Mesure des gaz sur le Kilauea (Hawaï) // Gas measurement on Kilauea Volcano (Hawaii)

L‘Observatoire des Volcans d’Hawaï (HVO) publie régulièrement des articles dans le cadre d’une série baptisée « Volcano Watch » dont le but est d’informer sur les observations et les mesures effectuées par les scientifiques en poste à l’Observatoire. C’est aussi un travail de vulgarisation qui informe le public sur les risques volcaniques.

L’un des derniers articles « Volcano Watch » est consacré à la mesure des gaz volcaniques, un paramètre essentiel, que ce soit pour la sécurité du public ou pour la compréhension de l’activité volcanique. Le HVO explique dès le début de l’article que la technologie repose avant tout sur le vent.

 

Panache de gaz émis par le cratère de l’Halema’uma’u (Photo : C. Grandpey)

Le HVO exploite actuellement 19 stations permanentes de mesure des gaz et 7 instruments portables pour analyser les éruptions du Kilauea. L’ensemble de ces instruments peut être divisé en deux catégories : (1) ceux qui analysent les concentrations de gaz ; et (2) ceux qui étudient les taux d’émission.

Les instruments qui analysent les concentrations de gaz comprennent des stations multi-gaz qui mesurent un ensemble de gaz (CO2, H2O, SO2 et H2S) et des stations haute résolution capables de mesurer un seul gaz (le SO2, par exemple) jusqu’à de très faibles concentrations. Ces instruments prélèvent des échantillons de panaches volcaniques pour indiquer quels gaz sont présents et les rapports de ces gaz les uns par rapport aux autres, ce qui est important pour comprendre le système volcanique.

Les instruments qui analysent les taux d’émission mesurent l’absorption de la lumière ultraviolette du soleil par le panache via la télédétection. Cela permet aux scientifiques du HVO de déterminer la quantité de SO2 émise par le volcan, mais uniquement pendant la journée.

Un géochimiste du HVO mesure les gaz émis par le Kilauea à l’aide d’un spectromètre infrarouge à transformée de Fourier (FTIR), un instrument qui détecte la composition des gaz sur la base de la lumière infrarouge absorbée. (Crédit photo : HVO)

Tous ces instruments nécessitent une bonne coopération des gaz. Cela signifie que le panache doit passer à proximité ou au-dessus de l’instrument pour qu’une mesure soit effectuée.

Le panache volcanique ne bouge pas tout seul. Il dépend du vent pour le transporter dans une direction donnée. Le travail des scientifiques spécialisés dans la mesure des gaz volcaniques consiste à rechercher et à mesurer cette formation de gaz changeante et transitoire, ce qui n’est pas une tâche facile. En effet, les instruments ne fonctionnent pas dans certaines conditions météorologiques. Ils ont besoin que le vent souffle dans la bonne direction et à la bonne vitesse pour effectuer une mesure utile.

Sur le Kilauea, les alizés sont les vents dominants, ce qui signifie que les vents proches de la surface soufflent du nord-est la majeure partie de l’année. Pour cette raison, les stations permanentes de mesure des gaz du HVO sont positionnées au sud-ouest (sous le vent) de l’Halema’uma’u, le cratère sommital.

Si la direction du vent s’inverse par rapport aux alizés (une situation appelée « vents de Kona »), les scientifiques se trouvent en difficulté car le vent éloigne les gaz des capteurs permanents. De même, si le vent est trop lent (en dessous d’environ 4 mètres par seconde), le panache peut alors s’élever verticalement et se trouver hors de portée des capteurs. Dans le cas contraire, si le vent est trop fort, il dilue le panache, l’étale et rend difficile la mesure par les capteurs.

Une autre difficulté est que les volcans n’entrent pas en éruption toujours au même endroit. Lors de l’éruption la plus récente du Kilauea, des fissures se sont ouvertes dans la partie supérieure de la zone de rift sud-ouest, sous le vent de la quasi-totalité du réseau de mesure des gaz. Un seul instrument, une station à haute résolution – la HRPKE – était située à proximité des bouches éruptives, à quelques centaines de mètres à l’ouest-nord-ouest des fissures. Le problème, c’est que le vent soufflait du nord ce jour-là et emportait l’épais panache éruptif vers le sud, loin de la station HRPKE qui a dû se contenter d’un filet de gaz plusieurs heures après le début de l’éruption. Par la suite, le vent a tourné plus à l’est et dirigé le panache vers la station.

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Station HRPKE installée au sud-ouest du sommet du Kīlauea, dans l’Upper Southwest Rift Zone. L’instrument mesure les concentrations de SO2 dans l’air, ainsi que des données météorologiques telles que la vitesse et la direction du vent, et les précipitations. (Crédit photo : USGS)

Pour parvenir à des mesures de gaz efficaces, il faut la combinaison de quatre éléments : la direction et la vitesse du vent, parfois la lumière du jour, et toujours beaucoup de chance. Les chercheurs en charge de la mesure des gaz volcaniques à l’USGS ne cessent de mettre au point de nouvelles technologies pour être plus efficaces et pouvoir informer le public sur ce risque volcanique.

Source : HVO / USGS.

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The Hawaiian Volcano Observatory (HVO) regularly publishes articles as part of a series called “Volcano Watch” whose aim is to inform about the observations and measurements performed by scientists stationed at the Observatory . It is also popularization work which informs the public about volcanic hazards.

One of the latest « Volcano Watch » articles is dedicated to the measurement of volcanic gases which is critical for both public safety and understanding volcanic activity. HVO explains from the beginning that the technology relies on the wind.

HVO currently operates 19 permanent gas monitoring stations and 7 portable instruments for eruption response on Kilauea. These can be divided into two categories : (1) gas concentrations; and (2) emission rates.

Gas concentration instruments include multi-GAS stations that measure a combination of gases (CO2, H2O, SO2, and H2S) and high-resolution stations that can measure a single gas (SO2) down to very low concentrations. These instruments draw in samples of volcanic plumes to indicate which gases are present and the ratios of these gases to each other, which is important for understanding the volcanic system.

Emission rate instruments measure the plume’s absorption of ultraviolet light from the sun via remote sensing. This allows HVO scientists to determine how much SO2 is coming out of the volcano, though only during daylight hours.

All these instruments require cooperation from the gases themselves: the plume must pass by or over the instrument for a measurement to be made.

The volcanic plume, however, doesn’t move on its own. It relies on the wind to carry it in any given direction. The job of volcano gas scientists is to chase around and measure this shifting, transient gas claoud, which is not an easy task. Indeed, gas instruments do not work in certain weather conditions. They need the wind to be in the right direction and the right speed to make a useful measurement.

At Kilauea volcano, the dominant trade winds mean that near-surface winds blow from the northeast most of the year. For this reason, HVO’s permanent gas monitoring stations are positioned to the southwest (downwind) of Halemaʻumaʻu, the summit crater.

If the wind direction is reversed relative to normal trade winds (a condition called “Kona winds”), scientists have no easy way of measuring it because the wind is blowing the gas away from the permanent sensors. Similarly, if the wind is too slow (below about 4 m/s), then the plume can loft straight up and once again miss the sensors. Alternatively, if the wind is too strong then it effectively dilutes the plume, spreading it thin and making it difficult for the sensors to measure.

Another complication is that volcanoes do not always erupt from the same location. In the most recent eruption at Kilauea, fissures opened in the Upper Southwest Rift Zone, downwind of nearly the entire gas monitoring network. Only one instrument, a high-resolution station called HRPKE, was located near the eruptive vents, a few hundred meters to the west-northwest of the fissures. However, the winds were northerly that day and were blowing the thick eruptive plume to the south, away from HRPKE which di not record a wisp of gas until several hours into the eruption when the wind turned more easterly, finally blowing the plume to the station.

Effective gas measurements require an alignment of four things: wind direction, wind speed, sometimes daylight, and always luck. Volcano gas researchers at the USGS continue to develop new technologies to be more efficient and be able to inform the public about this volcanic hazard.

Source : HVO / USGS.

Nouveau paroxysme sur l’Etna (Sicile) // New paroxysm at Mt Etna (Sicily)

La hausse de l’activité strombolienne que j’ai signalée ces deux derniers jours le laissait entrevoir; un nouveau paroxysme a secoué la Voragine de l’Etna ce 4 août 2024 au matin, avec la même évolution que lors des événements précédents : activité strombolienne évoluant en fontaines de lave et un panache de cendres qui, ce matin, se dirigeait vers l’ESE où les habitants devront à nouveau sortir les balais! Reste maintenant à savoir où se produira le prochain événement éruptif: Sicile ou Islande, en sachant que le Kilauea (Hawaii) n’a pas forcément dit son dernier mot!

Image thermique du paroxysme (Source: INGV)

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The increase in Strombolian activity that I reported in the last two days suggested that a new paroxysm would occur at Mt Etna’s Voragine. It did on the morning of August 4th, 2024, with the same evolution as during the previous events: Strombolian activity evolving into lava fountains and an ash plume that, this morning, was heading ESE where people will have to get out their brooms again! Let’s see now where the next eruptive event will occur : Sicily or Iceland, knowing that Kilauea (Hawaii) has not necessarily said its last word!

Source: INGV

L’Ol Doinyo Lengaï (Tanzanie) en 2024

Francis Balland, fidèle visiteur de mon blog, s’est rendu en Tanzanie il y a quelques semaines où il a gravi le l’Ol Doinyo Lengaï. Ce volcan est exceptionnel car il est le seul volcan actif au monde à émettre des carbonatites, laves qui ne contiennent presque pas de SiO2 et plus de 50% de minéraux carbonatés. En 2015, une équipe internationale de scientifiques a publié une très intéressante étude intitulée « Chimie volatile du manteau supérieur à l’Ol Doinyo Lengai et origine des carbonatites ». Vous trouverez le texte complet en cliquant sur ce lien:

https://www.deepdyve.com/lp/nature/upper-mantle-volatile-chemistry-at-oldoinyo-lengai-volcano-and-the-EM4aFfE2Am?key=citeulike

Francis Baland a eu la gentillesse de rédiger et de m’adresser un rapport d’observation qui m’a permis de comparer la morphologie du Lengaï en 2024 avec celle que j’avais observée lors d’une visite au volcan tanzanien en décembre 2002. Le cratère a été bouleversé par un violent épisode éruptif survenu en septembre 2007. Depuis cette date, le volcan est à nouveau actif mais n’a toujours pas repris son aspect pré-éruptif.

Francis Balland explique que dans la partie centrale du cratère on peut voir une douzaines de hornitos. Deux étaient actifs au moment de sa visite.

 

L’un des hornitos laissait parfois échapper une coulée à son sommet. La carbonatite est une lave très fluide, de couleur noire. Elle blanchit et présente des reflets argentés en se refroidissant, avant de prendre une couleur marron avec le temps.

Une ouverture s’est produite sur le flanc de l’un des hornitos actifs et a laissé échapper une coulée de lave qui s’est épanchée sur le plancher du cratère. L’ouverture s’est ensuite refermée progressivement en laissant apparaitre de belles projections de lambeaux de lave

Photos: F. Balland

On observe parfois des rougeoiements, encore plus visibles sur les photos en pose longue.

 Le deuxième jour de la visite, deux coulées étaient actives en même temps.

En cliquant sur ce lien, vous trouverez les photos et vidéos réalisées par Francis Balland :

https://www.dropbox.com/scl/fo/b9ooya95ppsjrbcmdr2o1/AMpT-UNgd-Sc6y8p8SqkYjo?rlkey=q4g54t0a0z10la809qi1aa3nb&st=6mx9m2g1&dl=0

Vous pouvez visiter également son compte Instagram : https://www.instagram.com/francis.balland/

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En décembre 2002, l’Ol Doinyo Lengaï présentait un aspect bien différent, comme le montrent les photos prises depuis le point le plus élevé de la montagne:

– en 2002…

Photo: C. Grandpey

– en 2024…

Photos: F. Balland

En 2002, la lave recouvrait le sommet du volcan où s’agitait un petit lac de lave.

Des coulées s ‘en échappaient. La carbonatite avançait sur le versant du volcan et sur la partie sommitale.

Plusieurs hornitos laissaient échapper des panaches de gaz.

Photos: C. Grandpey

En 2007, tout a disparu et laissé la place à un gouffre profond, aujourd’hui en phase de remplissage…

Le cratère du Lengaï en 2011 (Source: Wikipedia)

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Après ma note du 30 juillet 2024 à propos de la situation en Islande, dans les Champs Phlégréens et à Hawaï, voici quelques nouvelles de l’activité volcanique ailleurs dans le monde :

Au Pérou, l’activité éruptive du Sabancaya continue. L’IGP indique que l’on recense une cinquantaine d’explosions chaque jour. Elles envoient des panaches de cendres jusqu’à 3100 mètres au-dessus du sommet.

Crédit photo: IGP

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L’activité reste intense sur le Bezymianny (Kamchatka). L’extrusion de lave provoque l’effondrement de la partie E du dôme de lave et les coulées pyroclastiques qui en découlent. La couleur de l’alerte aérienne a été relevée à l’Orange le 22 juillet 2024 (le troisième niveau sur une échelle de quatre couleurs). Une forte éruption explosive a commencé dans l’après-midi du 24 juillet, ce qui a incité le KVERT à faire passer au Rouge la couleur de l’alerte aérienne. Les explosions ont produit des panaches de cendres qui se sont élevés jusqu’à 12 km au-dessus du niveau de la mer. L’activité a diminué le 25 juillet, de sorte que la couleur de l’alerte aérienne a été abaissée à l’Orange, puis au Jaune le 28 juillet.
Source : KVERT.

Crédit photo: KVERT

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Comme je l’ai écrit précédemment, une crue glaciaire (jökulhlaup en islandais) s’est produite en Islande sur la rivière Skálmur, qui sort du glacier Sandfellsjökull sur la partie E de la calotte glaciaire du Mýrdalsjökull qui, elle-même, recouvre le volcan Katla. Le niveau de conductivité électrique a commencé à augmenter le 26 juillet. Une hausse de la sismicité dans la caldeira du Katla a commencé à être détectée le 27 juillet et la crue glaciaire a commencé vers 13h20. Par mesure de précaution et pour tenir compte de la possibilité d’une activité volcanique, la couleur de l’alerte aérienne est passée au Jaune. Les eaux de crue ont provoqué la fermeture d’un tronçon d’un kilomètre de long de la Route n°1 entre Víkur et Kirkjubæjarklausturs pendant quelques heures. La zone de visite du Sólheimajökull a également été évacuée. À 10h31 le 29 juillet, le Met Office a abaissé la couleur de l’alerte aérienne au Vert, mais a averti que d’autres crues glaciaires pourraient se produire, en particulier au cours de l’été.
Source : Met Office.

Vue du Sólheimajökull (Photo: C. Grandpey)

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Les images thermiques fournies par un satellite Copernicus le 30 juillet montrent deux coulées de lave s’étendant sur 5 km au nord-nord-ouest de la lèvre du cratère nord du Nyamuragira (République Démocratique du Congo) et sur près de 2 km à l’ouest. L’anomalie thermique s’étend sur environ 800 m est-ouest et plus de 1,1 km nord-sud a pour centre la bouche éruptive à l’intérieur du cratère.

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Une explosion sur le Villarrica (Chili) a éjecté des matériaux incandescents à environ 190 m au-dessus du cratère le 24 juillet 2024. Une partie de ces matériaux a atterri sur les flancs du volcan et a roulé sur de courtes distances. Le niveau d’alerte volcanique reste au Jaune (niveau 3 sur une échelle à quatre niveaux) et les visiteurs sont priés de rester à au moins 1,5 km du cratère.
Source : SERNAGEOMIN.

Image satellite du Villarrica (Source: NASA)

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En Indonésie, le PVMBG signale une hausse de la température dans les trois lacs de cratère du Kelimutu et des changements de couleur de l’eau dans deux d’entre eux, sur la base d’observations sur le terrain et d’images webcam des 14 et 28 juillet. Malgré ces signes de hausse d’activité au sein du système hydrothermal, le niveau d’alerte reste à 2 (sur une échelle de 1 à 4) et le public est prié de rester à 250 m du cratère.

L’éruption se poursuit sur le Dukono avec des panaches de cendres qui s’élèvent à 100-900 m au-dessus du sommet. Le niveau d’alerte reste à 2 (sur une échelle de 1 à 4) et le public est prié de rester à l’extérieur de la zone d’exclusion de 3 km.

L’activité se poursuit sur l’Ibu avec des panaches de cendres qui s’élèvent jusqu’à 2,1 km au-dessus du sommet. Les images webcam montrent une incandescence au-dessus du cratère. Le niveau d’alerte reste à 3 et il est conseillé au public de rester à 4 km du cratère actif.

L’activité éruptive se poursuit dans le cratère Laki-laki du Lewotobi. Des panaches de cendres s’élèvent jusqu’à 1 km au-dessus du sommet. Le niveau d’alerte reste à 3.

L’éruption du Merapi (sur l’île de Java) se poursuit, même si la sismicité a été été moins intense que la semaine précédente. Le dôme de lave sud-ouest produit des coulées de lave qui parcourent jusqu’à 1,9 km dans la ravine Bebeng. Cinq coulées pyroclastiques ont parcouru jusqu’à 1,2 km dans cette même ravine. Les changements morphologiques du dôme de lave SO sont principalement causés par des effondrements de matériaux. Le volume du dôme SO est estimé à 2 538 700 mètres cubes et le dôme à l’intérieur du cratère principal est stable à 2 360 700 mètres cubes, sur la base d’images webcam et d’un survol par drone. La température la plus élevée mesurée sur le dôme SO était de 219 degrés Celsius, sans changement par rapport aux mesures précédentes. Le niveau d’alerte reste à 3 (sur une échelle de 1 à 4)
Source : PVMBG (ou CVGHM).

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L’activité reste globalement stable sur les autres volcans mentionnés dans les bulletins précédents « Volcans du monde ». .
Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous pourrez en obtenir d’autres en lisant le rapport hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Following my post of July 30th, 2024 about the situation in Iceland, the Phlegraean Fields and Hawaii, here is some news about volcanic activity elsewhere in the world:

In Peru, eruptive activity at Sabancaya continues. IGP indicates that there are about fifty explosions each day. They send ash plumes up to 3100 meters above the summit.

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Activity is still elevated at Bezymianny (Kamchatka). Lava-dome extrusion causes collapses of the E part of the lava dome and subsequent pyroclastic flows. The Aviation Color Code was raised to Orange on July 22nd, 2024(the third level on a four-color scale). A strong explosive eruption began in the afternoon of 24 July, prompting KVERT to raise the Aviation Color Code to Red. The explosions produced ash plumes that initially rose up to 12 km above sea leval. Activity declined on 25 July, so the Aviation Color Code was lowered to Orange and then to Yellow on 28 July.

Source : KVERT.

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As I put it before, a glacial flood occurred in Iceland at the Skálmur River, which drains from the Sandfellsjökull glacier on the E part of the Mýrdalsjökull ice cap that covers Katla. Levels of electrical conductivity began to increase on 26 July. Increased seismicity within the Katla caldera began to be detected on 27 July and a jökulhlaup (a glacier-outburst flood) began in the river at around 13:20. As a precaution, and to account for the possibility of volcanic unrest, the Aviation Color Code was eaised to Yellow.The flood water caused the closure of a 1-km-long section of Highway 1 between Víkur and Kirkjubæjarklausturs for a few hours. The area of Sólheimajökull was also evacuated. At 10:31 on 29 July, the Met Office lowered the Aviation Color Code to Green, but warned that more glacial floods may occur, especially in summer.

Source : Met Office.

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A 30 July satellite image showed lava flows extending over 5 km NNW of Nyamuragira’s N crater rim (Democratic Republic of Congo) and a new flow extending almost 2 km W of the NW crater rim, based on thermal anomalies. A thermally anomalous area about 800 m E-W and more than 1.1 km N-S was centered over the vent area in the crater.

Source: Copernicus.

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An explosion at Villarrica (Chile) ejected incandescent material around 190 m above the crater rim on 24 July 2024. Some of the incandescent material landed on the flanks and rolled short distances. The Volcanic Alert level remains at Yellow (level 3 on a four-level scale) and visitors are asked to stay 1.5 km away from the crater.

Source : SERNAGEOMIN.

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In Indonesia, PVMBG reports temperature increases at all three of Kelimutu’s crater lakes and water-color changes at two of them based on 14 and 28 July field observations and webcam images. Despite these signs of increased activity within the hydrothermal system, the Alert Level remains at 2 (on a scale of 1-4) and the public is asked to stay 250 m from the crater rims.

The eruption continues at Dukono with ash plumes that rise 100-900 m above the summit. The Alert Level remains at 2 (on a scale of 1-4), and the public is asked to remain outside the 3-km exclusion zone.

Activity is going on at Ibu with ash plumes that rise as high as 2.1 km above the summit. Webcam images show incandescence above the crater rim. The Alert Level remains at 3 and the public is advised to stay 4 km away from the active crater.

Eruptive activity continues at Lewotobi’s Laki-laki Crater. Ash plumes rise as high as 1 km above the summit. The Alert Level remains at 3.

The eruption at Merapi (on Java) continues, although earthquakes were less intense compared to the previous week. The SW lava dome produces lava avalanches that travel as far as 1.9 km down the Bebeng drainage. Five pyroclastic flows traveled as far as 1.2 km down this drainage. Morphological changes to the SW lava dome are mostly caused by collapses of material. The volume of the SW dome is estimated at 2,538,700 cubic meters and the dome in the main crater is stable at 2,360,700 cubic meters based on webcam images and a drone survey. The hottest temperature at the SW dome was measured at 219 degrees Celsius, similar to the previous figures. The Alert Level remains at 3 (on a scale of 1-4)

Source : PVMBG (or CVGHM).

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Activity remains globally stable on other volcanoes mentioned in the previous bulletins « Volcanoes of the world ». This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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