Nouvelles de l’Etna et de l’aéroport de Catane

Comme cela était prévisible au vu du déclin du trémor éruptif et de la diminution des émissions de cendre (voir ma note du 6 juillet 2026), la couleur de l’alerte aérienne pour l’Etna a été abaissée de Rouge à Orange. Le bulletin VONA à destination le l’aviation civile publié ce 7 juillet, indique que l’activité strombolienne des cratères sommitaux diminue et que les émissions de cendres s’atténuent. L’INGV précise que le phénomène se limite à la zone des cratères.
Cette modification du niveau d’alerte intervient alors que l’aéroport de Catane-Fontanarossa est fermé. L’interdiction totale des arrivées et des départs, annoncée ce matin par le SAC est prolongée jusqu’à 14h00 aujourd’hui en raison des émissions de cendres ;

Le changement de couleur de l’alerte aérienne n’entraîne pas automatiquement la réouverture de l’aéroport de Catane. Elle dépend des inspections techniques des pistes et des évaluations du SAC, en coordination avec les autorités de l’aviation civile. Il est conseillé aux passagers de ne pas se rendre à l’aéroport sans avoir préalablement vérifié le statut de leur vol auprès de leur compagnie aérienne.

Source : INGV, La Sicilia.

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Dernière minute (7 juillet à midi) :

L’aéroport de Catane-Fontanarossa vient de rouvrir ses portes. La SAC (Agence spatiale italienne) l’a annoncé dans un communiqué. Suite à la décision de l’INGV d’abaisser le niveau d’alerte volcanique de Rouge à Orange, le trafic aérien a repris immédiatement. Comme écrit précédemment, on observe une diminution de l’activité strombolienne au niveau des cratères sommitaux de l’Etna et une réduction des émissions de cendres, désormais concentrées dans la zone de la Voragine.

L’Etna le 7 juillet 2026 vers 11h15 (Image webcam)

Vers un Super El Niño ! // Toward a Super El Niño !

Concentrations de CO2 : 429,82 ppm (06 juillet 2026)             

Concentrations de CH4 : 1937,86 ppb (mars 2026)

Ce n’est pas une surprise. Météo France nous apprend que juin 2026 a été le mois de juin le plus chaud jamais enregistré (+3,8 °C par rapport à la normale 1991-2020). La France a connu du 17 au 30 juin 2026 une canicule précoce, durable et très intense, et de fortes chaleurs persistent localement sur le Sud-Est depuis début juillet. Par rapport à août 2003 qui servait de référence jusqu’à présent, cette vague de chaleur a été plus intense mais d’une durée inférieure (14 jours par rapport à 16 jours en 2003). Le déficit de précipitations a atteint près de 50 % sur l’ensemble du mois. La sécheresse est généralisée à l’ensemble du territoire français, aggravant le risque de feux de végétation et de forêt.

La vague de chaleur du mois de juin 2026 a fait suite à une autre, extrêmement précoce, au mois de mai. Après deux canicules, les climatologues surveillent un réchauffement exceptionnel du Pacifique. Un El Niño très fort – baptisé « super El Niño » par la NOAA aux États Unis – pourrait arriver d’ici l’hiver, avec des effets en cascade sur la chaleur mondiale, les pluies, les récoltes et les prix.

Selon le Climate Prediction Center de la NOAA, le risque d’un El Niño « très fort » atteint désormais 63 % pour la période novembre 2026-janvier 2027. Cela signifierait un indice Niño 3.4 supérieur à +2 °C, ce qui placerait l’épisode parmi les plus puissants jamais enregistrés depuis 1950. L’indice Niño 3.4 fait référence à une vaste zone du Pacifique équatorial qui se réchauffe, modifie la circulation atmosphérique et peut pousser la température mondiale vers le haut pendant plusieurs mois.

Ce signal rend la page du modèle saisonnier CFSv2 (Climate Forecast System Version 2) particulièrement surveillée. Ce modèle américain combine plusieurs simulations pour anticiper l’évolution du climat saisonnier, dont celle de la zone Niño 3.4, le cœur d’El Niño. L’axe vertical du graphique atteint +5 °C pour les projections de températures dans les prochains mois. Plusieurs scénarios envisagent un épisode exceptionnel, dans une planète déjà très chaude.

La NOAA précise toutefois qu’un épisode fort ne garantit pas des impacts proportionnels partout. Ils peuvent varier d’une région du globe à l’autre. El Niño agit avant tout comme un multiplicateur. Il redistribue la chaleur accumulée dans le Pacifique, favorise des records de température mondiale et déplace les pluies. Certaines régions subissent des sécheresses, d’autres des pluies intenses.

L’Organisation météorologique mondiale (OMM) indique que les conditions El Niño se sont installées dans le Pacifique tropical et que l’épisode devrait se renforcer rapidement, avec des anomalies de température de surface de la mer qui pourraient dépasser +2 °C dans les zones de surveillance. L’OMM appelle à se préparer à ces effets sur les températures, les précipitations et les événements extrêmes.

Lors des précédents épisodes El Niño forts, la Food and Agriculture Organization des Nations Unies (FAO) a documenté des perturbations sur le riz, le maïs, le café, le cacao, les huiles et l’alimentation animale. L’épisode de 2015-2016 avait touché plus de 60 millions de personnes et déclenché 5 milliards de dollars d’appels humanitaires.

Pour 2026, la FAO et le Programme alimentaire mondial ont déjà lancé un appel conjoint de 202 millions de dollars afin de protéger 8,8 millions de personnes dans 22 pays à risque.

Spurce : Météo France, NOAA, Copernicus, Nations Unies.

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This does not coma as a surprise. Météo France reports that June 2026 was the hottest June on record (+3.8°C above the 1991–2020 average). France experienced an early, prolonged, and extremely intense heatwave from June 17 to 30, 2026, and intense heat has persisted locally in the southeast since the beginning of July. Compared to August 2003- previously the benchmark – this heatwave was more intense but shorter in duration (14 days versus 16 days in 2003). Precipitation was nearly 50% below average for the month. Drought conditions are widespread across France, heightening the risk of vegetation and forest fires.
The June 2026 heatwave followed another extremely early heatwave in May. Following these two heatwaves, climatologists are monitoring exceptional warming in the Pacific. A very strong El Niño – dubbed « super El Niño » by NOAA in the United States – could arrive by winter, triggering cascading effects on global temperatures, rainfall, crop yields, and prices.
According to NOAA’s Climate Prediction Center, the probability of a « very strong » El Niño has now reached 63% for the November 2026–January 2027 period. This would entail a Niño 3.4 index exceeding +2°C, placing the event among the most powerful recorded since 1950. The Niño 3.4 index refers to a vast area of ​​the equatorial Pacific that warms up, alters atmospheric circulation, and can drive up global temperatures for several months.
This signal makes the CFSv2 (Climate Forecast System Version 2) seasonal model page a particular focus of attention. This US model combines several simulations to forecast seasonal climate trends, including those for the Niño 3.4 region, the heart of El Niño. The graph’s vertical axis reaches +5°C for projected temperatures over the coming months. Several scenarios point to an exceptional event occurring on an already very hot planet.
However, NOAA notes that a strong event does not guarantee proportional impacts everywhere; effects can vary significantly from one region of the globe to another. El Niño acts primarily as a multiplier: it redistributes heat accumulated in the Pacific, drives record global temperatures, and shifts rainfall patterns. Some regions experience droughts, while others face heavy rainfall.
The World Meteorological Organization (WMO) reports that El Niño conditions have taken hold in the tropical Pacific and that the event is expected to intensify rapidly, with sea-surface temperature anomalies potentially exceeding +2°C in monitoring zones. The WMO urges preparedness for the resulting impacts on temperatures, precipitation, and extreme weather events.
During previous strong El Niño events, the UN Food and Agriculture Organization (FAO) documented disruptions affecting rice, maize, coffee, cocoa, oils, and animal feed. The 2015–2016 event affected over 60 million people and triggered humanitarian appeals totaling $5 billion.
For 2026, the FAO and the World Food Programme have already launched a joint appeal for $202 million to protect 8.8 million people across 22 at-risk countries.
Sources: Météo France, NOAA, Copernicus, United Nations.

La cendre de la Voragine (Etna) empoisonne le trafic aérien en Sicile // Ash from the Voragine (Mount Etna) disrupts air traffic in Sicily

Comme je l’ai indiqué précédemment, une intense activité strombolienne a débuté le 26 juin dans la Voragine, le cratère central de l’Etna et se poursuit actuellement avec de volumineux panaches de cendres qui perturbent sérieusement le trafic aérien de l’aéroport international de Catane-Fontanarossa. La couleur de l’alerte aérienne est passée de l’Orange au Rouge le 4 juillet, contraignant la société de gestion SAC à mettre en œuvre une série de restrictions progressives : d’abord, la fermeture de l’espace aérien au sud, en direction du nuage de cendres, avec une limitation à cinq vols par heure ; puis l’arrêt total de tout trafic aérien à l’arrivée, à l’exception des départs des avions déjà au sol. L’espace aérien du secteur Sud-Ouest devait rester fermé jusqu’à 5 h du matin le 6 juillet. Au total, 154 vols ont été affectés, ce qui donne une idée de l’impact du nuage de cendres volcaniques sur le trafic aérien à destination et en provenance de Catane.
L’aéroport Falcone-Borsellino de Palerme, géré par Gesap, a annoncé avoir accueilli 23 vols déroutés de Catane le 5 juillet. Une assistance a été mise en place pour tous les passagers des vols déroutés de Catane, qui seront transférés à l’aéroport de Fontanarossa par des bus mis à disposition par les compagnies aériennes. Certains vols ont également été déroutés vers les aéroports de Comiso et de Trapani, entraînant d’importants retards pour les passagers. Des milliers de personnes à l’étranger sont également touchées par cette crise,car elles n’ont pu pu rejoindre la Sicile et leurs lieux de vacances.

Image webcam de l’Etna le 6 juillet 2026 au matin

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6 juillet 2026 – 10 heures : L’aéroport de Catane reste fermé, au moins jusqu’au 6 juillet à 12 heures. Le nuage de cendres reste dirigé vers le sud-est aujourd’hui, affectant ainsi l’aéroport de Catane. Les dernières données font état de 129 vols annulés (départs et arrivées confondus) et de 61 vols déroutés entre Palerme, Trapani et Comiso, lorsque cela était possible. Aujourd’hui 6 juillet, l’aéroport de Comiso est de nouveau opérationnel.

Le dernier rapport de l’INGV indique que, bien qu’en légère baisse par rapport à hier, l’amplitude moyenne du trémor volcanique demeure élevée, signe que l’activité volcanique reste intense.

Source : INGV, La Sicilia.

Selon les guides de l’Etna dans les réseaux sociaux, la lave de la Voragine se déversait le 6 juillet dans le Cratère Nord-Est.

À midi ce 6 juillet, le trémor volcanique semble avoir amorcé sa décrue. En parallèle, les webcams montrent que le panache de cendres est moins dense. On peut donc espérer que la situation du trafic aérien s’améliorera dans les prochaines heures. L’aéroport de Catane reste toutefois fermé au moins jusqu’à 20 heures ce 5 juillet.

Source: INGV

Ce n’est pas la première fois que l’Etna se racle la gorge. Dans les années 1990, je me trouvais au sommet au cours de l’une de ces phases de débourrage…

Photo: C. Grandpey

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As previously noted, intense Strombolian activity began on June 26 2026 in the Voragine—Mount Etna’s central crater—and is currently ongoing, producing massive ash plumes that are seriously disrupting air traffic at Catania-Fontanarossa International Airport. The aviation color code was raised from Orange to Red on July 4, forcing the airport operator, SAC, to implement a series of progressive restrictions: initially, closing the airspace to the south (towards the ash cloud) and limiting operations to five flights per hour, followed by a complete halt to all incoming air traffic, with departures permitted only for aircraft already on the ground. The airspace in the southwest sector was scheduled to remain closed until 5:00 a.m. on July 6. A total of 154 flights were affected, illustrating the significant impact of the volcanic ash cloud on air traffic to and from Catania.
Palermo’s Falcone-Borsellino Airport, managed by Gesap, reported receiving 23 flights diverted from Catania on July 5. Assistance was arranged for passengers on these diverted flights, who were to be transferred to Fontanarossa Airport via buses provided by the airlines. Some flights were also diverted to Comiso and Trapani airports, causing major delays for passengers. Thousands of travelers abroad have also been affected by the crisis, as they were unable to reach Sicily and their holiday destinations.

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July 6, 2026 – 10:00 AM: Catania Airport remains closed, at least until 12:00 PM on July 6. The ash cloud continues to drift southeast today, affecting Catania Airport. The latest data show 129 cancelled flights (combined departures and arrivals) and 61 flights diverted to Palermo, Trapani, and Comiso, when possible. As of today, July 6, Comiso Airport is operational again. The latest INGV report indicates that, although slightly lower than yesterday, the amplitude of the volcanic tremor remains high, a sign that volcanic activity continues to be intense.

Source: INGV, La Sicilia.

As of noon on July 6, the volcanic tremor appears to be subsiding. At the same time, webcams show that the ash plume is less dense. There is therefore reason to hope that the air traffic situation will improve in the coming hours. However, Catania airport will remain closed until at least 8:00 PM tonight.

L’or de l’Erebus en Antarctique // Mount Erebus’ gold in Antarctica

En Antarctique, situé sur l’île de Ross, dans la mer de Ross, l’Erebus est le volcan actif le plus austral au monde. Dans les profondeurs de son cratère s’agite un lac de lave permanent.

(Source : Copernicus Sentinel-2)

Le volcan émet un panache de gaz qui suscite un grand intérêt dans le monde scientifique, car il contient des particules microscopiques d’or cristallin élémentaire. Selon une étude publiée en 1991 dans la revue Geophysical Research Letters, l’Erebus rejette environ 80 grammes de poussière d’or microscopique par jour, avant de les saupoudrer jusqu’à 1 000 kilomètres à la ronde. À ce jour, c’est le seul volcan au monde capable de rejeter des particules d’or cristallin élémentaire.

Le 29 avril 2024, j’avais consacré une note à l’or rejeté par le volcan antarctique au vu de l’étude parue en 1991.

https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2024/04/29/lor-de-lerebus-antarctique-erebus-gold-altarctica/

Plusieurs études plus récentes apportent une nouvelle lumière, sans toutefois apporter de réponse définitive à l’origine de cet or.

La présence d’or dans les émissions volcaniques n’est pas exceptionnelle ; des traces d’or ont été détectées par analyse chimique dans des échantillons provenant du Kīlauea (Hawaï), de l’Etna (Sicile / Italie), de l’Augustine (Alaska) et de l’El Chichón (Mexique). La véritable question est de savoir comment l’or parvient à s’échapper du magma et aucun scientifique n’y a à ce jour vraiment répondu.
À la suite de l’étude de 1991, d’autres recherches théoriques ont suggéré que l’or pouvait être transporté par des fluides volcaniques chauds, et probablement aussi par des gaz. Cela semble logique : un volcan est une ouverture dans la croûte terrestre par laquelle remonte de la matière en fusion provenant des profondeurs. De nombreux éléments tels que le cuivre, l’argent, le mercure, l’arsenic, le sélénium et le soufre, ainsi que l’or se retrouvent dans une espèce de mixture où ils peuvent s’associer à d’autres éléments pour former des composés. On pense que l’or est transporté par des composés volatils contenant du chlore ou du soufre, présents dans les gaz volcaniques à haute température.
Cependant, selon une équipe du New Mexico Institute of Mining and Technology aux États-Unis, l’or de l’Erebus présente un comportement inédit, jamais observé sur d’autres volcans. Dans le cadre de leurs recherches sur les émissions de l’Erebus, les scientifiques ont prélevé des échantillons dans la neige autour du cratère, dans le panache de gaz s’échappant du lac de lave et dans la troposphère antarctique, jusqu’à 1 000 kilomètres du volcan. Dans ces trois séries d’échantillons, ils ont découvert des particules d’or pur de taille micrométrique. Observées au microscope électronique, ces particules n’ont pas l’aspect de grains irréguliers, mais de cristaux complexes, à plusieurs facettes et à la géométrie presque parfaite. Certains de ces cristaux atteignent environ 60 micromètres de diamètre (1 μm = 10−6 m). La production quotidienne estimée à 80 grammes pour l’Erebus est inférieure à celle relevée pour certains autres volcans. Le Kīlauea émet une quantité estimée entre 500 et 800 grammes d’or par jour, tandis que les estimations pour l’Etna ont atteint jusqu’à 2,4 kilogrammes. Toutefois, l’Erebus présente une particularité qui permet à l’or de se séparer des composés qui le retenaient au sein des émissions volcaniques. Selon un modèle proposé par les chercheurs, l’or serait extrait de la lave par des composés volatils chlorés. À mesure que les gaz se refroidissent, l’or cristallise à partir de ces composés avant de finir par se déposer sur la glace antarctique. Ce modèle se heurte toutefois à une difficulté : la teneur en or des gaz est très faible ; dans de telles conditions, la nucléation spontanée de cristaux aux formes parfaites au sein de l’air est très difficile.
Selon un autre scénario, avancé par le volcanologue Philip Kyle du New Mexico Institute of Mining and Technology, l’or se formerait plus progressivement dans la croûte à la surface du lac de lave, avant d’être propulsé dans les airs par les gaz ascendants.
Trente-cinq années se sont écoulées depuis l’étude de 1991, et nous n’avons toujours pas de réponse définitive concernant la formation de l’or de l’Etebus..
Le volcan antarctique semble posséder une capacité unique à saupoudrer la neige de poussière d’or, tel un lutin facétieux. Un volcan peut parfois devenir un  magicien.
Source : Science Alert.

Particules d’or trouvées dans la neige du glacier Fang, à 4 kilomètres de l’Erebus (a et b), et dans un échantillon d’air provenant du panache volcanique (c). Un spectre de rayons X typique des particules échantillonnées est présenté en bas à droite (d). (Source : Geophysical Research Letters, 1991)

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In Antarctica, located on Ross Island in the Ross Sea, Mount Erebus is the world’s southernmost active volcano. Deep in its crater bubbles a permanent lava lake.

The volcano emits a gas plume of great interest to the scientific world as it contains microscopic particles of crystalline, elemental gold. According to a 1991 research paper, published in Geophysical Research Letters, Erebus belches out about 80 grams of microscopic gold dust per day, scattering it as far as 1,000 kilometers away. To date, it’s the only volcano in the world known to spew forth crystalline elemental gold particles.

On April 29, 2024, I published a post about the gold spewed by the Antarctic volcano, based on a study released in 1991.
https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2024/04/29/lor-de-lerebus-antarctique-erebus-gold-altarctica/

Gold in volcanic emissions is not unusual. Trace gold has been detected chemically in samples from Kīlauea in Hawai’i, Etna in Italy, Augustine in Alaska, and El Chichón in Mexico. The real mystery, though, is how the gold escapes the magma in the first place.

Following the 1991 study, other theoretical research has suggested that gold can be transported in hot volcanic fluids, and likely gases too. It makes sense. A volcano is basically a hole in Earth’s crust, through which molten material from deep below the ground seethes upward. Many elements, such as copper, silver, mercury, arsenic, selenium, and sulfur, as well as gold, are all thrown together in a melting pot where they can join with other elements to form compounds. It is thought that gold hitches a ride in volatile chlorine- or sulfur-bearing compounds that can exist in the hot volcanic gases.

However, according to a team fromthe New Mexico Institute of Mining and Technology in the US, the Erebus gold has a behaviour not seen in any other volcano. As part of their investigation of Mount Erebus’s emissions, the researchers collected samples from the snow around the volcanic crater, from the plume of gas coming from the lava lake, and from the Antarctic troposphere up to 1,000 kilometers from the volcano. In all three sample sets, they found micron-scale particles of pure gold. Under an electron microscope, the particles appeared as intricate, faceted, almost perfectly geometric crystals rather than irregular specks, some measuring up to about 60 micrometers across.

The estimated daily output of 80 grams for Mount Erebus is actually somewhat smaller than that reported for some other volcanoes. Kīlauea emits an estimated 500 to 800 grams of gold per day, while estimates for Mount Etna reached as high as 2.4 kilograms. But there’s something unique about Erebus that allows the gold to separate from the compounds that held it in the volcanic emissions. One model the researchers proposed is that gold is carried out of the lava in volatile chlorine-bearing compounds. As the gases cool, the gold crystallizes out of these compounds before eventually coming to rest on the Antarctic ice. One difficulty with that model is that the gas contains very little gold; under those conditions, the spontaneous nucleation of beautifully formed crystals in the air is very difficult.

Another scenario later proposed by volcanologist Philip Kyle of the New Mexico Institute of Mining and Technology is that the gold forms more gradually in a crust on the surface of the lava lake before being borne aloft by rising gases.

Moreore than 30 years have elapsed since the discovery, and we still don’t have a concrete answer.

There is something about Mount Erebus that appears to give it a unique ability to sprinkle the snow with gold dust like a mischievous pixie. A volcano can sometimes become a magician.

Source : Science alert.