Groenland : l’objet de toutes les tentations // Greenland : the object of all temptations

Comme je l’ai écrit dans plusieurs notes, avec la fonte de l’Arctique, certaines nations lorgnent sur les richesses qui, jusqu’à présent, étaient dissimulées sous la glace. Leurs gouvernements ne se soucient guère des ravages que leur exploitation causerait à l’environnement. Il y a quelques années, l’ancien président américain Donald Trump avait proposé au Danemark d’acheter le Groenland. Beaucoup de gens pensaient que c’était une plaisanterie, mais le bonhomme était très sérieux. .
Ces derniers jours, le Danemark a protesté contre des tentatives d’espionnage de plus en plus fréquentes de la Russie, de la Chine, de l’Iran et d’autres pays, dans l’Arctique où ces pays se bousculent pour une future exploitation des ressources minérales et l’ouverture de voies de navigation. Les services danois de sécurité et de renseignement affirment que la menace de telles activités contre le Danemark, le Groenland et les îles Féroé a augmenté ces dernières années.
Le Groenland et les îles Féroé sont des territoires souverains du Royaume du Danemark et également membres du Conseil de l’Arctique. Copenhague gère la plupart de leurs affaires étrangères et de sécurité.
En 2019, il y a déjà eu l’histoire d’une fausse lettre prétendument adressée par le ministre des Affaires étrangères du Groenland à un sénateur américain et disant qu’un référendum sur l’indépendance de l’île était en vue. Il est fort probable que la lettre ait été fabriquée de toute pièce et partagée sur Internet par des agents russes qui voulaient semer la confusion et provoquer des rivalités entre le Danemark, les États-Unis et le Groenland. La Russie a, bien sûr, démenti toute participation à cette affaire.
Les autorités danoises affirment également que les services de renseignement étrangers, notamment chinois, russes et iraniens, tentent de prendre contact avec des étudiants, des chercheurs et des entreprises danois pour exploiter des informations sur la technologie et la recherche danoises. L’agence de presse Reuters a découvert en novembre 2021 qu’un professeur chinois de l’Université de Copenhague avait mené des recherches génétiques en collaboration avec l’armée chinoise, sans en parler à personne…
Source : Yahoo News.

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As I put it in several posts, with the melting of the Arctic some nations are eyeing the riches that, up to now, were dissimulated beneath the ice. They would not care about the damage their exploitation would ause to the environment. A few years ago, former US president Donald Trump offered Denmark to buy Greenland. Many people thought it was a joke, but it was not.

In the past days, Denmark warned of a rising espionage threat from Russia, China, Iran and others, in the Arctic region where these nations are jostling for resources and sea routes. The Danish Security and Intelligence Service says the threat from foreign intelligence activities against Denmark, Greenland and the Faroe Islands has increased in recent years.

Greenland and the Faroe Islands are sovereign territories under the Kingdom of Denmark and also members of the Arctic Council forum. Copenhagen handles most of their foreign and security matters.

In 2019, there was already the story of a forged letter purporting to be from Greenland’s foreign minister to a U.S. senator saying an independence referendum was in the offing. It is highly likely that the letter was fabricated and shared on the Internet by Russian influence agents, who wanted to create confusion and a possible conflict between Denmark, the USA and Greenland.

The Danish authorities also sayforeign intelligence services, including from China, Russia and Iran, are trying to make contact with students, researchers and companies to harness information on Danish technology and research. The Reuters press agency found in November 2021 that a Chinese professor at the University of Copenhagen conducted genetic research with the Chinese military without disclosing the connection.

Source: Yahoo News.

Les richesses du Groenland

Réchauffement climatique : les castors envahissent le nord // Climate change : beavers are heading north

Voici une conséquence inattendue, mais logique, du réchauffement climatique sous les hautes latitudes. La transformation de l’Arctique est accélérée par une vague de milliers de nouveaux arrivants qui ont élu domicile dans cette région : les castors.
Les scientifiques de l’Université de l’Alaska qui cartographient la propagation des castors en Alaska ont été très surpris de constater que les rongeurs se sont déplacés vers le nord et ont atteint un territoire auparavant inhospitalier. Il ne serait pas surprenant qu’il envahissent maintenant des territoires encore plus au nord avec le réchauffement de la toundra arctique à cause de la crise climatique. L’étude s’intitule Beaver Engineering: Tracking a New Disturbance in the Arctic.
Selon les chercheurs, il y a des régions de l’Alaska qui n’étaient pas fréquentées par les castors il y a 50 ans, mais qui sont maintenant envahies..Si l’on songe que le phénomène se produit probablement aussi dans l’Arctique canadien et russe, cela donne une idée de son ampleur..
À l’aide de photographies aériennes et d’images satellites remontant à 1949, ainsi que des rapports d’observations avant cette date, une équipe internationale de chercheurs appartenant à l’Arctic Beaver Observation Network a identifié plus de 12 000 étangs créés par des castors grâce à la construction de barrages à travers les rivières et les ruisseaux dans l’ouest de l’Alaska. Ce nombre a doublé au cours des 20 dernières années.
Au cours des dernières années, avec le réchauffement de l’Arctique, le castor nord-américain s’est déplacé vers le nord et l’ouest et il occupe maintenant de vastes étendues de la péninsule de Seward en Alaska.
L’impact de ces rongeurs semi-aquatiques est ressenti par les communautés autochtones de l’Alaska. Les zones inondées par les castors suscitent des inquiétudes quant à l’accès à la nourriture et aux déplacements.
On ne sait pas combien de castors occupent actuellement les parties nord et ouest de l’Alaska,; les estimations vont de 50 000 à près de 100 000.
On n’a pas encore parfaitement évalué l’impact de la propagation des castors dans l’Arctique sur l’environnement et les communautés autochtones qui y vivent. Cependant, les gens s’inquiètent de l’impact des barrages sur la qualité de l’eau, le nombre de poissons en aval des barrages et les déplacements en bateau.
Une conséquence à plus grande échelle de l’arrivée des castors dans l’Arctique pourrait être l’accélération du changement climatique. La réduction du piégeage des animaux pour leur fourrure au cours du siècle dernier a probablement contribué à leur déplacement vers le nord. Les rongeurs, qui n’hibernent pas, ont bénéficié d’hivers plus courts et d’une plus grande quantité de végétation dont ils ont pu se nourrir.
Les étangs qui se forment lorsque les castors édifient des barrages sur les rivières créent par endroit des «points chauds» non gelés qui entraînent le dégel du pergélisol et la libération des grandes quantités de carbone qu’il contient . Les scientifiques expliquent qu’un dégel du pergélisol à grande échelle pourrait générer une spirale incontrôlable du réchauffement climatique. Les scientifiques ajoutent que ces étangs absorbent mieux la chaleur et modifient l’hydrologie de la région; le pergélisol réagit à cet ensemble de facteurs.
La Brooks Range, une chaîne de montagnes qui traverse le nord de l’Alaska, sera un obstacle à la progression des castors mais ne les arrêtera pas car ils suivront les rivières pour atteindre la côte nord.
Source : Yahoo News.

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Here is another unexpected, but logical, consequence of global warming in the high latitudes. The transformation of the Arctic is being accelerated by a wave of thousands of newcomers that enjoy living in this region : beavers.

Scientists from the University of Alaska who are mapping the spread of beavers in Alaska were really surprised to find that the rodents have pushed far north into previously inhospitable territory and are now set to sweep into the furthest northern extremities as the Arctic tundra continues to heat up due to the climate crisis. The study is entitled Beaver Engineering: Tracking a New Disturbance in the Arctic.

According to the researchers, there are areas of Alaska that had no evidence of beavers 50 years ago, but that are now apparently saturated with them. It is just a matter of time before the animals head even further north. What is more, this is likely happening across the rest of the Arctic in Canada and Russia; it gives an idea of the scope of this change.

Using aerial photographs and satellite imagery reaching back to 1949, and observations recorded from before then, an international team of researchers involved in the Arctic Beaver Observation Network identified more than 12,000 ponds created by beavers damming rivers and streams across western Alaska. This number has doubled in the past 20 years.

In recent years, with the heating of the Arctic, the North American beaver has ventured north and west and now occupies vast swaths of the Seward peninsula in Alaska.

The impact of these semiaquatic rodents has been felt by the remote Indigenous communities of Alaska, with the flooded areas created by beavers causing concern over access to food and travel.

It is unknown how many beavers are now in the northern and western parts of Alaska, with estimates ranging from 50,000 to close to 100,000.

The true impact of the spread of beavers into the Arctic on the environment and the Indigenous communities who live there is not yet fully known. However, people are concerned about the impact beaver dams are having on water quality, the numbers of fish downstream of the dams, and access for their boats.

A broader consequence of the arrival of beavers could be the acceleration of the climate change which, in combination with a reduction in fur trapping over the past century, has probably allowed the beavers to push north. Beavers, which do not hibernate, have benefited from shortening winters and the wider availability of vegetation available to feed upon.

The pools that accumulate when beavers dam rivers create localized unfrozen “hotpots” that result in the thawing of permafrost and its vast amounts of carbon. Scientists warn that a widespread thawing of permafrost could cause global heating to spiral dangerously out of control. THe scientists warn that those ponds absorb heat better, they change the hydrology of the area and the permafrost responds to that.

The Brooks Range, a mountain range that runs across northern Alaska, will be an obstacle to the beavers but will not stop them as they follow rivers up to the north coast.

Source: Yahoo News.

 

L’arrivée des castors a considérablement modifié un cours d’eau dans la toundra sur la péninsule de Seward entre 2003 et 2016. Les zones noires sur la carte sont de nouveaux étangs créés par les castors. La flèche bleue indique le sens du courant de la rivière et les flèches magenta montrent les barrages. (Images tirées de l’étude susmentionnée).

Beaver engineering dramatically altered a tundra stream on the Seward Peninsula between 2003 and 2016. The enlarged black areas are new beaver ponds, the blue arrow shows flow direction, and magenta arrows denote dams. (Images from the above-mentioned study).

Eruption de Hunga Tonga-Hunga Ha’apai (suite / continued)

Selon les médias néo-zélandais, des vagues de tsunami se sont abattues sur des maisons dans l’archipel des Tonga à la suite de la très violente éruption mentionnée précédemment. Plusieurs pays du Pacifique sont en état d’alerte, y compris la Nouvelle-Zélande où les vagues ont endommagé des bateaux dans la célèbre marina de Tutukaka sur l’île du Nord. Les images montrent des bateaux qui ont rompu leurs amarres.
Des vidéos montrent également des vagues déferlant sur des maisons, des propriétés et une église dans lesTonga. Pour le moment – et c’est heureux – il n’est pas fait état de blessés ou de morts. Il n’y a plus d »électricité et les communications sont extrêmement limitées aux Tonga. Comme une grande partie du pays est couverte de cendre, on craint que de nombreuses personnes souffrent de problèmes respiratoires et que l’eau potable vienne à manque.
L’armée néo-zélandaise surveille la situation aux Tonga et se tient prête à apporter son aide si le gouvernement tongien le demande.
Le tsunami a suivi l’éruption de Hunga Tonga-Hunga Ha’apai qui a envoyé un panache de vapeur, de gaz et de cendre jusqu’à 20 km dans le ciel (voir image ci-dessous). Comme je l’ai déjà écrit, l’éruption a déclenché des alertes tsunami dans plusieurs pays, dont les Fidji, les Samoa, le Vanuatu, l’Australie et la Nouvelle-Zélande.
Source : New Zealand Herald.

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According to New Zealand newsmedia, tsunami waves have crashed into homes in Tonga following the devastating and violent eruption eruption mentined previously. Multiple Pacific countries are on alert including New Zealand where surging seas have damaged boats in the popular North Island Tutukaka marina, with images showing vessels pulled from their moorings and some left marooned.

Video footage also shows waves washing through homes, properties and a church in Tonga, but there are not yet reports of injuries or fatalities. Power is out and communication are extremely limited in Tonga. With much of the country covered in ash, there are fears that many people are struggling to breathe and that fresh drinking water might be limited.

The New Zealand Defence Force said it was monitoring the situation in Tonga and stood ready to assist if requested by the Tongan government.

The tsunami followed the eruption of Hunga Tonga-Hunga Haʻapai which sent ash, steam and gas up to 20km into the air. As I put it before, the eruption sparked tsunami warnings and alerts in multiple countries including Fiji, Samoa, Vanuatu, Australia and New Zealand

Source: New Zealand Herald.

Source: Tonga Services

Hunga Tonga-Hunga Ha’apai (Tonga) : nouvelle éruption et tsunami

Selon plusieurs dépêches de presse, une nouvelle éruption a eu lieu sur le volcan Hunga Tonga-Hunga Ha’apai dans l’archipel des Tonga le 15 janvier 2022, déclenchant une alerte tsunami pour plusieurs nations insulaires du Pacifique Sud. Des images sur les réseaux sociaux ont montré des vagues qui s’écrasaient sur le rivage et contre des maisons.
Le Bureau australien de météorologie indique que l’éruption, qui se situe à environ 65 km au nord de Nuku’alofa, la capitale, a provoqué un tsunami de 1,2 mètre. L’agence continue de surveiller la situation mais aucune alerte tsunami n’a été émise pour le continent australien et les territoires voisins.

Des vagues de tsunami de 83 cm ont été observées par des jauges à Nuku’alofa et des vagues de 60 cm ont été enregistrées à Pago Pago, la capitale des Samoa américaines. L’alerte tsunami a ensuite été levée pour les Samoa américaines et Hawaï, mais reste une menace pour les parties du Pacifique les plus proches du volcan. Les Fidji ont également émis une alerte tsunami,et demandé à la population de ne pas s’approcher des côtes.
L’agence de gestion des risques en Nouvelle-Zélande a émis un avis de risque tsunami pour ses côtes nord et est. Ces zones sont susceptibles de connaître des courants forts et inhabituels et des épisodes de houle imprévisibles sur le rivage.
Comme je l’ai déjà écrit, le volcan Hunga Tonga-Hunga Ha’apai avait envoyé propulsé des nuages de cendres, de la vapeur et du gaz jusqu’à 20 km dans les airs le 13 juin 2022.
Source : Agences de presse internationales.

Vous trouverez de nombreuses illustrations sur le site web The Watchers.

Voici aussi l’éruption vue depuis l’espace :

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According to several press reports, a new eruptionstarted Hunga Tonga-Hunga Ha’apai in the Tonga archipelago on January 15th, 2022, triggering a tsunami warning for several South Pacific island nations. Pictures on the social mediashowed waves crashing into homes.

The Australia’s Bureau of Meteorology indicates that theeruption, which is located about 65 km north of Nuku’alofa, caused a 1.2 metre tsunami. The agency continues to monitor the situation but no tsunami threat has been issued to the Australian mainland, islands or territories.

Tsunami waves of 83 cm were observed by gauges at the Tongan capital of Nuku’alofa and waves of 60 cm at Pago Pago, the capital of American Samoa. The U.S.-based monitor later cancelled warnings for the U.S. territory of American Samoa and Hawaii, but said the tsunami remained a threat for parts of the Pacific nearer the volcano. Fiji also issued a tsunami warning, urging residents to avoid the shorelines.

New Zealand’s emergency management agency issued an advisory on tsunami activity for its north and east coasts with the areas expected to experience strong and unusual currents, and unpredictable surges at the shore.

As I put it before,, the volcano had sent ash, steam and gas up to 20 km into the air on Junary 13th, 2022.

Source: International press agencies.

You’ll find numerous illustrations on the website The Watchers.