Séisme au Chili: Pas de tsunami majeur dans le Pacifique // Earthquake in Chile: No major tsunami in the Pacific

drapeau francaisPlusieurs personnes m’ont demandé des informations supplémentaires après le séisme de magnitude 8,3 qui a été enregistré le long de la côte du centre du Chili à 12h54 hier. Pour autant que je sache, aucun tsunami majeur n’est prévu à travers le Pacifique. Par exemple, le Pacific Tsunami Warning Center a diminué l’alerte pour Hawaii vers 15h20 Le Centre a déclaré que « sur la base de toutes les données disponibles, aucun tsunami majeur ne devrait frapper l’État d’Hawaii. Cependant, des changements de niveau de la mer et des courants forts peuvent apparaître le long de toutes les côtes et représenter un danger pour les baigneurs et les plaisanciers, ainsi que pour les personnes présentes près du rivage, sur les plages et dans les ports et les marinas. La menace de vagues fortes peut durer pendant plusieurs heures après l’arrivée de la première. » Par mesure de précaution, les autorités locales ont fermé les plages de la Grande Ile d’Hawaï et de Maui.

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drapeau anglaisSeveral persons have asked me for more information after the M 8.3 earthquake along the coast of central Chile at 12.54 p.m yesterday. As far as I know, no major tsunami is expected across the Pacific. For instance, the Pacific Tsunami Warning Center downgraded a watch for the Hawaiian Islands around 3:20 p.m. The Center declared that “based on all available data, a major tsunami is not expected to strike the state of Hawaii. However, sea level changes and strong currents may occur along all coasts that could be a hazard to swimmers and boaters, as well as to persons near the shore at beaches and in harbours and marinas. The threat may continue for several hours after the initial wave arrival.” As a precaution, local authorities have closed the beaches on Hawaii Big Island and on Maui.

Tsunami 03

Estimation de la propagation des vagues de tsunami suite au séisme chilien.

(Source: Pacific Tsunami Warning Center)

La lente agonie des glaciers alpins // The slow death of Alpine glaciers

drapeaufrancaisJe viens de passer quelques jours dans les Alpes, dans la région de Chamonix où j’ai eu, une fois de plus, la confirmation de la fonte ultra rapide des glaciers du massif du Mont Blanc.
Une visite aux glaciers des Bossons et du Taconnaz m’a permis de constater que la célèbre « Jonction » entre les deux glaciers n’existe plus. Je conseille aux randonneurs de faire cette excursion (environ 3h30 de montée et 2 heures de descente) au départ du Chalet du Glacier que l’on atteint par un télésiège aux village des Bossons. Cette superbe randonnée permet de longer le glacier des Bossons et de constater qu’il se réduit comme peau de chagrin. En dehors de sa séparation avec son homologue du Taconnaz, l’un des derniers événements marquants a été l’effondrement du front du glacier en mai 2013, avec un volume d’environ 200 000 mètres cubes de glace qui s’est détaché et est descendu sur un distance d’environ 1 km. Comme l’a fait remarquer un glaciologue, il y a maintenant « un risque important à se promener dans la moraine de ce glacier, sous le front.» Voici une photo du front du Glacier des Bossons prise le 8 septembre 2015.

Bossons 2015

(Photo: C. Grandpey)

Le 9 septembre, j’ai eu l’occasion d’effectuer un survol de l’ensemble des glaciers du massif du Mont Blanc. Leur disparition à court terme ne fait plus de doute. Les longues rivières de glace que l’on pouvait admirer il y a seulement quelques décennies ont été remplacées par de tristes moignons en voie de disparition. La célèbre Mer de Glace est méconnaissable. Le blanc et le bleu des crevasses ont été remplacés par le marron des matériaux d’éboulements. Les glaciologues font remarquer que la masse de glace à sa source est en train de s’amenuiser. On peut se demander pendant combien de temps encore on pourra assister à la réunion du glacier de Leschaux avec la Mer de Glace.

Mer de Glace blog

(Photo: C. Grandpey)

Le réchauffement climatique ne fait aucun doute dans les Alpes. Je me garderai bien de chercher les responsables. S’agit-il d’un cycle climatique naturel comme le prétendent certains? L’être humain est il responsable comme le prétendent d’autres? Peu importe, même si les relevés de CO2 dans l’atmosphère que j’ai pu observer dans l’Observatoire du Mauna Loa à Hawaii donnent une réponse assez claire. Les glaciers fondent et le phénomène va poser de graves problèmes aux pays dont le mode de vie dépend de leur eau, que ce soit pour la vie quotidienne ou pour l’alimentation en électricité.

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drapeau anglaisI have just spent a few days in the Alps, in the Chamonix area where I had, once again, the confirmation of the ultra-fast melting of the Mont Blanc glaciers.
A visit to the Bossons and Taconnaz glaciers allowed me to see that the famous « Junction » between the two glaciers is now a thing of the past. I advise hikers to do this excursion (about 3 hours 30 minutes for the climb and 2 hours for the descent) from the Chalet du Glacier which is reached by a chairlift from the village of Les Bossons.This beautiful hike gives great views of the Glacier des Bossons. Apart from its separation with the neighbouring Taconnaz Glacier, one of the last major events was the collapse of the front of the glacier in May 2013 with a volume of about 200,000 cubic meters of ice that broke off the glacier front and descended on a distance of about 1 km. As noted by a glaciologist, there is now « a significant threat to walk along the moraine of this glacier, below the front. » Here is a picture of the front of the Glacier des Bossons taken on September 8th, 2015.

On September 9th, I had the opportunity to fly over all the Mont Blanc glaciers. Their short-term disappearance is no longer in doubt. The long rivers of ice that we could see a few decades ago have been replaced by sad stumps which are ready to disappear too.The famous Mer de Glace is unrecognizable. The white and blue crevasses have been replaced by the brown materials of landslides. One may wonder how long the Leschaux glacier will meet the Mer de Glace. Here are some shots of the Alpine glaciers made on September 9th, 2015.

Global warming is obvious in the Alps. I won’t try to find who is responsible for it. Is this a natural cycle, as some scientists say? Or are humans to blame, as others claim? I don’t know, even if the readings of CO2 in the atmosphere I observed in the Mauna Loa Observatory in Hawaii give a fairly clear answer. Glaciers are melting and the phenomenon will pose serious problems for countries whose way of life depends on their water, be it for everyday life or for electricity supply.

La cendre du Katmai (Alaska) // The ash of Katmai (Alaska)

drapeau-francaisDes scientifiques de l’Alaska Volcano Observatory vont se rendre sur l’Ile Kodiak afin d’installer des appareils destinés à mesurer la cendre volcanique produite par l’éruption du volcan Novarupta en 1912. L’éruption fut la plus puissante du 20ème siècle. Elle a donné naissance à  une zone désertique de 110 kilomètres carrés, la Vallée des 10 000 Fumées qui fait aujourd’hui partie du Parc National du Katmai, sur la péninsule de l’Alaska. Plus d’un siècle après l’éruption, la cendre volcanique constitue toujours un réel danger. En effet, une couche de cendre atteignant parfois 18 mètres d’épaisseur demeure dans certaines vallées du Katmai et cette cendre peut être emportée par le vent vers Kodiak quand la région n’est pas recouverte de neige. Cela crée un danger pour les avions et parfois pour la population. Les fortes rafales de vent soulèvent de volumineux panaches de cendre qui sont détectés par les satellites depuis l’espace et peuvent être confondus avec une nouvelle éruption volcanique. Si la cendre atteint 6.000 mètres d’altitude, elle devient une menace réelle pour les vols transcontinentaux. La cendre du Katmai est généralement observée entre 1500 et 3300 mètres, ce qui peut causer des problèmes aux pare-brise et aux moteurs des petits aéronefs.
L’Observatoire va installer des instruments de mesure de particules sur deux sites pour recueillir des échantillons de cendre et évaluer la quantité de cendre dans l’air ambiant..
Source: AVO.

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drapeau anglaisThe Alaska Volcano Observatory is sending scientists to Kodiak Island to set up equipment that can monitor volcanic ash from the Novarupta-Katmai eruption in 1912. The eruption was the largest in the 20th Century and created a 110-square-kilometre desert known as the Valley of 10,000 Smokes in what is now Katmai National Park on the Alaska Peninsula. More than a century later, ash from the event is still creating a hazard. Indeed, ash up to 18 metres deep remains in some valleys in Katmai and can be kicked up and blown toward Kodiak when it’s not covered by snow, creating a hazard for aircraft and possibly human health. When strong winds blow, the ash kicks up in such large volumes, it’s detected from space and can be mistaken for a new volcanic eruption. If ash reaches 6,000 metres, it’s considered a major threat to trans-continental aircraft. Ash from Katmai typically has been observed at 1,500 to 3,300 metres, which can cause abrasion issues for the windshields and engines of smaller aircraft.

The Observatory will install particulate measuring instruments at two locations to collect ash samples and assess how much is blown around.

Source: AVO.

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Photos: C. Grandpey

Islande: Le Jökulsarlon en sursis? // Iceland: Is Jökulsarlon condemned to disappear?

drapeau-francaisL’Islande n’échappe pas au réchauffement climatique. Des observations récentes ont révélé que les glaciers islandais couvrent 12% de moins qu’on le pensait. Beaucoup de glaciers ont reculé de plusieurs centaines de mètres, certains même de plusieurs kilomètres. Officiellement, la superficie totale des glaciers islandais est de 11 922 km2, soit 11 à 12% de la surface totale de l’Islande. Toutefois, ces chiffres semblent s’appuyer sur des mesures anciennes qu’il faudrait mettre à jour. Le glacier Hofsjökull, par exemple, couvre officiellement 925 km2. Les images du satellite Spot en 2006 ont montré que sa superficie n’était plus que de 864 km2. Les dernières photos de l’été 2014 donnent une superficie de 827 km2. Le Hofsjökull a donc perdu 10% par rapport aux chiffres officiels.
De la même façon, selon les chercheurs du South East Iceland Nature Research Centre, le célèbre Jökulsarlon n’aura probablement plus le même aspect dans 4 ou 5 ans. Pour s’en rendre compte, il suffit d’observer l’Esjufjallarönd, une moraine qui longe le glacier Breiðamerkurjökull et le sépare d’une autre langue glaciaire, le Norðlingalægðarjökull qui vient finir sa course dans les eaux du Jökulsarlon en donnant naissance à une foule de petits icebergs. Le Breiðamerkurjökull est en train de reculer rapidement sous l’effet du réchauffement climatique. Au fur et à mesure que le Norðlingalægðarjökull déverse ses icebergs dans le lagon, le niveau de la glace diminue et le glacier voisin a tendance à se déplacer vers la dépression ainsi créée. Il en résulte que la moraine Esjufjallarönd se déplace régulièrement vers l’est. (voir le document ci-dessous) et cette amas de débris va probablement atteindre le Jökulsarlon d’ici 3 à 5 ans. Le spectacle ne sera plus du tout le même !

Source : Iceland Review.

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drapeau-anglaisIceland is not immune to global warming. Recent observations have revealed that the Icelandic Glaciers cover 12% less than previously thought. Many glaciers have retreated several hundred metres, some even several kilometres. Officially, the total area of ​​glaciers in Iceland is 11 922 km2, or 11-12% of the total area of ​​Iceland. However, these figures seem to rely on old data that should be updated. The Hofsjökull glacier, for example, officially covers 925 km2. SPOT satellite imagery in 2006 showed that its area was only 864 km2. The latest pictures of the summer of 2014 give an area of ​​827 km2. Hofsjökull has lost 10% compared to official figures.
Similarly, according to researchers from the South East Iceland Nature Research Centre, the famous Jokulsarlon will probably not look the same in 4 or 5 years. To realize this, one needs to observe Esjufjallarönd, a moraine along the Breidamerkurjokull glacier and that separates it from another glacial tongue, Norðlingalægðarjökull, which ends up in the waters of Jökulsarlon, giving birth to a host of small icebergs. Breidamerkurjokull is retreating quickly under the effect of global warming. Gradually, as Norðlingalægðarjökull pours its icebergs into the lagoon, the ice level falls and the nearby glacier tends to fill the depression that was created. As a consequence, the Esjufjallarönd moraine regularly moves eastward. (see document below) and the ridge of debris will probably reach the Jökulsarlon in the next 3-5 years. The show will be quite different!
Source: Iceland Review.

Les mouvements glaciaires autour du Jökulsarlon (Source: SE Iceland Nature Research Center)

La beauté du Jökulsarlon (Photo: C. Grandpey)