Réunion, Islande, St Vincent : nouvelles du front // Reunion Island, St Vincent, Iceland : news from the front

Alors que les éruptions se déroulent tranquillement sur le Piton de la Fournaise (Réunion) et en Islande, sans le moindre danger pour les zones habitées, la situation est très différente sur l’île caribéenne de St Vincent et les Grenadines. L’éruption de la Soufrière cause de graves problèmes. Dans la soirée du 10 avril, une grande partie de l’île a été plongée dans l’obscurité car la cendre a provoqué des coupures de courant. L’atmosphère est envahie par odeur de soufre et la cendre pénètre partout. Une ambiance triste a envahi les rues où l’on entend les chiens hurler à la mort. Le paysage est celui d’un hiver où la cendre a remplacé la neige. Les autorités rappellent que la cendre peut être dangereuse, en particulier pour les personnes qui ont des problèmes respiratoires tels que l’asthme ou d’autres affections pulmonaires chroniques. Les grondements du volcan sont perçus jusqu’à la capitale, Kingstown, au sud de l’île. Les habitants de la partie nord de l’île, à proximité de la zone Rouge, disent que ces grondements sont assourdissants. De la pluie a également été signalée dans différentes parties de l’île.

L’UWI indique qu’il faut s’attendre à d’autres éruptions explosives accompagnées de fortes retombées de cendres. Des habitants de la localité de Biabou ont alerté les autorités car des fissures avaient commencé à apparaître en plusieurs endroits de la route.

L’éruption entraîne des problèmes d’approvisionnement en eau à St Vincent. En raison des importantes retombées de cendres, les prises d’eau des réservoirs ont été fermées. Seulement 75 pour cent des réserves habituelles sont disponibles, de sorte que l’eau est rationnée jusqu’à ce que la qualité de l’eau utilisée redevienne acceptable. L’eau pompée dans les rivières est traitée avant utilisation mais une quantité insuffisante a été pompée avant l’éruption. La priorité dans l’approvisionnement en eau est donnée aux établissements de santé, aux hébergements temporaires et aux entités publiques qui proposent des services essentiels.

Par ailleurs, plusieurs maisons ont été détruites dans la localité de Sandy Bay, dans la zone Rouge de Saint-Vincent, au nord de l’île.

Les toits des maisons se sont effondrés sous le poids de la cendre.

Source : Médias locaux.

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While the eruptions are going on quietly on Piton de la Fournaise (Reunion Island) and in Iceland, with no danger to populated areas, the situation is very different on the Caribbean island of St Vincent and the Grenadines. The eruption of La Soufriere is causing serious problems. In the evening of April 10th, it threw into darkness a large part of the island, with reports of power outages. The pungent smell of sulphur and ash permeates the atmosphere.

Heavy ashfall is being reported, with a dreary atmosphere in the municipalities where dogs could be heard howling. The landscape looks like a winter wonderland. Authorities warn that the ash can be dangerous to people, especially those with respiratory problems such as asthma or other chronic lung conditions. The volcano’s rumblings can be heard as far as the capital, Kingstown, in the south of the island.  Residents in the northern part of the island closer to the Red Zone say the rumblings are deafening. Rain was also reported in different parts of the island.

UWI says more explosive eruptions and heavy ashfall are expected. Residents in the community of Biabou have reported that cracks have begun to emerge in various parts of the road.

The eruption is causing water supply problems at St Vincent. Due to the heavy ashfall, the intakes of the water reservoirs have been closed. Only 75 percent of the regular storage is available so that water is rationed until the quality of the water used to replenish the reservoirs becomes acceptable. The water extracted from the rivers is treated before use and not enough water could be extracted before the volcanic eruption. Priority in the water supply is given to the health facilities, the shelters and public entities that offer essential services.

Several homes have been destroyed in the Northern Community of Sandy Bay in St Vincent’s Red Zone. The roofs of the houses collapsed under the weight of the ash.

Source: Local news media.

Source: News 784

Les algues accélèrent la fonte du Groenland // Algae are accelerating Greenland melting

Les mauvaises nouvelles en provenance du Groenland s’accumulent. On savait déjà que la calotte glaciaire fondait à une vitesse incroyable. On apprend aujourd’hui que cette même calotte glaciaire s’assombrit à cause des algues qui prolifèrent à sa surface. Au cours de la dernière décennie, les scientifiques ont découvert que ces algues contribuent fortement à agrandir la «zone sombre», autrement dit une bande de glace plus sombre qui a été détectée depuis l’espace sur la côte sud-ouest du Groenland.

Les scientifiques expliquent que la prolifération des algues est une conséquence du réchauffement climatique et appartient à un cercle vicieux qui entraîne la fonte de plus en plus rapide de la glace. En effet, les algues réduisent l’albédo, le pouvoir réfléchissant de la glace. La glace plus foncée renvoie moins la chaleur du soleil, ; au final, elle fond plus rapidement que son homologue parfaitement blanche.

Les biologistes expliquent qu’il existe différentes espèces d’algues sur la neige et la glace. Celles que l’on rencontre sur la glace tirent sur le violet. Celles sur la neige peuvent être vertes, jaunes ou rouges. C’est ce qui s’est passé en Italie en 2020 lorsque la neige a viré au rouge.

Toutefois, ce sont les algues de glace, celles qui poussent lorsque la glace fond, qui sont les plus préoccupantes. Ces algues génèrent un pigment violet foncé lorsqu’elles prolifèrent. Les algues de glace se développent parce que la glace fond plus rapidement et plus longtemps. La glace du Groenland fondait autrefois pendant une période estivale d’environ 50 jours, alors que cette période atteint maintenant jusqu’à 75 jours par an. Une étude de 2019 a montré que la calotte glaciaire du Groenland fond sept fois plus vite qu’elle ne le faisait en 1992. Avec l’augmentation des activités humaines qui entraîne une hausse des températures à l’échelle de la planète, on entre dans un cercle vicieux : la glace fond davantage, il y a plus d’algues et il y a plus de pigment. Comme il y a plus de pigment, la glace s’assombrit et fond encore plus vite. Ces algues sont donc une conséquence du changement climatique, pas une cause.

Outre les algues, d’autres facteurs contribuent à la fonte de la calotte glaciaire du Groenland. Ils comprennent la poussière minérale qui s’échappe lorsque la calotte glaciaire fond. Il y a aussi la suie générée par la production industrielle et par les incendies de forêt qui dérive vers le Groenland où elle se dépose.

La fonte de la glace au Groenland est le principal facteur de l’élévation du niveau de la mer. Les scientifiques ont averti en 2020 que la situation avait atteint un «point de non-retour» car la glace disparaît plus rapidement qu’elle se reconstitue avec les chutes de neige chaque année. Les scientifiques estiment que la fonte du Groenland pourrait entraîner une élévation du niveau de la mer entre 45 centimètres et 1,50 mètres au cours des deux prochains siècles.

Source: Business Insider.

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More bad news is arriving from Greenland whose ice sheet is melting at an incredible pace. We learn today that this ice sheet is darkening due to algae growing on its surface. Over the past decade, scientists have discovered that these algae are a major contributor to the « dark zone, » a strip of darker ice on the south-western coastline of Greenland which can be seen from space.

Scientists explain that the algae increase is a consequence of climate change, and part of a vicious cycle that will lead to the ice melting away faster and faster. Indeed, the algae reduces the albeido, in other words the reflecting power of the ice. Darker ice reflects less heat from the sun, which means that it melts faster than whiter patches.

Biologists explain that there are different species of algae in the snow and the ice. The ones in the ice are purple-ish. The ones in the snow can be green, yellow, or red. This is what happened in Italy in 2020 when the snow turned red.

It is the ice algae, which grow were the ice is melting, which are causing the most concern.

These algae produce the dark purple pigment when they bloom. Ice algae are proliferating because the ice is melting more quickly, and for longer. Ice in Greenland used to melt over a summer period of around 50 days, whereas now it is up to 75 days a year. A 2019 study showed that the Greenland ice sheet is melting seven times faster than it did in 1992. With human activities increasing global temperatures, there is more melting, there are more algae, there is more pigment. If there is more pigment, the ice gets darker and it melts more. These algae are a consequence of the change in climate, not a cause.

Beside the algae, other factors contribute to the melting of the Greenland ice sheet. They include mineral dust that is released as the ice sheet melts and soot from industrial production and wildfires that drift towards Greenland then settles.

Greenland ice melting is the biggest contributor to rising sea levels. Scientists warned in 2020 that it the situation has reached the « point of no return » as the ice is vanishing faster than annual snowfalls can replenish it. Scientists predict that Greenland melting could lead to a global sea level rise of between 45 centimetres and 1,50 metres over the next two centuries.

Source : Business Insider.

Prolifération d’algues brunes au Groenland

(Source : Jim McQuaid / Université de Leeds)

Eruptions islandaises : même fracture éruptive et champ de lave commun // Icelandic eruptions : same eruptive fissure and common lava field

Le Met Office islandais (IMO) confirme que la coulée de lave émise par la troisième fracture éruptive avance principalement dans la Geldingadalur. Cette fracture s’est ouverte à minuit le 6 avril 2021 et se situe entre celles qui existaient déjà. Les champs de lave produits par les trois éruptions ont fusionné.

La lave issue de la troisième fracture s’est écoulée au sud dans la Geldingadalur puis au nord-est vers la Meradalir. Il existe maintenant un champ de lave commun aux trois sites éruptifs qui appartiennent en fait à la même fracture qui s’est ouverte suite à l’intrusion magmatique à Fagradalsfjall.

Source : IMO

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Les autorités islandaises rappellent que lez gaz volcaniques sont le principal danger sur le site de l’éruption. Les scientifiques expliquent qu’il est peu probable que l niveau de pollution gazeuse résultant de l’éruption sur la péninsule de Reykjanes soit aussi élevés que dans l’Holuhraun en 2014-2015, bien que cette possibilité ne puisse être exclue.

Les volcanologues ajoutent que la zone de l’éruption est susceptible de s’agrandir, principalement vers nord le long de la même ligne de fractures; mais aussi plus au sud dans la vallée de Geldingadalir.

Les autorités insistent sur le fait que les gaz toxiques ne proviennent pas seulement des trois fractures éruptives, mais également du nouveau champ de lave. En conséquence, il est vivement conseillé aux visiteurs de rester sur les collines autour de la vallée et d’avoir le vent dans le dos.

Il est peu probable que le niveau de pollution dans les localités atteigne celui observé lors de l’éruption beaucoup plus importante dans Holuhraun, mais le risque existe parce ces localités sont beaucoup plus proches de l’éruption qu’il y a 7 ans.

Les scientifiques islandais expliquent que si de nouvelles fractures s’ouvrent, le processus éruptif commencera avec des émissions de gaz et de vapeur avant que la lave apparaisse. Si les visiteurs remarquent ces signes, il est important qu’ils se déplacent rapidement et rejoignent un point haut.

Les volcanologues islandais expliquent que l’éruption sur la péninsule de Reykjanes est inhabituelle à plusieurs égards. Par exemple, les éruptions sont généralement intenses à leur début puis diminuent lentement, mais c’est le contraire qui se produit actuellement.

Source: www.ruv.is

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The Icelandic Met Office (IMO) confirms that the lava flow from the latest fissure eruption seems to mostly flow down into Geldingadalur. This third eruption fissure opened at midnight on April 6th, 2021 and lies between the two existing fissures. The lava fields from the three eruption fissures are now merging (see photo above). Lava from the third fissure has flowed south into Geldingadalur and northeast towards Meradalir. There is a continuous lava field between the three eruption sites, which in fact belong to the same volcanic fissure (see map above) opened by the magma intrusion at Fagradalsfjall.

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Icelandic authorities warn that the main danger on the eruption site lies with the gases. They say it is unlikely that gas pollution levels from the eruption on the Reykjanes peninsula will be as high as they were at Holuhraun in 2014-5, though it cannot be ruled out.

Volcanologists say that the eruption zone could get bigger, mostly further north along the same line; but also further south in Geldingadalir valley.

Authorities insist that poisonous gases are coming not only from the three erupting fissures, but also from the new lava field. As a consequence, visitors are strogly advised to stick to the hills around the valley and keep the wind behind them.

Pollution levels in towns and villages are unlikely to reach levels seen during the much larger Holuhraun eruption, but  the risk exists because municipalities are much closer to the eruption than 7 years ago.

Icelandic scientists explain that if new fissures do open, the process will start with gas and steam before any lava starts to flow. If visitors notice these signs, it is important to move quickly to the side and up to higher ground. They add that the eruption on the Reykjanes peninsula is unusual in several ways. For example, eruptions are usually powerful at their start and then slowly reduce in intensity, which is not the case now.

Source: www.ruv.is

La Soufrière de St Vincent : deuxième éruption explosive // St Vincent’s La Soufriere : Second explosive eruption

8 heures : La Soufrière de Saint-Vincent a été secouée par une deuxième puissante explosion vers 14 h 45 le 9 avril 2021. L’UWI a indiqué que la colonne de cendres s’est élevée jusqu’à environ 4 km dans l’atmosphère.

Une première crise éruptive avait été enregistrée ce même jour à 8 h 41 (heure locale).

L’évacuation des habitants des zones Rouge et Orange se poursuit. 76 abris prévus pour plus de 2 000 occupants sont désormais pleinement opérationnels.

Les volcanologues de l’UWI expliquent que la population doit s’attendre à des éruptions plus explosives et à de fortes retombées de cendres.

Pour le moment, la plus grande partie de cette cendre est emportée vers le large par le vent, avec de gros nuages à l’est et à l’ouest. En conséquence, les habitants de la Barbade peuvent recevoir plus de cendre que les personnes vivant dans le sud de Saint-Vincent.

Des coulées pyroclastiques pourraient également apparaître sur les flancs du volcan.

Source: médias d’information locaux.

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18h00: Aucune nouvelle crise éruptive majeure n’a encore eu lieu à La Soufrière de Saint-Vincent, mais les habitants sont confrontés à des retombées de cendres extrêmement intenses et à une forte odeur de soufre. Ces nuisances ont maintenant atteint Kingstown, la capitale (16 500 habitants). L’UWI prévient que les retombées de cendres constitueront un risque omniprésent dans tout Saint-Vincent et devraient atteindre les îles voisines telles que la Barbade. Les cendres volcaniques ne sont pas nécessairement mortelles mais elles peuvent entraîner des problèmes respiratoires au sein de la population.

Les puissantes émissions de cendres volcaniques sont générées par les éruptions explosives.

Selon le VAAC de Washington, les colonnes de cendres ont atteint 15,8 km au-dessus du niveau de la mer. À 05h43 UTC le 10 avril 2021, le VAAC a signalé que les nuages de cendres s’étendaient sur près de 740 km ENE et environ 650 km ESE de La Soufrière. À 11h13 UTC, les cendres atteignaient plus de 1 300 km vers l’ENE du sommet.

Source: Médias d’information locaux, NEMO, UWI, The Watchers.

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8:00 am : St Vincent’s La Soufriere was rocked by a massive second explosion at about 2. 45 pm on April 9th, 2021. UWI reported that the vertical ash column rose approximately 4km into the atmosphere.

A first eruptive crisis had been recorded at 8.41 am (local time).

The evacuation of residents from the Red and Orange Zones is going on. 76 shelters with more than 2000 occupants are now fully operational.

UWI volcanologists explain the Vincentians should prepare for more explosive eruptions and heavy ashfall. For the moment, most of the ash is expected to go offshore, with large clouds going to the east and west. People in Barbados may receive more ashfall than persons living in the south of St Vincent.

Pyroclastic flows might also appear on the flanks of the volcano.

Source: Local news media.

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6:00 pm : No new major eruptive crisis has yet occurred at St Vincent’s La Soufriere, but residents are confronted with extremely heavy ashfall and strong sulphur smell which have now reache Kingstown, the capital (pop.16 500). UWI warns that ashfall will be a pervasive hazard throughout St. Vincent and is expected to reach neighbouring islands such as Barbados. Volcanic ash is not necessarily lethal but can lead to respiratory problems among the population.

Powerful volcanic ash emissions are due to multiple explosive eruptions. According to the Washington VAAC, the ash columns reached 15.8 km above sea level.

At 05:43 UTC on April 10th, 2021, the VAAC reported that volcanic ash was extending nearly 740 km ENE and about 650 km ESE from La Soufriere. By 11:13 UTC, the ash was reaching over 1 300 km ENE from the summit.

Source: Local news media, NEMO, UWI, The Watchers.

Panache généré par la deuxième explosion (Source : UWI)

Le panache de cendre de La Soufrière vu depuis l’espace le 9 avril 2021 (Source : NOAA)