La Niña : quelles conséquences sur le climat en France?

Dans la première partie de ma conférence « Glaciers en péril », j’aborde le contexte du réchauffement climatique actuel, influencé par deux phénomènes qui jouent un rôle très important au niveau de la température globale de notre planète. El Niño (l’enfant Jésus) génère une hausse de la température à la surface de l’eau, sur une dizaine de mètres d’épaisseur, dans la partie orientale de l’Océan Pacifique, autour de l’équateur. En 2021, El Niño est resté neutre puis a disparu et a été remplacé par La Niña qui produit un effet de refroidissement inverse.

La fluctuation de la température de la mer dans le Pacifique oriental influe sur l’atmosphère en affectant le régime des vents et des précipitations.

Pour une circulation de type La Niña, la température de surface du Pacifique oriental doit être plus fraîche que la normale (au minimum -0.5°C d’anomalie sur trois mois consécutifs). Les conditions observées actuellement sont conformes à un tel phénomène : débutée courant août/septembre 2020, l’anomalie reste bien négative à l’heure actuelle; elle était en moyenne de -0.9°C sur la période mai-juin-juillet 2022.

Les prévisions laissent entrevoir une poursuite de cette séquence La Niña au cours de la fin d’année 2022, et même jusqu’au début de l’année 2023. On devrait ensuite passer à une phase de transition neutre, avant un retour probable d’El Niño. La séquence actuelle La Niña pourrait approcher les trois ans consécutifs, ce qui est inhabituel. Une telle durée n’a plus été observée depuis l’épisode de 1999 à 2002.

Lors d’un épisode La Niña, les courants marins sont modifiés et la donne climatique est bouleversée en plusieurs lieux du globe. Dans un tel contexte, on observe en général un temps plus chaud et sec que la normale dans le Sud des Etats-Unis, des températures plus froides sur le Nord-Ouest du continent nord-Américain ainsi que sur une partie du Brésil, une zone fraîche et sèche en Afrique centrale et orientale ainsi que sur les îles intertropicales du Pacifique, des précipitations fréquentes dans la partie sud de l’Afrique, en Amérique Centrale, en Asie du Sud, ou encore le Nord et l’Ouest de l’Australie. Lors de la période La Niña entre décembre 2021 et février 2022, l’Est de Australie avait connu de graves inondations, en particulier dans l’État du Queensland.

S’agissant de l’Europe, et donc de la France, les conséquences d’un phénomène La Niña sont beaucoup plus floues, voire impossibles à déterminer. En effet, aucune modification globale du temps n’a réellement été constatée jusqu’alors sur le vieux continent depuis le début de l’analyse du phénomène au milieu du 20ème siècle.

Les journalistes qui, avec leurs raccourcis habituels, affirment que La Niña annonce un prochaine hiver très rigoureux dans notre pays auraient tout intérêt à modérer leurs propos. On a vu le peu de neige apporté dans les Alpes – et donc sur les glaciers – par l’hiver 2021-2022.

Anomalie de température de surface dans le Pacifique Equatorial le 3 août 2022 (Source: NOAA)

 

Prévision d’évolution des phénomènes El Niño et La Niña jusqu’en mai 2023 (Source: NOAA)

Réchauffement climatique : nouveau cri d’alarme des Nations Unies // Global warming : new alarm raised by the United Nations

António Guterres, Secrétaire Général des Nations unies, vient de lancer un nouveau cri d’alarme. Selon lui, les promesses actuelles de réduire les émissions de gaz à effet de serre à l’origine du réchauffement climatique sont « beaucoup trop timides et arrivent beaucoup trop tard » pour empêcher les températures de dépasser un seuil critique. Il a prononcé ce discours un mois avant la COP27 qui se tiendra en novembre 2022 à Charm el-Cheikh, en Égypte.
La température de la Terre a déjà augmenté de 1,2°C en raison de l’effet de serre causé par la combustion de combustibles fossiles, et des études montrent que ce réchauffement a déjà un impact profond sur la planète, notamment en renforçant les ouragans et en aggravant la sécheresse, les vagues de chaleur , les incendies de forêt et les précipitations extrêmes, sans oublier la fonte des calottes glaciaires et des glaciers.
Malgré les promesses [non contraignantes!!] faites par les différents gouvernements lors des COP de Paris et de Glasgow, une étude du Met Office au Royaume-Uni a révélé qu’il y a 50% de chances que le monde dépasse 1,5 ° C de réchauffement d’ici 2026.
Le Secrétaire Général de l’ONU a clairement indiqué que les trajectoires actuelles des émissions de gaz à effet de serre ne laissent entrevoir rien de bon pour les décennies à venir. « Les promesses et les politiques actuelles ferment la porte à notre chance de limiter l’augmentation de la température mondiale à 2 degrés Celsius, sans parler d’atteindre l’objectif de 1,5°C. Nous sommes engagés actuellement dans une lutte à mort pour notre propre sécurité et notre survie. »
Un rapport publié en septembre par l’ONU et l’Organisation Météorologique Mondiale a révélé que pour maintenir l’augmentation moyenne de la température sur Terre à 1,5 °C au-dessus des niveaux préindustriels, il faudrait que les promesses de réduction des émissions de gaz à effet de serre soient sept fois plus ambitieuses. Le rapport ajoute que si les nations du monde ne tiennent pas leur promesse de réduire les émissions de gaz à effet de serre au-delà des engagements actuels, notre planète connaîtra un réchauffement moyen de 3,2 ° C d’ici 2100. Avec un réchauffement de cette ampleur le monde sera presque méconnaissable, avec des côtes radicalement redessinées en raison de l’élévation du niveau de la mer et de vastes étendues rendues invivables en raison des températures estivales torrides.
S’appuyant sur ces révélations, António Guterres a de nouveau appelé l’humanité à agir pour tenter d’éviter les pires conséquences du réchauffement climatique.
Après une brève baisse des émissions de gaz à effet de serre causée par le ralentissement économique aux premiers stades de la pandémie de coronavirus, le monde a recommencé à brûler des combustibles fossiles à un rythme croissant. La guerre en Ukraine et la crise énergétique qui a suivi ont encore retardé les efforts de réduction de ces émissions.

NDLR : Inutile de dire que tant que les promesses faites pendant les COP ne seront pas suivies de décisions contraignates, ces conférences n’auront qu’un effet limité, pour ne pas dire nul. La situation est pourtant très inquiétante. Ceux qui, comme moi, ont fréquenté le milieu glaciaire ou le littoral atlantique cet été n’ont pu que constater les dégâts. Nous sommes bien sûr minoritaires et cela ne semble pas suffire à déclencher une prise de conscience globale au sein de la population. Beaucoup de gens ont encore des doutes sur les conséquences du réchauffement climatique. Combien d’événements extrêmes, de tempêtes ou de pénuries d’eau faudra-t-il, pour qu’ils réalisent à quel point la situation est critique?

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United Nations Secretary-General António Guterres has just warned again that the current world pledges to cut greenhouse gas emissions causing climate change were « far too little and far too late » to keep temperatures from rising above a critical threshold. The Secretary-General made his remarks just a month prior to COP27 to be held in Sharm el-Shaikh, Egypt.

The world has already warmed by 1.2°C due to the greenhouse effect caused by mankind’s burning of fossil fuels, and studies show that that amount of warming is already having a profound impact on the planet, including making hurricanes stronger and worsening drought, heat waves, wildfires, and extreme rainfall events, without forgetting the melting of ice caps and glaciers.

Despite [non binding!!] pledges from world governments made at past U.N. climate change conferences in Paris and Glasgow, a study by the Met Office in the United Kingdom found that there is a 50-50 chance that the world will exceed 1.5°C of warming by the year 2026.

The UN Secretary-General made clear that current emissions trajectories looked even more grim in the decades ahead. « Taken together, current pledges and policies are shutting the door on our chance to limit global temperature rise to 2 degrees Celsius, let alone meet the 1.5-degree goal. We are in a life-or-death struggle for our own safety today and our survival tomorrow. »

A September report by the U.N. and the World Meteorological Society found that in order to keep global average rise to 1.5 degrees Celsius above pre-industrial levels, greenhouse gas emission reduction pledges need to be seven times higher. The report also stated that unless world nations strengthened and carried out pledges to reduce greenhouse gas emissions above and beyond current commitments the world was poised to see median warming of 3.2°C by the year 2100. Warming of that amount would result in a world that is almost unrecognizable from the one we live in today, with radically redrawn coastlines due to sea level rise and large swaths of the planet made unlivable due to scorching summertime temperatures.

Pointing to these findings, António Guterres once again called on humanity to act to try to save itself from the worst consequences of climate change.

After a brief decline in greenhouse gas emissions caused by the economic slowdown in the early stages of the coronavirus pandemic, the world has resumed burning fossil fuels at an increasing rate. Russia’s war in Ukraine and the ensuing energy crisis have further set back the effort to curb emissions.

Editor’s note: Needless to say that as long as the promises made during the COPs are not followed by binding decisions, these conferences will only have a limited effect, and will even be useless. However, the situation is very worrying. Those who, like me, visited the glacial environment or the Atlantic coast this summer could see the damage. We are of course in the minority and that does not seem to be enough to trigger global awareness among the population. Many people still have doubts about the consequences of global warming. How many extreme events, storms or water shortages will it take, for them to realize how critical the situation is?

Glacier de la Girose (Hautes-Alpes)  [Photo: C. Grandpey]

Nouvelle hausse d’activité du Stromboli (Sicile) // New increase in activity of Stromboli (Sicily)

L’INGV indique qu’une succession de coulées pyroclastiques a été observée en début de matinée le 9 octobre 2022 sur le Stromboli. Par la suite, une coulée de lave bien alimentée a atteint la côte après avoir dévalé la Sciara del Fuoco. L’événement a été très spectaculaire, comme on peut le voir sur les vidéos ci-dessous :

L’activité explosive ne montre pas de variations importantes. Du point de vue sismique, à partir de 06:24 (UTC), en relation avec les coulées pyroclastiques, on a observé une augmentation de l’amplitude du tremor qui a atteint un niveau élevé avant de retrouver un niveau moyen.. Il n’y a pas de déformation significative de l’édifice volcanique.

Source: INGV.

Dernière minute : La Protection Civile a ordonné le passage du niveau d’alerte du Stromboli de jaune à Orange suite à une réunion avec les instances scientifiques. Le déclenchement de ce nouveau niveau d’alerte suppose le renforcement du système de surveillance du volcan et du lien d’information entre la communauté scientifique et les structures opérationnelles du Service National de la Protection Civile. La population de l’île est invitée à se tenir informée et à suivre strictement les indications fournies par les autorités locales de Protection Civile.
La réunion mentionnée ci-dessus a été convoquée « à la lumière de l’activité volcanique actuelle, avec le début d’une phase éruptive avec coulée pyroclastique émise depuis la zone du cratère Nord qui a rapidement parcouru la Sciara del Fuoco pour atteindre la mer, générant un effondrement de la terrasse cratèrique, suivi d’un remarquable débordement de lave ».

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INGV indicates that several pyroclastic flows were observed in the early morning of October 9th, 2022 on Stromboli. Subsequently, a well-fed lava flow reached the coast after travelling down the Sciara del Fuoco.The event was very spectacular, as can be seen on the videos above.

The explosive activity does not show significant variations. From a seismic point of view, from 06:24 (UTC), in relation to the pyroclastic flows, an increase in the amplitude of the tremor was observed. It reached a high level before returning to an average level. There is no significant deformation of the volcanic edifice.

Source: INGV.

Last minute: The Civil Protection has raised the alert level for Stromboli from yellow to Orange following a meeting with the scientific authorities. The triggering of this new alert level includes the strengthening of the volcano monitoring system and the information link between the scientific community and the operational structures of the Civil Protection Service. The population of the island is invited to keep informed and to strictly follow the indications provided by the local Civil Protection authorities.
The aforementioned meeting was convened « in light of the current volcanic activity, with the beginning of an eruptive phase with pyroclastic flow emitted from the area of ​​the North crater that quickly travelled the Sciara del Fuoco to reach the sea , generating a collapse of the crater terrace, followed by a remarkable lava overflow ».

Source: INGV

Activité volcanique et prévention sur le Mauna Loa (Hawaii) // Volcanic unrest and prevention on Mauna Loa (Hawaii)

La dernière éruption du Mauna Loa a eu lieu en 1984 et a commencé avec le style typique qui caractérise ce volcan. A 22h55 le 24 mars 1984, la sismicité a commencé à augmenter rapidement, avec 2-3 événements par minute. À 23h30, une forte secousse sismique a été enregistrée, indiquant que le magma avait commencé son ascension vers la surface. L’éruption a débuté au sommet du Mauna Loa à 1 h 30 le 25 mars.
L’apparition rapide d’une forte activité débouchant sur une éruption est typique du Mauna Loa. C’est ce que les scientifiques ont observé au cours des deux derniers siècles. En plus d’un début rapide, les éruptions le long de l’une ou l’autre des zones de rift du Mauna Loa ont tendance à émettre de gros volumes de lave, avec des coulées qui peuvent atteindre rapidement l’océan. En dévalant les pentes abruptes du Sud Kona, la lave peut atteindre l’océan en seulement 3 ou 4 heures après le début d’une éruption. Avec un début rapide, de grands volumes de lave et des coulées rapides, les éruptions du Mauna Loa peuvent être particulièrement dangereuses.
Les techniques utilisées par le HVO pour surveiller les volcans ont beaucoup évolué depuis 1984. Les sismogrammes sur papier, les données collectées à la main et les observations visuelles ont cédé la place aux données sismiques numériques, aux mesures GPS en continu et à un réseau de webcams. Cela signifie que les scientifiques obtiennent aujourd’hui beaucoup plus de détails qu’auparavant sur la période d’activité du Mauna Loa. Néanmoins, la situation est toujours susceptible d’évoluer très rapidement et il est difficile de prévoir quand une éruption va se produire.
La période actuelle d’activité du Mauna Loa a commencé fin 2014 avec une augmentation de la déformation et de la sismicité sur l’édifice volcanique. Ces paramètres ont diminué en 2017-2018, mais ils ont recommencé à augmenter en 2019 et sont restés plus ou moins stables depuis cette époque, à raison d’un vingtaine de secousses sismiques par jour. Un essaim sismique remarquable a été enregistré entre fin janvier et mi-avril 2021 et s’est accompagné d’une inflation sommitale. Ces observations indiquaient que le magma se rapprochait de la surface. Un autre bref essaim sismique accompagné d’inflation a été observé début août 2022.
L’essaim sismique actuel a commencé le 22 septembre 2022 et a marqué le début d’une augmentation persistante de la sismicité au sommet du Mauna Loa. On est passé d’environ 20 événements par jour à 40-50 par jour, avec deux jours où l’on a enregistré 100 secousses quotidiennes.

La majeure partie de la déformation du Mauna Loa reste provoquée par des processus profonds (plus de 3 kilomètres de profondeur) qui se produisent depuis 2019.
D’autres paramètres, tels que l’apparition d’épisodes de tremor, pouvant indiquer qu’une éruption est imminente, n’ont pas été observés. Cependant, en raison du niveau élevé de la sismicité, le HVO a commencé à publier des mises à jour quotidiennes sur la situation sur le Mauna Loa. Elles sont disponibles sur le site Web de l’USGS.
Cette hausse d’activité est l’occasion de rappeler à la population qu’elle doit se tenir prête à l’éventualité d’une nouvelle éruption du Mauna Loa. Les mesures à prendre incluent la constitution d’un sac contenant l’essentiel des affaires et documents à emporter en cas d’évacuation rapide, ainsi qu’un plan de communication entre les membres de la famille. Il faut aussi être en mesure de recevoir des informations d’urgence actualisées.
Les visiteurs doivent garder à l’esprit qu’en raison de l’activité actuelle le sommet du Mauna Loa a été fermé jusqu’à nouvel ordre. La Mauna Loa Road et le le Mauna Loa Lookout (point d’observation sur le volcan) à 2 000 m d’altitude restent ouverts au public.
Source : HVO.

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The last eruption of Mauna Loa occurred in 1984 and began in a style typical of the volcano. At 10:55 p.m. March 24th, 1984, the rate of earthquakes under Mauna Loa started to rapidly pick up, reaching 2-3 events per minute. By 11:30 p.m., strong seismic tremor was recorded, indicating that magma was moving underground and getting close to the surface. The eruption began at Mauna Loa’s summit at 1:30 a.m. on March 25th.

The rapid onset of extreme unrest leading to eruption in 1984 is typical of the Mauna Loa eruptions that have been observed in the last two centuries. In addition to rapid onset, eruptions that migrate along either of Mauna Loa’s rift zones tend to be high volume and the resulting lava flows can move quickly from their eruptive vents downslope toward the ocean. Moving down the steep slopes of South Kona, they can reach the ocean as soon as 3-4 hours after the start of a rift eruption. The combination of rapid onset, large lava volumes, and fast lava flows can make Mauna Loa eruptions particularly hazardous.

The technology used by HVO to monitor volcanoes has changed a lot since 1984. Paper seismograms, hand-collected survey data, and visual observations have given way to digital seismic data, continuous GPS measurements, and a network of webcams. This means scientists have a lot more detail about Mauna Loa’s current period of unrest than they had before. Nonetheless, it is still possible for the situation to change rapidly and it is difficult to forecast when that might happen.

Mauna Loa’s current episode of unrest began in late 2014 with an increase in the rates of inflationary deformation and seismicity. These rates waned in 2017-18, but began increasing again in 2019 and have remained somewhat steady since then, with earthquake rates of about 20 per day. A noticeable seismic swarm occurred from late January through mid-April 2021 and was accompanied by changes by ground surface inflation recorded by a summit tiltmeter. This was an unprecedented observation that indicated magma had been getting closer to the surface. Another short swarm and inflation event was observed in early August 2022.

The current seismic swarm began on September 22nd, 2022, and marked the start of a persistent increase in earthquake rate at Mauna Loa’s summit. It rose from about 20 events per day to 40-50 per day, with two days getting as high as 100 per day.

The bulk of Mauna Loa’s deformation is still due to deeper processes (greater than 3 kilometers deep) that have been occurring since 2019.

Other signals, such as seismic tremor, that indicate that an eruption is imminent, have not been observed. However, due to the sustained high level of earthquakes, HVO has begun issuing daily updates on Mauna Loa’s status that are available on the USGS website.

This uptick in activity is a good reminder to be prepared for a volcanic eruption, whether people live on the flanks of Mauna Loa or anywhere else on the Island of Hawaii. The steps to be prepared for a volcanic eruption include putting together a “go bag” with essentials in the case of quick evacuation, as well as a communication plan among family members, and knowing how to get updated emergency information.

Visitors should keep in mind that, due to the current unrest, the Mauna Loa summit has been closed until further notice. Mauna Loa Road and the Mauna Loa Lookout at 2,000 m elevation remain open to the public.

Source: HVO.

 

Graphiques montrant la déformation du sol (en haut) et la sismicité (en bas) sur le Mauna Loa entre le 8 août et le 5 octobre 2022 (Source: USGS / HVO)