Volcans du monde // Volcanoes of the world

Plusieurs événements ont été signalés depuis ma dernière note sur l’activité volcanique dans le monde.

Le nouveau cône de la dernière éruption du Piton de la Fournaise (Ile de la Réunion) va s’appeler Piton Tikal. C’est ce que viennent d’indiquer la Cité du Volcan, l’Observatoire Volcanologique du Piton de la Fournaise et le Parc National de La Réunion. La dernière éruption du volcan a eu lieu du 19 septembre au 5 octobre 2022.

L’appellation de Piton Tikal renvoie aux contes et légendes de La Réunion associés à Gran Mèr Kal. Dans ces différentes « zistwar » il est parfois fait référence à son fils, sous le nom de Ti Kala ou Tikal ». Le nouveau cône volcanique s’étant construit à proximité du Piton Kala Pélé, avec une forme relativement identique, c’est tout naturellement que ce nom est apparu.

Source: Réunion la 1ère.

A lire sur mon blog : Gran Mèr Kal, l’âme damnée de la Fournaise.

https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2019/12/25/gran-mer-kal-lame-damnee-de-la-fournaise/

 Crédit photo: OVPF

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Un vol d’observation de White Island (Nouvelle-Zélande) confirme que les bouches actives à l’arrière du lac de cratère continuent d’émettre un panache de vapeur et de gaz modéré (voir photo ci-dessous). On observe rarement des périodes d’émission de cendres. La température du panache de gaz et de vapeur a été mesurée à 145 ºC, en légère baisse par rapport aux 165 ºC du 5 octobre. Un vol d’observation le 7 octobre avait mesuré un niveau faible d’émissions de SO2 à environ 217 tonnes/jour.
Le niveau d’alerte volcanique reste à 2 et la couleur de l’alerte aérienne est maintenue au Jaune.
Source : GéoNet.

 Crédit photo: GeoNet

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Une activité soutenue se poursuit sur le Bezymianny (Kamtchatka) après le puissant événement explosif des 23 et 24 octobre 2022. On observe une activité fumerolienne intense, ainsi qu’une incandescence au niveau du dôme de lave. Les effondrements du dôme produisent des avalanches incandescentes. Le 26 octobre, un énorme nuage de cendres a incité le KVERT à élever la couleur de l’alerte aérienne à Orange le lendemain.
Source : KVERT.

Crédit photo: KVERT

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Une activité éruptive a encore été observée sur le Cotopaxi (Equateur) au cours des derniers jours. Il est bon de rappeler que l’éruption a commencé par un séisme haute fréquence le 21 octobre 2022, suivi d’un épisode de tremor volcanique jusqu’au 22 octobre. Un nuage de gaz et de cendres s’est élevé à environ 2 km au-dessus du sommet. Le Parque Nacional Cotopaxi a été fermé aux visiteurs en raison des émissions de gaz et de cendres. Rien n’annonçait cette éruption, que ce soit au niveau de l’activité sismique ou des données de déformation fournies par les satellites ou le GPS.
Le 22 octobre, les émissions de SO2 atteignaient 1 580 tonnes par jour à proximité du volcan. L’analyse des échantillons de cendres collectés par les scientifiques de l’IG a révélé qu’environ 22% étaient des matériaux juvéniles, indiquant une composante magmatique de l’éruption.
Le Parque Nacional Cotopaxi a rouvert le 26 octobre. La sismicité montrait des niveaux modérés ce même jour. Les émissions de gaz et de vapeur s’élevaient à 500 m au-dessus du cratère.
Source : Instituto Geofisico.

Episode éruptif sur le Cotopaxi en août 2015 (Source: IG)

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L’activité éruptive se poursuit sur le Taal (Philippines). Les émissions de SO2 étaient en moyenne de 544 tonnes par jour le 27 octobre 2022. On a observé entre 2 à 16 petits événements phréatomagmatiques entre le 25 et le 29 octobre. Les panaches de cendres s’élèvent parfois jusqu’à 600 m d’altitude. Des séismes d’origine volcanique et des périodes de tremor sont encore enregistrés. Des remontées de gaz et de fluides chauds sont toujours observées dans le lac. Le niveau d’alerte reste à 1 (sur une échelle de 0 à 5), et il est rappelé au public que l’ensemble de Volcano Island est une zone de danger permanent (PDZ).
Source : PHIVOLCS.

Exemple d’éruption phréatomagmatique sur le Taal (Source: PHIVOLCS)

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L’activité éruptive se poursuit dans le cratère Minamidake du Sakurajima (Japon) où l’on observe une incandescence nocturne. Deux événements éruptifs et une explosion ont été enregistrés entre le 24 et le 28 octobre 2022. Des panaches de cendres s’élevaient jusqu’à 1,2 km au-dessus du cratère et de gros blocs étaient éjectés jusqu’à 1,3 km de la bouche éruptive. Le niveau d’alerte reste à 3 (sur une échelle de 5 niveaux), et il est demandé à la population de rester à au moins 2 km du cratère.
Source : JMA.

Sakurajima et Kagoshima (Crédit photo: Wikipedia)

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Le Mauna Loa (Hawaï) montre toujours des signes d’activité. Le réseau sismique détecte chaque jour des séismes de faible magnitude (inférieure à M 3) à 3-5 km sous la caldeira sommitale et à 1-8 km sous la partie supérieure du flanc nord-ouest du volcan. Les données GPS au sommet et sur les flancs montrent une inflation continue, mais les inclinomètres au sommet ne montrent pas de déformation de surface significative. Le niveau d’alerte volcanique reste à Advisory (surveillance conseillée – niveau 2) et la couleur de l’alerte aérienne reste au Jaune (niveau 2).
Source : HVO.
Les articles de presse ont tendance à faire croire qu’une éruption du Mauna Loa se produira à très court terme, mais le HVO affirme qu’un tel événement ne semble pas imminent.

Sommet du Mauna Loa (Crédit photo: HVO)

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Dernière minute :

L’Instituto Geofisico (IG) de l’Équateur indique qu’une puissante éruption a commencé sur le Sangay vers 11h40 (UTC) le 4 novembre 2022. Un panache de cendres et de gaz s’est élevé jusqu’à 11,6 km au-dessus du niveau de la mer. Des coulées pyroclastiques ont été observées sur le flanc sud-est du volcan. Des retombées de cendres sont attendues principalement dans la province de Chimborazo.
Un niveau d’activité élevé avait été signalé sur le Sangay du 18 au 25 octobre 2022. Des anomalies thermiques quasi quotidiennes étaient identifiées sur les images satellites.

Source: IG.

L’éruption du 4 novembre vue depuis l’espace (Source: NOAA)

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L’activité reste globalement stable sur les autres volcans.

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Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous en trouverez d’autres (en anglais) en lisant le bulletin hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Several events have been reported since my previous post about volcanic activity around the world.

The new cone built by the last eruption of Piton de la Fournaise (Reunion Island) will be called Piton Tikal. This is what the Cité du Volcan, the Volcanological Observatory of Piton de la Fournaise and the Réunion National Park have just indicated. The last eruption of the volcano took place from September 19th to October 5th, 2022.
The name of Piton Tikal refers to the tales and legends of Reunion Island associated with Gran Mèr Kal. In these different « zistwar », reference is sometimes made to her son, under the name of Ti Kala or Tikal ». The new volcanic cone was built close to Piton Kala Pélé, with a relatively identical shape; this is why the name was chosen.
Source: Réunion la 1ère.

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An observation flight of White Island (New Zealand) confirms that active vents behind the crater lake are continuing to emit a moderate steam and gas plume (see photo below). Periods of ash emission are rarely observed. The temperature of the gas and steam plume was measured at 145 ºC, down slightly from 165 ºC on October 5th. A gas observation flight on October 7th had measured a low discharge rate of SO2 at about 217 tonnes/day.

The Volcanic Alert Level remains at 2 and the Aviation Colour Code is kept at Yellow,.

Source: GeoNet.

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Sustained activity continues at Bezymianny (Kamchatka) after the strong explosive event of October 23rd – 24th, 2022. Intense fumarolic activity can be seen, as well as incandescence at the lava dome. Collapses from the dome produce avalanches of hot material. On October 26th, a huge ash cloud prompted KVERT to raise the Aviation Color Code to Orange the next day.

Source: KVERT.

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Eruptive activity was still observed at Cotopaxi (Ecuador) during the past days. The eruption began with a high-frequency earthquake recorded on October 21st, 2022 and was followed by an episode of volcanic tremor until October 22nd. A gas-and-ash cloud rose about 2 km above the summit. Parque Nacional Cotopaxi was closed to visitors due to the emissions. There had been no notable precursory activity including anomalous seismic activity and deformation detected in satellite or GPS data to annouce the eruption.
On October 22nd, SO2 emissions reached 1,580 tons per day close to the volcano. Analysis of ash samples collected by IG scientists revealed that about 22 percent was juvenile material, indicating a magmatic component to the eruption.
Parque Nacional Cotopaxi reopened on October 26th. Seismicity was at moderate levels that same day. Gas-and-steam emissions were rising 500 m above the crater.
Source: Instituto Geofisico.

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Eruptive activity continues at Taal (Philippines). SO2 emissions averaged 544 tonnes per day on October 27th, 2022. There were 2-16 daily small phreatomagmatic bursts between October 25th and 29th. Ash plumes sometimes rise as high as 600 m a.s.l. Volcanic earthquakes and periods of volcanic tremor are still recorded. Upwelling gasses and hot fluids ca still be seen in the lake. The Alert Level remains at 1 (on a scale of 0-5), and the public is reminded that the entire Taal Volcano Island was a Permanent Danger Zone (PDZ).

Source: PHIVOLCS

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Eruptive activity continues at Sakurajima‘s Minamidake Crater (Japan), with nighttime crater incandescence. Two eruptive events and one explosion were recorded between October 24th and 28th, 2022. Volcanic plumes rose as high as 1.2 km above the crater rim and large blocks were ejected as far as 1.3 km from the vent. The Alert Level remains at 3 (on a 5-level scale), and residents are asked to stay 2 km away from the crater.

Source: JMA.

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Mauna Loa (Hawaii) is still showing signs of unrest. The seismic network detects daily small-magnitude (below M 3) earthquakes 3-5 km beneath the summit caldera and 1-8 km beneath the upper NW flank of the volcano. Data from GPS instruments at the summit and flanks show continuing inflation, though data from tiltmeters at the summit do not show significant surface deformation. The Volcano Alert Level remains at Advisory (Level 2) and the Aviation Color Code remains at Yellow (Level 2).

Source: HVO.

Press reports tend to warn people that an eruption of Mauna Loa will occur in the very short term, but HVO says that an eruption does not seem to be imminent.

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Ecuador’s Instituto Geofisico (IG)indicates that a powerful eruption started at Sangay at around 11:40 UTC on November 4th, 2022. An ash and gas plume rose up to 11.6 km above sea level. Pyroclastic flows were observed on the volcano’s southeast flank. Ashfall is expected mainly in the province of Chimborazo.

A high level of activity had been reported at Sangay from October 18th to 25th, 2022. Almost daily thermal anomalies were identified in satellite images.

Source: IG.

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Activity remains globally stable on other volcanoes.

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This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

Un volcanisme actif sur la planète Mars? // Active volcanism on Mars?

Jusqu’à présent, les scientifiques étaient persuadés que Mars était une planète morte, au sens géologique du terme. Cependant, les séismes détectés par la sonde Insight de la NASA tendent à montrer que la Planète Rouge pourrait cacher de la lave en fusion.
Les photos de Mars montrent que la planète est parsemée de volcans et qu’il y a aussi d’anciennes coulées de lave à certains endroits. Il semblait que ce volcanisme appartenait au passé et ne se réactiverait jamais. Mais aujourd’hui, en utilisant le sismomètre sur la sonde InSight, les scientifiques ont découvert la première preuve de lave en fusion en profondeur sous la surface martienne.
La présence de lave active pourrait changer notre compréhension de l’histoire de Mars, depuis sa formation jusqu’à la roche froide qu’elle est aujourd’hui, en passant par la période où elle a pu héberger la vie microbienne ou encore la perte de son atmosphère.
Une série de séismes sur Mars a permis aux scientifiques d’identifier le point chaud potentiel où se trouverait la lave. InSight a détecté plus de 1 300 secousses sur Mars depuis son arrivée sur la planète en 2018. À la surprise des scientifiques, les événements les plus significatifs provenaient tous d’une région pleine de failles, appelée Cerberus Fossae.
Dans un article publié dans Nature Astronomy le 27 octobre 2022, des chercheurs ont analysé 20 de ces séismes. Ils ont découvert que certaines ondes sismiques se déplaçaient beaucoup plus lentement que prévu. Cela indiquait la présence de magma en profondeur sous la surface de Cerberus Fossae. En se déplaçant ou se refroidissant, ce magma est probablement la cause de ces séismes qui prennent naissance entre 14 et 50 kilomètres sous la surface martienne. C’est là que les scientifiques pensent que se trouve la chambre magmatique. Selon le responsable de l’étude, « il est possible que nous observions les derniers vestiges d’une région volcanique autrefois active, ou bien que le magma soit en train de se déplacer vers l’est, vers le prochain lieu d’éruption ». Ce mouvement provoque probablement des séismes mineurs au niveau de la surface, en se déplaçant sous la croûte de la planète dans cette région.
La sonde InSight possède à son bord le seul sismomètre jamais envoyé sur Mars. Il ne s’agit que d’une seule station à un endroit et elle ne peut donc pas détecter les petits séismes qui se produisent au loin ou de l’autre côté de la planète. Les scientifiques disposent donc d’informations limitées sur l’activité sismique de Mars et sur tout autre point chaud potentiel. Pour obtenir une image globale de l’activité sismique et volcanique sur Mars, il faudrait que la NASA envoie d’autres sismomètres sur la Planète Rouge.
Les engins spatiaux en orbite autour de Mars ont transmis les images de nombreuses lignes de faille le long de sa surface, de sorte que les scientifiques s’attendaient à ce qu’InSight détecte des séismes en différents endroits. La quasi intégralité de la sismicité à ce jour provient de Cerberus Fossae, de sorte que les chercheurs aimeraient savoir ce qui se passe dans cette région de la planète.
InSight est maintenant à court d’énergie, car la poussière martienne recouvre ses panneaux solaires. Sa mission sur Mars se terminera probablement avant janvier 2023. Ensuite, il n’y aura plus de sismomètre sur Mars pour recueillir de nouvelles informations sur les structures profondes de la planète.

Source: Business Insider via Yahoo News.

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Up to now, scientists believed Mars was dead, in the geological sense. However, quakes detected by NASA’s Insight lander tends to show that the Red Planet may have molten lava.

Photos of Mars show that the planet is peppered with volcanoes and there are also ancient lava flows in some places. But it seemed that this volcanism was a thing of the past, unable to become alive again. But now, using a seismometer on NASA’s InSight lander, scientists have discovered the first evidence of molten lava deep below the Martian surface.

The presence of active lava could change scientists’ understanding of Mars’s history, from its formation, to the period when it may have hosted microbial life, to the loss of its atmosphere and finally to the cold rock it is today.

A series of Mars quakes clued the scientists in to the potential lava hotspot. InSight has detected more than 1,300 Mars quakes since landing on the Red Planet in 2018. To scientists’ surprise, the most powerful events all came from one region full of rifts, called Cerberus Fossae.

In a paper published in Nature Astronomy on October 27th, 2022, researchers analyzed 20 of those big quakes. They discovered that certain seismic waves were moving much more slowly than they expected. This indicated the presence of magma deep below the Cerberus Fossae surface. That magma moving or cooling is probably what creates those quakes which originate 14 to 50 kilometers below the Martian surface. This where where the scientists suspect the chamber of magma is. According to the study’s leader, « it is possible that what we are seeing are the last remnants of this once active volcanic region or that the magma is right now moving eastward to the next location of eruption. » The movement is also probably causing smaller, surface-level quakes, by breaking up and moving around the planet’s crust in that region.

InSight carries the only seismometer ever placed on Mars. It is just one station in one location, and it cannot detect smaller quakes that happen far away or on the other side of the planet. So scientists have limited information about Mars’s seismic activity and any other potential hotspots. To get the global picture of Mars quakes and volcanic activity, NASA would need to send more seismometers to the Red Planet.

Spacecraft orbiting Mars have imaged plenty of fault lines along its surface, so scientists expected InSight to detect quakes from many different places. Almost all the quakes so far have come from Cerberus Fossae, so that researchers would like to know what is so special about Cerberus Fossae.

InSight is running out of power, as dust builds up on its solar panels. Its mission on Mars will likely end before January 2023. Then there will be no seismometer on Mars to gather new information about the planet’s deep structures.

Source: Business Insider via Yahoo News.

La planète Mars vue par le télescope Hubble le 12 mai 2016 (Source: NASA)

Expédition MOSAiC : Le trou dans la couche d’ozone arctique // The hole in the Arctic ozone layer

Dans trois notes publiés le 12 mai, le 4 juin et le 22 août 2020, j’expliquais que l’expédition MOSAiC ((Multidisciplinary drifting Observatory for the Study of Arctic Climate) était la plus importante jamais mise en place dans l’Arctique. Le nom reflète la complexité et la diversité de cette expédition. Le projet MOSAiC, doté d’un budget total supérieur à 140 millions d’euros, a été conçu par un consortium international d’institutions de recherche polaire de premier plan, avec à sa tête l’Institut Alfred Wegener et le Centre Helmholtz pour la recherche polaire et marine.
Le 20 septembre 2019, le vaisseau amiral Polarstern (Etoile Polaire) de l’Institut Alfred Wegener a levé l’ancre dans le port de Tromsø en Norvège pour rejoindre le cœur de l’Océan Arctique et y faire des mesures scientifiques. La mission impliquait 600 chercheurs de dix-sept pays. Une fois dans l’Océan Arctique, le Polarstern s’est laissé emprisonner par les glaces et s’est laissé dériver vers le sud.
En plus des 50 membres d’équipage, une cinquantaine de scientifiques ont mené des recherches sur 5 principaux domaines d’intérêt (atmosphère, océan, banquise, écosystème, biogéochimie). L’équipe scientifique était renouvelée tous les deux mois.
L’expédition MOSAiC a récemment attiré l’attention sur l’ampleur de l’appauvrissement de la couche d’ozone au niveau de l’Arctique. Même après l’interdiction par toutes les nations (Protocole de Montréal en 1987) des substances nocives pour la couche d’ozone, le plus grand trou jamais observé dans la couche d’ozone a été détecté au-dessus de l’Arctique à une altitude d’une vingtaine de kilomètres.
Selon un chercheur allemand de l’Université de Potsdam, « la couche d’ozone ne s’améliore pas. Au contraire, les choses s’aggravent dans l’Arctique. Nous comprenons maintenant que c’est parce que les décomposeurs du gaz sont toujours présents dans l’atmosphère. Le changement climatique les rend plus agressifs : c’est une mauvaise nouvelle pour l’avenir de la couche d’ozone dans l’Arctique. » [NDLR : il faut noter, comme le rappelait souvent le regretté Haroun Tazieff, que le trou dans la couche d’ozone existait déjà avant l’utilisation des CFC].
Néanmoins, le chercheur allemand voit quelques raisons d’espérer. Il a déclaré : « Nous avons vu que sous la glace, la mer atteint un point de congélation à une profondeur de 14 mètres en hiver. Il existe donc une base saine pour la formation de glace pendant cette saison. Nous pensons qu’il est toujours possible de sauver la glace, à condition d’arrêter le réchauffement climatique. La glace réagit de manière très linéaire au réchauffement, et si nous arrêtons le réchauffement, sa fonte s’arrêtera. Cela met une grande responsabilité sur nos épaules. Nous sommes la dernière génération en mesure de sauver la glace de mer dans l’Arctique. »
Source : Iceland Review.

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In three posts published on My 12th, June 4th and August 22nd, 2020, I explained that the Multidisciplinary Drifting Observatory for the Study of Arctic Climate (MOSAiC) expedition was the largest ever set up in the Arctic. The name mirrors the complexity and diversity of this expedition. The MOSAiC project with a total budget exceeding € 140 Million has been designed by an international consortium of leading polar research institutions, led by the Alfred Wegener Institute, Helmholtz Centre for Polar and Marine Research (AWI).

On September 20th, 2019, the Alfred Wegener Institute’s flagship Polarstern (or Polar Star) weighed anchor in the port of Tromsø in Norway to reach the heart of the Arctic Ocean for scientific measurements. The mission involved 600 researchers from seventeen countries. Once in the Arctic Ocean, the Polarstern got caught in the ice and started drifting south.
In addition to the 50 crew members, around fifty scientists carried out research on 5 main areas of interest (atmosphere, ocean, sea ice, ecosystem, biogeochemistry). The scientific team was renewed every two months.
The research expedition has recently shed new light on the extent to which the Arctic ozone layer has been depleted. Even after the international banning of ozone-harming substances (Montreal Protocol in 1987), the largest hole ever found in the ozone was detected over the Arctic at an altitude of some 20 km.

According to a German researcher at the University of Potsdam, « the ozone layer is not improving. Things are getting worse in the Arctic. Now we understand that it is because the decomposers from the gas are still present in the atmosphere. Climate change makes them more aggressive: it’s bad news for the future of the ozone layer in the Arctic. » [Editor’s note : it should be noted, as the late Haroun Tazieff often reminded it, that the hole in the ozone layer already existed before the use of CFCs].

Nevertheless, the researcher sees some reason for hope. He said : « We saw that under the ice the sea reaches a freezing point down to a depth of 14 meters in the winter. There is a healthy base for winter ice formation, and we believe we are still in a position to save the ice if we stop global warming.The ice responds very linearly to warming, and if we stop the warming, the melting of the ice will stop. This puts a lot of responsibility on our shoulders. We are the last generation that can save the sea ice in the Arctic. »

Source: Iceland Review.

Le Polarstern (Source: Alfred Wegener Institute)

Le Polarstern et l’expédition MOSAiC en 2020

A plusieurs reprises sur ce blog (12 mai, 4 juin 22 août 2020) , j’ai expliqué la finalité de la mission MOSAiC – Multidisciplinary drifting Observatory for the Study of Arctic Climate – dans l’Arctique. 300 scientifiques en provenance de 20 pays et 70 instituts de recherche se sont relayés en 2020 à bord du Polarstern, un brise-glace de recherche allemand qui a pris la direction du Pôle Nord. Le navire a ensuite coupé les moteurs au coeur de la banquise et s’est laissé dériver au gré des courants arctiques. Le but de l’expédition était de comprendre l’impact de l’homme sur la planète. En effet, la banquise arctique a perdu 30% de sa superficie depuis les années 1980, un indicateur évident du réchauffement climatique.

Je vous conseille vivement de regarder en replay sur la chaîne de télévision France 5 , dans le cadre de Science grand format, l’excellent documentaire qui retrace le déroulement de l’expédition. Intitulé « Expédition Arctique : au coeur du réchauffement climatique », d’une durée de 89 minutes, il montre les scientifiques sur le terrain, leurs travaux et leur ressenti. Le vous recommande de porter une attention particulière à la conclusion du document.

https://www.france.tv/france-5/science-grand-format/2874157-expedition-arctique-au-coeur-du-rechauffement-climatique.html

Vue du Polarstern (Source: Alfred Wegener Institute)

Glace de mer dans l’Arctique (Photo: C. Grandpey)