Le dioxyde de soufre du Bárðarbunga (Islande) // Bárðarbunga’s sulphur dioxide (Iceland)

drapeau francaisLes scientifiques des universités d’Edimbourg et de Leeds, avec des scientifiques du Met Office islandais, ont étudié les émissions de lave et de dioxyde de soufre (SO2) durant l’éruption du Bárðarbunga dans l’Holuhraun. En particulier, le volcan a produit jusqu’à 120 000 tonnes de dioxyde de soufre (SO2) par jour. Les résultats de leurs travaux ont été publiés dans le Journal of Geophysical Research.
L’éruption du Bárðarbunga a duré six mois (Août 2014 – Février 2015) ; c’est la plus importante en Islande depuis plus de 200 ans. Elle a émis de la lave à raison de plus de 200 mètres cubes par seconde, ce qui équivaut à remplir cinq piscines olympiques en une minute. Lorsque l’éruption s’est terminée, la lave couvrait une zone de la taille de Manhattan.
Au début de l’éruption, le Bárðarbunga a émis environ 120 000 tonnes de gaz par jour, qui est huit fois plus de SO2 que celui émis à partir de toutes les sources d’origine humaine en Europe chaque jour. En moyenne, pendant l’ensemble de l’éruption, le volcan a vomi trois fois plus de gaz toxique que toutes les sources d’origine humaine en Europe. En effet, outre les volcans, le SO2 est produit par la combustion de combustibles fossiles et pendant certains processus industriels en métallurgie. Bien que la production de dioxyde de soufre par l’homme soit en baisse depuis 1990, elle a provoqué des problèmes respiratoires. Au plus fort de l’éruption, les autorités islandaises ont fermé des écoles, annulé des activités sportives de plein air et conseillé aux gens de rester à l’intérieur des habitations.
Source: Herald Scotland.

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drapeau anglaisScientists from Edinburgh and Leeds universities, along with experts from the Icelandic Met Office, studied the discharge of lava from the Bárðarbunga eruption in Holuhraun last year, releasing up to 120,000 tonnes per day of sulphur dioxide (SO2). The results of their work were published in the Journal of Geophysical Research.
The eruption (August 2014 – February 2015) was the biggest in the country for more than 200 years and lasted for six months. It discharged lava at a rate of more than 200 cubic metres per second, which is equivalent to filling five Olympic-sized swimming pools in a minute. When the eruption ended, it had produced enough lava to cover an area the size of Manhattan.
In the beginning, the eruption emitted about 120 kilotons of gases per day, which is eight times more SO2 per day than is emitted from all man-made sources in Europe per day. On average, the volcano spewed three times as much toxic gas than all man-made sources in Europe. Indeed, SO2 is also produced by burning fossil fuels and industrial processes such as smelting. Although man-made sulphur dioxide production has been declining since 1990, it has caused respiratory problems. At the height of the eruption, Icelandic authorities closed schools, cancelled outdoor sports games and advised people to stay inside.
Source : Herald Scotland.

Bardarbunga

Vue de l’éruption du Bárðarbunga et des panaches de gaz  (Crédit photo: Wikipedia)

Un droit d’entrée en Islande ? // An entrance fee to Iceland ?

drapeau francaisAprès avoir observé plusieurs cas de comportement douteux de la part de touristes étrangers – parmi lesquels des Français (voir ma note du 2 août) – un groupe d’habitants des Fjords de l’Ouest propose de mettre en place un «droit d’entrée» pour les touristes qui visitent l’Islande, ainsi qu’un cours obligatoire sur la façon de se comporter dans ce pays où la Nature est si fragile.
Le groupe – composé principalement des «hommes et des femmes sages» du Hot Tub Club de Þingeyri – est en train de rédiger des propositions de mesures visant à atténuer « les effets du tourisme « débridé » » en Islande.
Le groupe estime que les touristes devraient payer 10 000 couronnes islandaises (soit 70 €) lors de leur entrée en Islande et assister à un cours obligatoire de 2 ou 3 heures sur l’histoire islandaise et les choses à faire et ne pas faire dans le pays.
Le groupe pense que les voyageurs qui viennent voir la nature islandaise comprendraient la nécessité d’une telle mesure et accepteraient volontiers de payer le droit d’entrée …. Cela reste bien sûr à prouver ! A noter que ce n’est pas la première fois que cette idée circule en Islande.
Source: Iceland Review.

Une bonne adresse pour visiter l’Islande:  http://www.comptoir-islande.com/

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drapeau anglaisAfter observing several cases of tourist misbehaviour – French people among them (see my note of August 2nd) – a group of West Fjord locals are proposing an ‘entrance fee’ for tourists to Iceland and a compulsory course on how to behave in this country where Nature is so fragile.
The group – made up chiefly of the ‘wise men and women’ of the Þingeyri Hot Tub Club – is putting together proposals for measures to alleviate the “effects of unfettered tourism” in Iceland.
The group considers that tourists should pay ISK 10,000 (70€) for access to Iceland and attend a compulsory 2/3-hour course on Icelandic history and the dos and don’ts in Iceland.
The group believes that travellers coming to see Icelandic nature would understand the necessity of such a measure and gladly pay the fee…. Not so sure! However, this is not the first time this idea has been debated in Iceland.
Source: Iceland Review.

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Photo:  C. Grandpey

Poursuite du recul de la banquise arctique // The Arctic sea ice keeps receding

drapeau francaisLes dernières données satellitaires montrent que la banquise arctique continue à régresser. Son niveau en 2015 est le quatrième plus bas enregistré depuis le début des observations effectuées depuis l’espace dans les années 1980.
Les chercheurs de la NASA et du Centre National de Données sur la Neige et la Glace à l’Université du Colorado à Boulder ont relevé un minimum de 4,41 millions de kilomètres carrés le 11 septembre 2015. Cela représente environ 1 810 000 kilomètres carrés de moins que la moyenne minimale pour la période1981-2010.
Habituellement, la couverture minimale de la glace est liée à l’impact météorologique. Cependant, cette année, il semble que ce ne soit pas le cas car il n’y a pas eu d’événement météorologique majeur ou d’épisode météorologique de longue durée dans l’Arctique pendant l’été qui pourrait expliquer cette faible étendue de la glace, comme cela arrive fréquemment. Il a fait un peu plus chaud que l’an dernier dans certaines zones, mais il a aussi fait plus froid dans d’autres. En 2012, l’année avec la plus faible étendue de glace jamais enregistrée, l’Arctique a subi les assauts d’un puissant cyclone en août, ce qui a fracturé la couverture de glace et accéléré sa disparition.
D’une manière générale, le recul de la banquise s’est accéléré depuis 1996. Dix minima de surface couverte par la glace ont été observés au cours des 11 dernières années. La banquise, qui constituait autrefois un rempart quasiment infranchissable, est maintenant fragmentée en petits morceaux qui sont plus exposés aux eaux chaudes de l’océan. Dans le passé, la banquise arctique était comme une forteresse ; l’océan ne pouvait l’attaquer que sur les côtés alors que maintenant elle fond de l’intérieur.
On ne sait pas si cette année la présence d’El Niño a joué un rôle dans la fonte de la banquise de l’Arctique, même si les recherches ont établi un lien entre El Niño et l’étendue de la banquise autour de l’Antarctique. C’est probablement la raison pour laquelle la couverture de glace de l’Antarctique – qui se dirigeait vers une taille record pour 2015 – a chuté en dessous de son niveau normal vers la mi-août.
Pour valider les mesures satellitaires actuelles, l’opération IceBridge de la NASA – mission aérienne d’observation de la glace polaire – effectuera des survols de la banquise arctique à partir du 21 septembre.

La NASA a publié une vidéo en accéléré montrant les mouvements de la banquise dans l’Arctique entre janvier et la mi-septembre 2015:
https://www.youtube.com/watch?v=OpwM6PfcIbg&feature=youtu.be

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drapeau anglaisThe latest satellite data show the Arctic sea ice minimum extent of the year 2015 is the fourth lowest recorded since the beginning of the observations from space in the 1980s.
Researchers from NASA and the National Snow and Ice Data Center (NSIDC) at the University of Colorado at Boulder observed the annual minimum extent of 4.41 million square kilometres on September 11th, 2015. This number makes the minimum of 2015 about 1.81 million square kilometres lower than the minimum average in the period between 1981 – 2010.
Usually the low minimum ice extent is related to meteorological impact, however, this year it seems there has not been any major weather event or persistent weather pattern in the Arctic this summer that helped push the extent lower as often happens. It was a bit warmer in some areas than last year, but it was cooler in other places, too. 2012, the lowest year on record so far, was under the influence of a strong August cyclone that fractured the ice cover, accelerating its decline.
Generally speaking, decline of the sea ice coverage has accelerated since 1996. 10 lowest minimum extents have been observed during the last 11 years. The sea ice cap, which used to be a solid sheet of ice, now is fragmented into smaller floes that are more exposed to warm ocean waters. In the past, Arctic sea ice was like a fortress. The ocean could only attack it from the sides whereas now the ice pack melts from within.
It’s still uncertain if this year’s El Niño influenced the sea ice melting in the Arctic sea, although the research has established a strong link between.El Niño event and the sea ice cover extent around Antarctica. This is likely a good explanation why the growth of the Antarctic sea ice cover, which was climbing toward its yearly maximum extent through most of the 2015, has rapidly fallen below its normal levels during mid-August.
To validate current satellite measurements, NASA’s Operation IceBridge, an airborne survey of polar ice, will be carrying flights over sea ice across Arctic, as of September 21st.

NASA has released a time lapse video showing the movements of the ice in the Arctic between January and mid-September 2015:
https://www.youtube.com/watch?v=OpwM6PfcIbg&feature=youtu.be

Groenland-blog

« La banquise est maintenant fragmentée en petits morceaux… »  (Photo: C. Grandpey)

Séisme au Chili (suite) // Earthquake in Chile (continued)

drapeau francaisVoici quelques détails supplémentaires sur le puissant séisme de M 8,3 qui s’est produit près de la côte centrale du Chili à 22h54 le mercredi 16 septembre, avec un tsunami qui a touché l’ensemble du bassin Pacifique. Curieusement, les médias français ont à peine mentionné cet événement qui a tué 12 personnes et entraîné l’évacuation d’un million d’autres le long de la côte chilienne. 642 personnes se sont retrouvées sans abri et de nombreuses régions ont subi de graves dégâts matériels. Des coupures d’électricité ont affecté plus de 87 000 ménages et près de 9 000 maisons ont été privées d’eau potable. Les transports ont été perturbés dans tout le pays. Malgré la puissance du séisme, le nombre de victimes est relativement faible. Les autorités pensent que cela était dû à des normes de construction plus strictes et à la politique de préparation de la population à un tel événement.
Des alertes au tsunami ont été émises le long des côtes du Chili, de la Californie, d’Hawaii, de Nouvelle-Zélande, du Japon et des Samoa. Des vagues de tsunami d’environ 4,75 mètres ont été mesurés près de la ville de Coquimbo, près de l’épicentre, dans la soirée du 16 septembre, alors qu’une vague estimée à 1,78 mètres a été signalée à Valparaiso.
De très petites vagues ont été observées le long de la côte de Californie du Sud le jeudi matin, alors qu’une vague d’un mètre a atteint d’abord Hawai’i, puis la côte du Japon le 18 septembre. Une vague de 0,25 mètre a été signalée à Christchurch en Nouvelle-Zélande.
De nombreuses répliques ont été enregistrées et d’autres sont attendues. Les géophysiciens de l’USGS pensent qu’elles pourraient se produire pendant des semaines, voire des mois.
C’est le troisième plus puissant séisme en Amérique du Sud au cours des cinq dernières années. En février 2010, un séisme a atteint une magnitude de M 8,8 alors que l’événement le plus puissant jamais enregistré sur la planète a également eu lieu au Chili, près de Lumaco, en mai 1960, avec une magnitude de M 9,5.
Selon l’USGS, le séisme et ses fortes répliques ont eu lieu en raison de failles de chevauchement (ou failles inverses) sur l’interface entre les plaques de Nazca et d’Amérique du Sud. Il a été ressenti jusqu’à Buenos Aires en Argentine.
Source: The Watchers.

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drapeau anglaisHere are a few more details about the powerful M 8.3 earthquake that struck near the coast of central Chile at 22:54 on Wednesday, September 16th and produced a tsunami which affected the entire Pacific basin. Strangely enough, French news media barely mentioned this event that killed 12 people and caused the evacuation of one million people along the Chilean coast. 642 people were left homeless and numerous regions reported severe infra-structural damage. Power supplies have been cut off for more than 87 000 households and about 9 000 homes were left without drinking water. Transport has been disrupted across the country. Despite the severity of the earthquake, the number of fatalities was relatively low. Officials believe this was due to strict building codes and city’s general preparedness.
Tsunami warnings have been issued along the coasts of Chile, State of California, Hawai’i Island, New Zealand, Japan and American Samoa. Tsunami waves of about 4.75 metres were measured near Coquimbo city, close to the epicentre, on the evening of September 16th while a wave estimated at 1.78 metres was reported in Valparaiso.
Very small waves were recorded along the coast of Southern California during Thursday morning, while a tsunami wave of one metre reached first Hawai’i and then the coast of Japan. A 0.25 metre high tsunami has been reported at Christchurch, New Zealand.
Numerous aftershocks have been recorded and additional ones are still expected. USGS geophysicists think they could last for weeks, even months.
This is the third most powerful earthquake that has stricken South America over the last five years. A quake in February 2010 registered a magnitude of M 8.8 while the most powerful earthquake ever recorded on the planet also occurred in Chile, near Lumaco, in May 1960, and registered a magnitude of M 9.5.
According to USGS, the quake and its strong aftershocks have occurred as a result of thrust faulting on the interface between the Nazca and South America plates in central Chile. It was felt all the way to Buenos Aires, Argentina.
Source: The Watchers.

Chili quake

Source: USGS.