L’effondrement des Alpes (suite, mais pas fin)

Concentrations de CO2 : 427,16 ppm (14 août 2026)             

Concentrations de CH4 : 1937,59 ppb (avril 2026)

J’ai expliqué dans plusieurs notes sur ce blog que le réchauffement climatique provoque le dégel (on ne parle pas de fonte) du pergélisol dans l’Arctique, mais aussi dans nos montagnes où le permafrost (autre nom du pergélisol) de roche ne joue plus son rôle de ciment, ce qui génère des effondrements de plus en plus fréquents. L’été 2026 a été marqué par une succession d’effondrements recensés par le site web Outside.

Dans les années 1960, il se disait à Chamonix que l’été était la période la plus sûre pour l’alpinisme, mais ce n’est plus vrai en 2026. L’été est devenu depuis quelques années une saison à haut risque. On ne compte plus les récits d’éboulements dans les Alpes. Ils sont les témoins d’un terrain devenu de plus en plus instable sous l’effet combiné de la chaleur, de la fonte des glaces, de la remontée en altitude de l’isotherme 0°C et de la dégradation du pergélisol.

Le 5 août 2026, un important éboulement a été observé sur la face sud du Cervin, côté italien, générant une impressionnante avalanche de poussière.

Crédit photo : presse régionale

Aucun alpiniste n’a heureusement été blessé. Toutefois, par mesure de précaution, la Société des guides du Cervin a suspendu temporairement les ascensions encadrées par ses guides,et a appelé l’ensemble des alpinistes à renoncer à l’ascension de la montagne tant que les conditions ne se seraient pas stabilisées. C’était le deuxième éboulement majeur observé en quelques semaines sur le Cervin, après un effondrement sur le secteur du sommet côté suisse le 25 juin.

Vue du versant suisse du Cervin (Photo : C. Grandpey)

Preuve du réchauffement en très haute altitude, les images du guide de montagne Harry Lauber montrant d’impressionnantes cascades d’eau dévalant les flancs du Cervin ont fait le tour des réseaux sociaux. Un tel phénomène témoignait d’un apport d’eau exceptionnellement important dans un environnement habituellement dominé par le gel permanent.

Crédit photo: Harry Lauber

Depuis la mi-juin 2026, on enregistre une série d’accidents dans le massif du Mont-Blanc. Le 13 juin, deux alpinistes d’une trentaine d’années ont été emportés sur près de 300 mètres par une chute de pierres sur l’arête Kuffner du Mont Maudit, un itinéraire d’alpinisme culminant à 4 465 mètres d’altitude.

 

Arête Kuffner du Mont Maudit (Photo: Boris Pivaudran/Montagnes)

Le même jour, côté italien du massif, un skieur-alpiniste de 56 ans a trouvé la mort après le déclenchement d’une plaque de neige sur l’éperon de la Brenva, vers 4 100 mètres d’altitude.

Éperon de la Brenva (Crédit photo : Camp to Camp)

Le 15 juillet, c’est dans le couloir du Goûter sur la voie normale du Mont-Blanc, que deux alpinistes ont perdu la vie après avoir été frappés par une chute de blocs rocheux alors qu’ils progressaient de nuit, une période pourtant choisie habituellement pour limiter les risques liés au réchauffement diurne. Ce couloir, surnommé depuis longtemps « le couloir de la mort », reste l’un des passages les plus redoutés de l’ascension du Mont-Blanc. Entre 1990 et 2017, il a tué 102 alpinistes et blessé 230 autres. Aujourd’hui, la chaleur et la sécheresse exceptionnelles accentuent encore sa dangerosité. J’ai indiqué précédemment que « face au danger mortel de chutes de pierres, les autorités ont notamment fermé les refuges du Goûter et de Tête Rousse afin de dissuader les alpinistes d’emprunter cette voie..

 

Couloir du Goûter, la roulette russe (Crédit photo : presse régionale)

Le 6 août 2026, une alpiniste russe d’une soixantaine d’années, partie seule sur le glacier du Tour, a été retrouvée sans vie au fond d’une crevasse. Les secouristes pensent qu’elle a traversé un pont de neige fragile qui se serait écroulé sous son poids. Ils rappellent que les pièges sont nombreux sur la montagne avec les conditions climatiques actuelles.

Photo : C. Grandpey

Parmi les éboulements recensés en août 2026, on note celui qui a été observé le 12 août sur le versant de l’Aiguille du Midi. Le téléphérique que l’on aperçoit sur les images de l’événement diffusées sur les réseaux sociaux, n’a pas été impacté par l’effondrement qui marque les esprits. Quand j’ai emprunté le téléphérique il y a quelques années – une expérience inoubliable – je me suis posé des questions sur l’avenir du pylône sommitale dont le soubassement rocheux est probablement constitué de roche gelée. Je sais que cette roche est truffée de capteurs. J’espère qu’il n’y aura jamais de catastrophe.

Photo: C. Grandpey

Le site Outside explique que si les chiffres sont inquiétants, ils n’ont rien d’étonnant. Depuis plusieurs années, scientifiques et alpinistes observent une dégradation des conditions des parois en haute altitude. Avec la hausse des températures,on observe un dégel du pergélisol qui assurait, jusqu’à présent, la stabilité des parois rocheuses. Avec la hausse des températures, les périodes de forte chaleur, les épisodes orageux qui infiltrent davantage d’eau dans les fissures et l’accélération des cycles de gel et de dégel, cette glace interstitielle devient de plus en plus instable, provoquant davantage d’éboulements.

Le site Outside insiste sur l’importance des travaux réalisés par le géomorphologue Ludovic Ravanel, chercheur au CNRS et à l’Université Savoie Mont-Blanc. Ils ont largement documenté cette évolution. Entre 2007 et 2024, quelque 2 500 écroulements de plus de 100 mètres cubes ont été recensés dans le massif du Mont-Blanc. Ludovic Ravanel explique que le phénomène évolue non seulement sur la fréquence mais aussi sur le volume des éboulis. Les scientifiques s’attendent à l’apparition d’écroulements atteignant plusieurs millions de mètres cubes. On se trouve dans une évolution identique à celle d’autres événements liés au réchauffement climatique. Ils sont devenus plus fréquents et plus intenses.

Source: Outside.

Tant que rien ne sera fait pour réduire nos émissions des gaz à effet de serre et donc pour ralentir l’accélération galopante du réchauffement climatique, nos montagnes connaîtront de plus en plus d’événements comme ceux décrits dans cette note, avec des victimes de plus en plus nombreuses. Comme je l’ai indiqué à plusieurs reprises, Les 100 plus belles courses de Gaston Rébuffat sont très loin derrière nous et beaucoup sont aujourd’hui impraticables.

 

La situation sur l’Etna (Sicile) le 14 août 2026

L’aéroport de Comiso est resté fermé jusqu’à 18h00 aujourd’hui en raison des cendres volcaniques qui recouvraient la piste. Cette information a été communiquée par la SAC, société qui gère les aéroports de Comiso et de Catane. Pour Fontanarossa, l’interdiction de vol restera en vigueur jusqu’à 2h00 ce matin. L’aéroport de Comiso avait initialement été fermé jusqu’à 16h00, mais cette fermeture a été prolongée.
Les perturbations persistent pour les voyageurs, qui depuis plus d’une semaine doivent composer avec des fermetures, des réouvertures et des déviations vers d’autres aéroports, notamment Palerme et Trapani, tandis que Comiso reste aléatoire et dépendant des humeurs de l’Etna.

La situation est bien sûr liée à l’activité éruptive sur le volcan sicilien. L’INGV explique que trois facteurs doivent être pris en compte.pour expliquer le chaos actuel. 1) L’activité explosive soutenue de la Voragine, accompagnée d’émissions de cendres constantes, ce qui est plutôt inhabituel. 2) Les vents constants du nord au sud poussent les cendres juste au-dessus de Catane et de son aéroport, alors que généralement le vent vient de l’est. En conséquence, au lieu de retomber sur les versants orientaux et des localités comme Zafferana, Santa Venerina, Giarre et Acireale, la cendre s’est abattue sur les aéroports de Catane et parfois de Comiso. 3) Le tout en plein mois d’août, au cœur de la saison touristique. Toutes les conditions sont donc réunies pour créer une situation très compliquée.

Source : presse régionale.

Émission de cendre dans les années 2000 (Photo: C. Grandpey)

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S’agissant de l’éruption proprement dite, l’INGV indique ce soir que l’activité effusive se poursuit au niveau de la bouche éruptive située à 1 900 m d’altitude et d’une bouche éphémère à proximité. L’activité de la bouche située à 2 750 m d’altitude a cessé. Les fronts de lave actifs les plus avancés, alimentés par la bouche située à 1 900 m, ont été localisés vers 10 heures ce matin près de Rocca Musarra, à une altitude d’environ 1 600 m. La coulée de lave qui, hier, a franchi Rocca Capra (Valle del Bove) semble ne plus être alimentée.

L’activité explosive de la Voragine se poursuit avec une intensité variable. Elle produit une émission
de cendres qui s’étale dans le quadrant sud.
L’amplitude moyenne du trémor volcanique présente de fortes oscillations mais reste à des valeurs élevées. La source du trémor se situe dans la région de la Voragine, à une altitude d’environ 3 000 m au-dessus du niveau de la mer. L’activité infrasonore demeure à un niveau moyen.
Les signaux de déformation du sol ne montrent aucune variation significative.

Source : INGV.

Image webcam capturée le 13 août 2026

Éruption de l’Etna : nouvelles restrictions d’accès !

Le maire de Milo, par l’arrêté n° 41 du 13 août 2026, a ordonné la fermeture immédiate de la Via Mareneve, route départementale reliant Fornazzo au refuge Citelli. Cette mesure, valable jusqu’à nouvel ordre, a été prise afin de limiter l’accès aux zones affectées par l’activité éruptive de l’Etna. L’arrêté fait suite à l’ouverture, survenue le 8 août à 11h30, d’une nouvelle fissure éruptive dans la zone située entre le Monte Rittmann et le Monte Simone.
Une interdiction formelle de s’approcher de la coulée de lave à moins de 200 mètres a également été instaurée.
Cette décision a été rendue nécessaire par l’afflux de nombreux curieux et visiteurs, souvent sans préparation ni équipement adéquats. Cette situation pourrait mettre en danger la sécurité des personnes et des secouristes, et entraver le passage des véhicules d’urgence.

L’une des coulées vue par un drone

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Dernière minute : Des changements dans les restrictions mais toujours la pagaille !

Hier, deux nouvelles mesures ont été mises en place en relation avec l’éruption : l’interdiction de s’approcher à moins de 200 mètres de la coulée de lave et la fermeture de la route de Mareneve, qui mène au refuge Citelli et au sentier de Serracozzo, près du village de Fornazzo, 14 kilomètres en contrebas. Cette fermeture, intervenue du jour au lendemain, a perturbé la tranquillité habituelle du petit hameau de Milo, envahi par les voitures.

En fin de matinée, une réunion technique s’est tenue à la préfecture de Catane afin d’aborder la question de la sécurité sur le volcan. Il en a résulté un assouplissement de l’interdiction d’approcher les coulées de lave et un renforcement des fermetures de routes, notamment celles des versants de Linguaglossa et de Piano Provenzana, qui étaient restées ouvertes jusqu’à présent. Les véhicules seront arrêtés bien avant la bifurcation pour le refuge Citelli. Les barrières des deux côtés seront gardées 24h/24 et 7j/7.
Les nouvelles mesures ne semblent guère concluantes. Hier soir, premier soir d’application des nouvelles règles, le hameau de Fornazzo était saturé de voitures. Le barrage routier au début de la Mareneve a contraint de nombreux automobilistes à se garer sur le bas-côté de la route départementale Milo-Linguaglossa qui traverse le village. Au final, la Sicile sera toujours la Sicile !

La situation concernant l’interdiction d’approcher la coulée de lave a été modifiée elle aussi. La distance de 200 mètres mentionnée dans l’arrêté municipal de Milo semble être une erreur, héritée d’arrêtés antérieurs datant de janvier et non validée par des organismes scientifiques tels que l’INGV. Elle sera supprimée ou, plus probablement, revue à la baisse (on parle de 50 mètres) dans les prochaines heures.

Source : presse régionale.

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques informations sur l’activité volcanique dans le monde, fournies par les observatoires et par le Global Volcanism Network de la Smithsonian Institution.

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Dans son bulletin mensuel, l’OVPF indique qu’en juillet 2026, le mise en pression du réservoir superficiel au Piton de la Fournaise (Île de la Réunion) a cessé comme le montre l’arrêt de l’inflation sommitale, suivi d’une légère déflation de l’édifice.

La sismicité superficielle sous le sommet est restée faible en juillet. En revanche une activité sismique profonde a persisté pouvant suggérer des mouvements de fluides en profondeur.

Photo : C. Grandpey

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Le HVO signale qu’un séisme de magnitude M5,2 s’est produit le 11 août 2026 sous le volcan sous-marin Kamaʻehuakanaloa (anciennement Lōʻihi), à 42 km au large, à l’est-sud-est de l’île d’Hawaï, à une profondeur de 11 km sous le niveau de la mer. Ce séisme s’inscrit dans une séquence sismique en cours liée à l’activité du Kamaʻehuakanaloa, débutée le 9 août. Ces séismes n’ont aucune incidence apparente sur les volcans Mauna Loa ou Kīlauea.

En langue hawaïenne, le nom Kamaʻehuakanaloa signifie « l’enfant incandescent de Kanaloa », en référence à Kanaloa, le dieu de l’océan, et à la naissance ardente du volcan depuis le fond marin. Lōʻihi signifie « long » « étendu », comme dans l’image ci-dessous.

Source: USGS

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Toujours à Hawaï, l’Épisode 53 de l’éruption du Kilauea (Hawa¨) a débuté vers 11 h 20 (heure locale) le 12 août 2026 après une brève activité préliminaire de faible intensité, ponctuée de jaillissements intermittents et des débordements de lave depuis la bouche nord. Par lasuite, les fontaines de lave ont atteint 25 à 30 mètres de hauteur avant de culminer à 150 mètres au-dessus du sol. Le panache éruptif s’est élévé à plus de 5 400 mètres au-dessus du niveau de la mer.

Image webcam de l’Épisode 53

L’Épisode 53 a pris fin brutalement le 13 août 2026 à 01 h 23 (heure locale), après plus de neuf heures et demie d’activité de fontaines de lave qui ont jailli de la bouche éruptive nord nord. Le débit effusif a culminé à environ 230 mètres cubes par seconde, avec une moyenne de 135 mètres cubes par seconde sur l’ensemble de l’épisode. On estime à 4,6 millions de mètres cubes le volume de lave émis. Cette lave a couvert environ 40 à 50 % du plancher du cratère de l’Halemaʻumaʻu. Le passage soudain d’une phase de déflation sommitale à une phase d’inflation à la fin de l’Épisode 53 laisse présager un nouvel épisode de fontaines de lave dans les jours à venir.
Source : HVO.

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L’activité strombolienne observée sur l’Etna (Sicile) au niveau de la Voragine s’est intensifiée à partir du 7 août 2026 pour évoluer en fontaines de lave. Le trémor éruptif a atteint des niveaux élevés, avec une source localisée sous la Voragine, à une altitude d’environ 2 900 à 3 000 mètres. Les fontaines de lave ont ensuite été remplacées par une activité strombolienne accompagnée de panaches de cendre orientés vers le sud-sud-ouest et de fortes perturbations depuis cette date à l’aéroport de Catane. .

Une première bouche éruptive s’est ouverte le 7 août dans la Valle del Leone à une altitude d’environ 2 750 m et a alimenté des coulées de lave dont les fronts ont dépassé le mont Simone dans la Valle del Bove, situé à environ 2 000 m d’altitude.

Une nouvelle fissure éruptive s’est ouverte le 10 août vers 23h30 dans la Valle del Bove, à environ 1900 m d’altitude, près du mont Simone.

Dans un nouveau bulletin, l’INGV indiquait quelques heures plus tard qu’une quatrième bouche s’était ouverte vers 11h30 (heure locale) le 11 août 2026 à la base de la paroi nord de la Valle del Bove, au-dessus du Monte Simone, à une altitude d’environ 2 090 m.

Par ailleurs, le 11 août 2026, on a observé une puissante émission de cendres de la Bocca Nuova qui a interagi avec des produits explosifs émis par la Voragine. Le phénomène a généré des coulées pyroclastiques modérées qui sont restées confinées à la zone sommitale.

Le 13 août, les différents fronts de lave avaient dépassé la Rocca delle Palombe et se stabilisaient entre 1 370 m et 1 340 m d’altitude, près de la Rocca Capra.

Source: INGV. 

Image webcam de l’Etna le 13 août 2026 au soir

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La hausse d’activité observée sur le Fuego (Guatemala), et qui avait débuté le 3 août 2026, a pris fin le 5 août après 50 heures d’activité. Des coulées pyroclastiques ont provoqué une érosion qui a modifié la morphologie du cratère ; des éboulements et des accumulations de matériaux ont été signalés dans les ravines Seca et Ceniza. Les retombées de cendres ont surtout affecté plusieurs localités situées sur les flancs ouest et sud-ouest.
Une activité éruptive de moindre intensité a été observée les jours suivants Des explosions ont généré des panaches de gaz et de cendres s’élevant jusqu’à environ 1 km au-dessus du sommet. Des retombées de cendres ont été observées dans les zones situées sous le vent. Les explosions ont projeté des matériaux incandescents jusqu’à 400 m au-dessus du cratère, avec de petites avalanches de blocs incandescents qui ont dévalé plusieurs ravines, atteignant parfois des zones couvertes de végétation. Le Fuego a donc retrouvé son activité habituelle.

Source: INSIVUMEH.

Vue du Fuego le 4 août 2026 (Crédit photo: Conred)

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Le 9 août 2026, vers 20 h 00, une éruption effusive a débuté au niveau du cratère Nord du Karangetang (Indonésie). La lave s’est écoulée depuis le cratère sur environ 700 m vers le sud,où elle a atteint la dépression entre les cratères Nord et Sud, puis a progressé vers l’ouest sur quelque 400 m et vers le nord-nord-ouest sur environ 1 km, provoquant des incendies de végétation. Le 10 août, des avalanches de lave incandescente ont parfois dévalé les flancs ouest à nord-ouest. À la suite de l’éruption du 9 août, le PVMBG a redéfini la zone de danger afin d’en restreindre l’accès dans un rayon de 2,5 km autour des secteurs nord, ouest et sud-ouest du cratère Nord. Une éruption survenue le 11 août a généré un panache de gaz et de cendres qui s’est élevé à 350 m au-dessus du sommet.
Le niveau d’alerte est maintenu à 2 (sur une échelle de 1 à 4) ; il est demandé au public de se tenir à une distance d’au moins 1,5 km du cratère Nord et fu cratère principal, ainsi qu’à l’extérieur de la zone de danger qui a été redéfinie.
Source : PVMBG.

Source: PVMBG

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L’activité reste globalement stable sur les autres volcans mentionnés dans les bulletins précédents « Volcans du monde ».
Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous pourrez en obtenir d’autres en lisant le rapport hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news about eruptive activity around the world, provided by observatories and the Smithsonian Institution’s Global Volcanism Network.

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In its monthly bulletin, the OVPF reports that the pressurization of the shallow reservoir at Piton de la Fournaise (Réunion Island) ceased in July 2026, as evidenced by the cessation of summit inflation followed by slight deflation of the volcanic edifice.
Shallow seismicity beneath the summit remained low during July. However, deep seismic activity persisted, potentially suggesting deep-seated fluid movements.

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The HVO indicated that on August 11, 2026, an M 5.2 earthquake occurred beneath Kamaʻehuakanaloa (formerly Lōʻihi) Seamount, 42 km east-southeast offshore of the Island of Hawaiʻi, at a depth of 11 km below sea level. The earthquake is part of an ongoing sequence of earthquakes associated with unrest of Kamaʻehuakanaloa that started on August 9th.. These earthquakes have no apparent impact on either Mauna Loa or Kīlauea volcanoes.

In Hawaiian language, the name Kamaʻehuakanaloa translates to the « glowing child of Kanaloa, » referencing Kanaloa, the god of the ocean, and the fiery birth of the volcano from the sea floor.

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Still in Hawaii, Episode 53 of the Kilauea eruption (Hawaii) began around 11:20 a.m. (local time) on August 12, 2026 after a quick precursory low-level activity, with the onset of intermittent lava dome fountaining and overflows from the north vent, Next, the lava fountains reached 25-30 meters high before culminating at 150 m above ground level. The plume from this eruption reached over 5,400 meters above sea level.

Episode 53 ended abruptly at 1:23 a.m. (local time) on August 13, 2026 after more than 9 and a half hours of continuous lava fountaining from the north vent. The effusion rate peaked at about 230 cubic meters per second, with an average effusion rate of 135 cubic meters per second for the entire fountaining episode. An estimated 4.6 million cubic meters of lava erupted and covered about 40-50% of the Halemaʻumaʻu crater floor. The abrupt switch from summit deflation to inflation at the end of Episode 53 indicates that another lava fountaining episode is likely in the coming days.

Source : HVO.

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Strombolian activity at Mt Etna‘s Voragine (Sicily) intensified starting August 7, 2026, evolving into lava fountaining. Eruptive tremor levels rose significantly, with the source located beneath the Voragine at an elevation of approximately 2,900 to 3,000 meters. The lava fountaining subsequently gave way to Strombolian activity accompanied by ash plumes drifting south-southwest, causing major disruptions at Catania Airport from that date onwards.
An initial eruptive vent opened on August 7 in the Valle del Leone at an elevation of about 2,750 m, feeding lava flows whose fronts advanced beyond Monte Simone in the Valle del Bove, located at an elevation of approximately 2,000 m.
A new eruptive fissure opened on August 10 around 11:30 PM in the Valle del Bove, at an elevation of about 1,900 m, near Monte Simone.
In a subsequent bulletin issued a few hours later, the INGV reported that a fourth vent had opened around 11:30 AM (local time) on August 11, 2026, at the base of the Valle del Bove’s north wall, above Monte Simone, at an elevation of approximately 2,090 m.
Additionally, on August 11, 2026, a powerful ash emission from the Bocca Nuova was observed interacting with explosive material ejected from the Voragine. This phenomenon generated moderate pyroclastic flows that remained confined to the summit area.
By August 13, the various lava fronts had moved past Rocca delle Palombe and were stabilizing at elevations between 1,340 m and 1,380 m, near Rocca Capra.

Source: INGV.

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A period of stronger activity at Fuego (Guatemala) that had begun on 3 August 2026 ended on 5 August, after 50 hours of activity. Pyroclastic flows, causing erosion that altered the crater morphology; rockfalls and accumulations of erupted material were reported in the Seca and Ceniza ravines. Ashfall primarily affected severalcommunities on the W and SW flanks.
Lower-level eruptive activity continued through 12 August. Explosions generated gas-and-ash plumes that rose as high as about 1 km above the summit. Ashfall was reported in downwind areas. Explosions ejected incandescent material as high as 400 m above the crater accompanied by weak avalanches; incandescent block avalanches descended several ravines and sometimes reached vegetated areas.

Source : INSIVUMEH.

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At around 2000 on 9 August 2026, an effusive eruption began from Karangetang‘s North Crater (Indonesia). Lava advanced from the crater and traveled about 700 m S into the saddle between the North and South craters, then advanced W for about 400 m and NNW for about 1 km, igniting vegetation fires. Incandescent lava avalanches occasionally descended the W to NW flanks on 10 August. PVMBG revised the hazard zone after the 9 August eruption to restrict access within 2.5 km on the N to W, and SW, sides of the North Crater. An eruption on 11 August produced a moderately dense gas and ash plume that rose 350 m above the summit.

The Alert Level remains at 2 (on a scale of 1-4), and the public is asked to stay at least 1.5 km away from the North and Main craters and outside the revised hazard zone.

Source : PVMBG.

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Activity remains globally stable on other volcanoes mentioned in the previous bulletins « Volcanoes of the world ».

This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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