Le recul glaciaire en Islande // Glacial retreat in Iceland

Le site Internet « Iceland Review » a publié le dernier numéro de la newsletter Melting Glaciers qui dresse un bilan de la situation glaciaire en Islande. Ce bulletin est le fruit d’une collaboration entre l’Icelandic Met Office, l’Institut des Sciences de la Terre de l’Université d’Islande, la Iceland Glaciological Society, le Southeast Iceland Nature Center et le parc national du Vatnajökull. Il est publié avec le soutien du Ministère Islandais de l’Environnement et des Ressources Naturelles.

Dans l’introduction de la newsletter, on peut lire que « les glaciers islandais reculent rapidement depuis un quart de siècle. Ce phénomène est l’une des conséquences les plus visibles du réchauffement climatique dans le pays. »

Voici quelques extraits de la newsletter:

Evolution des glaciers :
Depuis l’an 2000, la superficie des glaciers islandais a diminué d’environ. 800 km2 et elle a perdu près de 2200 km2 depuis la fin du 19ème siècle, époque les glaciers ont atteint leur extension maximale depuis la colonisation du pays au 9ème siècle. La surface des glaciers a en moyenne diminué d’environ. 40 km2 par an ces dernières années et les glaciers ont reculé de plusieurs dizaines de mètres en 2019. Le Hagafellsjökull, qui appartient à la calotte glaciaire du Langjökull, ainsi que le Síðujökull et le Tungnárjökull qui font partie de la calotte glaciaire du Vatnajökull, détiennent le record de recul pour 2019 avec 150 mètres de retrait au cours de cette seule année. Le glacier Breiðamerkurjökull, issu de la calotte glaciaire du Vatnajökull recule encore plus rapidement au moment de son vêlage dans le Jökulsárlón. Le recul du front de vêlage a atteint entre 150 et 400 mètres en 2019.

Lagon glaciaire du Jökulsárlón :
Le lagon glaciaire du Jökulsárlón montre à quel point le vêlage dans l’océan ou dans un lac peut être important pour le bilan massique des glaciers. Le Jökulsárlón a commencé à se former au milieu des années 1930. Les lagons situés devant le front des glaciers Breiðamerkurjökull, Jökulsárlón et Breiðárlón, ainsi que quelques lagons plus petits, présentent actuellement une superficie totale de plus de 30 km2. En moyenne, la surface de ces lagons glaciaires a augmenté de 0,5 à 1 km2 par an au cours des dernières années. Le glacier Breiðamerkurjökull recule et s’amincit en raison d’un bilan massique de surface négatif dû au réchauffement climatique, mais également en raison du vêlage dans le lagon du Jökulsárlón. Le vêlage représente actuellement environ un tiers de la perte de masse du Breiðamerkurjökull.

Rebond isostatique :
La fonte rapide des glaciers entraîne un soulèvement de la croûte terrestre en bordure de la glace en raison de la faible viscosité du manteau sous l’Islande. A Höfn, dans le Hornafjörður au sud-est de l’Islande, le sol se soulève actuellement d’environ 10 à 15 mm par an et la vitesse de soulèvement a considérablement varié au cours des deux dernières décennies en raison des fluctuations de perte de masse du glacier. La vitesse de soulèvement la plus importante a été observée sur la bordure ouest du Vatnajökull où elle atteint environ 40 mm par an.

Le Hoffellsjökull :
Le glacier Hoffellsjökull a reculé et s’est considérablement aminci depuis la fin du 19ème siècle, période où le glacier a atteint son extension maximale. La zone située à l’avant du Hoffellsjökull permet d’observer les effets géomorphologiques du retrait des glaciers. Le recul du glacier a conduit à la formation, devant sa partie frontale, d’un lac qui s’est agrandi rapidement depuis le début du 21ème siècle. La superficie du Hoffellsjökull a diminué d’environ. 40 km2 depuis la fin du 19ème siècle et de plus de 0,5 km2 par an au cours des dernières années.

Bilan massique des glaciers :
Le bilan massique des plus grands glaciers islandais est négatif depuis 1995, à l’exception de l’année 2015 où il est devenu positif pour la première fois en 20 ans. Le bilan massique en 2016 a de nouveau été négatif, avec une ampleur semblable à celle des années précédentes. Le bilan massique du Langjökull et de l’Hofsjökull a de nouveau été nouveau négatif en 2017, alors que le Vatnajökull a été pratiquement en équilibre. Ces trois calottes glaciaires ont été presque à l’équilibre en 2018. L’été 2019 a été chaud et le bilan massique des trois glaciers a été négatif. Ils ont perdu environ. 250 km3 de glace depuis 1995, ce qui correspond à environ 7% de leur volume total.

Bilan massique des glaciers islandais négatif en 2019 :
Les glaciers islandais ont reculé rapidement après le milieu des années 1990 en raison du réchauffement climatique. La perte de masse a été équivalente à environ 1 m d’eau par an en moyenne sur la période 1997-2010. Après 2010, certains étés ont été frais et humides, ce qui s’est reflété dans la perte de masse des glaciers. Pendant la période 2011-2018, elle se situait entre le tiers et la moitié de la moyenne des décennies précédentes. L’été 2019 a été chaud et ensoleillé. Par conséquent, l’ablation glaciaire a considérablement augmenté et la perte de masse a été équivalente à environ 1,5 m d’eau par an, ce qui est l’une des valeurs les plus élevées jamais enregistrées.

L’intégralité de la newsletter Melting Glaciers se trouve (en islandais et en anglais) à cette adresse:
https://www.vedur.is/media/loftslag/frettabref-joklar-newsletter-glaciers-iceland-2019-1-.pdf

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The “Iceland Review” website has released that latest issue of the newsletter Melting Glaciers which describes the situation of glaciers in Iceland. The newsletter is a collaborative effort between the Icelandic Met Office, the Institute of Earth Sciences at the University of Iceland, the Iceland Glaciological Society, the Southeast Iceland Nature Centre, and Vatnajökull National Park. It is published with support from the Icelandic Ministry for the Environment and Natural Resources.

In the introduction of the newsletter, one can read that “glaciers in Iceland have retreated rapidly for a quarter of a century, and glacier downwasting is one of the most obvious consequences of a warming climate in the country.”

Here are some excerpts from the newsletter :

Glacier changes.:

Since 2000, the area of Iceland’s glaciers has decreased by about. 800 km2 and by almost 2200 km2 since the end of the 19th century when the glaciers reached their maximum extent since the country’s settlement in the 9th century. The glacier area has on average shrunk by about. 40 km2 annually in recent years. Glaciers typically retreated by tens of metres in Hagafellsjökull in Langjökull ice cap and Síðujökull and Tungnárjökull in Vatnajökull ice cap hold the 2019 record, retreating by 150 m in this single year. The Breiða-merkurjökull outlet glacier of the Vatnajökull ice cap retreats even faster, where it calves into Jökulsárlón lagoon. The retreat of the calving front measured 150–400 m in 2019.

The Jökulsárlón glacier lagoon :

The Jökulsárlón glacier lagoon demonstrates how important calving into the ocean or terminal lakes can be for the mass balance of glaciers. Jökulsárlón lagoon started to form in the mid-1930s because of the retreat of the glacier. The lagoons by the terminus of Breiðamerkurjökull, Jökulsárlón and Breiðárlón, as well as some smaller lagoons, now have a combined area of over 30 km2. On average, the lagoons have grown by 0.5–1 km2 annually in recent years. The Breiðamerkurjökull glacier retreats and thins due to negative surface mass balance in a warming climate but also due to calving into Jökulsárlón lagoon. Calving currently causes about 1/3 of the mass loss of Breiðamerkurjökull.

Crustal movements :

Rapid melting of glaciers leads to crustal uplift near the ice margins because of the low viscosity of the mantle under Iceland. The land at Höfn in Hornafjörður in SE-Iceland currently rises by about 10–15 mm per year and the rate of uplift has varied substantially over the last two decades due to variations in the rate of mass loss of the glacier. The rate of uplift is even larger near the western margin of Vatnajökull where it has been measured at about 40 mm per year.

The Hoffellsjökull outlet glacier :

The Hoffellsjökull outlet glacier has retreated and thinned greatly since the end of the 19th century, when the glacier reached its maximum extent in recent times. The foreland of Hoffellsjökull provides unique opportunities to observe the geomorphological effects of glacier retreat. The retreat of the glacier has led to the formation of a terminus lake that has grown rapidly since the turn of the 21st century. The area of Hoffellsjökull has descreased by about 40 km2 since the end of the19th century and by more than 0.5 km2 annually in recent years.

Glacier mass balance :

The mass balance of the largest Icelandic glaciers has been negative since 1995, with the exception of the year 2015 when it became positive for the first time in 20 years. The mass balance in 2016 was again negative by a magnitude similar to that in previous years. The mass balance of Langjökull and Hofsjökull was again negative in 2017, whereas Vatnajökull was almost in balance. All three ice caps were near balance in 2018. The summer of 2019 was quite warm and the mass balance of all three ice caps was negative. The glaciers have lost about. 250 km3 of ice since 1995, which corresponds to about 7% of their total volume.

Mass balance of the Icelandic glaciers negative in 2019 :

Glaciers in Iceland retreated rapidly after the mid-1990s as a consequence of warming climate. The mass loss was about 1m water per year on average in the period 1997–2010. After 2010, some summers have been cool and wet and this is reflected in the glacier mass loss, which in the period 2011–2018 was on average only one-third to one-half of the average of the preceding one or two decades. The summer of 2019 was warm and sunny. Consequently, the glacier ablation increased substantially and the mass loss was measured as about 1.5 m water per year which is among the highest values on record.

The entire newsletter Melting Glaciers can be found (in Icelandic and in English) at this address :

https://www.vedur.is/media/loftslag/frettabref-joklar-newsletter-glaciers-iceland-2019-1-.pdf

Source : Wikipedia

Variations du  Breiðamerkurjökull au niveau du vêlage dans le lagon du Jökulsárlón

(Source : Glacier Melting)

Vêlage du Vatnajökull (Photo : C. Grandpey)

Islande, terre des touristes imbéciles // Iceland, the land of stupid tourists

Avec l’afflux massif de touristes étrangers, l’Islande est en train de devenir le pays des imbéciles. Avec un comportement semblable à celui d’autres personnes qui se sont déjà mises en danger et sont parfois décédées, un touriste s’est sérieusement mis en difficulté la semaine dernière sur Diamond Beach, près du Jökulsárlón, après s’être retrouvé coincé sur un iceberg au milieu de fortes vagues. Le touriste était monté sur l’iceberg pour que ses compagnons de voyage puissent le prendre en photo. Il a finalement réussi se sortir de cette situation périlleuse mais c’était un jeu dangereux car les vagues étaient vraiment fortes. Si l’homme était tombé à l’eau, personne n’aurait pu l’aider, car un sauveteur se serait trouvé dans la même situation. De plus, si le touriste était tombé dans l’eau très froide, il aurait pu être heurtéé par un iceberg car les blocs de glace sont sans cesse en mouvement.
Ce genre de comportement irresponsable est devenu quasiment quotidien sur Diamond Beach et sur le Jökulsárlón. Les agences de voyages envoient des touristes à travers l’Islande pour toutes sortes d’excursions, même parfois dans des conditions que les gens ne maîtrisent pas et ces touristes ne se rendent souvent pas compte qu’ils se mettent en danger. Un guide local raconte qu’il a vu un enfant se faire surprendre par les vagues sur Diamond Beach. Les vagues peuvent y être très dangereuses, même si elles le sont moins que celles de Reynisfjara où plusieurs personnes se sont noyées et sont décédées après avoir été emportées par les forts courants.
Source: Iceland Monitor.

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With the afflux of foreign tourists, Iceland is becoming the land of stupidity. With a behaviour similar to that of previous visitors who put themselves at risk and sometimes died, a tourist got into deep trouble last week at  the Diamond Beach near Jökulsárlón glacial lagoon when he became stranded on an iceberg amidst strong waves.  The tourist got onto the iceberg so that his companions could take photos of him. He finally managed to scramble out of the iceberg. It was a dangerous game because there were really strong waves. Had the man fallen in the water, nobody could have helped him as a rescuer would have got into the same trouble. Moreover, if the tourist had fallen into the freezing cold sea, he could have been hit by an iceberg as they are constantly on the move.

This kind of reckless behaviour has become almost a daily occurrence on the Diamond beach and at Jökulsárlón. Travel agencies send tourists out to the countryside to all kinds of trips, even self drive trips into conditions they are unfamiliar with and people often do not realize they are putting themselves at risk. A local guide spotted a child on the beach which got wet when waves hit it. The waves at the beach can be really dangerous although they are not quite as dangerous as those of Reynisfjara beach where several people drowned and died after being swept away by the strong currents.

Source: Iceland Monitor.

Voici l’une des photos qui accompagnent l’article de l’Iceland Monitor sur son site web.

 

Islande: Le Jökulsarlon en sursis? // Iceland: Is Jökulsarlon condemned to disappear?

drapeau-francaisL’Islande n’échappe pas au réchauffement climatique. Des observations récentes ont révélé que les glaciers islandais couvrent 12% de moins qu’on le pensait. Beaucoup de glaciers ont reculé de plusieurs centaines de mètres, certains même de plusieurs kilomètres. Officiellement, la superficie totale des glaciers islandais est de 11 922 km2, soit 11 à 12% de la surface totale de l’Islande. Toutefois, ces chiffres semblent s’appuyer sur des mesures anciennes qu’il faudrait mettre à jour. Le glacier Hofsjökull, par exemple, couvre officiellement 925 km2. Les images du satellite Spot en 2006 ont montré que sa superficie n’était plus que de 864 km2. Les dernières photos de l’été 2014 donnent une superficie de 827 km2. Le Hofsjökull a donc perdu 10% par rapport aux chiffres officiels.
De la même façon, selon les chercheurs du South East Iceland Nature Research Centre, le célèbre Jökulsarlon n’aura probablement plus le même aspect dans 4 ou 5 ans. Pour s’en rendre compte, il suffit d’observer l’Esjufjallarönd, une moraine qui longe le glacier Breiðamerkurjökull et le sépare d’une autre langue glaciaire, le Norðlingalægðarjökull qui vient finir sa course dans les eaux du Jökulsarlon en donnant naissance à une foule de petits icebergs. Le Breiðamerkurjökull est en train de reculer rapidement sous l’effet du réchauffement climatique. Au fur et à mesure que le Norðlingalægðarjökull déverse ses icebergs dans le lagon, le niveau de la glace diminue et le glacier voisin a tendance à se déplacer vers la dépression ainsi créée. Il en résulte que la moraine Esjufjallarönd se déplace régulièrement vers l’est. (voir le document ci-dessous) et cette amas de débris va probablement atteindre le Jökulsarlon d’ici 3 à 5 ans. Le spectacle ne sera plus du tout le même !

Source : Iceland Review.

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drapeau-anglaisIceland is not immune to global warming. Recent observations have revealed that the Icelandic Glaciers cover 12% less than previously thought. Many glaciers have retreated several hundred metres, some even several kilometres. Officially, the total area of ​​glaciers in Iceland is 11 922 km2, or 11-12% of the total area of ​​Iceland. However, these figures seem to rely on old data that should be updated. The Hofsjökull glacier, for example, officially covers 925 km2. SPOT satellite imagery in 2006 showed that its area was only 864 km2. The latest pictures of the summer of 2014 give an area of ​​827 km2. Hofsjökull has lost 10% compared to official figures.
Similarly, according to researchers from the South East Iceland Nature Research Centre, the famous Jokulsarlon will probably not look the same in 4 or 5 years. To realize this, one needs to observe Esjufjallarönd, a moraine along the Breidamerkurjokull glacier and that separates it from another glacial tongue, Norðlingalægðarjökull, which ends up in the waters of Jökulsarlon, giving birth to a host of small icebergs. Breidamerkurjokull is retreating quickly under the effect of global warming. Gradually, as Norðlingalægðarjökull pours its icebergs into the lagoon, the ice level falls and the nearby glacier tends to fill the depression that was created. As a consequence, the Esjufjallarönd moraine regularly moves eastward. (see document below) and the ridge of debris will probably reach the Jökulsarlon in the next 3-5 years. The show will be quite different!
Source: Iceland Review.

Les mouvements glaciaires autour du Jökulsarlon (Source: SE Iceland Nature Research Center)

La beauté du Jökulsarlon (Photo: C. Grandpey)

Imbécilités extrêmes en Islande // Extreme idiotic adventures in Iceland

drapeau francaisUn article sur le site Iceland Review a pour titre: «Les touristes sont invités à respecter les dangers de l’Islande ». En effet, on a vu récemment des touristes se mettre en danger, par exemple sur le lagon glaciaire de  Jökulsárlón et la plage de Reynisfjara ; les vitres des voitures ont volé en éclats quand d’autres imprudents ont tenté de conduire dans l’Öræfasveit pendant une violente tempête.

« Extrême » est devenu un mot à la mode et il semble que beaucoup de gens aient décidé de devenir des « imbéciles extrêmes » en mettant leur vie et celle des sauveteurs en danger. Voici quelques exemples.

Des secouristes ont été appelés le 25 février pour intervenir auprès de deux groupes de voyageurs surpris par de très mauvaises conditions météorologiques:

Deux hommes se sont perdus au nord du Mýrdalsjökull, dans les hautes terres du sud de l’Islande. Une quarantaine de bénévoles ont participé aux opérations de secours. Un hélicoptère des gardes-côtes a également été appelé et est arrivé sur place peu de temps après que les hommes aient été retrouvés.

Des secouristes sur motoneiges sont intervenus auprès des trois touristes qui se trouvaient dans les hautes terres du nord, au sud de l’Eyjafjörður, près des lacs Urðarvötn. Les personnes en détresse ont pu être localisées grâce aux signaux envoyés par la balise SPOT dont elles étaient équipées. La visibilité était très mauvaise. Quelque 80 personnes ont participé à l’opération et d’autres bénévoles s’apprêtaient à participer aux recherches quand les hommes ont été retrouvés.

Des touristes ont été vus en train de quitter le sentier qui longe la chute d’eau de Gullfoss (le sentier dispose d’une corde de protection) et longer ensuite le rebord de la falaise au-dessus de la cascade. Ils ont ignoré les consignes de sécurité inscrites sur les panneaux. Ces personnes étaient en réel danger car les embruns de la chute d’eau se recouvrent d’une couche de glace sur les rochers qui descendent vers le bord du canyon. Le risque de chute est évident et, si cela arrive, la chute dans le canyon peut virer au drame. La situation est aggravée par le fait que la neige forme souvent des plaques à vent qui peuvent se rompre sans prévenir lorsque l’on marche dessus. En plus de cela, il y a souvent un fort vent dans le canyon et les rafales peuvent déséquilibrer les gens qui viendraient s’y aventurer.

D’autres touristes se sont mis en danger en grimpant sur les icebergs du Jökulsárlón, le lagon glaciaire au sud de l’Islande. Les blocs de glace peuvent se retourner brusquement et envoyer leurs occupants dans l’eau glacée. Un photographe islandais a pris des photos de personnes sur les icebergs alors que leurs enfants étaient restés sans surveillance. On a vu un homme parcourir 300 mètres sur la glace pour prendre des photos. Le photographe islandais a posté les images sur sa page Facebook avec le message suivant: « Dédié aux idiots qui risquent leur vie et celle de leurs enfants en s’aventurant sur la glace du Jökulsárlón. Et bien sûr aux parents qui laissent leurs enfants sans surveillance! « 

Un guide a rencontré un couple de touristes qui avait failli se noyer sur la plage de Djúpalónssandur dans le Snæfellsnes, à l’ouest de l’Islande. Ils étaient trempés jusqu’aux os et en état de choc. Une vague les avait happés alors qu’ils se trouvaient sur la plage et avait entraîné la femme dans la mer. Heureusement son petit ami était un bon nageur car il travaille comme sauveteur en Espagne. Il a réussi à la sauver. Plus tard ce même jour, un couple a été surpris par une autre vague. Ils ont réussi à atteindre le rivage avant l’arrivée de la vague suivante. Les touristes ne sont pas habitués à des conditions telles que celles de Djúpalónssandur et il est vrai aussi que la plage devrait être dotée de panneaux avertisseurs de danger. Les forts courants et les vagues sont extrêmement dangereux et peuvent propulser des gens dans la mer sans prévenir.

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drapeau anglaisAn article on the Iceland Review website is entitled: “Tourists Asked to Respect Iceland’s Dangers”. Indeed, there have been recent news stories about tourists putting themselves in danger, for example at the Jökulsárlón glacial lagoon and Reynisfjara beach, as well as car windows being smashed as tourists attempted to drive in Öræfasveit during a severe storm.

“Extreme” has become a fashionable word and it seems many people have decided to become “extreme” idiots by putting their lives and the rescuers’ lives at stake. Here are a few examples.

Search and rescue associations were called out on February 25th to track down two groups of travellers in dismal weather conditions; two men who were located north of Mýrdalsjökull in the southern highlands and three others who were travelling the northern highlands. All men were found before midnight. Approximately 40 search and rescue volunteers took part in the search in the southern highlands. A Coast Guard helicopter was called out too and arrived at the scene shortly after the men had been found.

Search and rescue squad members on ski-doos found the three tourists who were located in the northern highlands south of Eyjafjörður by the Urðarvötn lakes because of signals sent by a SPOT Personal Tracker the men carried. The visibility was extremely bad. Around 80 people were involved in the operation and more volunteers were getting ready to join the search when the men were found.

Tourists have been seen leaving the pathway next to Gullfoss waterfall – a footpath which is marked with a rope fence – and all the way to the cliff edge above the waterfall. They took no notice of the warning signs. These people were in very clear danger as the spray from the waterfall is constantly creates an icy sheet across the rocks sloping down to the canyon edge. It is very easy for people to miss their footing and if that happens, it is very likely they will not be able to stop themselves falling over the edge. The situation is made worse by the fact that there are often snow overhangs at the edge which can break and fall with little warning when walked on. In addition to this, there is often strong wind in the canyon and gusts can easily push people off balance.

Tourists were found putting themselves in grave danger by climbing onto the icebergs in Jökulsárlón glacial lagoon. The ice can flip over without warning, leaving anyone standing on the ice to potentially plunge into the ice-cold lagoon. An Icelandic photographer took pictures of people climbing onto the ice while leaving their children unsupervised. A man was seen walking out 300 meters on the ice to take photos. The photographer posted the images on his Facebook page with the following message: “Dedicated to the idiots who risk their lives and their children by venturing onto the ice at the Jökulsárlón. And of course to the parents who left their children unsupervised!”

A tour guide en­coun­tered a cou­ple of tourists at Djú­palónssan­dur beach in Snæfell­snes, West Ice­land, who had come close to drown­ing. They were soak­ing wet and ob­vi­ously in shock. A wave had caught them while they were stand­ing at the beach and car­ried the woman out to sea. For­tu­nately her boyfriend was a good swim­mer and works as a life­guard in Spain. He man­aged to save her. Later that day, an­other cou­ple was caught by a wave. They man­aged to crawl back to land be­fore the next wave hit. Tourists are not used to con­di­tions such as ones in Djú­palónssan­dur and the beach lacks a warn­ing sign. The strong cur­rents and waves are ex­tremely dan­ger­ous, and can grab peo­ple out to sea with­out any no­tice.

Islande blog 09

Le Jokulsarlon n’est pas un terrain de jeux !  (Photo:  C.  Grandpey)

Feu d’artifice à l’islandaise ! // Icelandic fireworks

drapeau francaisAlors que l’on attendait une éruption dans le nord de l’Islande, c’est un feu d’artifice d’un autre genre qui se déroulait sur le lagon glaciaire du Jökulsarlon dans le sud du pays !

https://www.facebook.com/video.php?v=10152553531528891

Sur le terrain éruptif, les scientifiques islandais pensent que trois scénarios sont possibles:
1) La migration du magma pourrait s’arrêter, entraînant une réduction progressive de l’activité sismique, avec aucune nouvelle éruption.
2) Le dyke pourrait de nouveau atteindre la surface au nord du Dyngjujökull et provoquer une autre éruption, peut-être sur une nouvelle fissure.
3) L’intrusion pourrait atteindre la surface et une éruption pourrait se produire à nouveau dans le secteur où la fracture est partiellement ou entièrement sous le Dyngjujökull. Ce scénario serait susceptible de produire une inondation de la Jökulsá á Fjöllum et peut-être  une activité explosive avec émission de cendre.
D’autres scénarios ne sauraient être exclues, par exemple, une éruption à l’intérieur de la caldeira du Bárdarbunga, mais leur probabilité semble moindre.

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drapeau anglaisWhile everybody was expecting an eruption in northern Iceland, a different kind of fireworks was taking place at Jökulsarlon in the south!

https://www.facebook.com/video.php?v=10152553531528891

On the eruptive field, Icelandic scientists think three scenarios are most likely:

1) The migration of magma could stop, resulting in a gradual reduction in seismic activity and no further eruption.

2) The dike could again reach the Earth’s surface north of Dyngjujökull causing another eruption, possibly on a new fissure.

3) The intrusion could reach the surface and an eruption could occur again where either the fissure is partly or entirely beneath Dyngjujökull. This would most likely produce a flood in Jökulsá á Fjöllum and perhaps explosive, ash-producing activity.

Other scenarios cannot be excluded, for example, an eruption inside the Bárdarbunga caldera, but they are currently less likely.

Islande blog 09

Icebergs dans le Jokülsarlon au sud de l’Islande  (Photo:  C.  Grandpey)