Les nuages de cendres du Katmai (Alaska) // The ash clouds from Katmai (Alaska)

L’éruption du Novarupta en 1912 dans la région de Katmai, en Alaska, a constitué l’événement volcanique le plus important du 20ème siècle. Elle a libéré 30 fois plus de magma que l’éruption du mont Saint Helens en 1980. Elle a débuté le 6 juin 1912 et a duré 60 heures.

 Vue du dôme de lave du Novarupta (Crédit photo : USGS)

L’éruption a modifié la morphologie de la région en créant une nouvelle bouche éruptive sur le Novarupta, la Vallée des dix mille Fumées (Valley of Ten Thousand Smokes) et la caldeira sommitale du mont Katmai.

Vue de la Vallée des 10 000 Fumées (Photo : C. Grandpey)

Aujourd’hui, il n’y a plus d’activité éruptive dans la zone, mais de violents vents soulèvent parfois des nuages de poussière susceptibles d’affecter les environs, selon la direction du vent. L’île Kodiak est souvent exposée à ces nuages.

Comme le précise le National Park Service, « aujourd’hui, la Vallée des dix mille Fumées offre l’occasion d’explorer un paysage façonné par la plus grande éruption volcanique du 20ème siècle. La beauté, l’immensité, le caractère sauvage et le mystère de la Vallée en font l’un des meilleurs endroits au monde pour étudier la violence des éruptions volcaniques et faire l’expérience de la puissance brute de la nature. »

Photo : C. Grandpey

Le 24 juillet 2026, des vents forts de nord-ouest soufflant aux abords de la Vallée des dix mille Fumées ont soulevé des cendres volcaniques issues de l’éruption Novarupta-Katmai de 1912 et les ont transportées vers le sud-est. Le National Weather Service a émis un bulletin d’alerte concernant ce phénomène, ajoutant que la hauteur maximale du nuage atteignait 1,8 km au-dessus du niveau de la mer.

Comme indiqué plus haut, ce phénomène, observé assez fréquemment dans la région, ne résulte pas d’une activité volcanique récente ; il survient lors d’épisodes de vents forts et de conditions sèches, sans neige, dans la région du Katmai ainsi que dans d’autres zones volcaniques de l’Alaska. L’AVO précise qu’aucune éruption n’est en cours. La couleur de l’alerte aérienne pour tous les volcans de la région du Katmai (Griggs, Katmai, Novarupta, Mageik, Martin, Snowy et Trident) reste Verte et le niveau d’alerte volcanique est Normal.

Nuage de cendres dans la Vallée des 10 000 Fumées (Crédit photo : NPS)

Toutefois, les cendres volcaniques en suspension doivent être prises au sérieux et considérées comme dangereuses. Elles sont susceptibles de nuire aux aéronefs ainsi qu’à la santé. Il est conseillé aux personnes souffrant de troubles respiratoires de réduire ou d’éviter les activités de plein air.
Source : Alaska Volcano Observatory.

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The 1912 Novarupta eruption of the Katmai area in Alaska was the largest volcanic event of the 20th century, releasing 30 times more magma than the 1980 Mount St. Helens eruption. It began on June 6, 1912, lasted for 60 hours. It shifted geography in the region by creating a new vent at Novarupta, the Valley of Ten Thousand Smokes, and the Mount Katmai summit caldera.

Today, there is no more volcanic activity in the area but from time to tome strong winds raise clouds of dust that may affect surrounding areas, depending on wind direction.

As specisied by the National Park Service, « today the Valley of Ten Thousand Smokes offers a chance to explore a landscape created by the largest volcanic eruption of the 20th century. The beauty, scale, wildness, and mystery of the Valley make it one of the best places in the world to study the violence of volcanic eruptions and experience the raw power of nature. »

On July 24, 2026, strong northwesterly winds in the vicinity of the Valley of Ten Thousand Smokes picked up loose volcanic ash erupted during the 1912 Novarupta-Katmai eruption and carried it to the southeast. The National Weather Service has issued an alert bulletin for this low-level event and suggests that the maximum cloud height is 1.8 km above sea level.

This phenomenon, which is observed quite frequently, is not the result of recent volcanic activity and occurs during times of high winds and dry snow-free conditions in the Katmai area and other young volcanic areas of Alaska. The AVO adds that no eruption is in progress. All of the volcanoes of the Katmai area (Griggs, Katmai, Novarupta, Mageik, Martin, Snowy and Trident) remain at Aviation Color Code GREEN and Alert Level NORMAL. Resuspended volcanic ash should be considered hazardous and could be damaging to aircraft and health. People with respiratory ailments are advised to reduce or avoid outdoor activities.

Source : Alaska Volcano Observatory.

Hausse d’activité du Trident (Katmai / Alaska) // Increase in activity of Trident Volcano (Katmai / Alaska)

Sur la péninsule de l’Alaska, dans le parc national du Katmai, le volcan Trident a connu une hausse significative de l’activité sismique et un soulèvement du sol au cours des cinq derniers mois, suscitant des inquiétudes quant à une éventuelle éruption. L’Observatoire Volcanologique de l’Alaska (AVO) a confirmé que ces signes d’activité sont dus à une intrusion magmatique sous le volcan. L’activité sismique a également augmenté au niveau de volcans du groupe volcanique de Katmai, notamment sur le Katmai, le Martin, le Mageik et le Novarupta.
L’activité a commencé à être décelée en août 2022, avec un essaim sismique progressant d’une profondeur d’environ 25 km sous le niveau de la mer jusqu’à environ 5 km. L’activité sismique a fluctué depuis lors. L’AVO a augmenté et diminué alternativement le niveau d’alerte volcanique et la couleur de l’alerte aérienne. En février 2023, la sismicité a conduit l’AVO à élever le niveau d’alerte à Advisory (surveillance conseillée) et la couleur de l’alerte aérienne au Jaune.
Depuis mai 2023, l’AVO a détecté une augmentation significative des séismes basse fréquence dans la région entre le Trident et le Novarupta, en relation probable avec un mouvement de magma ou de fluides magmatiques dans la croûte terrestre. Parallèlement, les données satellitaires ont indiqué un soulèvement du sol sur leTrident, estimé à environ 5 cm depuis octobre 2022, en particulier sur le flanc sud du volcan.
Bien que les paramètres actuels indiquent une ascension du magma, il est important de noter qu’une telle activité ne débouche pas toujours sur une éruption. Parfois, l’activité sismique et le soulèvement du sol peuvent cesser sans éruption, ou l’activité peut persister pendant des mois ou des années avant qu’une éruption ne se produise.
Si une éruption se produit, le principal danger résiderait dans les panaches et les retombées de cendres qui pourraient perturber le trafic aérien et maritime et avoir un impact sur les populations locales.
La dernière éruption (avec un VEI 3) de ce volcan a débuté le 15 juillet 1974 et a duré environ 45 jours.
La plus grande éruption du 20ème siècle s’est produite en juin 1912, avec pour source le Novarupta. Elle est décrite dans une note que j’ai publiée sur ce blog le 10 juin 2022. :
https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2022/06/10/il-y-a-110-ans-eruption-du-novarupta-alaska-110-years-ago-novarupta-alaska-eruption/
Source : AVO, The Watchers.

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Located on the Alaska Peninsula in Katmai National Park, Trident volcano has seen a significant increase in seismic activity and ground uplift over the past five months, leading to concerns about a potential volcanic eruption. The Alaska Volcano Observatory (AVO) has confirmed that this unrest is the result of magma intrusion beneath the volcano. Seismic activity has also increased in the neighboring volcanoes of the Katmai volcanic cluster, including Katmai, Martin, Mageik, and the Novarupta vent.

The unrest started in August 2022, with an unusual series of earthquakes migrating progressively from depths of about 25 km below sea level to about 5 km. The earthquake activity has fluctuated since then, prompting the AVO to alternately raise and lower the Volcano Alert Level and Aviation Color Code. By February 2023, the persistent seismicity led the AVO to upgrade the Alert Level to ADVISORY and the Aviation Color Code to YELLOW.

From May 2023, the AVO has detected a marked increase in low-frequency earthquakes in the region between Trident and Novarupta, often indicative of magma or magmatic fluid movement within the Earth’s crust. Concurrently, satellite data indicated ground uplift at Trident Volcano, with an estimated uplift of about 5 cm since October 2022, particularly on the volcano’s south flank.

Although the current signs point towards magma moving upwards, it is important to note that such activity does not always result in an eruption. Sometimes the seismic activity and ground uplift can cease without an eruption, or the unrest could persist for months or years before an eruption occurs.

If an eruption occurs, the primary hazards would be ash plumes and ashfall, which could disrupt air and marine travel and impact local communities.

The last eruption (VEI 3) of this volcano started on July 15th, 1974, and lasted about 45 days.

The largest eruption of the 20th century occurred in June 1912 at a location known as Novarupta. This eruption is described in a post I published on this blog on June 10th, 2022. :

https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2022/06/10/il-y-a-110-ans-eruption-du-novarupta-alaska-110-years-ago-novarupta-alaska-erupted/

Source : AVO, The Watchers.

Vues de la Vallée des 10 000 Fumées, née de l’éruption du Novarupta en 1912 (Photos: C. Grandpey)

Et si le Novarupta (Alaska) entrait en éruption aujourd’hui ? // What if Novarupta (Alaska) erupted today ?

Par une belle journée de juin 1912, un terrible chaos se produisit dans la partie de l’Alaska où les Aléoutiennes viennent jouxter le reste du 49ème État de l’Union. Aujourd’hui, cette région héberge le Parc National du Katmai.

Ce jour de juin 1912, des séismes firent vibrer le sol, une montagne se mit a trembler et gronder pour finalement s’effondrer sur elle-même. Son ancien sommet disparut dans un nuage de roche et de poussière. Quand le nuage se dissipa, la montagne était devenue un gouffre géant et fumant.

À une dizaine de kilomètres de ce cataclysme, des panaches cendres chauffées à haute température ont commencé à jaillir du sol comme le ferait un puissant geyser. Au cours d’une éruption qui a duré trois jours, l’un des paysages les plus extraordinaires de l’Alaska se transforma en une zone déserte recouverte de pierre ponce, baptisée quelques années plus tard Vallée des 10 000 fumées.

La grande éruption qui a donné naissance à la Vallée avait son origine sur une petite montagne, le Novarupta. D’une taille beaucoup plus modeste que son voisin le Mont Katmai, le Novarupta a vomi un nuage de cendres  qui est monté à 35 kilomètres dans l’atmosphère ; il contenait 100 fois plus de cendres que le Mont St. Helens en 1980. Bien que peu de gens connaissent son nom, le Novarupta a été responsable de la plus grande éruption du 20ème siècle.

Lors de la réunion d’automne de l’American Geophysical Union à San Francisco, une professeure d’université anglaise a expliqué ce qui pourrait se passer si le Novarupta entrait en éruption aujourd’hui. Lorsque le Novarupta s’est manifesté en 1912, le ciel était encore le royaume exclusif des oiseaux et des insectes et l’Alaska attendait le premier vol postal effectué une dizaine d’années plus tard par Ben Eielson entre Fairbanks et McGrath. Aujourd’hui, le Pacifique Nord Est l’un des corridors aériens les plus fréquentés au monde avec plus de 200 vols quotidiens.

Pour calculer les effets qu’aurait, de nos jours, une éruption du Novarupta sur le trafic aérien, la scientifique a utilisé un modèle informatique appelé Puff développé par des scientifiques de l’Université d’Alaska à Fairbanks et amélioré par le Geophysical Institute.

A l’aide de ce modèle, la professeure a fait émettre de la cendre au Novarupta une fois par semaine pendant cinq ans. Elle voulait voir quels aéroports dans le monde seraient les plus affectés par le nuage. Il ressort que la plupart des aéroports de l’hémisphère nord seraient contraints de fermer. L’Europe semble la plus exposée à la cendre qui atteindrait également l’Australie.

Une éruption comme celle du Novarupta en 1912 aurait le potentiel de mettre notre société à genoux  en immobilisant la majorité des aéroports d’Amérique du Nord et d’Europe pendant au moins plusieurs jours. Dans le cas extrême, cette mésaventure coûterait plus de 300 millions de dollars rien qu’en termes de passagers et de vols retardés. On se trouverait à une échelle beaucoup plus grande que lors de l’éruption de l’Eyjafjallajökull en 2010 puisque l’Amérique du Nord serait concernée. Il faut espérer qu’une telle catastrophe ne vienne pas s’ajouter à la pandémie de Covid-19 !

Source: Anchorage Daily News.

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On a nice day of June 1912, there was a terrible chaos in the part of Alaska where the Aleutians stick to the rest of the 49th State of the Union. This region of Alaska has become today Katmai National Park.

On that day of June,earthquakes rocked the ground, a mountain shook, groaned, and collapsed in on itself, its former summit swallowing rock and dust until it became a giant, steaming pit.

About 10 kilometres away, hot ash began spewing from the ground in a colossal geyser. During an eruption that lasted three days, one of the most gorgeous landscapes in Alaska became a gray badland covered with pumice, known today as the Valley of 10,000 Smokes.

The great eruption that created the valley came from a small mountain called Novarupta. Nowhere near as grand as the nearby Mount Katmai, Novarupta spewed an ash cloud 35 kilometres into the atmosphere, belching 100 times more ash than did Mount St. Helens in 1980. Though few people know its name, Novarupta was responsible for the largest eruption of the 20th century.

At the American Geophysical Union’s Fall Meeting in San Francisco, an English university professor explained what might happen if Novarupta erupted today

When Novarupta erupted in 1912, the sky was still the exclusive realm of birds and insects and Alaska was still a decade away from Ben Eielson’s first mail flight from Fairbanks to McGrath.

Now, the North Pacific is one of the busiest air corridors in the world with more than 200 flights a day. To calculate the effects of a modern-day Novarupta eruption on today’s air travel, the scientist used a computer model called Puff developed by University of Alaska Fairbanks scientists and refined by the Geophysical Institute.

The professor used the model to spew ash from Novarupta’s vent once a week for five years. She wanted to see which airports in the world would be affected. The experiment revealed that most airports in the Northern Hemisphere would close. Europe seems to get the brunt of it, but ash even reached Australia. An eruption of Novarupta scale in today’s society has the potential to bring the world to a standstill by affecting the majority of airports in North America and Europe for several days at least. The worst-case scenario would cost in excess of $300 million just in terms of passengers and delayed flights. It would be a much larger scale than when the Eyjafjallajökull erupted in 2010 as North America would be affected.

Let’s hope that such a disaster does not come on top of the Covid-19 pandemic!

Source: Anchorage Daily News.

Le Novarupta et son dôme de lave (Source : AVO)

Vallée des Dix Mille Fumées (Photos : C. Grandpey)

La cendre du Novarupta (Alaska) // Novarupta’s ash (Alaska)

Le 6 juin 1912, une violente éruption a secoué le Novarupta en Alaska, à l’intérieur de ce qui est aujourd’hui le Parc National du Katmai. Pendant trois jours, le volcan a vomi 100 fois plus de matériaux que l’éruption du Mont St. Helens, avec des panaches qui sont montés jusqu’à plus 30 kilomètres dans le ciel avant de retomber sur la vallée qui a été enfouie par endroits sous plus de 150 mètres de cendres et de roches volcaniques. Le Mont Katmai s’est effondré pendant l’éruption. Quatre ans plus tard, quand le botaniste Robert Griggs a visité la région, des gaz continuaient à s’échapper de la cendre qui recouvrait la vallée, et il lui a donné le nom de Vallée des 10 000 Fumées.
Aujourd’hui, quelques jours chaque année, le vent rappelle à la population de la région cette impressionnante éruption. Cela se passe le plus souvent à l’automne, lorsque les tempêtes balayent la région, avant l’arrivée de la neige.
La semaine dernière, de forts vents de nord-ouest ont soulevé la cendre de l’éruption du 20ème siècle, affectant la visibilité sur l’Ile Kodiak. Le Service Météorologique a publié un bulletin spécial pour Kodiak, avertissant les habitant que le vent avait soulevé la cendre qui se dirigeait essentiellement vers la partie ouest de l’île.
Aujourd’hui, une éruption semblable à celle du Novarupta affecterait gravement le trafic aérien. Au début du 20ème siècle, quand le Novarupta est entré en éruption, il n’y avait aucun avion dans le ciel; le premier aéronef a volé en Alaska seulement un an après l’éruption. De nos jours, le Pacifique Nord est l’un des couloirs aériens les plus fréquentés au monde, avec plus de 200 vols par jour.
Pour calculer les effets qu’aurait aujourd’hui une éruption du Novarupta sur le trafic aérien, un chercheur américain a utilisé un modèle informatique appelé Puff développé par des scientifiques de l’Université de l’Alaska et affiné par un scientifique de l’Institut de Géophysique. A l’aide de ce modèle, le chercheur a imaginé que le Novarupta émettait de la cendre une fois par semaine pendant cinq ans. Il a constaté que la plupart des aéroports de l’hémisphère Nord fermeraient, mais aussi que la cendre de l’éruption atteindrait probablement l’Australie. Le pire scénario coûterait plus de 300 millions de dollars uniquement en termes de passagers et de vols retardés.
Source: Alaska Dispatch News.

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On June 6th 1912, a violent eruption shook Mt Novarupta in Alaska, in what is now Katmai National Park and Preserve. For three days, the volcano spewed 100 times more material than the Mount St. Helens eruption, shooting plumes 30 kilometres into the air and burying the valley downwind in over 150 metres of ash and volcanic rock. Mount Katmai collapsed during the explosion. Four years later, when botanist Robert Griggs visited the region, steam still poured from vents across the valley, prompting the crew to name it the Valley of 10,000 Smokes.

Today, a few times every year, the wind reminds the population of the region of that impressive eruption. It is most commonly seen in fall, when storms are passing through the area, and before snow has settled.

Last week, strong northwestern winds kicked up ash from the 20th century eruption, impacting visibility on Alaska’s Kodiak Island. The National Weather Service issued a special weather statement for Kodiak, letting locals know that loose ash had been stirred up, particularly toward the west side of the island.

Today, an eruption similar to Novarupta’s would severely affect air traffic. In the early 20th century, when Novarupta erupted, there were no planes in the air; the first plane didn’t fly in Alaska until one year after the eruption. Now, the North Pacific is one of the busiest air corridors in the world, with more than 200 flights a day.

To calculate the effects of a modern-day Novarupta on today’s air travel, a U.S. researcher used a computer model called Puff developed by University of Alaska scientists and refined by a scientist at the Geophysical Institute. The researcher used the model to spew ash from Novarupta’s vent once a week for five years and discovered that most airports in the Northern Hemisphere would close, but ash would also likely reach Australia. The worse case scenario would cost in excess of 300 million dollars just in terms of passengers and delayed flights.

Source: Alaska Dispatch News.

Falaises de cendre dans la Vallée des 10 000 Fumées (Photos: C. Grandpey)