2018 : L’année la plus chaude en Limousin !

Selon les relevés de Météo France, 2018 a été l’année la plus chaude depuis la Seconde Guerre mondiale. Il n’y a pas d’année aussi chaude dans les archives de la station de Limoges-Bellegarde.

Pendant dix des douze mois de 2018, les températures moyennes ont été supérieures à la normale, dont 9 mois consécutifs d’avril à décembre. Dans la grande région récemment créée de Nouvelle-Aquitaine, la température moyenne a été de 14,8°C, soit 1,2°C de plus que la normale, ce qui est considérable.

Ces chiffres placent l’année 2018 au même niveau que 2003, 2011 et 2014. En 2018, les services météo ont relevé entre 50 et 120 jours pendant lesquels les températures maximales ont été supérieures ou égales à 25°, soit 30 à 40 jours de plus qu’à la normale.

La pluviométrie a été très irrégulière avec un début d’année et un mois de décembre 2018 très arrosés. Entre les deux, la période de sécheresse s’est étendue de mi-juin à novembre, avec un manque d’eau sévère du 30 juin au 30 septembre, des sols extrêmement secs et un impact sur l’agriculture et surtout l’élevage. On a malgré tout observé plusieurs épisodes orageux qui ont déversé de fortes pluies sur le département au cours de l’année, mais il s’agit là d’événements très ponctuels

La neige est tombée un peu au moins de février, avec 8 cm de neige de 400 à 600 mètres d’altitude et 10 cm sur le plateau de Millevaches le 6 février. Un nouvel épisode neigeux a eu lieu fin octobre 2018 avec quelques centimètres sur les monts d’Ambazac et un peu plus sur le plateau de Millevaches.

Beaucoup de gens (en particulier les cyclos dont je fais partie) remarquent depuis pas mal de temps que le Limousin est plus venté qu’autrefois. En 2018, de forts coups de vent ont balayé la Haute-Vienne, avec notamment le passage des deux tempêtes Carmen et Eleonor au début du mois de janvier. Une rafale a été flashée à 98 km/h à la station météo de Limoges-Bellegarde.

Les climatologues limousins pensent qu’avec le dérèglement climatique, il faut s’attendre à des événements extrêmes plus marqués comme des canicules plus fréquentes ou des périodes fraîches. Il va falloir s’adapter et réfléchir à de nouvelles manières de faire, notamment dans le choix des cultures.

Source : Le Populaire du Centre, Météo-France.

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Dans le nord aussi!

Voici le texte d’un courrier électronique que vient de m’adresser un visiteur fidèle de mon blog. Je le remercie chaudement (!) pour ce partage d’informations;

« Je rebondis sur  votre article, météo en Limousin, pour signaler  que c’est la même chose dans le Nord de la France : je relève depuis 1968, la météo quotidienne  à Caudry ( petite ville à 15 km au Sud-est de Cambrai)( eh oui je suis un fêlé de la météo….)

La moyenne des températures croît régulièrement décennie après décennie, avec une accélération depuis le début des années 1990 : la température moyenne de cette année bat tous les records des années précédentes, avec près de +2.8 degrés par rapport à la moyenne  des années 1970-1980. Le mois de juillet notamment, a enregistré une moyenne de 28.3 degrés pour une moyenne de 22.5 degrés  en début de relevés…. Il faut bien entendu faire la part des phénomènes ponctuels (on n’aura pas tous les ans des mois de juillet aussi chauds, et des périodes chaudes aussi longues, mois après mois) mais  l’augmentation rapide et croissante du nombre de températures de plus en plus élevées et sur des durées de plus en plus longues est un marqueur clair du réchauffement anthropique.

Je pense que la tentation sera grande pour les Hommes de tenter de refroidir artificiellement le climat après 2040, quand  le réchauffement sera devenu tellement violent que les hommes prendront peur…. »

Très belle vidéo du Nyiragongo (RDC) // Great video of Nyiragongo volcano (DRC)

drapeau francaisEn cliquant sur le lien ci-dessous, vous verrez une excellente vidéo montrant l’activité actuelle du Nyiragongo. Le film a été réalisé entre le 19 et le 23 avril 2016. Il permet de voir parfaitement l’activité à l’intérieur du cratère, en particulier celle au niveau de la bouche qui s’est ouverte sur la première terrasse au-dessus du lac.

https://www.youtube.com/watch?v=o6e2OvIbJc8&feature=youtu.be

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drapeau-anglaisBy clicking on the link below, you will watch an excellent video showing the current eruptive activity at Nyiragongo volcano. The film was shot between April 19th and 23rd, 2016. One can perfectly see activity within the crater, especially the vent that opened on the first terrace above the lava lake.

https://www.youtube.com/watch?v=o6e2OvIbJc8&feature=youtu.be

Nyiragongo-blog

Crédit photo: Wikipedia.

Dernières nouvelles du Nyiragongo (République Démocratique du Congo) // Latest news of Nyiragongo volcano (Democratic Republic of Congo)

drapeau-francaisL’activité reste intense sur le Nyiragongo, comme le montre la vidéo (voir lien ci-dessous) de Jérémie Franchitti, déjà auteur de plusieurs documents à propos de l’éruption du Nyamuragira en 2011-2012 au profit de L’Association Volcanologique Européenne.

La vidéo confirme les images mises précédemment en ligne par l’Observatoire de Goma. Une bouche montre une belle activité strombolienne sur la première terrasse au fond du cratère. Pendant les épisodes les plus intenses, la lave s’écoule en cascades dans le lac.
https://www.youtube.com/watch?v=eln9ZYVbarA

La fracture sur laquelle se situe la bouche active ne semble pas avoir bougé. C’est souhaitable car on sait que c’est lors de l’éventrement des flancs du volcan que la lave devient un danger réel pour les zones habitées. Les secteurs fracturés sur les flancs extérieurs du volcan sont certes moins spectaculaires et médiatiques que le lac de lave, mais ce sont pourtant eux qui demandent la plus grande surveillance.

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drapeau-anglaisActivity remains intense on Nyiragongo, as shown in the video (see link below) shot by Jérémie Franchitti, the author of several more documents about the eruption of Nyamuragira in 2011-2012 for the benefit of the European Volcanological Association (L.A.V.E.).
The video confirms the images posted previously by the Goma Observatory. A vent shows a nice strombolian activity on the first terrace at the bottom of the crater. During the most intense episodes, lava flows cascade into the lake.
https://www.youtube.com/watch?v=eln9ZYVbarA

The fracture on which the active vent is located does not seem to have undergone changes. This is important because we know that it is when the flanks of the volcano rift open that lava becomes a real danger to inhabited areas. Fractured areas on the outer flanks are certainly less spectacular than the lava lake, but they require the greatest surveillance.

Nyirag

Cratère du Nyiragongo avec 1) le lac de lave dont le niveau s’est abaissé ces derniers temps et 2) le puits secondaire qui s’est ouvert fin février sur la première terrasse au-dessus du lac de lave. (Photo: Jérémie Franchitti)

Nyiragongo (République Démocratique du Congo)

drapeau francaisSelon une note mise en ligne le 15 mars sur le site VolcanoDiscovery, l’activité reste soutenue à l’intérieur du cratère du Nyiragongo. La nouvelle bouche apparue sur la terrasse inférieure continue à émettre de la lave sous forme de fontaines d’une trentaine de mètres de hauteur. Comme on peut le voir sur la photo qui accompagne l’article, la coulée de lave qui s’échappe de la bouche a maintenant atteint le rebord du lac de lave et s’écoule en cascades à l’intérieur.

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drapeau anglaisAccording to a post released on March 15th on the VolcanoDiscovery website, activity remains high within the crater of Nyiragongo volcano. The new vent that appeared on the lowest terrace is still emitting lava, together with fountains about 30 metres high. As can be seen on a photo that was released with the article, the accompanying lava flows have now reached the rim of the central lake and started to cascade into it.

Nyira 15 mars

Crédit photo : João Cunha Monteiro / VolcanoDiscovery

Le Nicaragua voit vert // Nicaragua sees green

drapeau francaisLe Nicaragua ne produit pas de pétrole, mais c’est une terre où le vent souffle fort, où brille le soleil tropical et où se dressent 19 volcans actifs. Certains d’entre eux comme le Telica, le Cerro Negro, le San Cristobal ou le Concepción se réveillent de temps en temps et les autorités nicaraguayennes ont compris quel profit elles pouvaient tirer de toute cette énergie naturelle. Dans quelques années, la majeure partie de l’électricité du Nicaragua sera produite par les barrages hydroélectriques, les centrales géothermiques et les éoliennes.
Le plus grand parc éolien se trouve sur les rives du lac Nicaragua qui étale ses eaux au milieu du pays et jouit vents très réguliers qui font tourner les pales de dizaines d’éoliennes sur la rive occidentale du lac.
Il y a quelques années, le Nicaragua était presque totalement dépendant du pétrole nécessaire à la production de son électricité. De plus, le pays n’avait pas suffisamment de centrales thermiques pour subvenir à ses besoins. De fréquentes coupures de courant de 12 heures entravaient l’économie et pénalisaient la vie quotidienne. En 2005, le gouvernement a décidé de tirer parti de toute son énergie naturelle. Un ensemble de politiques a été mis en place afin de développer des projets d’énergie renouvelable au Nicaragua.
Une entreprise, Ram Power dont la maison mère se trouve dans le Nevada, a investi plus de 400 millions de dollars dans la centrale géothermique Polaris située à côté du volcan Telica. Le principe de fonctionnement est relativement simple : La roche chaude se trouve à environ 5-7 kilomètres de profondeur. Elle chauffe l’eau souterraine qui est ensuite remontée à la surface. La vapeur produite est injectée dans des turbines qui produisent de l’électricité. Outre la réduction des émissions de carbone, l’énergie géothermique permet au Nicaragua de moins dépendre du pétrole étranger.
Les énergies renouvelables génèrent aujourd’hui près de la moitié de l’électricité du Nicaragua, un chiffre qui, selon les responsables gouvernementaux, pourrait atteindre 80 pour cent d’ici quelques années, contre seulement 13 pour cent aux États-Unis. Et ce n’est peut être qu’un début. Il y a tellement d’énergie inexploitée au Nicaragua que le gouvernement envisage d’exporter l’électricité vers ses voisins d’Amérique centrale.
Source: Presse nicaraguayenne .

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drapeau anglaisNicaragua produces no oil, but is a land of fierce winds, tropical sun and 19 active volcanoes. Some of them like Telica, Cerro Negro, San Cristobal or Concepción come to life from time to time and Nicaraguan authorities have understood they can tap all this natural energy. Within a few years the vast majority of Nicaragua’s electricity will come from hydroelectric dams, geothermal plants and wind farms.

Nicaragua’s largest wind farm lies on the shores of Lake Nicaragua, which stretches halfway across the country and enjoys nearly constant winds that rotate the dozens of wind turbines that rise up from the western shore of the lake.

Just a few years ago, Nicaragua was almost totally dependent on imported fuel oil to generate power. The country also lacked thermal plants to turn that fuel oil into electricity. The result was frequent 12-hour blackouts that damaged the economy and made daily life a real mess. In 2005, the government set out to harness all that natural energy. A set of policies was put in place that would allow renewable energy projects to be developed in Nicaragua.

One firm, Nevada-based Ram Power, has sunk more than $400 million into the Polaris geothermal plant located next to Telíca volcano. The hot rock resource is usually about 5 to 7 kilometres below the earth’s crust. It heats underground water which then is brought to the surface. The resulting steam is fed into turbines to produce electricity. Besides reducing carbon emissions, geothermal power has made Nicaragua less dependent on foreign oil.

Renewables now generate nearly half of Nicaragua’s electricity, a figure that government officials predict could rise to 80 percent within a few years. That compares to just 13 percent in the United States. And it may be just the beginning. There is so much untapped energy in Nicaragua that it’s planning to export electricity to its Central American neighbours.

Source : Nicaragua news media.

Cerro-Negro

Le Cerro Negro, l’un des 19 volcans actifs du Nicaragua  (Crédit photo:  Wikipedia)

Avis de blizzard sur le Mauna Kea (Hawaii) ! // Blizzard warning on Mauna Kea (Hawaii) !

drapeau francaisLa neige est rare mais pas exceptionnelle sur le Mauna Loa et le Mauna Kea qui culminent à 4200 mètres au-dessus de la Grande Ile. Toutefois, 2015, sera probablement une année hors du commun car cela fait plusieurs fois que le National Weather Service annonce des conditions hivernales sur les sommets.

Un avis de blizzard, avec des vents de plus de 100 km/h est en cours sur le Mauna Kea où la couche de neige pourrait atteindre 10 centimètres. La route d’accès au sommet du volcan est actuellement fermée à cause de ces mauvaises conditions météo.

Voici un lien vers une vidéo accélérée qui montre la situation au sommet du Mauna Kea entre le 5 et le 12 mars 2015.

https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=Yn86LDWd2Dg

 Une image satellite en date du 10 mars confirme ces conditions hivernales.

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drapeau anglaisSnow is rare but not exceptional on Mauna Loa and Mauna Kea that rise 4200 metres above Hawaii Big Island. However, 2015 will likely be an uncommon year because the National Weather Service has announced several times winter conditions on the peaks.
A blizzard warning with winds over 100 km / h is underway on Mauna Kea where snow could reach 10 centimetres. The access road to the summit of the volcano is currently closed due to the bad weather.
Here is a link to a time lapse video that shows the situation at the summit of Mauna Kea between 5 and 12 March 2015.
https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=Yn86LDWd2Dg

A satellite image taken on March 10th confirms these winter conditions.

Mauna-Kea-neige

Vue du Mauna Kea le 10 mars 2015  (Crédit photo:  NASA)

Découverte d’une nouvelle bouche hydrothermale dans l’Océan Antarctique // Discovery of a new hydrothermal vent in the Southern Ocean

   Des chercheurs du Centre Océanographique National basé à Southampton (Angleterre) ont découvert une nouvelle bouche volcanique dans l’Océan Antarctique, dans le Détroit de Bransfield, région peu explorée au sud des Iles Shetland et au nord de la Péninsule Antarctique. Les chercheurs effectuaient une mission à bord d’un vaisseau de recherches scientifiques doté d’une caméra sous-marine baptisée « The Shrimp » (en français « La Crevette »).
La nouvelle bouche, située à environ 1200 mètres de profondeur, est différente des bouches hydrothermales classiques dans la mesure où sa température est plus basse, même si l’eau de mer qui l’entoure est plus riche en éléments comme le lithium, le bore et le calcium.
Les scientifiques ont également découvert les restes d’une ancienne cheminée hydrothermale qui s’était formée quand l’eau était beaucoup plus chaude. La bouche était alors beaucoup plus active et donnait naissance à un univers vivant, comme on l’a déjà observé autour de « fumeurs » ailleurs sur la planète.
Des bouches hydrothermales et des volcans sous-marins ont déjà été découverts dans d’autres secteurs de l’Océan Antarctique. N’oublions pas non plus que le continent antarctique est dominé par le Mont Erebus (3794 m), le volcan actif le plus méridional de la Terre.
Vous pourrez lire une description complète (en anglais) de cette découverte sur le site PLOS ONE à cette adresse :
http://www.plosone.org/article/info:doi/10.1371/journal.pone.0054686

 

   Researchers from England’s National Oceanography Centre at Southampton, on board a research vessel towing an underwater camera – called the Shrimp – have discovered a volcanic vent in the Southern Ocean, in the Bransfield Strait, a little-explored region south of the Shetland Islands and north of the Antarctic Peninsula.
This vent, which is located about 1,200 m deep, differs from « classic » hydrothermal vents by being colder, although higher than surrounding seawater in levels of minerals like lithium, boron and calcium.
The scientists also found remains of an old « chimney, » formed when the water is much hotter. This suggests the vent was once more active and likely supported a variety of life, as could be found near “smokers” elsewhere on the planet.
Hydrothermal vents and underwater volcanoes have already been discovered elsewhere in the Southern Ocean.
You will find an exhaustive description of the discovery in the online journal PLOS ONE.
http://www.plosone.org/article/info:doi/10.1371/journal.pone.0054686