Vers un Super El Niño ! // Toward a Super El Niño !

Concentrations de CO2 : 429,82 ppm (06 juillet 2026)             

Concentrations de CH4 : 1937,86 ppb (mars 2026)

Ce n’est pas une surprise. Météo France nous apprend que juin 2026 a été le mois de juin le plus chaud jamais enregistré (+3,8 °C par rapport à la normale 1991-2020). La France a connu du 17 au 30 juin 2026 une canicule précoce, durable et très intense, et de fortes chaleurs persistent localement sur le Sud-Est depuis début juillet. Par rapport à août 2003 qui servait de référence jusqu’à présent, cette vague de chaleur a été plus intense mais d’une durée inférieure (14 jours par rapport à 16 jours en 2003). Le déficit de précipitations a atteint près de 50 % sur l’ensemble du mois. La sécheresse est généralisée à l’ensemble du territoire français, aggravant le risque de feux de végétation et de forêt.

La vague de chaleur du mois de juin 2026 a fait suite à une autre, extrêmement précoce, au mois de mai. Après deux canicules, les climatologues surveillent un réchauffement exceptionnel du Pacifique. Un El Niño très fort – baptisé « super El Niño » par la NOAA aux États Unis – pourrait arriver d’ici l’hiver, avec des effets en cascade sur la chaleur mondiale, les pluies, les récoltes et les prix.

Selon le Climate Prediction Center de la NOAA, le risque d’un El Niño « très fort » atteint désormais 63 % pour la période novembre 2026-janvier 2027. Cela signifierait un indice Niño 3.4 supérieur à +2 °C, ce qui placerait l’épisode parmi les plus puissants jamais enregistrés depuis 1950. L’indice Niño 3.4 fait référence à une vaste zone du Pacifique équatorial qui se réchauffe, modifie la circulation atmosphérique et peut pousser la température mondiale vers le haut pendant plusieurs mois.

Ce signal rend la page du modèle saisonnier CFSv2 (Climate Forecast System Version 2) particulièrement surveillée. Ce modèle américain combine plusieurs simulations pour anticiper l’évolution du climat saisonnier, dont celle de la zone Niño 3.4, le cœur d’El Niño. L’axe vertical du graphique atteint +5 °C pour les projections de températures dans les prochains mois. Plusieurs scénarios envisagent un épisode exceptionnel, dans une planète déjà très chaude.

La NOAA précise toutefois qu’un épisode fort ne garantit pas des impacts proportionnels partout. Ils peuvent varier d’une région du globe à l’autre. El Niño agit avant tout comme un multiplicateur. Il redistribue la chaleur accumulée dans le Pacifique, favorise des records de température mondiale et déplace les pluies. Certaines régions subissent des sécheresses, d’autres des pluies intenses.

L’Organisation météorologique mondiale (OMM) indique que les conditions El Niño se sont installées dans le Pacifique tropical et que l’épisode devrait se renforcer rapidement, avec des anomalies de température de surface de la mer qui pourraient dépasser +2 °C dans les zones de surveillance. L’OMM appelle à se préparer à ces effets sur les températures, les précipitations et les événements extrêmes.

Lors des précédents épisodes El Niño forts, la Food and Agriculture Organization des Nations Unies (FAO) a documenté des perturbations sur le riz, le maïs, le café, le cacao, les huiles et l’alimentation animale. L’épisode de 2015-2016 avait touché plus de 60 millions de personnes et déclenché 5 milliards de dollars d’appels humanitaires.

Pour 2026, la FAO et le Programme alimentaire mondial ont déjà lancé un appel conjoint de 202 millions de dollars afin de protéger 8,8 millions de personnes dans 22 pays à risque.

Spurce : Météo France, NOAA, Copernicus, Nations Unies.

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This does not coma as a surprise. Météo France reports that June 2026 was the hottest June on record (+3.8°C above the 1991–2020 average). France experienced an early, prolonged, and extremely intense heatwave from June 17 to 30, 2026, and intense heat has persisted locally in the southeast since the beginning of July. Compared to August 2003- previously the benchmark – this heatwave was more intense but shorter in duration (14 days versus 16 days in 2003). Precipitation was nearly 50% below average for the month. Drought conditions are widespread across France, heightening the risk of vegetation and forest fires.
The June 2026 heatwave followed another extremely early heatwave in May. Following these two heatwaves, climatologists are monitoring exceptional warming in the Pacific. A very strong El Niño – dubbed « super El Niño » by NOAA in the United States – could arrive by winter, triggering cascading effects on global temperatures, rainfall, crop yields, and prices.
According to NOAA’s Climate Prediction Center, the probability of a « very strong » El Niño has now reached 63% for the November 2026–January 2027 period. This would entail a Niño 3.4 index exceeding +2°C, placing the event among the most powerful recorded since 1950. The Niño 3.4 index refers to a vast area of ​​the equatorial Pacific that warms up, alters atmospheric circulation, and can drive up global temperatures for several months.
This signal makes the CFSv2 (Climate Forecast System Version 2) seasonal model page a particular focus of attention. This US model combines several simulations to forecast seasonal climate trends, including those for the Niño 3.4 region, the heart of El Niño. The graph’s vertical axis reaches +5°C for projected temperatures over the coming months. Several scenarios point to an exceptional event occurring on an already very hot planet.
However, NOAA notes that a strong event does not guarantee proportional impacts everywhere; effects can vary significantly from one region of the globe to another. El Niño acts primarily as a multiplier: it redistributes heat accumulated in the Pacific, drives record global temperatures, and shifts rainfall patterns. Some regions experience droughts, while others face heavy rainfall.
The World Meteorological Organization (WMO) reports that El Niño conditions have taken hold in the tropical Pacific and that the event is expected to intensify rapidly, with sea-surface temperature anomalies potentially exceeding +2°C in monitoring zones. The WMO urges preparedness for the resulting impacts on temperatures, precipitation, and extreme weather events.
During previous strong El Niño events, the UN Food and Agriculture Organization (FAO) documented disruptions affecting rice, maize, coffee, cocoa, oils, and animal feed. The 2015–2016 event affected over 60 million people and triggered humanitarian appeals totaling $5 billion.
For 2026, the FAO and the World Food Programme have already launched a joint appeal for $202 million to protect 8.8 million people across 22 at-risk countries.
Sources: Météo France, NOAA, Copernicus, United Nations.

El Niño et la dilatation thermique du Pacifique // El Niño and the Pacific Ocean’s thermal expansion

Une des conséquences du réchauffement climatique et de la hausse des températures qui l’accompagne est l’élévation du niveau de la mer suite à un phénomène connu sous le nom de dilatation thermique des océans. On l’observe au niveau mondial depuis le début du 20ème siècle. Le niveau moyen des océans a augmenté de vingt centimètres entre 1901 et 2018, et la moitié de cette hausse a été observée après 1980. Le rythme annuel est estimé à plus de 3,5 mm par an. Les mesures sont effectuées au moyen de marégraphes, mais surtout de satellites.

Les conséquences prévisibles les plus importantes de l’élévation du niveau de la mer sont le recul du trait de côte, la disparition de territoires insulaires de faible altitude, l’intrusion d’eau salée dans les aquifères d’eau douce proches des côtes (voir mes notes à propos de la Camargue en France), la destruction d’écosystèmes côtiers et la perte de patrimoine culturel et historique.

D’après les images du satellite Sentinel-6 Michael Freilich, une importante vague d’eau chaude est en train de traverser l’océan Pacifique, alors que le phénomène El Niño se dirige vers son apogée. Cette zone, appelée onde de Kelvin, correspond à une hausse du niveau de la mer supérieure à la moyenne, sur des centaines de kilomètres le long de l’équateur. Cette anomalie est due au réchauffement des eaux lié à El Niño, dont l’épisode actuel pourrait être l’un des plus intenses jamais enregistrés.

Données acquises par le satellite Sentinel-6 Michael Freilich et traitées par les scientifiques du Jet Propulsion Laboratory de la NASA.

Le satellite a capturé les écarts, par rapport à la moyenne, de la surface de la mer le 8 juin 2026. Les zones rouges indiquent des niveaux de mer plus élevés que la normale, tandis que les zones bleues indiquent des niveaux plus bas. Développé et lancé en 2020 par la NASA et l’Agence spatiale européenne, et exploité par l’Organisation européenne pour l’exploitation des satellites météorologiques (EUMETSAT), le satellite Sentinel-6 Michael Freilich mesure les variations de la hauteur de la surface de la mer avec une grande précision tous les 10 jours.
Ces données viennent compléter les mesures de la température de surface de la mer. Elles ont révélé un réchauffement des eaux du Pacifique à un rythme sans précédent ces derniers mois, conduisant les scientifiques à déclarer le début d’un nouvel épisode El Niño le 11 juin 2026.
Comme expliqué plus haut, lorsque l’eau de l’océan se réchauffe, elle se dilate et occupe un volume plus important. Cela se traduit par une augmentation de la hauteur de l’eau par rapport au satellite et au centre de la Terre, variation ensuite détectée par les instruments de haute précision du satellite. En certains points de l’équateur, la surface de la mer connaît actuellement une hausse de plus de 15 centimètres par rapport à la normale.
Des ondes de Kelvin comme celle observée actuellement se forment lorsque les vents dans le Pacifique Ouest, près de l’équateur, s’affaiblissent et s’inversent temporairement, soufflant d’ouest en est au lieu d’est en ouest. Cela permet à l’eau chaude de s’accumuler progressivement à l’est, approfondissant la couche d’eaux chaudes de surface et empêchant les eaux plus froides de remonter des profondeurs. Cette onde a maintenant atteint la côte ouest de l’Amérique du Sud.
La NASA avait déjà observé quelques autres ondes de Kelvin cette année, laissant présager un épisode El Niño imminent. En janvier, le satellite Sentinel-6 Michael Freilich en a détecté une près de la Micronésie, qui s’est dissipée vers la mi-février. Une autre est apparue en mars et a provoqué une élévation du niveau de la mer près du Pérou à la mi-mai.
Source : Live Science.

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One consequence of global warming is the rise in sea level due to a phenomenon known as ocean thermal expansion. This has been observed globally since the beginning of the 20th century. The average sea level rose by twenty centimeters between 1901 and 2018, and half of this rise has occurred since 1980. The annual rate is estimated at more than 3.5 mm per year. Measurements are taken using tide gauges, but primarily by satellites.
The most significant foreseeable consequences of rising sea levels are coastal erosion, the disappearance of low-lying islands, saltwater intrusion into freshwater aquifers near the coast (see my posts on the Camargue in France), the destruction of coastal ecosystems, and the loss of cultural and historical heritage.

According to images provided by the Sentinel-6 Michael Freilich satellite, a massive wave of warm water is making its way across the Pacific Ocean as the newly declared El Niño gets into full swing. The band, called a Kelvin wave, marks a swell of higher-than-average sea levels that stretches hundreds of kilometers along the equator. The anomaly is caused by warmer waters linked to El Niño whose current episode could become one of the strongest ever recorded.

The satellite captured the deviations from average sea surface height on June 8, 2026. Red areas indicate higher sea surfaces than usual, while blue areas mark areas with lower surface heights.

Developed and launched in 2020 by NASA and the European Space Agency and operated by the European Organisation for the Exploitation of Meteorological Satellites (EUMETSAT), Sentinel-6 Michael Freilich measures changes in sea surface height with great accuracy every 10 days.

The data complements measurements of sea surface temperature that have shown Pacific waters warming at unpreceded rates over the past several months, leading scientists to declare the start of a new El Niño on June 11.

When ocean water warms, it expands and takes up more space. That translates to an increase in the height of the water relative to the satellite and the center of Earth, which is then picked up by the satellite’s sensitive equipment. At some points along the equator, sea surfaces are now more than 15 centimeters higher than usual.

Kelvin waves like this one form when winds in the western Pacific near the equator weaken and temporarily reverse, blowing from west to east instead of east to west. That lets warm water gradually build up in the east, deepening the layer of warm surface waters and preventing colder waters from rising from below. The wave has now reached the western coast of South America.

NASA had already observed a few other Kelvin waves this year, suggesting an El Niño event was soon to follow. In January, Sentinel-6 Michael Freilich detected one near Micronesia that dissipated around mid-February. Another emerged in March and elevated sea levels near Peru by mid-May.

Source : Live Science.

Vers un Super El Niño ! // Towards a Super El Niño !

Concentrations de CO2 : 431,77 ppm (8 mai 2026)             

Concentrations de CH4 : 1940,43 ppb (janvier 2026)

Toutes les données actuelles indiquent que l’ENSO, ou ‘Oscillation australe El Niño’, sera un facteur majeur de perturbation météorologique à l’échelle planétaire en 2026/2027. L’ENSO désigne une région du Pacifique équatorial oriental qui alterne entre des phases chaudes et froides tous les quelques années. Ces phases océaniques peuvent engendrer des perturbations importantes du système météorologique mondial.
Outre la température de l’océan, chaque phase induit également des variations de pression et de précipitations différentes dans les régions tropicales, ce qui, à terme, a un impact sur la circulation atmosphérique mondiale.
Au cours du cycle actuel, nous sommes en train d’entrer dans un épisode El Niño intense, ce qui nous permet d’observer les modifications habituelles qu’il induit sur la circulation atmosphérique. Les cellules de Walker, mouvements atmosphériques ascendants et descendants dans les régions tropicales, sont particulièrement sensibles aux épisodes ENSO intenses.
Généralement, un épisode El Niño provoque une chute de pression dans le Pacifique tropical central et oriental et la formation d’une zone de haute pression sur le Pacifique occidental. Ceci a une influence majeure sur les régimes de précipitations et de pression tropicaux, qui se répercutent sur les latitudes moyennes et le système météorologique mondial.
Les dernières données indiquent qu’un épisode de Super El Niño est prévu pour la période 2026/2027. Ces super-événements se produisent généralement une fois par décennie, voire moins. Les trois derniers ont eu lieu en 2015/16, 1997/98 et 1982/83. Vous trouverez ci-dessous des graphiques du National Center for Environmental Information (NCEI) illustrant l’évolution mensuelle de chaque épisode qui débute au printemps et atteint son apogée en hiver. Il dépasse le seuil de super-événement fixé à +2 degrés.

Un Super El Niño est un phénomène extrêmement puissant, avec des répercussions sur le climat à l’échelle planétaire.
Ce processus est parfaitement visible dans la vidéo ci-dessous, grâce à une excellente visualisation de NASA Earth. Elle présente le cycle de vie complet d’un Super El Niño,en s’appuyant sur le dernier épisode survenu en 2015. On peut observer une importante anomalie chaude sous-marine en train de se propager vers l’est du Pacifique et remonter à la surface, ce qui crée une vaste anomalie chaude à la surface de l’océan.

https://itp.mediavine.com/video-poster/1920×1080/https://thumbnails.scriptwrapper.com/8400/TbCi4njXgpwnOvaIbIw3

Les dernières données révèlent également une anomalie chaude en train de se développer rapidement, tant au-dessus qu’en dessous de la surface de l’océan, signe évident qu’un phénomène puissant commence à se produire.

Pour plus d’informations sur le Super El Niño et ses conséquences, n’hésitez pas à consulter le site web Severe Weather Europe :

https://www.severe-weather.eu/long-range-2/super-el-nino-2026-record-breaking-intensity-forecast-weather-impacts-united-states-canada-europe-fa/

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All data indicate today that ENSO, short for El Niño Southern Oscillation, will be a major global weather driver in 2026/2027. ENSO refers to a region of the equatorial Pacific Ocean that alternates between warm and cold phases every few years. These ocean phases can cause a significant disturbance to the global weather system.

Besides ocean temperature, each phase also brings different pressure and rainfall impacts on the tropics, which, down the line, result in a very different impact on the global weather circulation.

In this cycle, we are entering a strong El Niño, so we can look at the usual changes it makes to the atmospheric circulation. The upward and downward atmospheric motion in the tropical regions is called a Walker Cell, and is especially sensitive to strong ENSO events.

Generally, an El Niño causes a pressure drop in the central and eastern tropical Pacific and a high-pressure zone over the western Pacific. This has a major influence on the tropical rainfall and pressure patterns, filtering into the mid latitudes and the global weather system.

The latest data shows a Super El Niño event is forecast for the 2026/2027 period. Super events tend to occur once per decade or less. The last three such events were in 2015/16, 1997/98, and 1982/83. Here above are graphs from NCEI, showing the monthly progression of each event, starting in spring and peaking during the Winter season, breaking the Super event threshold, which is +2 degrees.

This whole process is nicely visible in the video below, showing a great visualization by NASA Earth. It shows a full life cycle of a Super El Niño, with an example of the latest such event in 2015. You can see a massive subsurface warm anomaly making way towards the eastern Pacific and surfacing, releasing a large warm ocean surface anomaly.

https://itp.mediavine.com/video-poster/1920×1080/https://thumbnails.scriptwrapper.com/8400/TbCi4njXgpwnOvaIbIw3

The latest analysis data also shows a rapidly developing warm anomaly both above and below the ocean surface, a clear sign of a strong event starting to unfold.

More details about a Super El Niño and its consequences can be found at the Severe Weather Europe website :

https://www.severe-weather.eu/long-range-2/super-el-nino-2026-record-breaking-intensity-forecast-weather-impacts-united-states-canada-europe-fa/

Les îles du Pacifique sous la menace de l’océan // Pacific Islands under threat from the ocean

Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a lancé un nouvel avertissement climatique au monde : le niveau des océans s’élève à un rythme accéléré, en particulier dans les nations insulaires du Pacifique qui sont beaucoup plus vulnérables. Le 26 août 2024, les Nations Unies et l’Organisation météorologique mondiale ont publié des rapports sur l’aggravation de l’élévation du niveau de la mer, dopée par le réchauffement de la Terre et la fonte des calottes glaciaires et des glaciers. Ces rapports soulignent que le Pacifique Sud-Ouest est non seulement touché par la montée des océans, mais aussi par d’autres effets du réchauffement climatique tels que l’acidification des océans et les vagues de chaleur marines.
Selon Guterres, « la montée des mers est une crise entièrement imputable à l’Homme. Une crise qui va bientôt atteindre une ampleur presque inimaginable, sans canot de sauvetage pour remettre le monde en sécurité ».
Le niveau de la mer à Nuku’alofa, la capitale des Tonga, a augmenté de 21 centimètres entre 1990 et 2020, soit deux fois la moyenne mondiale qui est de 10 centimètres. À Apia, aux Samoa, le niveau de la mer a augmenté de 31 centimètres, tandis qu’à Suva-B, aux Fidji, il a augmenté de 29 centimètres. Cela met les nations insulaires du Pacifique en grand danger, car environ 90 % de la population de la région vit à moins de 5 kilomètres des zones où le niveau de l’océan est en train de monter.
Depuis 1980, les inondations côtières à Guam sont passées de deux à 22 fois par an. Elles sont passées de cinq à 43 fois par an aux îles Cook. À Pago Pago, aux Samoa américaines, les inondations côtières sont passées de zéro à 102 fois par an, selon le rapport de l’OMM publié en 2023 sur l’état du climat dans le Pacifique Sud-Ouest.
En raison de l’élévation de son niveau, l’océan est devenu une menace de plus en plus grande. Le niveau de la mer monte plus rapidement dans le Pacifique tropical occidental en raison de la fonte des glaces de l’Antarctique occidental, à laquelle viennent s’ajouter des eaux et des courants océaniques plus chauds.
Le Pacifique est durement touché alors qu’il ne produit que 0,2 % des gaz à effet de serre responsables du réchauffement climatique et de l’expansion des océans. La plus grande partie de l’élévation du niveau de la mer est due à la fonte des calottes glaciaires de l’Antarctique et du Groenland, sans oublier la fonte des glaciers terrestres et le fait que l’eau plus chaude se dilate en fonction des lois de la physique. Environ 90 % de la chaleur emprisonnée par les gaz à effet de serre est absorbée par les océans. Entre 1901 et 1971, l’élévation moyenne du niveau de la mer dans le monde était de 1,3 centimètre par décennie, selon le rapport de l’ONU. Entre 1971 et 2006, elle a grimpé à 1,9 centimètre par décennie ; ensuite, entre 2006 et 2018, elle a atteint 3,7 centimètres par décennie. Au cours de la dernière décennie, le niveau des mers a augmenté de 4,8 centimètres.
Le rapport de l’ONU met également en évidence les villes des 20 pays les plus riches, qui représentent 80 % des gaz à effet de serre, et où la montée des mers touche de grands centres de population. Les villes où l’élévation du niveau de la mer au cours des 30 dernières années a été au moins 50 % supérieure à la moyenne mondiale comprennent Shanghai, Perth en Australie, Londres, Boston, Miami et la Nouvelle-Orléans. Cette dernière arrive en tête de liste avec 26 centimètres d’élévation du niveau de la mer entre 1990 et 2020.
Une fois de plus, Guterres exhorte les pays riches à intensifier leurs efforts pour réduire les émissions de carbone, mettre fin à l’utilisation des combustibles fossiles et aider les pays les plus pauvres. Pourtant, les plans des pays riches en matière d’énergie montrent qu’ils produiront deux fois plus de combustibles fossiles en 2030 que la quantité qui limiterait le réchauffement aux niveaux convenus au niveau international. La dernière COP 28 s’est tenue à Dubaï, aux Émirats arabes unis, et la prochaine se tiendra à Bakou, en Azerbaïdjan, en 2024. C’est reçu comme une insulte par les nations du Pacifique qui sont menacées par le réchauffement climatique et l’élévation du niveau de la mer.
Source : Médias d’information internationaux.

 

(Source : Wikipedia)

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U.N. Secretary-General Antonio Guterres has issued another climate warning to the world : Seas are rising at an accelerating rate, especially in the far more vulnerable Pacific island nations. On August 26th, 2024, the United Nations and the World Meteorological Organization issued reports on worsening sea level rise, turbocharged by a warming Earth and melting ice sheets and glaciers. They highlight how the Southwestern Pacific is not only hurt by the rising oceans, but by other climate change effects of ocean acidification and marine heat waves.

According to Guterres, “rising seas are a crisis entirely of humanity’s making. A crisis that will soon swell to an almost unimaginable scale, with no lifeboat to take us back to safety.”

Sea level in Tonga’s capital Nuku’alofa rose 21 centimeters between 1990 and 2020, twice the global average of 10 centimeters. Apia in Samoa, has seen 31 centimeters of rising seas, while Suva-B in Fiji has had 29 centimeters. This puts Pacific Island nations in grave danger as about 90% of the region’s people live within 5 kilometers of the rising oceans.

Since 1980, coastal flooding in Guam has jumped from twice a year to 22 times a year. It’s gone from five times a year to 43 times a year in the Cook Islands. In Pago Pago, American Samoa, coastal flooding went from zero to 102 times a year, according to the WMO State of the Climate in the South-West Pacific 2023 report.

Because of sea level rise, the ocean has become a growing threat. Sea levels are rising faster in the western tropical Pacific because of the melting ice from western Antarctica, with warmer waters and ocean currents.

The Pacific is hit hard despite only producing 0.2% of greenhouse gases causing global warming and expanding oceans. The largest part of the sea rise is from melting ice sheets in Antarctica and Greenland. Melting land glaciers add to that, and warmer water also expands based on the laws of physics. About 90% of the heat trapped by greenhouse gases goes into the oceans. Between 1901 and 1971, the global average sea rise was 1.3 centimeters a decade, according to the UN report. Between 1971 and 2006 it jumped to 1.9 centimeters per decade, then between 2006 and 2018 it was up to 3.7 centimeters a decade. The last decade, seas have risen 4.8 centimeters.

The UN report also highlights cities in the richest 20 nations, which account for 80% of the heat-trapping gases, where rising seas are lapping at large population centers. Those cities where sea level rise in the past 30 years has been at least 50% higher than the global average include places like Shanghai, Perth in Australia, London, Boston, Miami; and New Orleans. New Orleans tops the list with 26 centimeters of sea level rise between 1990 and 2020.

One again, Guterres urges richer nations to step up efforts to reduce carbon emissions, end fossil fuel use and help poorer nations. Yet countries’ energy plans show them producing double the amount of fossil fuels in 2030 than the amount that would limit warming to internationally agreed upon levels. The past COP 28 was in Dubai, United Arab Emirates, and the next one will be in Baku, Azerbaijan in 2024. This comes as an insult to the Pacific nations that are under the threat of global warming and rising sea levels.

Source : International news media.