sous terre et que le risque d’éruption n’est pas à exclure. . Par exemple, du dioxyde de soufre (SO2) a été détecté dans un trou de forage de la centrale électrique de Svartsengi. Le trou de forage se trouve à l’est, sous la route de Grindavík, et s’étend dans la croûte vers la rangée de cratères de Sundhnúkar. Cela signifie que l’extrémité du puits s’étend à proximité l’endroit de la croûte où l’on pense que se situe l’intrusion magmatique. La présence de SO2 provenant du puits est une confirmation de la présence de magma au nord de Hagafell.
L’activité sismique au niveau de l’intrusion a été relativement stable ces derniers jours avec des séismes dont le plus significatif, d’une magnitude de M 2,6, a été détecté à Hagafell. La plupart des séismes étaient inférieurs à M 2,0 et l’activité la plus intense se situe à Hagafell.
Le Met Office indique que la déformation liée à l’intrusion magmatique continue d’être enregistrée, même si elle a légèrement ralenti depuis le 15 novembre. Les derniers modèles réalisés à partir de données GPS et satellitaires indiquent que le site le plus probable d’une éruption se trouve au nord de Grindavík, près de Hagafell. Cependant, rien n’indique qu’une éruption soit imminente.

Pour rappel, l’essaim sismique a débuté le 24 octobre et la déformation du sol a commencé à être détectée le 27 octobre. L’éruption met vraiment beaucoup de temps à se déclarer.

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Aide aux salariés de Grindavik.

Alors que Grindavik (3 500 habitants) est toujours évacuée et que personne ne sait si, quand et où une éruption se produira, un projet de loi visant à venir en aide temporairement aux salariés de Grindavík est présenté aujourd’hui au gouvernement par le ministre islandais des Affaires sociales. Le projet de loi, inspiré des mesures d’aide liées au COVID-19, vise à garantir les moyens de subsistance des employés des entreprises de Grindavík qui ont dû fermer leurs portes en raison de l’évacuation de la ville.
Comme lors de la pandémie de COVID-19, le projet de loi prévoit le financement des salaires des personnes en chômage technique. Les paiements seront plafonnés à un certain maximum (pendant la COVID, les paiements quotidiens s’élevaient au maximum à 21 100 ISK, soit 138 €).
Une fois adopté lors de la réunion gouvernementale, le projet de loi devrait être présenté au Parlement la semaine prochaine afin de garantir que les mesures puissent être mises en œuvre avant la fin du mois.
De plus, afin de permettre la récupération des objets de valeur dans la ville évacuée, les autorités ont contacté les habitants de Grindavík qui sont autorisés à entrer dans la ville aujourd’hui. L’électricité a été rétablie dans la partie orientale de Grindavík le 16 novembre, une fois les réparations terminées.
Source  : Iceland Review.

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Carte de risques.

La Protection civile islandaise a publié une carte montrant la zone de risques, réalisée par le Met Office islandais, et que la police a prise en compte lors de l’évacuation des habitants de Grindavík.
La carte montre les différentes zones d’alerte dans la région de Grindavík et ses environs. Le Rouge est la zone la plus dangereuse la plus proche de l’intrusion magmatique et le Jaune la moins dangereuse.
Si une éruption devait se produire dans la zone Rouge indiquée par la carte, il ne serait pas facile de s’approcher de la lave. La ville entière de Grindavik serait bien entendu interdite d’accès pour des raisons évidentes de sécurité. La zone Rouge englobe l’intrusion magmatique et son prolongement vers le nord dépendra de l’endroit où la lave percera la surface… si elle la perce!
La sismicité est en baisse et est actuellement assez faible. Le tremor a également diminué. Il ne faut pas oublier que la possibilité d’une éruption avortée existe dans un pays fissuré comme l’Islande, situé sur une zone d’accrétion entre deux plaques tectoniques.

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Dernière mise à jour du Met Office :

La sismicité liée à l’intrusion magmatique reste élevée et constante, bien que plus faible que les jours précédents. La plupart des événements sont inférieurs à M 1,0, avec un seul séisme de magnitude M 3,0. L’essentiel de l’activité est concentré dans une zone au nord de Hagafell, vers les cratères de Sundhnúkar.

Selon les mesures GPS, la déformation du sol se poursuit mais est en baisse. Les mouvements les plus importants de l’intrusion magmatique se produisent au nord de Grindavík, près de Hagafell. Si le magma parvient à atteindre la surface, Hagafell serait un lieu à privilégier pour une éruption.

La subsidence due à l’intrusion magmatique reste active, bien que les mesures montrent un léger ralentissement de jour en jour. Un affaissement de 3 à 4 cm est enregistré chaque jour.

Conclusion du Met Office : sur la base des dernières données et des derniersmodèles, une éruption volcanique reste probable, avec une forte probabilité au nord de Grindavík, près de Hagafell.

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November 17th, 7:00 am : The Met Office website shows that seismic activity and the tremor have been declining since November 11th, 2023. However, several signs show that magma is still active underground and that the risk of an eruption should not be excluded. For instance, sulfur dioxide (SO2) was detected in a drilling hole in the Svartsengi power plant. The drilling hole is located in the east under Grindavík road and extends into the crust towards Sundhnúkar crater row. This means that the end of the well is extended close to the point in the crust where the magma intrusion is estimated to be. The presence of SO2 from the well is a confirmation of the presence of magma north of Hagafell.

The seismic activity at the level of the intrusion has been relatively stable in the past days with earthquakes the largest of which was M 2.6 magnitude and was recorded at Hagafell. Most of the quakes were less than M 2.0 and the most intense activity is at Hagafell.

The Met Office indicates that deformation related to the magma intrusion continues to be measured, although it has slowed slightly since November 15th. The latest models calculated from GPS measurements and satellite data indicate that the most likely site for an eruption is north of Grindavík near Hagafell. However, there are no signs that an eruption is imminent.

As a reminder, the seismic swarm began on October 24th and ground deformation began to be detected on October 27th. The eruption takes a really long time to start.

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Aid to Grindavik wage earners.

Alors que Grindavik (3 500 habitants) est toujours évacuée et que personne ne sait si, quand et où une éruption se produira, un projet de loi visant à venir en aide temporairement aux salariés de Grindavík est présenté aujourd’hui au gouvernement par le ministre islandais des Affaires sociales. Le projet de loi, inspiré des mesures d’aide liées au COVID-19, vise à garantir les moyens de subsistance des employés des entreprises de Grindavík qui ont dû fermer leurs portes en raison de l’évacuation de la ville.
Comme lors de la pandémie de COVID-19, le projet de loi prévoit le financement des salaires des personnes en chômage technique. Les paiements seront plafonnés à un certain maximum (pendant la COVID, les paiements quotidiens s’élevaient au maximum à 21 100 ISK, soit 138 €).
Une fois adopté lors de la réunion gouvernementale, le projet de loi devrait être présenté au Parlement la semaine prochaine afin de garantir que les mesures puissent être mises en œuvre avant la fin du mois.
De plus, afin de permettre la récupération des objets de valeur dans la ville évacuée, les autorités ont contacté les habitants de Grindavík qui sont autorisés à entrer dans la ville aujourd’hui. L’électricité a été rétablie dans la partie orientale de Grindavík le 16 novembre, une fois les réparations terminées.
Source  : Iceland Review.

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Danger zone. (see map above)

The Department of Civil Protection has published a map showing the Icelandic Met Office’s hazard assessment, which the police has taken into consideration when planning for people rescuing their valuables fromtheir homes in Grindavík.

The map shows the different alert colours in the area of Grindavík and close vicinity. Red being the most dangerous zone closest to the magma intrusion and yellow the least dangerous.

Should an eruption occur in the Red area shown by the map, getting close to the lava will not be easy. The whole city of Grindavik will, of course, be off limits for obvious safty reasons. The Red zone encompzsses the intrusion and its extent to the north will depend on where lava pierces the surface…if it does !

Seismicity has been declining and is currently quite low. The tremor has been declining too. One should not forget that the possibility of an aborted eruption exists in a fissured country like Iceland which lies on an accretion area between two tectonic plates.

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Met Office’s latest update (November 17th. 12:00 UTC)..

Seismicity related to the magma intrusion remains high and constant, although lower than in previous days. Most events are under M 1.0, with only one earthquake reaching M 3.0. Most activity is concentrated in an area north of Hagafell, towards the Sundhnúkar craters.

According to GPS measurements, ground deformation continues but at a decreasing rate. The largest movements in the magma intrusion are occurring north of Grindavík, near Hagafell. If magma manages to reach the surface, Hagafell is thought to be a prime location for an eruption.

Subsidence over the magma intrusion remains active, although measurements show a slight slowdown from day to day. A subsidence of 3–4 cm is recorded each day.

Met Office’s conclusion : Based on the latest data and model results, a volcanic eruption remains likely, with the highest likelihood of it starting north of Grindavík near Hagafell.

 

Emplacement de l’intrusion magmatique au vu des données GPS et satellitaires (Source: Met Office)