Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde :

L’Épisode 25 du Kilauea (Hawaï) a mis du temps à se déclencher. L’activité précurseur a débuté dans l’Halemaʻumaʻu le matin du 10 juin 2025. Des lueurs et une activité de spattering ont été observées au niveau de la bouche nord. Vers 5 h 54 (heure locale), la lave a débordé une première fois de la bouche nord avant de s ‘écouler sur le fond du cratère. De tels débordements à répétition ont eu lieu dans les jours qui ont suivi. Selon le HVO, l’Épisode 25 devait débuter le 11 ou le 12 juin, voire dès le 10 juin.

L’épisode a finalement commencé à 11h57 (heure locale) le 11 juin 2025. L’intensité des fontaines et des coulées de lave a augmenté de façon significative à partir de 12h30, avec des fontaines atteignant une centaine de mètres de hauteur.

L’Épisode 25 a pris fin vers 20h08 (heure locale) le 11 juin après environ 5 heures d’activité des bouches sud, et surtout nord, dans le cratère de l’Halema’uma’u. Les fontaines de lave émises par la bouche nord ont atteint plus de 305 m de hauteur.
Comme lors des épisodes précédents, après avoir montré une déflation, l’inclinomètre sommital a inversé la tendance avec un retour à l’inflation et une baisse d’intensité du tremor. Un nouvel épisode éruptif est probable dans quelques jours. .

Source : HVO.

Image webcam des fontaines de lave à leur maximum

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L’INGV a publié un complément d’information sur l’essaim sismique enregistré dans les Champs Phlégérens (Italie) le 5 juin 2025. L’événement a débuté à 6h39 et a pris fin à 23h38. Il a inclus 24 secousses d’une magnitude maximale M 3,2 ±0,3. Seules 11 avaient une magnitude supérieure à M 1.0 et presque toutes se sont produites dans la région de Solfatara-Pisciarelli à une profondeur comprise entre 2 et 3 km. Aucune variation significative dans les paramètres géochimiques et géodésiques n’a été détectée avant et pendant l’essaim sismique.

L’INGV souligne les efforts fourmis par l’Institut pour assurer le bon fonctionnement des instruments de mesures dans toute la région. Le but est de fournir une information toujours plus efficace aux institutions chargées des actions de protection civile et de contribuer à la protection de l’énorme patrimoine culturel du territoire napolitain.

 

Vue de la Solfatara (Photo: C. Grandpey)

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Une activité intense est observée sur le Fuego (Guatemala) ces derniers jours.
Le 4 juin 2025 a été marqué par des coulées de lave, d’épais panaches de cendres et des coulées pyroclastiques. Le style éruptif du Fuego a évolué vers une activité plus effusive.
Le 5 juin, des coulées pyroclastiques faibles à modérées ont dévalé les ravines Seca, Ceniza et Las Lajas jusqu’à 7 km de distance. Des retombées de cendres ont été signalées dans plusieurs localités. Plus tard dans la journée, des lahars ont dévalé les lits des rivières Ceniza, Zarco et Mazate, emportant des branches d’arbres, des troncs, des matériaux volcaniques et des blocs pouvant atteindre 3 m de diamètre. La CONRED a décidé d’évacuer environ 600 habitants dans les localités à risque. Dans un rapport spécial publié le 5 juin, l’INSIVUMEH a signalé que des coulées pyroclastiques ont continué de se propager jusqu’à 7 km dans plusieurs ravines. Les panaches de cendres et de gaz issus de ces coulées se sont élevés à plusieurs centaines de mètres de hauteur. Des matériaux incandescents sur le flanc sud-ouest du volcan étaient visibles sur les images de la webcam.
Du 6 au 7 juin, le réseau sismique a enregistré 4 à 6 explosions par heure. Des panaches de cendres et de gaz se sont élevés jusqu’à 1,1 km au-dessus du sommet. Certaines explosions ont généré des grondements et des ondes de choc. Des matériaux incandescents ont été éjectés à 200 m au-dessus du sommet.
Des nuages ont encapuchonné le sommet du 9 au 10 juin, mais les instruments ont détecté 2 à 8 explosions par heure. Des retombées de cendres ont continué d’être signalées dans plusieurs localités, principalement au sud-ouest du Fuego.

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Toujours au Guatemala, une activité éruptive intense se poursuit sur le complexe de dômes du Santiaguito, avec une extrusion de lave continue au niveau du dôme Caliente. Des explosions quotidiennes, jusqu’à trois par heure, génèrent des panaches de gaz et de cendres qui s’élèvent jusqu’à 1 km au-dessus du dôme. Les matériaux émis par l’extrusion déclenchent parfois de courtes coulées pyroclastiques qui atteignent la base du cône Caliente, où l’incandescence est visible. Des retombées de cendres sont signalées dans les zones sous le vent.
Source : INSIVUMEH.

Coulée pyroclastique sur le Santiaguito (Crédit photo: CONRED)

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Une anomalie thermique était observée quotidiennement sur les images satellites du Klyuchevskoy (Kamchatka) fin mai 2025. Les explosions du 28 mai 2025 ont produit des panaches de cendres qui se sont élevés à environ 1,7 km au-dessus du sommet. Ces panaches étaient visibles sur les images de la webcam. La couleur de l’alerte aérienne a été relevée à l’Orange (niveau 2 sur une échelle de quatre couleurs).

La couleur de l’alerte aérienne reste également à l’Orange pour le Karymsky et le Sheveluch.
Source : KVERT.

Cratère du Karymsky (Crédit photo: KVERT)

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L’activité se poursuit sur le Taal (Philippines), avec plusieurs dizaines de séismes volcaniques quotidiens et quelques épisodes de tremor de 1 à 10 minutes. Les émissions de gaz et de vapeur s’élèvent généralement de 900 à 1 500 m au-dessus du cratère. Des remontées de fluides chauds dans le lac sont observées périodiquement. Les émissions de SO2 s’élèvent en moyenne de 1 351 à 6 289 tonnes par jour la plupart du temps. Une éruption phréatique mineure de quatre minutes s’est produite le 29 mai 2025. Le niveau d’alerte reste à 1 (sur une échelle de 0 à 5). L’ensemble de Taal Volcano Island demeure une zone de danger permanent.

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Toujours aux Philippines, l’activité éruptive se poursuit sur le Kanlaon. Le réseau sismique continue d’enregistrer quotidiennement des séismes volcaniques. Les émissions de SO2 varient de 300 à 1 844 tonnes par jour. Les émissions de gaz et de vapeur s’élèvent généralement de 75 à 750 m au-dessus du cratère. Elles ont atteint 1,2 km le 2 juin 2025. Le niveau d’alerte reste à 3 (sur une échelle de 0 à 5) ; le public est prié de se tenir à au moins 6 km du sommet et il est conseillé aux pilotes de ne pas voler à proximité du volcan.
Source : PHIVOLCS.

Panaches de cendres sur le Kanlaon (Crédit photo: Phivolcs)

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L’OVSICORI indique que des émissions de gaz et de vapeur sont toujours observées sur le Poás (Costa Rica). Une incandescence est toujours visible et est détectée par la webcam infrarouge au niveau de la Boca A. Une légère inflation est détectée certains jours, tandis qu’aucune tendance n’est observée d’autres jours. Le niveau d’alerte reste à 3.

Incandescence dans le cratère du Poas (Crédit photo: OVSICORI)

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L’activité reste globalement stable sur les autres volcans mentionnés dans les bulletins précédents « Volcans du monde ».
Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous pourrez en obtenir d’autres en lisant le rapport hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news about volcanic activity in the world:

Episode 25 at Kilauea (Hawaii) was slow to start. Precursor activity began at Halemaʻumaʻu Ctrater on the morning of June 10, 2025. Glow and spattering activity were observed at the north vent. At approximately 5:54 a.m. local time, lava overflowed from the north vent before flowing onto the crater floor. Repeated overflows occurred in the following days. According to HVO, Episode 25 was expected to begin on June 11 or 12, or as early as June 10.

The episode finally began at 11:57 a.m. (local time) on June 11, 2025, and the volume and vigor of lava fountains and flows increased markedly as of 12:30 p.m. Lava fountained from the north vent, reaching heights of approximately 100 meters.

Episode 25 ended at 8:08 p.m. HST on June 11, 2025, after about 8 hours of continuous fountaining in both the south, and above all the north vent in Halema’uma’u Crater. Lava fountains from the north vent reached over 305 m.

Like during the previous episodes, after showing deflation during the episode, the summit tiltmeter reversed to inflation and a decrease in seismic tremor intensity. A new eruptive episode is likemy in a few days.

Source : HVO.

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INGV has released additional information on the seismic swarm recorded in the Phlegerian Fields (Italy) on June 5, 2025. The event began at 6:39 a.m. and ended at 11:38 p.m. It included 24 tremors with a maximum magnitude of M 3.2 ± 0.3. Only 11 had a magnitude greater than M 1.0, and almost all occurred in the Solfatara-Pisciarelli area at a depth of between 2 and 3 km. No significant variations in geochemical and geodetic parameters were detected before or during the seismic swarm.
The INGV commends the Institute’s efforts to ensure the proper functioning of measuring instruments throughout the region. The aim is to provide increasingly effective information to institutions responsible for civil protection actions and to contribute to the protection of the enormous cultural heritage of the Neapolitan region.

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Elevated activity was observed at Fuego (Guatemala) during the past days.

4 June 2025 was characterized by lava fountaining, dense ash plumes, and pyroclastic flows. There was a shift in eruption style to more effusive activity.
On 5 June weak-to-moderate pyroclastic flows descended the Seca, Ceniza and Las Lajas drainages as far as 7 km. Ashfall was reported in several municipalities. Later on that day, lahars were traveling down the Ceniza, Zarco, and Mazate rivers and again carried tree branches, trunks, volcanic material, and blocks possibly as large as 3 m in diameter. CONRED decided to evacuate about 600 residents in municipalities at risk. In a special report issued on 5 June INSIVUMEH reported that pyroclastic flows continued to travel up to 7 km down multiple drainages. Ash-and-gas plumes from the flows rose several hundred meters high. Incandescent material on the SW flank was visible in webcam images.
During 6-7 June the seismic network recorded 4-6 explosions per hour. Ash-and-gas plumes rose as high as 1.1 km above the summit. Some explosions generated rumbling and shock waves. Incandescent material was ejected 200 m above the summit.

Weather clouds obscured views during 9-10 June, though the instruments detected 2-8 explosions per hour. Ashfall was still reported in several communities, mainly to the SW.

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Still in Guatemala, elevated eruptive activity continues at Santa Maria’s Santiaguito dome complex with continuing lava extrusion at Caliente dome. Daily explosions, as many as three per hour, generate gas-and-ash plumes that rise as high as 1 km above the dome The collapsed material sometimes produce short pyroclastic flows that reach the base of Caliente cone where incandescence is visible. Ashfall is reported in areas downwind.

Source : INSIVUMEH.

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A daily bright thermal anomaly at Klyuchevskoy (Kamchatka) was identified in satellite images in the last days of May 2025. Explosions on 28 May produced ash plumes that rose about 1.7 km above the summit. The ash plumes were identified in webcam images. The Aviation Color Code was raised to Orange (the second highest level on a four-color scale).

The aviation color code also remains at Orange for Karymsky and Sheveluch.

Source : KVERT.

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Activity continues at Taal (Philippines) with several tens of daily volcanic earthquakes and a few periods of tremor lasting 1-10 minutes long. Daily gas-and-steam emissions usually rise 900-1,500 m above the crater rim. Hot fluids upwelling in the lake are periodically observed. SO2 emissions average 1,351-6,289 tonnes per day on most days. A minor phreatic eruption lasting four minutes occurred on 29 May 2025. The Alert Level remains at 1 (on a scale of 0-5). The entire Taal Volcano Island remains a Permanent Danger Zone (PDZ).

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Still in the Philippines, eruptive activity continuesat Kanlaon. The seismic network keeps recording daily volcanic earthquakes. SO2 emissions range from 300 to 1,844 tonnes per day. Gas-and-steam emissions generally rise 75-750 m above the crater. They reached 1.2 km on 2 June 2025. The Alert Level remains at 3 (on a scale of 0-5); the public is asked to stay at least 6 km away from the summit and pilots are warned not to fly close to the volcan

Source : PHIVOLCS.

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OVSICORI indicates that gas-and-steam emissions are still observed at Poás (Costa Rica). Incandescence continues to be visible and is detected in infrared webcam views at Boca A vent. Minor inflation is detected on some days and no clear trend is apparent on others. The alert level remains at 3.

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Activity remains globally stable on other volcanoes mentioned in the previous bulletins « Volcanoes of the world ».

This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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L’Épisode 25 de l’éruption du Kilauea (Hawaï) // Episode 25 of the Kilauea eruption (Hawaii)

L’Épisode 25 du Kilauea (Hawaï) a mis du temps à se déclencher. L’activité précurseur a débuté dans l’Halemaʻumaʻu le matin du 10 juin 2025. Des lueurs et une activité de spattering ont été observées au niveau de la bouche nord. Vers 5 h 54 (heure locale), la lave a débordé une première fois de la bouche nord avant de s’écouler sur le fond du cratère. De tels débordements à répétition ont eu lieu dans les jours qui ont suivi. Selon le HVO, l’Épisode 25 devait débuter le 11 ou le 12 juin, voire dès le 10 juin.

Image webcam d’un débordement de la bouche nord

L’épisode a finalement commencé à 11h57 (heure locale) le 11 juin 2025. L’intensité des fontaines et des coulées de lave a augmenté de façon significative à partir de 12h30, avec des fontaines qui ont d’abord atteint une centaine de mètres de hauteur.

Image webcam

L’Épisode 25 a pris fin vers 20h08 (heure locale) le 11 juin après environ 5 heures d’activité des bouches sud, et surtout nord, dans le cratère de l’Halema’uma’u. Les fontaines de lave émises par la bouche nord ont finalement atteint plus de 305 m de hauteur.

Image webcam

Comme lors des épisodes précédents, après avoir montré une déflation, l’inclinomètre sommital a inversé la tendance avec un retour à l’inflation et une baisse d’intensité du tremor. Un nouvel épisode éruptif est probable dans quelques jours. .

Source : HVO.

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Episode 25 at Kilauea (Hawaii) was slow to start. Precursor activity began at Halemaʻumaʻu Ctrater on the morning of June 10, 2025. Glow and spattering activity were observed at the north vent. At approximately 5:54 a.m. local time, lava overflowed from the north vent before flowing onto the crater floor. Repeated overflows occurred in the following days. According to HVO, Episode 25 was expected to begin on June 11 or 12, or as early as June 10.

The episode finally began at 11:57 a.m. (local time) on June 11, 2025, and the volume and vigor of lava fountains and flows increased markedly as of 12:30 p.m. Lava fountained from the north vent, reaching heights of approximately 100 meters.

Episode 25 ended at 8:08 p.m. HST on June 11, 2025, after about 8 hours of continuous fountaining in both the south, and above all the north vent in Halema’uma’u Crater. Lava fountains from the north vent reached over 305 m.

Like during the previous episodes, after showing deflation during the episode, the summit tiltmeter reversed to inflation and a decrease in seismic tremor intensity. A new eruptive episode is likemy in a few days.

Source : HVO.

Et si on parlait des navires de croisière ? // What about cruise ships ?

Les navires de croisière – que j’appelle affectueusement des promène-couillons – sont de grands navires conçus pour transporter des passagers dans le confort et le luxe à travers les mers et les océans. Dotés de nombreux équipements, tels que des restaurants, des piscines, des théâtres et autres options de divertissement, ils sont souvent comparés à des villes flottantes en raison de leur taille et de leur capacité. Par exemple, l’Icon of the Seas, le plus grand navire de croisière actuellement, peut accueillir plus de 9 000 passagers et membres d’équipage. Le navire, effectuant un maximum de 15 croisières par an, rejette environ 2,85 millions de tonnes de CO2 par an, soit l’équivalent des émissions d’environ 619 565 véhicules de tourisme. De plus, les navires de croisière et autres moyens de transport maritimes, tels que les cargos, les pétroliers, les pétroliers et les ferries, représentent environ 3 % des émissions de gaz à effet de serre annuelles. En moyenne, un navire de croisière émet 250 g de CO2 par passager-kilomètre parcouru, ce qui représente une intensité carbone bien supérieure à celle d’un vol court-courrier. Les émissions de méthane causées par des fuites lors de la combustion des moteurs bicarburants sous pression constituent un sujet de préoccupation pour les navires de croisière comme l’Icon of the Seas. Les navires de croisière ont également été critiqués pour leurs effets nocifs sur l’océan, notamment le déversement d’eaux usées, les émissions de polluants atmosphériques et de gaz à effet de serre, et l’utilisation de fioul lourd. À titre de comparaison, un navire de croisière de taille moyenne peut émettre autant de particules fines qu’un million de voitures.

Le site web Green Match décrit les différents polluants émis par les navires de croisière. Ainsi, les oxydes de soufre (SOx) contribuent à la pollution atmosphérique et aux pluies acides. Les navires de croisière sont responsables de 15 % des particules d’oxyde d’azote (NOx) émises par les véhicules de tourisme en Europe. À Marseille, où 57 navires de croisière ont accosté en 2017, leurs émissions de NOx étaient presque équivalentes à celles produites par un quart des 340 000 voitures particulières de la ville. En termes absolus, des pays comme l’Espagne, l’Italie, la Grèce, la France et la Norvège sont les plus exposés à la pollution atmosphérique par les SOx provenant des navires de croisière, en raison de leur statut de destinations touristiques majeures et de normes moins strictes en matière de carburant marin contenant du soufre.

Comme indiqué plus haut, les navires de croisière les plus grands et les plus performants émettent environ 250 grammes de CO2 par passager et par kilomètre, un chiffre considérablement plus élevé que l’intensité carbone du transport aérien, qui varie de 10 à 130 grammes de CO2 par passager et par kilomètre. Au final, une personne à bord d’un navire de croisière émet autant de CO2 qu’une personne voyageant en avion et séjournant à l’hôtel. Une personne à bord d’un navire de croisière émet 421,43 kilogrammes de CO2 par jour.

Les navires de croisière sont responsables d’une quantité très importante d’émissions de carbone noir (NC), un composant de la suie qui peut aggraver le réchauffement climatique, en particulier dans l’Arctique.

L’industrie des croisières a connu une croissance substantielle de la taille des navires, les plus importants dépassant désormais les 200 000 tonnes brutes (TB). Le plus grand navire de croisière au monde, en 2025, est l‘Icon of the Seas, exploité par Royal Caribbean International. L’empreinte carbone d’un navire de croisière aussi imposant est significative. Une personne qui effectue une croisière de cinq jours sur un navire de croisière, même le plus performant, sera responsable de la production d’environ 500 kg de CO2. Cela représente environ deux fois les émissions totales de gaz à effet de serre d’un vol en avion. Les émissions de carbone de ces navires constituent une préoccupation environnementale majeure : les navires de croisière les plus grands et les plus performants émettent environ 250 g de CO2 par passager-kilomètre.

Les escales de ces géants des mers sont, elles aussi, problématiques. Dans chaque port, les navires de croisière ont une incidence considérable sur l’environnement. Leur impact sur les ports les plus fréquentés au monde est une préoccupation croissante, notamment en ce qui concerne la pollution de l’air et de l’eau. Selon Statista, Barcelone était le port de croisière le plus pollué au soufre d’Europe en 2022. Les navires de croisière émettent 18 277 kilogrammes de dioxyde de soufre (SOx). La région méditerranéenne est la plus touchée par la pollution des navires de croisière, et l’Italie devance l’Espagne comme pays européen le plus pollué par les navires de croisière. Venise a connu une amélioration significative après l’interdiction des grands navires de croisière, entraînant une baisse de 80 % des émissions de SOx.

En ce qui concerne l’avenir des navires de croisière, l’Icon of the Seas est sur le point de marquer une étape importante de leur histoire. Ce navire va probablement initier des changements au sein de l’industrie et la propulser vers un avenir durable. Il démontre que taille et luxe peuvent coexister avec responsabilité. Il démontre qu’il est possible d’intégrer la durabilité dans la conception et l’exploitation. Il est crucial que tous les acteurs du secteur, y compris les constructeurs navals, les décideurs politiques et les consommateurs, s’engagent dans des discussions sur la durabilité des navires de croisière. Le but est, bien sûr, de protéger nos océans pour les générations futures.
Source : Green Match.


Vue de l’Icon of the Seas (Crédit photo : Wikipedia)

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Cruise ships are large vessels designed to carry passengers in comfort and luxury across the seas and oceans. With many amenities, such as restaurants, swimming pools, theatres, and other entertainment options, they are often likened to floating cities because of their size and capacity. For example, the Icon of the Seas can accommodate over 9,000 passengers and crew members. The ship, operating at a maximum of 15 cruises per year, releases approximately 2.85 million metric tons of CO2 annually. This is equivalent to the emissions of about 619,565 average passenger vehicles. Furthermore, on average, cruise ships and other maritime vessels, such as cargo ships, tankers, oil tankers, and ferries, account for about 3% of greenhouse gas emissions yearly. On average, a cruise ship emits 250g of CO2 per passenger kilometre travelled, which is much more carbon intensity than a short-haul flight.

One area of concern for cruise ships like the Icon of the Seas is methane emissions caused by a leakage during combustion from pressure dual-fuel engines. Cruise ships have also been criticised for their harmful effects on the ocean, including the dumping of sewage and wastewater, emissions of air pollutants and greenhouse gases, and the use of heavy fuel oil. To put this into perspective, a medium-sized cruise ship can emit as much particulate matter as one million cars.

The website Green Match enumerates the different pollutants emitted by cruise ships. Sulfur Oxides (Sox) contribute to air pollution and acid rain. Cruise ships accounted for 15% of the nitrogen oxide (Nox) particles emitted by Europe’s passenger vehicles. In Marseille, where 57 cruise ships docked in 2017, their NOx emissions were nearly equivalent to those produced by a quarter of the city’s 340,000 passenger cars. In absolute terms, countries like Spain, Italy, Greece, France, and Norway are the most exposed to SOx air pollution from cruise ships due to their status as major tourist destinations and less stringent marine sulphur fuel standards.

The largest and most efficient cruise ships emit around 250 grams of CO2 per passenger per kilometre, considerably higher than the carbon intensity of air travel, which ranges from 10 to 130 grams of CO2 per passenger per kilometre. Surprisingly, an individual on a cruise ship emits as much CO2 as someone who travels by plane and stays in a hotel. One person aboard a cruise ship emits 421.43 kilograms of CO2 daily.

Cruise ships account for a disproportionate amount of black carbon (BC) emissions, a component of soot that can exacerbate global warming, particularly in the Arctic region.

The cruise industry has seen substantial growth in ship sizes, with the most significant ships now exceeding 200,000 gross tons (GT). The largest cruise ship in the world, as of 2025, is the Icon of the Seas, operated by Royal Caribbean International. The carbon footprint of such a large cruise ship is significant. A person who takes a five-day cruise on a cruise ship, even the most efficient one, will be responsible for generating about 500 kg of CO2. This is about twice the total greenhouse gas emissions of an aeroplane flight. The carbon emissions of these ships are a critical environmental concern, with the largest and most efficient cruise ships emitting about 250 gCO2 per passenger kilometre.

While offering an escape to the sea’s tranquillity and diverse cultural experiences at each port, cruise ships cast a long shadow on the environment. Their impact on the world’s most visited cruise ports is a growing concern, especially regarding air and water pollution. According to Statista, Barcelona was Europe’s most sulfur-polluted cruise port in 2022, with cruise ships emitting 18,277 kilograms of sulfur dioxide (SOx). The Mediterranean region bears the brunt of cruise ship pollution, with Italy surpassing Spain as Europe’s most cruise ship-polluted country.

Venice significantly improved after banning large cruise ships, resulting in an 80% fall in SOx emissions.

As far as the future of cruise ships is concerned, the Icon of the Seas, the largest cruise ship in the world is on the verge of marking a milestone in history. This ship has the potential to initiate changes within the industry, driving it towards a sustainable future. It demonstrates that size and luxury can coexist with responsibility. The ship indicates that incorporating sustainability into design and operation is feasible. It is crucial for all industry stakeholders, including shipbuilders, policymakers, and consumers, to engage in discussions about cruise ship sustainability.The aim is the adoption of practices to protect our oceans for future generations.

Source : Green Match.

https://www.greenmatch.co.uk/

L’acidification des océans : une bombe à retardement // Ocean acidification : a ticking time bomb

Alors que l’UNOC-3 se déroule à Nice (France), nous apprenons que les profondeurs océaniques ont franchi une limite cruciale qui menace leur capacité à fournir aux eaux de surface leur nourriture et leur oxygène.
Près des deux tiers des eaux océaniques situées à moins de 200 mètres de profondeur, ainsi que près de la moitié de celles situées au-dessus, ont dépassé les niveaux d’acidité qui assuraient leur sécurité. Telles sont les conclusions d’une nouvelle étude publiée par le Plymouth Marine Laboratory (PML) dans la revue Global Change Biology. Il convient de noter que cette étude a été financée en partie par la National Oceanographic and Atmospheric Administration (NOAA), agence fédérale américaine ciblée par d’importantes réductions budgétaires de la part de l’Administration Trump, en grande partie en raison de son rôle dans l’étude du réchauffement climatique.
Selon le PML, la baisse du pH des océans est « une bombe à retardement pour les écosystèmes marins et les économies côtières ». Certains des changements les plus importants dans les eaux profondes se produisent au large des côtes de l’ouest de l’Amérique du Nord, là où sont installées de vastes pêcheries de crabe et de saumon.

Le cœur du problème est celui contre lequel les scientifiques mettent en garde depuis longtemps : la combustion continue de combustibles fossiles à l’échelle mondiale. Cette combustion libère du dioxyde de carbone qui, une fois dissous dans l’eau, rend les mers et les océans plus acides. En conséquence, les eaux océaniques deviennent moins accueillantes pour des espèces telles que les coraux et les palourdes qui constituent le fondement de l’écosystème océanique. On peut lire dans l’étude : « Au vu de l’évolution de ces eaux profondes, les conséquences de l’acidification des océans pourraient être bien pires que prévu.»
Il y a cinq ans, les océans ont probablement déjà franchi un seuil critique quand le niveau de carbonate de calcium, essentiel au développement des coquilles des animaux, est tombé à plus de 20 % en dessous des niveaux préindustriels. Si cela se confirme, ce changement signifie que la Terre a franchi sept des neuf limites nécessaires au maintien de son écosystème, comme l’a constaté en 2024 l’Institut de recherche sur l’impact climatique de Potsdam. Ce changement signifie également que nous assistons à la perte d’habitats essentiels dont dépendent d’innombrables espèces marines.
On peut également lire dans l’étude : « Que ce soit avec les récifs coralliens qui favorisent le tourisme ou les industries conchylicoles qui permettent aux communautés côtières de subsister, nous mettons en jeu la biodiversité et des milliards de dollars de valeur économique chaque jour où nous tardons à agir.»
Les autres conséquences sont encore plus graves. L’augmentation de l’acidité des océans s’explique par le fait que leurs eaux ont absorbé environ un tiers du dioxyde de carbone généré par la combustion en surface du charbon, du pétrole et du gaz. Or, plus ces eaux absorbent de dioxyde de carbone, plus leur capacité à absorber davantage de réchauffement en surface diminue. Encore plus grave, selon la NASA, les mers et les océans ont également absorbé 90 % du réchauffement climatique émis à la surface de la Terre.
En plus d’absorber la chaleur et le dioxyde de carbone, l’océan fournit également 50 % de l’oxygène de la Terre, qui provient de ces écosystèmes marins menacés par le réchauffement et l’acidification. La perte d’écosystèmes et la combustion de combustibles fossiles signifient que le niveau d’oxygène sous la surface diminue, et avec lui, plus lentement, l’oxygène au-dessus de la surface.
Source : The Hill, via Yahoo News.

Le blanchissement des coraux est l’une des principales conséquences de l’acidification des océans (Crédit photo: NOAA)

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While UNOC-3 is taking place in Nice (France), we leran that the deep oceans have crossed a crucial boundary that threatens their ability to provide the surface with food and oxygen.

Nearly two-thirds of the ocean below 200 meters, as well as nearly half of that above, have breached “safe” levels of acidity. These are t he findings of a new study published by the British Plymouth Marine Laboratory (PML) in the journal Global Change Biology. It should be noted that the research was funded in part by the National Oceanographic and Atmospheric Administration (NOAA), a federal agency that has been targeted for steep cuts by the Trump Administration, in large part because of its role in investigating global warming.

According to the PML, the fall in ocean pH is “a ticking time bomb for marine ecosystems and coastal economies. ” Some of the biggest changes in deep water are happening off the coast of western North America, home to extensive crab and salmon fisheries.

The core problem is one scientists have warned about for a long time: the continued global burning of fossil fuels, which releases carbon dioxide, an acid when dissolved in water, which is making the seas and oceans more acidic. As a consequence, ocean waters are getting less hospitable to species such as corals and clams that form the foundation of the ocean’s ecosystem. One can read in the study : « Since these deeper waters are changing so much, the impacts of ocean acidification could be far worse than we thought. »

As of five years ago, the oceans may have crossed a critical threshold in which oceanic levels of calcium carbonate, the main ingredient in limestones, and also the shells of those animals, fell to more than 20 percent below pre-industrial levels. If true, that shift would mean the Earth has passed seven out of nine of the critical “planetary boundaries” needed to maintain its ecosystem, as the Potsdam Institute for Climate Impact Research found last year. That shift also means we are witnessing the loss of critical habitats that countless marine species depend on.

One can also read in the study : “From the coral reefs that support tourism to the shellfish industries that sustain coastal communities, we’re gambling with both biodiversity and billions in economic value every day that action is delayed.”

The further implications are even more serious. The reasons for the ocean’s rise in acid, or fall in base, is that its waters have absorbed about one-third of all the carbon dioxide released by surface burning of coal, oil and gas. But the more carbon dioxide it absorbs, the lower its ability to absorb more warming on the surface. Making that dynamic even more dramatic, seas and oceans have also absorbed 90 percent of the global heating that the Earth’s surface would have otherwise experienced, according to NASA.

In addition to absorbing heat and carbon dioxide, the ocean also provides 50 percent of the Earth’s oxygen, which comes from the very marine ecosystems that warming and acidification are threatening. Ecosystem loss and fossil fuel burning mean that levels of oxygen below the surface are decreasing, as, more slowly, is oxygen above the surface.

Source : The Hill, via Yahoo News.