Hausse d’activité du Trident (Katmai / Alaska) // Increase in activity of Trident Volcano (Katmai / Alaska)

Sur la péninsule de l’Alaska, dans le parc national du Katmai, le volcan Trident a connu une hausse significative de l’activité sismique et un soulèvement du sol au cours des cinq derniers mois, suscitant des inquiétudes quant à une éventuelle éruption. L’Observatoire Volcanologique de l’Alaska (AVO) a confirmé que ces signes d’activité sont dus à une intrusion magmatique sous le volcan. L’activité sismique a également augmenté au niveau de volcans du groupe volcanique de Katmai, notamment sur le Katmai, le Martin, le Mageik et le Novarupta.
L’activité a commencé à être décelée en août 2022, avec un essaim sismique progressant d’une profondeur d’environ 25 km sous le niveau de la mer jusqu’à environ 5 km. L’activité sismique a fluctué depuis lors. L’AVO a augmenté et diminué alternativement le niveau d’alerte volcanique et la couleur de l’alerte aérienne. En février 2023, la sismicité a conduit l’AVO à élever le niveau d’alerte à Advisory (surveillance conseillée) et la couleur de l’alerte aérienne au Jaune.
Depuis mai 2023, l’AVO a détecté une augmentation significative des séismes basse fréquence dans la région entre le Trident et le Novarupta, en relation probable avec un mouvement de magma ou de fluides magmatiques dans la croûte terrestre. Parallèlement, les données satellitaires ont indiqué un soulèvement du sol sur leTrident, estimé à environ 5 cm depuis octobre 2022, en particulier sur le flanc sud du volcan.
Bien que les paramètres actuels indiquent une ascension du magma, il est important de noter qu’une telle activité ne débouche pas toujours sur une éruption. Parfois, l’activité sismique et le soulèvement du sol peuvent cesser sans éruption, ou l’activité peut persister pendant des mois ou des années avant qu’une éruption ne se produise.
Si une éruption se produit, le principal danger résiderait dans les panaches et les retombées de cendres qui pourraient perturber le trafic aérien et maritime et avoir un impact sur les populations locales.
La dernière éruption (avec un VEI 3) de ce volcan a débuté le 15 juillet 1974 et a duré environ 45 jours.
La plus grande éruption du 20ème siècle s’est produite en juin 1912, avec pour source le Novarupta. Elle est décrite dans une note que j’ai publiée sur ce blog le 10 juin 2022. :
https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2022/06/10/il-y-a-110-ans-eruption-du-novarupta-alaska-110-years-ago-novarupta-alaska-eruption/
Source : AVO, The Watchers.

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Located on the Alaska Peninsula in Katmai National Park, Trident volcano has seen a significant increase in seismic activity and ground uplift over the past five months, leading to concerns about a potential volcanic eruption. The Alaska Volcano Observatory (AVO) has confirmed that this unrest is the result of magma intrusion beneath the volcano. Seismic activity has also increased in the neighboring volcanoes of the Katmai volcanic cluster, including Katmai, Martin, Mageik, and the Novarupta vent.

The unrest started in August 2022, with an unusual series of earthquakes migrating progressively from depths of about 25 km below sea level to about 5 km. The earthquake activity has fluctuated since then, prompting the AVO to alternately raise and lower the Volcano Alert Level and Aviation Color Code. By February 2023, the persistent seismicity led the AVO to upgrade the Alert Level to ADVISORY and the Aviation Color Code to YELLOW.

From May 2023, the AVO has detected a marked increase in low-frequency earthquakes in the region between Trident and Novarupta, often indicative of magma or magmatic fluid movement within the Earth’s crust. Concurrently, satellite data indicated ground uplift at Trident Volcano, with an estimated uplift of about 5 cm since October 2022, particularly on the volcano’s south flank.

Although the current signs point towards magma moving upwards, it is important to note that such activity does not always result in an eruption. Sometimes the seismic activity and ground uplift can cease without an eruption, or the unrest could persist for months or years before an eruption occurs.

If an eruption occurs, the primary hazards would be ash plumes and ashfall, which could disrupt air and marine travel and impact local communities.

The last eruption (VEI 3) of this volcano started on July 15th, 1974, and lasted about 45 days.

The largest eruption of the 20th century occurred in June 1912 at a location known as Novarupta. This eruption is described in a post I published on this blog on June 10th, 2022. :

https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2022/06/10/il-y-a-110-ans-eruption-du-novarupta-alaska-110-years-ago-novarupta-alaska-erupted/

Source : AVO, The Watchers.

Vues de la Vallée des 10 000 Fumées, née de l’éruption du Novarupta en 1912 (Photos: C. Grandpey)

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde.

Dans son dernier bulletin, l’IGP qualifie de « modérée » l ‘activité actuelle de l’Ubinas (Pérou). Elle se caractérise par des explosions qui génèrent des panaches de cendres pouvant atteindre 4500 m au-dessus du sommet du volcan. Comme précédemment, on observe une légère inflation de l’édifice volcanique et une anomalie thermique au sommet. Le niveau d’alerte est maintenu à la couleur Orange.

De son côté, l’éruption du Sabancaya (toujours au Pérou) est stable, avec une moyenne de 27 explosions quotidiennes qui envoient des panaches de cendres à environ 2 km au-dessus du volcan.

Image satellite de l’Ubinas transmise le 23 juin 2023 par de satellite Copernicus-Sentinal 2.

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L’éruption continue sur la péninsule de Reykjanes (Islande). Je vous invite à lire mes notes dédiées à cet événement. La lave coule maintenant principalement en tunnels. Cela signifie qu’elle peut rester chaude très longtemps et couvrir de plus longues distances. Ensuite, une fois à l’air libre, la lave se refroidira et s’écoulera moins vite.
Selon les volcanologues islandais, si elle avance dans la Meradalir en tunnels, le magma finira par percer la surface et la lave continuera d’avancer. Elle finira par atteindre Suðurstrandaveg puis l’océan. Cependant, ce n’est qu’une hypothèse et personne ne sait ce qui va se passer dans les prochains jours et les prochaines semaines. En fin de compte, la lave pourrait ne jamais atteindre la route côtière.

L’Icelandic Geological Survey indiquait le 25 juillet 2023 que la lave émise à Litli-Hrútur dépasse maintenant en taille celle de l’éruption dans la Meradalir en août 2022. On note en ce moment une lente diminution du débit de lave.
La lave de l’éruption actuelle couvre maintenant 1,2 km
2 et son volume est de 12,4 millions de mètres cubes. Au cours des cinq derniers jours, les coulées de lave se sont dirigées principalement vers l’est. Dans la Meradalir, le front de coulée a avancé de 200 m au cours des cinq derniers jours et progresse maintenant très lentement.
Les 13 premiers jours de l’éruption actuelle ont été beaucoup plus intenses que les premières semaines de l’éruption de 2021.

Le spectacle est actuellement très chouette sur le site de l’éruption. Tel un donjon, le cratère et son lac de lave très actif trônent au milieu du champ de lave. Merci aux Islandais d’avoir installé une webcam de très bonne qualité qui permet de profiter du spectacle depuis son fauteuil. Il semble bien que ce point élevé soit de loin le seul qui permette d’avoir une vue intéressante sur l’éruption.

Il est conseillé aux visiteurs de consulter les horaires d’ouvertures du site qui est parfois fermé pour des raisons de sécurité.

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L’activité éruptive a augmenté sur le Shishaldin (Aléoutiennes / Alaska) au cours des derniers jours, avec des épisodes de hausse régulière du tremor, en relation avec de petites explosions. Un nuage de cendres atteignant 9 km de hauteur a été observé dans les données satellitaires et les rapports des pilotes le 23 juillet 2023. En conséquence, la couleur de l’alerte aérienne est passée au ROUGE et le niveau d’alerte volcanique a été élevé à WARNING (Danger).

L’activité a décliné au cours de heures suivantes, avant de reprendre de plus belle. Le volcan a déjà montré cette alternance d’activité intense et de phases de repos au cours des dernières semaines.
Source : AVO.

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Une éruption s’est produite sur le Dempo (Sumatra / Indonésie) le 25 juillet 2023 avec une colonne éruptive qui s’est élevée jusqu’à 2 km au-dessus du sommet. La couleur de l’alerte aérienne a été élevée à Orange. Il s’agit de la première éruption du volcan depuis l’explosion phréatique du 1er juin 2022. Le volcan a une histoire d’éruptions avec un VEI 1 et 2 depuis 1817.
Source : PVMBG.

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L’éruption du Piton de la Fournaise (Ile de la Réunion) continue tranquillement. Comme lors de ma dernière mise à jour, le tremor reste à un niveau faible et présente des fluctuations qui se traduisent au niveau du site éruptif par des variations d’intensité des projections de lave au niveau du cône éruptif.

L’écoulement de la lave s’effectue principalement en tunnel à proximité immédiate du cône éruptif. Les coulées actives se situent à des altitudes supérieures à 1400 m dans la partie haute des Grandes Pentes. Le front de coulée se trouve toujours à 1,8 km de la RN2.

Source : OVPF.

 

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Il n’y a toujours pas d’éruption sur le Kilauea (Hawaï).

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L’activité reste globalement stable sur les autres volcans.

Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous en trouverez d’autres (en anglais) en lisant le bulletin hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news of volcanic activity around the world.

In its latest update, IGP describes as « moderate » the current activity of Ubinas (Peru). It is characterized by explosions that generate ash plumes that can reach 4500 m above the summit of the volcano. As before, a slight inflation of the volcanic edifice and a thermal anomaly at the summit are observed. The alert level is kept at Orange.

Still in Peru, the eruption of Sabancaya continues with an average of 27 daily explosions that send ash plumes up to 2,000 m above the volcano.

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The eruption continues on the Reykjanes Peninsula (Iceland). I invite you to read my posts dedicated to this event. Lava is now flowing mainly in tunnels. This means it can stay hot for a very long time and cover longer distances. Then, once out in the open, the lava will cool down and flow less quickly.
According to Icelandic volcanologists, if it advances into the Meradalir in tunnels, the magma will eventually break through the surface and the lava will continue to move forward. It will eventually reach Suðurstrandaveg and then the ocean. However, this is just a hypothesis and no one knows what will happen in the next few days and weeks. Ultimately, the lava may never reach the coastal road.

The Icelandic Geological Survey indicated on July 25th , 2023 that the lava flow at Litli-Hrútur has now become a little larger than the lava that formed in the eruption at Meradalir in August 2022. However, measurements confirm a slow decline in the flow of lava.

The lava from the current eruption has now reached 1.2 km2 and its volume is 12.4 million cubic meters. In the last five days, lava flows have been expanding mainly to the east. In Meradalir valleys, the lava front has moved forward by 200 m in the last five days and is now proceeding very slowly.

The first 13 days of the current eruption have been much more intense than the first weeks of the eruption in 2021.

The show is currently very nice at the site of the eruption. Like a dungeon, the crater and its very active lava lake sit enthroned in the middle of the lava field. Thank you to the Icelanders for having installed a very good quality webcam which allows you to enjoy the show from an armchair. It seems that this high point is by far the only one that allows visitors to have an interesting view of the eruption.

Visitors are advised to check the opening hours of the eruptive site which may be closed for safety reasons.

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Eruptive activity has increased at Shishaldin (Aleutians / Alaska) over the past days, with a steady increase in seismic tremor consistent with small explosions. An ash cloud reaching 9 km was observed in satellite data and pilot reports on July 23rd, 2023. In response, the aviation Color Code has been raised to RED and the Volcano Alert Level to WARNING.

Activity declined in the next hours, then started again. The volcano has already shown this alternation of intense activity followed by periods of quiescence over the past weeks.

Source : AVO.

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The eruption of Piton de la Fournaise (Reunion Island) continues quietly. The tremor remains at a low level and presents fluctuations which are reflected at the eruptive site by variations in intensity of the lava projections inside the eruptive cone.
Lava is flowing mainly in a tunnel in the immediate vicinity of the eruptive cone. The active flows are located at altitudes above 1400 m in the upper part of the Grandes Pentes. The flow front is still 1.8 km from RN2.
Source: OVPF.

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There is currently no eruption at Kilauea (Hawaii).

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Activity remains globally stable on other volcanoes.

This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

Les observations du Kilauea (Hawaii) à travers les siècles // Kilauea observations through centuries

L’un des derniers Volcano Watch de l’Observatoire des Volcans d’Hawaii (le HVO) nous raconte l’histoire des voyageurs qui ont observé le Kilauea au cours des deux derniers siècles. Bien sûr, ces écrits font suite à des siècles d’observations par les Hawaïens de souche, reflétées dans de riches traditions orales. Les recherches de ces dernières années ont montré l’étroite correspondance entre les traditions orales et la vérité géologique.
Le 1er août 1823, un missionnaire anglais du nom de William Ellis visita la caldeira du Kilauea avec ses guides hawaïens lors d’une visite de l’île d’Hawaii. Lui et ses compagnons ont été les premiers occidentaux à visiter le sommet du Kilauea. Le livre qu’Ellis a publié plus tard comprend les premières observations écrites contemporaines de l’activité éruptive du volcan.
Après William Ellis, les descriptions écrites se sont poursuivies au cours des années 1800 avec des visites sporadiques de missionnaires et d’autres personnes. Au cours de ces premières décennies, les observateurs ont fait état d’épisodes répétés d’affaissement du sol de la caldeira, parfois liés à des éruptions de la zone de rift.
Titus Coan, un missionnaire de Hilo, était un observateur régulier de cette période et il a envoyé des mises à jour sur l’activité de Kilauea à l’American Journal of Science.
Le tourisme volcanique a été un autre facteur qui a attiré les gens vers le sommet du Kilauea dans la seconde moitié des années 1800. Une partie importante de la trace écrite de ces observations se trouve dans le Volcano House Register, un livre d’or de la Volcano House – un hôtel au sommet du Kilauea – dans lequel les visiteurs pouvaient décrire leur séjour. Leurs notes contenaient souvent de précieuses descriptions du lac de lave actif dans le cratère de l’Halema’uma’u.
L’une des descriptions les plus célèbres du lac de lave au sommet du Kilauea est proposée par Mark Twain qui a séjourné à la Volcano House et a traversé la caldeira jusqu’à l’Halema’uma’u en 1866. Mark Twain et ses compagnons ont observé « une mer de matière en fusion d’une étendue apparemment illimitée ». On peut lire d’intéressantes descriptions dans Letters from Hawaii et dans Roughing it (A la dure).
Des scientifiques ont également effectué des visites occasionnelles dans les années 1800. James Dana, un célèbre géologue américain, s’ est rendu sur le Kilauea en 1840, puis des années plus tard dans les années 1880. Il a écrit le livre « Caractéristiques des volcans » basé sur ses observations.
Deux livres écrits par des géologues américains en 1908 – « Les volcans du Kīlauea et du Mauna Loa sur l’île d’Hawaï : leur histoire diversement racontée jusqu’à l’heure actuelle » par William Brigham et « Hawaii et ses volcans » par Charles Hitchcock, fournissent des résumés détaillés de l’activité dans la caldeira du Kilauea au cours des décennies précédentes.
Des rapports réguliers et systématiques sur le Kilauea commencent à apparaître avec l’arrivée de Frank Perrett en 1911 et de Thomas Jaggar en 1912, avec la fondation de l’Observatoire des Volcans d’Hawaii à cette époque. Le premier observatoire a publié des bulletins mensuels qui comprenaient des descriptions visuelles du lac de lave dans l’Halemaʻumaʻu, des mesures de la hauteur du lac de lave en constante évolution et des notes sur l’activité sismique.
Aujourd’hui, les mises à jour du HVO sur le Kilauea sont généralement quotidiennes à hebdomadaires, selon le niveau d’activité. Les rapports dans les publications de l’USGS incluent des chronologies détaillées des éruptions. Des articles diffusés dans des revues scientifiques internationales analysent les observations et les données pour essayer de comprendre les processus sous-jacents.
La dernière éruption sommitale du Kīlauea a commencé le 7 juin 2023 et a duré environ deux semaines. La phase de remplissage actuelle du réservoir magmatique sommital, après l’effondrement de 2018, fait partie d’un cycle de vidange et de remplissage qui s’est produit à plusieurs reprises au cours des 200 dernières années. Ainsi va l’histoire du volcan…
Source : USGS/HVO.

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One of the latest Volcano Watch by the Hawaiian Volcano Observatory tells us the story of the visitors who have observed Kilauea Volcano over the past two centuries. Of course, these writings follow the centuries of observations made by Native Hawaiians, reflected in rich oral traditions. Research in recent years has shown the close correspondence between the oral traditions and the geologic truth.

On August 1st, 1823, an English missionary named William Ellis visited the Kilauea caldera with his Hawaiian guides during a tour of the Island of Hawaii. He and his companions were the first westerners to visit the summit of Kilauea, and the book that Ellis later published includes the first contemporary written observations of the volcano’s eruptive activity.

After William Ellis’, the written descriptions continued through the 1800s with sporadic visits by missionaries and others. In these early decades, the observers noted repeated episodes of subsidence of the caldera floor, sometimes related to rift zone eruptions.

Titus Coan, a Hilo missionary, was a regular observer in this period and sent updates on Kilauea’s activity to the American Journal of Science.

Volcano tourism was another factor that drew people to Kilauea’s summit in the latter half of the 1800s. An important part of the written record is the Volcano House Register, a guestbook for the Volcano House hotel in which visitors could describe their stay. Their notes often had valuable descriptions of the active lava lake in Halemaʻumaʻu crater.

One of the most vivid descriptions of Kilauea’s summit lava lake comes from Mark Twain, who stayed at the Volcano House and made the trek across the caldera floor to Halemaʻumaʻu in 1866.  He and his companions watched “a heaving sea of molten fire of seemingly limitless extent.”

Notable scientists also made occasional visits in the 1800s. James Dana, a famous American geologist, visited in 1840, and again years later in the 1880s, writing the book “Characteristics of Volcanoes” based on these observations.

Two books written by Amercian geologists in 1908 — “The volcanoes of Kīlauea and Mauna Loa on the Island of Hawaii: their variously recorded history to the present time” by William Brigham and “Hawaii and its volcanoes” by Charles Hitchcock, both provided detailed summaries of activity in the Kilauea caldera during the previous decades.

Regular, systematic reports on Kīlauea start with the arrival of Frank Perrett in 1911 and Thomas Jaggar in 1912, and the founding of the Hawaiian Volcano Observatory at that time. The early observatory published monthly bulletins that included visual descriptions of the Halemaʻumaʻu lava lake, measurements of the constantly changing lava lake height, and notes on earthquake activity.

In the modern era, the current HVO updates on Kīlauea are generally daily to weekly, depending on activity levels. Reports in U.S. G.S. publications include detailed eruption chronologies, and papers in international science journals analyze the observations and data to try to understand the underlying processes.

The most recent eruption at the summit of Kīlauea began on June 7th, 2023, and lasted about two weeks. The current refilling phase at the summit, following the 2018 collapse, is part of a cycle of draining and refilling that has occurred many times in the past 200 years.

Source : USGS / HVO.

Vénéré par les Hawaiiens de souche, le cratère de l’Halema’uma’u a connu une histoire tumultueuse (Photos : HVO, C. Grandpey)

Islande : une éruption pas pour tout le monde // Iceland : the eruption is not for everyone

La police islandaise ne cesse de répéter que le trajet pour atteindre le site éruptif est long (environ 20 km aller-retour) et difficile. La randonnée peut prendre jusqu’à 7 heures ; elle n’est donc pas pour tout le monde. Chaque jour, certains touristes se rendent compte qu’ils ne sont pas suffisamment préparés pour effectuer une si longue marche. Des touristes étrangers ont dû être aidés le 20 juillet sur le site de l’éruption car ils n’avaient pas l’énergie suffisante pour revenir vers la route de Meradalir. A une heure du matin le 21 juillet, la police a dû secourir une famille d’étrangers dont les deux jeunes enfants étaient épuisés. Les autorités islandaises déconseillent pourtant de conduire des enfants sur le site !
L’éruption affecte la qualité de l’air dans la région de Reykjavik. Le 21 juillet, les services sanitaires de la capitale ont fait une annonce à propos d’une brume volcanique qui planait au-dessus de la ville, mélangée à l’air brumeux. Les autorités sanitaires conseillent aux personnes souffrant de problèmes respiratoires et aux enfants d’éviter de sortir pendant de longues périodes et de limiter leurs efforts.
En attendant, l’éruption se poursuit de manière stable, comme le montre le tremor éruptif.
Source : médias d’information islandais.

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The Icelandic police warns again and again visitors to the eruptive site that the hike is long (about 20 km return) and difficult. It can take up to 7 hours, so it’s not for everyone. Everyday, some tourists realise that they are ill-prepared to perform such a long walk. Foreign tourists had to be helped on July 20that the eruption site because they didnðt have the energy to walk back the Meradalir route. At one o’clock in the morning on July 21st, the police had to assist a foreign family whose two small children were exhausted from fatigue.

The eruption is affecting air quality in the Reykjavik area. On July 21st, the Reykjavík Health Department made an announcement about a volcanic mist hovering over the capital, mixed with foggy air. Health authorities advise people with respiratory problems and children to avoid the outdoors for extended periods of time and limit exertion.

In the meantime, the eruption continues in a stable way, as shown by the eruptive tremor.

Source : Icelandic news media.